Bataille de Durango
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Durango, Espagne |
| Issue | Victoire française |
| François Joseph Lefebvre | Joaquín Blake y Joyes |
| 24 000 hommes | 19 000 hommes |
| 200 tués ou blessés[1] | 300 tués ou blessés 300 prisonniers[2] |
Guerre d'indépendance espagnole
Batailles
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- Astorga (01-1809)
- La Corogne (01-1809)
| Coordonnées | 43° 13′ nord, 2° 43′ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Durango, aussi connue sous le nom de bataille de Pancorbo, se déroule le à Durango, en Espagne, dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole. Opposant les forces françaises du maréchal François Joseph Lefebvre aux troupes espagnoles du général Joaquín Blake y Joyes, c'est l'un des premiers engagements de l'invasion de l'Espagne par Napoléon Ier. L'affrontement se solde par une victoire française.
Contexte
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Conduits par Napoléon, les Français préparent méticuleusement la destruction des positions du général Joaquín Blake y Joyes, pour ensuite écraser l'aile gauche du front espagnol, qui s'étend depuis la Cantabrie jusqu'à la Méditerranée[1].
À la suite de frictions avec les autorités espagnoles et d'un manque de coordination de la part de la junte centrale, Blake, pour sa part, n'a aucune confiance dans le déploiement des troupes espagnoles et ne peut faire mieux que de conduire une prudente avance en direction de Bilbao[1].
Déroulement de la bataille
[modifier | modifier le code]Le , le maréchal François Joseph Lefebvre, désobéissant aux ordres de Napoléon, lance son IVe corps dans une attaque prématurée à Durango, où il bouscule l'armée de Galice sous le commandement de Blake[1].
Ce dernier, profondément troublé par l'apparition des forces françaises, prend immédiatement des mesures en vue de retirer ses troupes et ses canons. L'infanterie espagnole, privée du soutien de son artillerie, est rapidement repoussée mais se retire en bon ordre[1].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Lefebvre perd 200 hommes et Blake 600. Bien qu'ayant obtenu une victoire tactique, Lefebvre a commis une erreur qui permet à son adversaire d'échapper au piège français grâce à une astucieuse retraite, remettant ainsi en cause la stratégie de l'Empereur[1]. Quelques jours après la bataille, ce dernier fait parvenir à son subordonné cette réprimande :
« L'Empereur, Monsieur le maréchal, a vu avec peine que, sans ordre, vous aviez engagé une affaire avec le corps du général Blake qui, s'il fut resté encore quarante-huit heures dans cette position, était dans le cas d'être pris ou du moins d'être attaqué plus avantageusement[3]. »
L'armée de Galice n'est rattrapée que le à la bataille d'Espinosa. L'écrasante supériorité de la Grande Armée de Napoléon permet cependant aux Français de balayer les chancelantes défenses espagnoles et de prendre Madrid en fin d'année[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Battle of Pancorbo (1808) » (voir la liste des auteurs).
- Chandler 1996, p. 632.
- ↑ Smith 1998, p. 269.
- ↑ Christian Fileaux, Le maréchal Lefebvre, duc de Dantzig, Soteca, , 401 p. (ISBN 979-10-91561-92-1), p. 236.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9, BNF 38973152).
- (en) David G. Chandler, The Campaigns of Napoleon, Londres, Weidenfeld & Nicholson Ltd, .