Bachir Chihani
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Bachir Chihani (arabe : شيحاني بشير), dit Si Messaoud, né le à El Khroub, en Algérie et mort le dans les Aurès, est un combattant algérien de l'Armée de libération nationale durant la guerre d'Algérie.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance
[modifier | modifier le code]Bachir Chihani est né le 22 avril 1929 à El Khroub (Constantine) dans une famille modeste originaire de Oued Souf[1].
Bachir Chibani suit ses études primaires à l’école française d’El Khroub tout en apprenant des cours d’arabe dans la zaouïa de Sidi H’mida. Il part à Constantine après avoir obtenu son certificat d’études et s’inscrit à l’école Jules Ferry tout en séjournant chez la famille d’Ibn Badis durant cette période. Après des études secondaires, il réussit à obtenir le baccalauréat, chose exceptionnelle à l'époque.
Parcours militant
[modifier | modifier le code]Il rejoint le Parti du peuple algérien (PPA) en 1942 et devient responsable de section à El Khroub. Après la dissolution du parti, il adhère tout naturellement au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) où il est nommé responsable de daïra de Batna en 1952. Il rejoint peu après l’Organisation Spéciale (OS) et est connu sous le surnom de « Si Tahar ». Puis il est nommé à la tête de la circonscription du parti en février 1953 dans la région de Béchar et prend le nom de « Si El Houari ». Il revient dans les Aurès à la fin de l’année sous le nom de « Si Messaoud ».
Durant le congrès des centralistes, il plaide avec Abbas Laghrour, en vain, pour le recours à la lutte armée.
Membre de la tendance activiste du mouvement du premier , il noue des relations avec les combattants de Sakiet Sidi Youssef à la frontière algéro-tunisienne[2],[3]. Lors des attentats du 1er novembre 1954, c'est lui qui dirige le groupe d'insurgés lors de l'embuscade dans les Aurès au cours de laquelle l'instituteur Guy Monnerot ainsi que le caïd de M'Chouneche sont tués d'une rafale de mitraillette. L'événement va beaucoup émouvoir l'opinion, en Algérie comme en métropole.
En 1954, il est le principal adjoint de Mostefa Ben Boulaïd, à la tête de la wilaya I, et lui succède dès son arrestation en [2]. Bachir Chihani prend les commandes des Aurès-Nemencha, secondé dans sa tâche par Adjel Adjoul (1922-1993) et Abbès Laghrour (1926-1957). Les Touaba de Omar Ben Boulaïd (1911-1973), le frère de Mostefa, d’un côté, et les Serahna de Adjel Adjoul, de l’autre.
Le 22 septembre 1955, il est à la tête de la bataille d'El Djorf (Tébessa) qui se solde par des pertes importantes du côté du Front de libération nationale (FLN). Cette situation lui est imputée par ses détracteurs qui tiennent alors un simulacre de procès et le condamnent mort[4].
Il est fusillé le 25 octobre 1955 ; sa mort est très controversée : une version est qu'il aurait été exécuté pour avoir commis des actes « contraires aux principes de la charia islamique » (rapports de nature homosexuel). Une autre version est qu’il a tout simplement été assassiné par les siens (Adjel Adjoul et Abbès Laghrour) qui voulaient prendre sa place dans la hiérarchie de commandement [5],[4].
Son assassinat entraîne la dispersion des groupes armés de l'Aurès à un moment où Ben Boulaïd, dont il était l'adjoint[3], est encore emprisonné.
Hommages
[modifier | modifier le code]Bachir Chihani est enterré le au Carré des Martyrs du cimetière d'El Alia à Alger.
Un lycée à Azazga[6], à Khenchela[7], et un CEM à Alger[8] ainsi qu’un navire de transport de gaz liquéfié de la société Hyproc portent le nom de Bachir Chihani[9]. Le siège de la 4ème région militaire à Ouargla[10] est baptisé à son nom.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (ar) « الشهيد شيحاني بشير .. القناص بطل المعارك », sur بركة نيوز, (consulté le )
- « Des harkis berbères de l'Aurès au nord de la France - Nordine Boulhaяs - Google Livres », Books.google.de (consulté le )
- « 1954, la guerre commence en Algérie - Mohammed Harbi - Google Livres », Books.google.de (consulté le )
- Tramor Quemeneur, Ouanassa Siari Tengour et Sylvie Thénault, Dictionnaire de la guerre d'Algérie, Paris, éditions Bouquins, , 1424 p., 20 × 13,4 cm (ISBN 978-2-38292-306-1, présentation en ligne)
- ↑ aziz3d, « CHIHANI Bachir, dit Si Messaoud (1929-1955) », sur Aux Sources de Novembre (consulté le )
- ↑ « Lycée Chihani Bachir », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ « Lycée Chihani Bachir », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ « CEM Chihani Bachir », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ « Détails pour: BACHIR CHIHANI (LNG Tanker) - IMO 7400675, MMSI -7400675, Indicatif d’Appel 7TJA enregistré en Algeria », sur MarineTraffic.com (consulté le )
- ↑ « وزارة الدفاع الوطني - الجزائر », sur www.mdn.dz (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]- Personnalité du Parti du peuple algérien
- Membre du Front de libération nationale (Algérie)
- Victime de la guerre d'Algérie
- Histoire des Aurès
- Personnalité politique algérienne assassinée
- Personnalité chaouie
- Naissance en avril 1929
- Naissance à El Khroub
- Décès en octobre 1955
- Mort assassiné en Algérie
- Titulaire du certificat d'études primaires
- Décès à 26 ans
- Personnalité inhumée au cimetière d'El Alia
- Naissance en Algérie française
- Indépendantiste algérien pendant la guerre d'Algérie
