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Auguste Oleffe

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Auguste Oleffe
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
AuderghemVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Auguste Oleffe, né le à Saint-Josse-ten-Noode et mort le à Auderghem, est un artiste-peintre, dessinateur, lithographe et graveur belge.

Auguste (Auguste Charles Louis) Oleffe, né rue Hydraulique no 23 à Saint-Josse-ten-Noode le , est le fils d'Adolphe Oleffe (né à Court-Saint-Étienne en 1830), boutiquier, et de Marie Thérèse Tobback (née à Wespelaer en 1834), boutiquière[1].

À la fin des années 1880, Auguste Oleffe débute comme apprenti tapissier, puis comme ouvrier lithographe-dessinateur dans l'imprimerie Derycker, aux côtés de Sander Pierron, tout en suivant des cours à l’Académie des beaux-arts de Saint-Josse-ten-Noode[2].

Ami de Sander Pierron, il participe avec lui aux activités du groupe du Rouge-Cloître à Bruxelles en même temps qu'Alfred Bastien et Frans Smeers, tandis que son inspiration s'oriente vers des sujets à caractère social dans l'esprit du réalisme ambiant[3].

Il visite brièvement Paris en 1890. Il séjourne souvent de 1895 à 1902 avec Henriette Prins – qu'il épouse à Ixelles en 1906[4] ― et Louis Thévenet qu'il initie à la peinture, en bord de mer à Nieuport, où il peint les pêcheurs et des marines.

Maison du peintre Auguste Oleffe à Auderghem, acquise en 1906.

En 1898, il fonde à Bruxelles avec quelques amis comme Ferdinand Schirren, Louis Thévenet, Jan Stobbaerts, le cercle Labeur, où domine un naturalisme imprégné peu à peu des formules impressionnistes et luministes du moment[5]. Lors du Salon de Bruxelles de 1903, deux de ses toiles sont exposées : L'Homme du phare et Femme de pêcheur[6].

Sa personnalité s'impose parmi la jeune génération lorsque, grâce au legs du collectionneur Henri Van Cutsem, il acquiert la maison de ses rêves en 1906 à Auderghem au no 1885 chaussée de Wavre[7]. Elle devient bientôt le lieu de ralliement des peintres formant le fauvisme brabançon tels que Wouters, Jean Brusselmans et Willem Paerels. Il y crée des chefs-d’œuvre et peint des portraits de membres de sa famille et d’amis (tel Rik Wouters), toiles achetées par les plus grands musées du pays[3].

En 1906, il est membre fondateur du cercle artistique L'Estampe[8], et il est invité à La Libre Esthétique dès 1906, où il expose La Dame en gris' et Déjeuner, de même que deux eaux-fortes[9]. Lors du Salon de Bruxelles de 1907, il expose Juillet et Portrait de M. et Mme Guillaume Charlier[10].

En 1912, il se lie d'amitié avec Rodolphe Strebelle, qui dessine au cercle libre L'Effort et qui qualifie son art de joyeux et de positif. Selon lui, il dépasse l'impressionnisme par l'ampleur de la touche et, sans sacrifier aux séductions de la lumière, marie avec somptuosité les noirs profonds aux tons vifs et clairs.

Auguste Oleffe devient, le , professeur de peinture de paysage à l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers. Il est également président de la Commission du Musée moderne de Bruxelles et vice-président de l'Association de Propagande artistique à l'étranger[2].

Mort et funérailles

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Le , Auguste Oleffe, malade depuis plusieurs mois et devenu aveugle, meurt dans sa maison, chaussée de Wavre no 1885 à Auderghem. Deux jours auparavant, la reine Élisabeth s'était rendue à son chevet. Il est inhumé deux jours plus tard, après des funérailles civiles, en présence de sa famille, de Sander Pierron, René Lyr, Leo Van Puyvelde, Isidore Opsomer et de nombreux artistes, dans la même commune[2].

Caractéristiques

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L'œuvre d'Auguste Oleffe comprend deux parties essentielles : d'une part, le monde de la mer de la région de Nieuport, comprenant des marines et des scènes de pêcheurs selon une technique franche et des tonalités relativement sombres. D'autre part, il se consacre à l'étude de la femme, domaine dans lequel il insuffle du pathétique et de la tendresse[11].

Dans ses tableaux, généralement de grandes dimensions, il traite, du plein air et des jeux lumineux, des scènes hédonistes en des jardins ensoleillés, peuplés de silhouettes familières. Il se montre séduit par Auguste Renoir, par la palette d'Édouard Manet dont il reprend volontiers l'usage des tonalités noires et vertes associées à un chromatisme acide et par les couleurs des œuvres de Whistler. Il est également influencé par James Ensor[12].

Peintre choyé et honoré, il eut une féconde influence sur la peinture belge du début du siècle et sur Rik Wouters, Charles Dehoy, Anne-Pierre de Kat, Jean Brusselmans et Ferdinand Schirren. Paul Fierens appellera plus tard ses amis les Fauves brabançons[3].

Collections muséales

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Région de Bruxelles-Capitale

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  • Bruxelles : Musées royaux des beaux-arts :
    • L'Homme du phare (1897), huile sur toile, inventaire no 4683, format 193 × 127 cm, don de l'artiste, Auderghem en 1927[13].
    • Portrait de ma mère (1904), huile sur toile, inventaire no 4508, format 151 × 126 cm, offert par une souscription entre artistes et le cercle Pour L'Art, Bruxelles, 1923[13].
    • Le Bouquet (1907), huile sur bois, inventaire no 4206, format 54 × 45 cm, legs de M. Fritz Toussaint, Bruxelles 1920[13].
    • Enterrement à Nieuport (1909), huile sur toile, inventaire no 6086, format 125 × 190 cm, acquis de la veuve de l'artiste, Auderghem en 1938[13].
    • Coucher de soleil sur la mer du Nord (1909), huile sur toile, inventaire no 6910/21, format 50,3 × 60 cm, don de la Fondation Comacina, Lac de Côme 1926, inventorié en 1961[13].
    • En août (1909), huile sur toile, inventaire no 4159, format 200 × 200 cm, acquis en 1919[13].
    • Portrait de Rik Wouters (1910), huile sur toile, inventaire no 4287, format 170 × 102 cm, don de M. Georges Giroux, Bruxelles, 1921[13].
  • Saint-Josse-ten-Noode : Musée Charlier :
    • La Veuve du pêcheur de Nieuport (1898), huile sur toile, 101 × 151,5 cm, inventaire no I-299-1996[14].
    • Paysage de collines (1898), huile sur toile, 23 × 28 cm, inventaire no I-304-1996[15].
    • L'Heure de la marée (1900), huile sur toile, 40,5 × 150 cm, inventaire no I-303-1996[16].
    • Juillet à Nieuport (1904), huile sur toile, 125 × 150 cm, inventaire no I-301-1996[17].
    • La Dame en gris (1906), huile sur toile, 112 × 112 cm, inventaire no I-302-1996[18].
  • Commune d'Auderghem :
    • La Dame aux gants (1896), aquarelle, 220,5 × 120 cm, inventaire no 169[19].
    • Ma maison au printemps (1898), aquarelle, 61 × 78 cm, inventaire no 170[20].
  • Musée communal de Molenbeek-Saint-Jean (MoMuse) :
    • L'Estacade de Nieuport (1900), huile sur toile, 38 × 46,5 cm, inventaire no 865[21].
    • Gens de mer (1906), estampe, 60,5 × 77 cm, inventaire no 397[22].
    • Barques à Blankenberghe (1909), estampe, 64 × 76 cm, inventaire no 371[23].

Région flamande

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  • Anvers : Musée royal des beaux-arts :
    • Brise-lames à Nieuport (1901), huile sur bois, format 59 × 71 cm, inventaire no 3028[24].
    • Le Coucher du soleil à Nieuport(1906), huile sur toile, 56,9 × 69 cm, inventaire no 2192[24].
    • Fleurs, s.d., huile sur toile, 22 × 31 cm, inventaire no 2231[24].
    • Nieuport, 1908, encre sur papier, 34 × 49 cm, inventaire no 3730/5[24].
    • Printemps, 1911, huile sur toile, 198 × 239 cm, inventaire no 1654[24].
  • Bruge : Musea Brugge (nl) :
  • Gand : Musée des beaux-arts :
    • Le Mois de Mai, 1908, huile sur toile, 161,5 × 170,8 cm, inventaire no 1909JJJ[26].

Région wallonne

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Distinctions

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Prix Auguste Oleffe

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En 1936, un « Prix Auguste Oleffe » est créé par les amis du défunt et décerné à un peintre âgé d'au moins 30 ans, dont la personnalité s'est affirmée par un art de combat, un esprit d'audace et d'originalité. Le premier lauréat est Jean Brusselmans[27].

À Auderghem, une avenue Auguste Oleffe rend hommage à l'artiste[28].

Notes et références

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  1. « État-civil de Saint-Josse-ten-Noose », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. a b c d et e Rédaction, « Auguste Oleffe », Le Soir, no 289,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  3. a b et c « Biographie », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le )
  4. « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  5. Émile Verhaeren, « Le Salon de Labeur », Journal de Bruxelles, no 247,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  6. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1903, Bruxelles, Imprimerie Fred. Tilbury, , 262 p. (lire en ligne), p. 76.
  7. Une plaque commémorative y est apposée
  8. Rédaction, « L'Estampe, cercle d'art », Journal de Charleroi, no 255,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  9. a b et c Virginie Mamet, « Auguste Oleffe », sur koregos.org, (consulté le ).
  10. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1907, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 188 p. (lire en ligne), p. 35.
  11. Rédaction, « Auguste Oleffe », La Métropole,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  12. M.S., « Le Salon de l'Art contemporain à Anvers », L'Étoile belge,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  13. a b c d e f et g « Auguste Oleffe », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
  14. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  15. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  16. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  17. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  18. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  19. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  20. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  21. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  22. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  23. « Auguste Oleffe », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).
  24. a b c d et e « Auguste Oleffe », sur kmska.be, (consulté le ).
  25. (nl) Auguste Oleffe, « Nieuwpoort », sur museabrugge.be, Musea Brugge (nl) (consulté le ).
  26. « Le Mois de Mai », sur mskgent.be, (consulté le ).
  27. Rédaction, « Le Prix Auguste Oleffe », L'Indépendance Belge,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  28. Rédaction, « Notariat », Le Soir,‎ , p. 11 (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie

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Liens externes

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