Benty
| Pays | |
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| Région | |
| Préfecture | |
| Superficie |
374 km2 |
| Coordonnées |
| Statut |
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| Histoire |
Port négrier de Benty |
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Benty est une ville, siège d'une commune rurale et d'une sous-préfecture de Guinée dans la préfecture de Forécariah et la région de Kindia.
Géographie
[modifier | modifier le code]La localité de Benty est située sur les rives de la Mellacorée à 72 km au sud-ouest du chef-lieu de préfecture Forécariah[1]. La commune rurale située au sud de la Guinée, est frontalière du Sierra Leone.
Population
[modifier | modifier le code]Le , les résultats du recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) de 2025 révèlent que la population de la sous-préfecture est de Benty estimée à 32 523 habitants avec un effectif masculin de 15 962 habitants pour un taux de 49,1 % et un effectif féminin de 16 561 habitants avec un taux de 50,9 %[2],[3].
| Histogramme de l'évolution démographique | |
Histoire
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Pendant la traite négrière transatlantique, Benty a été un port d'embarquement des esclaves. Au XIXe siècle, avec l'abolition, la ville est tombée en déclin.
Par la suite, une position militaire française dépendant de la colonie du Sénégal s'y est établie en 1866, à l'embouchure du fleuve Mellacorée, placée ainsi à proximité du territoire britannique de la Sierra Leone, au sud-est du territoire de la Guinée moderne. La localité de Benty est érigée en chef-lieu du cercle de la Mellacorée, il est établi le et constitue l'un des quatre cercles de la colonie française des Rivières du Sud[4]. En 1881, un traité établit les frontières entre la Sierra Leone et le cercle de Mellacorée.
En 1936, Benty devient une importante station bananière. Cela a duré jusqu'aux années 1950. En 1954, les planteurs de bananes décident d'établir un port d'exportation de leurs produits et utilisent l'ancien port des esclaves[5],[6]. Après l'indépendance, ces propriétés sont nationalisées, en 1964, et deviennent des coopératives et des fermes d'État.
En 2015, la population de Benty est durement éprouvée par l'épidémie d'Ebola.
Économie
[modifier | modifier le code]En 2020, le ministère des hydrocarbures guinéen autorise la société Benti Energie à étudier la faisabilité de la construction d'un terminal pétrolier[7]. En 2021, une voie de chemin de fer de 650 km de long est par ailleurs en construction pour acheminer le minerai de fer depuis Simandou jusqu’au port maritime en eau profonde de Benty[8].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Distances, coordonnées sont mesurées à l'aide de Openstreetmap
- ↑ Ministère du plan, de la coopération international et du développement, « Quatrième recensement général de la population et de l'habitation (RGPH-4) 2025 en république de Guinée »
[PDF], sur https://www.stat-guinee.org/, (consulté le )
- ↑ @kamiss, « RGPH4 : le Président Mamadi Doumbouya confirme par décret les résultats préliminaires », sur Infochrono.org, (consulté le )
- ↑ Archives nationales d'Outre-mer Mellacorée, Cercle (Guinée), 15 juin 2016.
- ↑ Muriel Devey, La Guinée `, Éditions Karthala, (lire en ligne), « Benty, le port bananier déchu », p. 240
- ↑ André Lassoudière, Histoire bananière d’Afrique, TheBookEdition, (lire en ligne), p. 131
- ↑ « Guinée : vers la construction du plus grand terminal pétrolier d’Afrique de l’Ouest à Benty (Forécariah) », sur Guineematin.com, (consulté le )
- ↑ « Guinée – Mines : le progrès rapide du projet Simandou suscite la panique en Australie », sur Guinéenews©, (consulté le )
