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Bataille de Durango

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Bataille de Durango

Informations générales
Date
Lieu Durango, Espagne
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Commandants
François Joseph Lefebvre Joaquín Blake y Joyes
Forces en présence
24 000 hommes 19 000 hommes
Pertes
200 tués ou blessés[1] 300 tués ou blessés
300 prisonniers[2]

Guerre d'indépendance espagnole

Batailles

Coordonnées 43° 13′ nord, 2° 43′ ouest
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Bataille de Durango
Géolocalisation sur la carte : Pays basque
(Voir situation sur carte : Pays basque)
Bataille de Durango

La bataille de Durango, aussi connue sous le nom de bataille de Pancorbo, se déroule le à Durango, en Espagne, dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole. Opposant les forces françaises du maréchal François Joseph Lefebvre aux troupes espagnoles du général Joaquín Blake y Joyes, c'est l'un des premiers engagements de l'invasion de l'Espagne par Napoléon Ier. L'affrontement se solde par une victoire française.

Le maréchal François Joseph Lefebvre, commandant le IVe corps français.

Conduits par Napoléon, les Français préparent méticuleusement la destruction des positions du général Joaquín Blake y Joyes, pour ensuite écraser l'aile gauche du front espagnol, qui s'étend depuis la Cantabrie jusqu'à la Méditerranée[1].

À la suite de frictions avec les autorités espagnoles et d'un manque de coordination de la part de la junte centrale, Blake, pour sa part, n'a aucune confiance dans le déploiement des troupes espagnoles et ne peut faire mieux que de conduire une prudente avance en direction de Bilbao[1].

Déroulement de la bataille

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Le , le maréchal François Joseph Lefebvre, désobéissant aux ordres de Napoléon, lance son IVe corps dans une attaque prématurée à Durango, où il bouscule l'armée de Galice sous le commandement de Blake[1].

Ce dernier, profondément troublé par l'apparition des forces françaises, prend immédiatement des mesures en vue de retirer ses troupes et ses canons. L'infanterie espagnole, privée du soutien de son artillerie, est rapidement repoussée mais se retire en bon ordre[1].

Conséquences

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Lefebvre perd 200 hommes et Blake 600. Bien qu'ayant obtenu une victoire tactique, Lefebvre a commis une erreur qui permet à son adversaire d'échapper au piège français grâce à une astucieuse retraite, remettant ainsi en cause la stratégie de l'Empereur[1]. Quelques jours après la bataille, ce dernier fait parvenir à son subordonné cette réprimande :

« L'Empereur, Monsieur le maréchal, a vu avec peine que, sans ordre, vous aviez engagé une affaire avec le corps du général Blake qui, s'il fut resté encore quarante-huit heures dans cette position, était dans le cas d'être pris ou du moins d'être attaqué plus avantageusement[3]. »

L'armée de Galice n'est rattrapée que le à la bataille d'Espinosa. L'écrasante supériorité de la Grande Armée de Napoléon permet cependant aux Français de balayer les chancelantes défenses espagnoles et de prendre Madrid en fin d'année[1].

Notes et références

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  1. a b c d e f et g Chandler 1996, p. 632.
  2. Smith 1998, p. 269.
  3. Christian Fileaux, Le maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Soteca, , 401 p. (ISBN 979-10-91561-92-1), p. 236.

Bibliographie

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  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9, BNF 38973152).
  • (en) David G. Chandler, The Campaigns of Napoleon, Londres, Weidenfeld & Nicholson Ltd, .