Benjamin Barthe
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Prix Albert-Londres de la presse écrite (d) () |
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Benjamin Barthe est un journaliste français né en à Senlis.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines et formation
[modifier | modifier le code]Benjamin Barthe naît en à Senlis[1], en Hauts-de-France.
Après une licence d'histoire et un diplôme de l'IEP obtenus respectivement en et [1], il intègre le Centre de formation des journalistes de Paris et sort diplômé en [2].
Carrière
[modifier | modifier le code]Il commence sa carrière comme collaborateur du magazine égyptien Al-Ahram dans le cadre de son service national en coopération, avant de rejoindre le quotidien régional La Provence en , puis le quotidien communiste L'Humanité (-) et Le Nouvel Observateur (-).
Correspondant à Ramallah, la capitale administrative de l'autorité palestinienne, de l'hebdomadaire L'Express et du journal Le Monde, il collabore aussi avec les télévisions et radios : RFI, RSR, RTBF, France Culture, TV5 Monde et ITV.
En , il retourne vivre en France, à Paris. Il est embauché par le quotidien Le Monde. En , il s’installe au Liban comme correspondant de ce quotidien au Moyen-Orient. Il se réinstalle à Paris en et devient chef adjoint du service international du Monde.
Critiques et vie privée
[modifier | modifier le code]Benjamin Barthe est l'époux de Muzna Shihabi-Barthe, d’origine palestinienne. Elle est « responsable du développement » au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris, qui est un centre de recherche affilié au Doha Institute. Elle n'exerce plus de fonction directement liée à la cause palestinienne. Les accusations de conflit d'intérêts avec son mari portées par Eugénie Bastié, polémiste au Figaro[3], sont examinées par le comité d'éthique et de déontologie du Monde qui dénonce une « campagne d'intimidation »[4] à l'égard du journaliste, tandis que la direction de la rédaction lui réitère son soutien[5],[6]. Selon Off Investigation, l'article de Bastié est fondé sur « des papotages, des déductions acrobatiques et des informations douteuses »[7].
Récompenses
[modifier | modifier le code]En , il reçoit le prix Albert-Londres pour ses articles sur la bande de Gaza parus dans Le Monde et L'Express entre et [8].
Publications
[modifier | modifier le code]- Benjamin Barthe (préf. Jean-Pierre Filiu), Palestine : une nation en morceaux (recueil d'articles parus dans les journaux Le Monde, La Croix et L'Express entre et ), Paris, Éditions du Cygne, coll. « Reportages », , 220 p. (ISBN 978-2-84924-106-6)[9].
- Benjamin Barthe, Ramallah dream : voyage au cœur du mirage palestinien, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », , 271 p. (ISBN 978-2-7071-6699-9 et 978-2-7071-7086-6, lire en ligne
)[10],[11],[12],[13],[14],[15]. - Benjamin Barthe, Gilles Paris et Piotr Smolar, La guerre sans fin : Israël-Palestine, La Tour-d'Aigues, Éditions de l'Aube, coll. « Monde en cours », , 124 p. (ISBN 978-2-8159-6178-3 et 978-2-8159-6179-0, lire en ligne
).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Benjamin Barthe, Alexis Monchovet, Stéphane Marchetti, Sébastien Mesquida », sur prix-albert-londres.scam.fr, Prix Albert-Londres, Société civile des auteurs multimédia.
- ↑ « Le prix Albert Londres au journaliste indépendant Benjamin Barthe », L'Orient-Le Jour, .
- ↑ Eugénie Bastié, « « Les gens ont peur, c'est l'omerta » : au Monde, un malaise grandissant sur le traitement d'Israël dans le journal », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Avis du », Le Monde, (consulté le )
- ↑ « À nos lecteurs », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Amaury Coutansais-Pervinquière, « «Mur de Gaza» : Le Monde retire les images «qui ont pu choquer» après l'enquête du Figaro », Le Figaro, .
- ↑ « Gaza : quand Le Figaro attaque Le Monde », sur Off Investigation, .
- ↑ Agence France-Presse, « Le prix Albert Londres pour Benjamin Barthe », Libération, .
- ↑ Aude Signoles, « Benjamin Barthes, Palestine. Une nation en morceaux, Paris, Éditions du Cygne, 2009, 222 p. », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 128, (DOI 10.4000/remmm.6330).
- ↑ Nelly Ferreira, « Benjamin Barthe, Ramallah, du rêve… à la réalité ? », Confluences Méditerranée, no 79, , p. 162–164 (DOI 10.3917/come.079.0162a).
- ↑ Karim Émile Bitar, « Ramallah Dream, voyage au cœur du mirage palestinien /Benjamin Barthe Paris, La Découverte, , 271 p. », Revue internationale et stratégique, no 85, (DOI 10.3917/ris.085.0141m).
- ↑ Élisabeth Marteu, « Ramallah dream : voyage au cœur du mirage palestinien, Benjamin Barthe, Paris, La Découverte, , 271 pages », Politique étrangère, no 3, , p. 704–705 (ISBN 978-2-365-67040-1, DOI /10.3917/pe.123.0680q).
- ↑ Jean-François Legrain, « Latte-Abdallah Stéphanie et Parizot Cédric (dir.), À l'ombre du mur. Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation, Actes Sud/MMSH, , 368 p. / Barthe Benjamin, Ramallah Dream. Voyage au cœur du mirage palestinien, Paris, La Découverte, , 256 p. », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 134, (DOI 10.4000/remmm.7934).
- ↑ Jean-Pierre Filiu, « Benjamin Barthe, Ramallah dream, voyage au cœur du mirage palestinien (Paris: La Découverte, ), 274 pp. ISBN 978-2-7071-6699-9 », Bustan: The Middle East Book Review, vol. 5, no 1, , p. 80–83 (DOI 10.1163/18785328-00501011, JSTOR 10.1163/18785328-00501011).
- ↑ Frédéric Sarter, « Benjamin Barthe, Ramallah Dream, La Découverte, , 271 pages, 19 €, Stéphanie Lalle Abdallah et Cédric Parizot (Dir), À l'ombre du mur, Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation. Actes Sud/MMSH, , 335 pages, 25 € », Études, t. 416, , p. 562–563 (DOI 10.3917/etu.4164.0551t).
Liens externes
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