Babyland
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Babyland est un duo américain de musique électronique et punk originaire de Los Angeles, connu pour ses concerts très physiques et scénarisés. Le groupe réunit Dan Gatto (chant, programmation, électronique) et le percussionniste Michael Smith. Actif de 1989 à 2009, Babyland sort six albums studio[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Babyland se forme en 1989 à Los Angeles autour de Dan Gatto et du percussionniste Michael Smith. Le duo s’inscrit dans une démarche DIY héritée du punk et se fait remarquer dans les scènes industrielle, punk et électroniques, en combinant programmation, percussions “brutes” et performance visuelle. Les deux musiciens se rencontrent pendant leurs études : leur première collaboration est un projet de cours consacré aux cultures musicales, conçu comme une pièce audio-visuelle — un point de départ qui donnera l’idée du groupe[2].
En 1991, Babyland publie un premier EP, 1991, puis le single Reality Under Smrow-Toh sur le label punk californien Flipside[1]. Au début des années 1990, le duo contribue aussi à plusieurs compilations : le titre « Mindf_ » apparaît sur The Cyberflesh Conspiracy, lié à la série de compilations « If It Moves… »[3]. En 1993, Babyland enregistre également une reprise de « Burning Up » de Madonna pour une compilation de reprises publiée par Re-Constriction Records[4].
Jusqu’en 1996, l’essentiel du catalogue est édité par Flipside, dont les trois premiers albums : You Suck Crap (1992), A Total Letdown (1994) et Who's Sorry Now (1995)[5],[6],[7]. La presse spécialisée souligne l’impact du duo : Alternative Press décrit notamment A Total Letdown comme un disque qui condense la confusion, l’amertume et la colère d’une génération.
En 1998, Babyland publie Outlive Your Enemies via Mattress Recordings, structure qui deviendra ensuite le principal canal de diffusion du groupe[8],[9]. Par la suite, The Finger et une compilation rétrospective, Decade One, paraissent en Europe chez Dependent. Enfin, un accord avec Metropolis Records permet une diffusion plus large de Cavecraft[10].
Un message publié le 9 octobre 2009 sur la page MySpace du groupe annonce la séparation, vingt ans après la création. En 2013, l’album live Live Execution documente un concert donné le 1er janvier 2009 à The Smell, à Los Angeles[11].
Concerts
[modifier | modifier le code]Babyland est particulièrement identifié à ses prestations scéniques, souvent décrites comme des performances autant que comme des concerts. Le duo partage l’affiche avec des groupes comme The Offspring, Ethyl Meatplow, Grotus, Legendary Pink Dots, Dystopia, Fœtus, Add N to (X), Nitzer Ebb, VNV Nation ou Psychic TV. Une grande partie des shows se déroule dans des lieux underground, notamment à Los Angeles (Jabberjaw, Kontrol Faktory, The Smell), à Long Beach (Bogart’s) ou au 924 Gilman de Berkeley[12]. Dans une logique industrielle, certains concerts utilisent des structures (échafaudages, téléviseurs fonctionnels, éléments de décor) que le groupe finit par détruire à la main ou à l’aide d’outils électriques au fil du set[2].
Projets connexes
[modifier | modifier le code]En parallèle de Babyland, Dan Gatto crée le projet Recliner avec Daniel Vahnke (compositeur associé à Vampire Rodents). Deux titres, « Trilobite » et « Nosedive », paraissent sur la compilation Rivet Head Culture en 1993[13]. Ces morceaux sont ensuite repris sur Lullaby Land de Vampire Rodents la même année[14]. Une autre collaboration, « Zygote », sort en 1994 sur la compilation Scavengers in the Matrix et réapparaît ensuite sur Clockseed (1995)[15],[16]. En 2012, Gatto publie aussi un projet synthpop intitulé Continues[17].
Discographie
[modifier | modifier le code]Albums studio
[modifier | modifier le code]- You Suck Crap (Flipside, 1992)
- A Total Letdown (Flipside, 1994)
- Who's Sorry Now (Flipside, 1995)
- Outlive Your Enemies (Mattress, 1998)
- The Finger (Dependent/Mattress, 2004)
- Cavecraft (Mattress, 2008)
EP
[modifier | modifier le code]- 1991 (Flipside, 1991)
- The Dogsnatcher EP (Flipside, 1992)
- 2002 (Mattress, 2002)
- Past Lives (Mattress, 2004)
- Not Modern (Mattress, 2008)
Album live
[modifier | modifier le code]- Live Execution (Mattress, 2013)
Compilation
[modifier | modifier le code]- Decade One (Dependent, 2001)
Singles
[modifier | modifier le code]- Reality Under Smrow-Toh (Flipside, 1992)
- Stomach (Flipside, 1993)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Dave Heckman, « Babyland (biographie de l’artiste) », sur Metropolis Records, Zero Defect Design LLC, (consulté le )
- Kim Traub et Paul Valerio (dir.), « Babyland », Industrial Nation, Iowa City (Iowa), Moon Mystique, vol. 1, no 8, , p. 7–10 (ISSN 1062-449X)
- ↑ Chris Christian, « Artistes divers : The Cyberflesh Conspiracy (chronique) », Sonic Boom, vol. 3, no 8, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Artistes divers : Shut Up Kitty — aperçu », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ Jennifer Barnes et John Lawson, « Babyland : Who's Sorry Now (critique) », Black Monday, no 1, , p. 4, 9 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Chris Christian, « Babyland : Who's Sorry Now? (chronique) », Sonic Boom, vol. 3, no 9, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Ed Finkler, « Entretien avec Michael Smith (Babyland) », Sonic Boom, vol. 4, no 8, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Chris Christian, « Babyland : Outlive Your Enemies (chronique) », Sonic Boom, vol. 6, no 7, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Ashley Serotta et Randolph Williams, « Entretien avec Babyland », Sonic Boom, vol. 6, no 7, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Babyland : Cavecraft — aperçu », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ Alex, « Babyland, Live Execution (chronique) », I Die:You Die, (consulté le )
- ↑ Sam Atakra, « Babyland (présentation/entretien) » [archive du ], Atakra Productions, (consulté le )
- ↑ Chris Christian, « Artistes divers : Rivet Head Culture (chronique) », Sonic Boom, vol. 3, no 8, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Vampire Rodents : Lullaby Land — aperçu », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ Jon Worley, « Artistes divers : Scavengers in the Matrix (chronique) », Aiding & Abetting, no 55, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Chris Christian, « Vampire Rodents : Clockseed (chronique) », Sonic Boom, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Nick Quarm, « Continues — Continues (chronique) », Brutal Resonance, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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- Ressources relatives à la musique :
- [vidéo] « Disponible », sur YouTube