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Avenches

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Avenches
Avenches
Vue d'ensemble de la ville.
Blason de Avenches
Armoiries
Image illustrative de l’article Avenches
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) Donatyre, Oleyres
Communes limitrophes Faoug, Vully-les-Lacs (VD)
Belmont-Broye, Courtepin, Misery-Courtion, Saint-Aubin (FR)
Syndique
Mandat
Laure Ryser (PLR)
2021-2026

(A remplacé Gaetan Aeby en cours de mandat)

NPA 1580 Avenches
1580 Donatyre
No OFS 5451
Démographie
Gentilé Avenchois ou Aventiciens
Population permanente 4 875 hab. (31 décembre 2024)
Densité 278 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 00″ nord, 7° 03′ 00″ est
Altitude 480 m
Superficie 17,56 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suisse
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Avenches
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
Avenches
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
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Avenches
Liens
Site web www.avenches.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Avenches est une localité et une commune suisse du district de la Broye-Vully dans le canton de Vaud.

À l'époque du Haut-Empire romain, Avenches, alors appelée Aventicum, est le chef-lieu de la cité des Helvètes. Mais elle est victime dès le milieu du IIIe siècle d'une irruption d'Alamans dans l'empire, prélude aux grandes invasions du Ve siècle. On y trouve cependant un évêque au VIe siècle, saint Marius.

Géographie

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Situation et communes limitrophes

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La ville d'Avenches se trouve à 17 km au nord-ouest de Fribourg, 50 km environ au nord-est de Lausanne, 20 km au sud-est de Neuchâtel et 40 km au sud-ouest de Berne.

Les communes limitrophes de celle d'Avenches sont Faoug (nord-est), Vully-les-Lacs (nord), Belmont-Broye (ouest), Misery-Courtion (sud-est), Saint-Aubin (nord-ouest) et Courtepin (est) dans le canton de Fribourg.

Relief et hydrographie

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La commune est riveraine sur environ 1,5 km du lac de Morat, principalement alimenté par la Broye, qui coule à l'ouest d'Avenches, constituant un moment la limite communale (et cantonale). La commune est également traversée par l'Arbogne. Le Chandon, qui se jette dans le lac, délimite la commune à l'est.

Le territoire de la commune se trouve dans la plaine intensivement cultivée de la Broye, mais est bordé par quelques collines au sud, jusqu'au village de Donatyre.

La ville d'Avenches est établie sur une de ces collines, à 480 m d'altitude[3].

En 1997, le territoire était constitué à 14 % de zones bâties, à 16 % de zones forestières, à 69 % de zones agricoles et à un peu moins de 1 % de terres improductives.

Voies de communication et transports

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Avenches est desservie par la route cantonale Lausanne-Berne, très fréquentée jusqu'à l'ouverture de l’autoroute A1. Le tronçon Berne-Payerne de l'autoroute a été ouvert fin 1997 et le dernier tronçon entre Payerne et Yverdon-les-Bains en 2001. La sortie d'autoroute d'Avenches se situe au nord de la localité, en direction de Villars-le-Grand.

La ligne ferroviaire Morat-Payerne, ouverte le 25 août 1876, comporte une gare à Avenches.

Des lignes de bus relient Avenches à Fribourg, Domdidier, Cudrefin et Portalban. Le service PubliCar est également disponible, comme dans tout le reste du district de la Broye-Vully.

Le nom de la commune est issu de celui d'un ancien ruisseau, Aventĭa, d'origine peut-être pré-celtique, et du suffixe celtique -ĭko, devenu -ĭcum en latin[4].

Son ancien nom allemand est Wifflisburg[5]. Son nom officiel sous l'Empire romain était Colonia Pia Flavia Constans Emerita Helvetiorum Fœderata[4].

Vue aérienne de 200 m par Walter Mittelholzer (1919).

Période de l'Empire romain : Aventicum

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À l'époque romaine, Aventicum est la capitale de la cité gallo-romaine des Helvètes, située dans la province de Gaule belgique (chef-lieu : Reims/Durocortorum) à partir du règne d'Auguste (début du Ier siècle), puis dans la province de Germanie supérieure (chef-lieu : Mayence/Mogontiacum) à partir de la fin du Ier siècle, c'est-à-dire qu'elle fait partie du limes, zone de défense de l'empire contre les Germains transrhénans.

Durant la période du Haut-Empire, elle compte plus de 20 000 habitants[6].

Son amphithéâtre (aujourd'hui très bien conservé) sert à divers spectacles au cours de l'année. Les restes d'un orgue hydraulique sur le site d'une riche demeure romaine d'Avenches constituent une découverte archéologique importante[7].

Aventicum est dévastée par les Alamans en 258.

Haut Moyen Âge : Marius d'Avenches (VIe siècle)

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La ville est officiellement un siège épiscopal, détenu au VIe siècle par Marius d'Avenches (saint Marius). En pratique, il est possible que cet évêque ait résidé ailleurs, notamment à Vindonissa ou à Lausanne.

Il est possible que le siège épiscopal d'Avenches ait été transféré à Lausanne dès la fin du VIe siècle, durant le mandat de Marius.

Moyen Âge et Temps modernes

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Époque contemporaine : fusions de communes (2006 et 2011)

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La commune d'Avenches a fusionné le 1er juillet 2006 avec sa voisine Donatyre, à la suite de l'acceptation du projet par les habitants des deux communes le 5 juin 2005[8]. On y trouve une belle église romane dédiée à Sainte Thècle.

Le , la commune d'Oleyres a fusionné avec la commune d'Avenches.

Population et société

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Gentilé et surnoms

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Les habitants de la commune se nomment les Avenchois ou les Aventiciens[5].

Ils sont surnommés les « Cacas-Carrés », pour leur réputation « à ne rien faire comme les autres », et les « Pique-Soleil », pour celle de passer leur temps à bronzer dans la rue et au pied de l'église[9].

Démographie

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Avec 4 129 habitants (31 décembre 2016), Avenches appartient aux communes moyennes du canton de Vaud. La population d'Avenches s’élevait à 1 637 habitants en 1850, puis 1 952 habitants en 1900. Après que le nombre d’habitants a diminué jusqu’à 1565 (-20 %) en 1941, un accroissement significatif de la population a été enregistré depuis lors, en particulier durant les années 1960. La langue officielle est le français, parlée par 73,4 % de la population ; 11,9 % de la population parle allemand et 6 % portugais (an 2000). La population est à un peu plus de 45 % protestante et un peu moins de 45 % catholique (an 2000).

Culture et patrimoine

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Héraldique

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Blason Blasonnement :
De gueules au buste de Maure de profil au naturel, tortillé d’argent et habillé d’azur au col d’or[10].

Monuments et curiosités

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L'hôtel de ville.

La commune d'Avenches compte plusieurs monuments protégés et inscrits comme biens culturel suisse d'importance nationale[11], à savoir : la ville romaine d'Aventicum, la Tour de l'évêque et l'amphithéâtre, le musée romain, la cure, l'église réformée Sainte-Madeleine, le château ainsi que, sur le territoire de l'ancienne commune de Donatyre, une chapelle romane dédiée autrefois à Sainte Thècle.

L'hôtel de ville, reconstruit en 1753 par l'architecte bernois Nicolas Hebler, est un imposant édifice à arcades, avec avant-corps surmonté d'un fronton sculpté par Johann Friedrich Funk I[12].

Avenches fait partie depuis 2017 de l'association Les plus beaux villages de Suisse[13].

L'amphithéâtre romain d'Avenches.

Le site archéologique d'Aventicum

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  • Aventicum est l'un des plus importants sites archéologiques de Suisse, au point qu'elle est parfois surnommée aujourd'hui « capitale helvétique romaine »[14].
  • La muraille romaine entourant Aventicum était constituée de 73 tours de garde[15] ; il n'en reste maintenant plus qu'une entièrement debout, il s'agit de la célèbre Tornallaz[16], qui a été rénovée deux fois. Les autres tours sont quant à elles enterrées ou détruites.
  • Le musée romain d'Avenches abrite une précieuse collection d'antiquités gallo-romaines, dont la copie du buste en or de Marc Aurèle.

Le bord du lac

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La commune borde le lac de Morat et comprend une plage, un port et l'un des plus grands campings de Suisse[17].

La cité du cheval

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  • L'IENA (Institut équestre national d'Avenches) a ouvert ses portes en 1999 et accueille chaque année les Swiss Equidays. L'IENA est le plus grand centre hippique pluridisciplinaire suisse (courses, concours de saut, military, attelage, dressage, etc.)
  • L'hippodrome d'Avenches, qui se trouve sur le terrain de l'IENA.
  • Le haras national, situé à côté de l'IENA et fondé en 1899, est le dépôt d'étalons de la race demi-sang et Franches-Montagnes.

Folklore et manifestations

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Les arènes en configuration concert à l'occasion de la tournée européenne 2010 de Peter Gabriel.
  • Carnaval avenchois (en mars)[18]
  • slowUp Lac de Morat, balade autour du lac de Morat, libre de tout trafic motorisé (en avril)[19]
  • Avenches Tattoo, parade internationale de fanfares militaires dans les arènes (en septembre)[20]
  • Equus Helveticus, les journées suisses du cheval à l'IENA et au Haras national (en septembre)[21]
  • Biennale des arts textiles contemporains (en octobre)[23]

Personnalités

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  • Claude Fornerod (1913-2008), né à Genève, mais issu d'une famille d'Avenches, poète vaudois.

On peut ajouter à ces personnalités la cigogne Max (1999-2012), née et baguée aux environs d'Avenches.

Notes et références

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  1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes » Accès libre [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. « Bienvenue à Avenches »
  4. a et b (de) Wulf Müller, « Avenches » Accès libre, sur toponymes.ch (consulté le ).
  5. a et b Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 7
  6. « Aventicum.org - Histoire », sur www.aventicum.org (consulté le ).
  7. Anne Hochuli-Gysel, « L’orgue romain d’Avanches/Aventicum », Les Dossiers d’archéologie, no 320, mars-avril 2007.
  8. « Canton de Vaud - Feuille des avis officiels » Accès libre (consulté le )
  9. Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 15
  10. « Histoire vaudoise – Les 19 armoiries qui racontent notre héraldique », sur 24 heures, (consulté le )
  11. [PDF] objekte.parsys.000107.DownloadFile.tmp/vd.pdf L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud.
  12. Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 405.
  13. « Rougemont, un des plus beaux villages de Suisse », Le Nouvelliste, (consulté le )
  14. « Aventicum - Histoire », sur www.aventicum.org (consulté le )
  15. « Aventicum - Mur d'enceinte », sur www.aventicum.org (consulté le )
  16. « Aventicum - Tornallaz », sur www.aventicum.org (consulté le )
  17. campings, avenches.ch
  18. Carnaval avenchois, avenches.ch
  19. slowUp Lac de Morat, slowup.ch
  20. Avenches Tattoo.
  21. Equus Helveticus.
  22. https://www.rts.ch/info/culture/musiques/11037100-lavenches-opera-declare-en-faillite-apres-24-ans-de-festival.html
  23. Biennale des Arts Textiles Contemporains, elogedufil.ch

Liens externes

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