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Bernard Trottier

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Bernard Trottier, né le 13 mars 1965, est un homme politique canadien . Il est député du Parti conservateur du Canada à la Chambre des communes de 2011 à 2015 pour la circonscription torontoise d’ Etobicoke—Lakeshore. Trottier a été élu aux élections fédérales de 2011 lorsqu'il a battu le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, qui était également le chef de l'opposition officielle.

En février 2015, Trottier est nommé secrétaire parlementaire du ministère des Affaires étrangères et de la Francophonie. Auparavant, il avait été nommé secrétaire parlementaire du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux en septembre 2013[1].

Enfance et éducation

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Né et élevé à St. Paul, en Alberta[2], il est le fils du Dr Léon Trottier et de l'artiste Terry Trottier[3]. Après avoir obtenu son diplôme de l'école secondaire régionale St. Paul en 1983[3], Bernard Trottier a obtenu son B.Sc.Anglais de l'Université de l'Alberta en 1988 et son MBA de la Richard Ivey School of Business de l'Université Western Ontario en 1992. Il a également fréquenté l'École des hautes études commerciales, l'Université de Montréal / École Polytechnique de Montréal et l'Université d'Ottawa[4].

Carrière en affaires et activités communautaires

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Depuis l’obtention de son diplôme de l’Université Western Ontario en 1992, Trottier réside à Toronto. Trottier était consultant en gestion dans la région de Toronto avant de se joindre à IBM Global Business Services en tant que directeur principal des services-conseils, poste qu'il occupait au moment de son élection au Parlement[3],[4]. Il a auparavant été président de l’Association locale conservatrice d’Etobicoke-Lakeshore et de l’école maternelle coopérative de Sunnylea. Il a également été entraîneur bénévole dans la Royal York Baseball League et dans la Islington Rangers Soccer League[4].

Carrière Politique

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Lors des élections fédérales de 2011, Trottier a remporté la circonscription torontoise d'Etobicoke—Lakeshore, battant le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, qui était également le chef sortant de l'opposition officielle[5],[6],[7],[8],[9]. Le Parti libéral détenait 20 des 22 circonscriptions de Toronto avant les élections[10].

Trottier était initialement considéré comme un candidat «poteau», même lui ne s'attendait pas à être élu. Il a toutefois pu profiter de la baisse significative de l’appui aux libéraux dans le grand Toronto, qui a vu les conservateurs remporter un total de huit sièges dans la ville. Il a également bénéficié de l’appui du maire de Toronto de l’époque et résident d’Etobicoke, Rob Ford. Des rapports suggéraient qu'Ignatieff avait initialement promis d'emménager dans une maison à l'intérieur de sa circonscription, mais qu'il résidait plutôt dans le quartier de Yorkville, au centre-ville de Toronto, ce qui a irrité les résidents d'Etobicoke—Lakeshore et renforcé les perceptions de l'opportunisme politique d'Ignatieff[11].

Trottier a été défait par le libéral James Maloney lors des élections de 2015, recueillant 32 pour cent des voix au milieu de la vague libérale qui a déferlé sur Toronto.

Bilan électoral

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Vie personnelle

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Franco-Albertain, Trottier maîtrise parfaitement le français et l’anglais. Lui et sa femme, Susan Schutta, vivent à Etobicoke avec leurs deux enfants : Alexandre et Zoë[4].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bernard Trottier » (voir la liste des auteurs).
  1. « Bernard Trottier | Prime Minister of Canada » [archive du ] (consulté le )
  2. « Meet Our Candidates: Etobicoke – Lakeshore » [archive du ], Conservative Party of Canada (consulté le )
  3. a b et c Clare Gauvreau, « Former St. Paul man takes on Ignatieff », St. Paul Journal,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. a b c et d « About Bernard » [archive du ], Bernard Trottier Campaign (consulté le )
  5. « 2011 General Election » [archive du ], Élections Canada, (consulté le )
  6. Les Whittington, « Ignatieff loses Etobicoke-Lakeshore seat as Liberals crushed », Toronto Star,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. Antonella Artuso, « Liberals suffer historic defeat in Toronto », Toronto Sun,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  8. Ian Munroe, « Liberal support collapses in face of NDP surge », CTV News,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  9. Campbell Clark, « Layton vows 'constructive' opposition to conservatives », The Globe and Mail,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  10. « Ignatieff joins Toronto liberals in defeat », CBC News,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  11. « How Bernard Trottier upset Michael Ignatieff » [archive du ], Maclean's, (consulté le )
  12. Élections Canada, « Résultats Élection fédérale canadienne de 2025 », sur enr.elections.ca (consulté le ).