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Bas-Lag

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Bas-Lag

Univers de fiction
Genre(s) Dark fantasy, science fantasy, fantasy urbaine
Auteur(s) China Miéville
Année de création 2000
Pays d’origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue d’origine Anglais britannique
Support d’origine Trilogie romanesque
Thème(s) Totalitarisme, science, racisme
Inspiration(s) H. P. Lovecraft, théories socialistes
Public visé Lecteurs de littératures de l'imaginaire
États
Autre(s) support(s) décor de campagne

Bas-Lag est le monde imaginaire qui sert de cadre à plusieurs romans de l'auteur britannique China Miéville. Cet univers où magie (ici appelée thaumaturgie) et technologie steampunk cohabitent abrite un grand nombre de races intelligentes. S'y mêlent les thèmes et les codes des genres variés que sont la science-fiction, la fantasy et l'horreur.

Jusqu'à présent, trois romans se déroulent à Bas-Lag :

À cette trilogie s'ajoute la nouvelle Jasques, publiée en 2005 dans le recueil En quête de Jake et autres nouvelles.

Géographie

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Bas-Lag se compose de plusieurs continents. Seuls deux d'entre eux sont nommés dans les romans (Rohagi et Bered Kai Nev), bien que d'autres masses terrestres jouent également un rôle important.

La superficie et la géographie de Rohagi nous sont inconnues. Nouvelle-Crobuzon se situe à environ 16 kilomètres à l'intérieur des terres par rapport à la côte Est, qui donne sur l'Océan démonté. Immédiatement au sud de la ville se trouve le bois de Rude, au delà duquel on rencontre les collines de Mendiant, au nord, situées sur la côte mais séparées de Nouvelle-Crobuzon par les montagnes du Bezhek, les ruines de Suroch, loin à l'ouest, par-derrière les monts de la Ballerine,

Cité-État Nouvelle-Crobuzon

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Le système gouvernemental de Nouvelle-Crobuzon est une république parlementaire mais dans les faits il s'agit plutôt d'une oligarchie autoritaire « corrompue », « impitoyablement mercantiliste »[1], avec des ambitions colonialistes.

China Miéville s'est exprimé à propos de son inspiration à propos de la cité-État Nouvelle-Crobuzon :

« Je m'inspire constamment des livres que j'ai lu précédemment, parfois même sans me rappeler ce qui m'influence au moment de l'écriture. Nouvelle-Crobuzon est très fortement inspirée des romans The Malacia Tapestry de Brian Aldiss publié en 1976 et Les Voies d'Anubis de Tim Powers publié en 1983, mais ces œuvres m'ont imprégné si profondément que je ne me rendais initialement pas compte de leur importance par rapport à d'autres influences. »

— China Miéville[2]

Plusieurs critiques ont noté que Nouvelle-Crobuzon rappelle le Londres victorien[3],[1],[4] mais notent parfois d'autres influences possibles comme Le Caire moderne et le vieux carré français de La Nouvelle-Orléans[3].

L'histoire de Nouvelle-Crobuzon avant 1500 est obscure et peu détaillée, mais d'autres détails sont donnés par l'auteur dans une interview à Dragon Magazine[5]. Même si aucun des romans ne donnent d'informations à propos des origines de la ville, l'auteur révèle que Crobuzon était un petit village dans l'estuaire de la rivière Bitume (un personnage dans Perdido Street Station mentionne également « Crobuzon »).

Aux environs de l'année Anno Urbis 100, la ville est complètement incendiée par un raid pirate ; les survivants se déplacent en amont de la rivière à l'endroit où se trouve actuellement le Marais-aux-Blaireaux et fondent une nouvelle ville appelée Nouvelle-Crobuzon. Ses habitants gardent le vieux calendrier commençant par la fondation de la « vieille » Crobuzon[5].

Bered Kai Nev

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Bered Kai Nev est un continent situé à l'est de Rohagi. Les Khépri en seraient originaires, mais ils en ont été chassés par un événement connu seulement par son nom, la "Dévoration", et vivent désormais comme réfugiés dans les villes de Rohagi. Cependant, des rumeurs prétendent que des Khépri au mode de vie primitif habiteraient toujours Bered Kai Nev. Aucune autre information ne nous est donnée.

Îles et autres masses terrestres

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« Armada » est le nom d'une ville pirate flottante pour la première fois mentionnée dans le volume Les Scarifiés[6],[7],[8]. Cette ville a été créée il y a plus de mille ans et l'on connaît peu de ses origines[8]. Dans Les Scarifiés, Armada est vue et décrite à travers les yeux de différents citoyens récemment enrôlés de force, notamment les anciens habitants de Nouvelle-Crobuzon[6] que sont Bellis Frédevin et le prisonnier Tanneur Sacq.

Armada est composée de centaines de navires, dirigeables et autres bâtiments maritimes assemblés et interconnectés, constituant une cité mobile sur les océans de Bas-Lag[6],[7],[8]. Les navires, dont les plus vieux font partie d'Armada depuis plus de mille ans, intègrent des résidences et des usines construites sur leurs pont (et dans certains cas, dans leurs coques éventrées)[6],[8]. La ville est peuplée d'au moins cent mille habitants, composés d'êtres humains, Cactacés, Khépris, ci-après, recréés, Écaillots ainsi que beaucoup d'autres races. Les personnes de classes inférieures et même celles considérées comme des criminels dans leurs États de Bas-Lag sont acceptées comme les égaux des autres citoyens d'Armada à partir de leur enrôlement et en viennent même souvent à occuper des postes de pouvoir. Ainsi, la population d'Armada est socialement, culturellement et racialement très diversifiée[6].

Armada est divisée en différents districts, chacun étant dirigé par un organisme différent[6].

Correspondance des noms de lieux
Nom traduit en français Nom original anglais
Districts
Aiguillau Garwater
Chutsesch Dry Fall
Beffroi Booktown
Doguenish Curhouse
Vous-à-vous Thee-and-Thine
Prélasse Bask
Jheure Jhour
Alose Shaddler
Le quartier hanté The Haunted Quarter
Navires
Grand Esterne Grand Easterly
Arrogance Arrogance
Trident Trident
Uroc Uroc
Terpsichoria Terpsichoria
Déesse Salée Salt Godling
Lamentation du tailleur Tailor's Moan
Saskital Saskital
Therianthropus Therianthropus

Politique et société

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États connus

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Langues connues

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Races connues

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Énormes cactus humanoïdes, les Cactacées sont des êtres végétaux bien plus hauts qu'un Humain. Leurs jeunes poussent de la terre, mais sont ensuite élevés comme chez les mammifères. De la sève leur sert de sang. Ils sont réputés pour leur force, et sont parfois engagés comme ouvriers ou gardes du corps. Leur corps est composé de fibres, avec des os en bois, ce qui les rend très difficiles à tuer ou à blesser avec des armes normales; les balles de pistolet les traversent en leur causant au pire une douleur minime. Leur communauté à Nouvelle-Crobuzon est basée sous une immense structure en verre appelée la Serre, de jure une enclave indépendante au sein de la ville. Leurs guerriers manient comme armes de choix des arbalistes, arbalètes gargantuesques qui lancent des disques de métal capables de trancher les membres d'un Cactacée.

Les Humains semblent être la race dominante de Nouvelle-Crobuzon comme de Bas-Lag. Ils sont apparemment très similaires à leurs équivalents réels, si ce n'est que beaucoup savent utiliser la magie.

Les Mainmises sont des créatures parasites douées d'intelligence et semblables à des mains séparées du corps qui contrôlent l'esprit de leur hôte. Il y en a deux types : les sénestres, qui correspondent à la noblesse, et les dextrières, ou guerrières. Ces dernières, en possédant un corps humain ou xénian, peuvent combattre et sont munies de capacités surnaturelles comme cracher du feu ou avoir une force surhumaine. Elles sont souvent organisées en paires : la sénestre dirige, la dextrière attaque.

Les Vodyanoi forment un peuple aquatique. Ils sont gras et semblables à des batraciens, avec des mains et des pieds palmés. Ils pratiquent l'"aquart", une forme de magie qui permet de modeler temporairement des objets solides à partir d'eau. Les vodyanoi ne survivent habituellement pas plus d'un jour hors de leur environnement aquatique et ils ne supportent pas l'eau de mer.

Notes et références

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Références

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  1. a et b (en) Henry Farrell, New boundaries in political science fiction, Univ of South Carolina Press, , 362 p. (ISBN 978-1-57003-736-8 et 1-57003-736-1, lire en ligne), « Socialist surrealism: China Mieville's New Crobuzon novels », p. 275
  2. (en) Joan Gordon, « Reveling in Genre: An Interview with China Miéville », Science Fiction Studies, vol. 30, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) Carl Freedman, New boundaries in political science fiction, Univ of South Carolina Press, , 362 p. (ISBN 978-1-57003-736-8 et 1-57003-736-1, lire en ligne), « To the Perdido Street Station: The Representation of Revolution in China Mieville's Iron Council », p. 259
  4. (en) Mark Bould, Fifty Key Figures in Science Fiction, Taylor & Francis, , 296 p. (ISBN 978-0-203-87470-7 et 0-203-87470-6), p. 158
  5. a et b (en) Dragon Magazine no 352 (février 2007), Guide to Perdido Street Station & The World Beyond
  6. a b c d e et f (en) Camilla Del Grazia, « Remades and their Sociospace in China Miéville’s Bas-Lag Trilogy », Between, vol. XII, no 24,‎ (ISSN 2039-6597, DOI 10.13125/2039-6597/5164, lire en ligne [PDF], consulté le ).
  7. a et b Éric Holstein, « Les Scarifiés », sur ActuSF, (consulté le ).
  8. a b c et d Pierre Imbert, « Les critiques de Bifrost - Les Scarifiés », sur Le Bélial/Bifrost (consulté le ).

Bibliographie

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Liens externes

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