Bertrand Meheut
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Bertrand Meheut, né le à Rennes, est une personnalité française du monde des affaires. Il est président du groupe Canal+ de 2002 à 2015.
Biographie
[modifier | modifier le code]Fils de Michel, chirurgien[1], Bertrand Meheut fait ses études secondaires au collège Roger Vercel, puis au lycée de La Fontaine des Eaux à Dinan. Il est ingénieur civil des mines, diplômé de l'École des mines de Nancy (promotion 1972).
Il commence sa carrière chez Transpac, filiale de France Télécom où il dirige l'exploitation du réseau de transmission de données X25, précurseur de l'internet[2]. Il rejoint en 1984 le groupe Rhône-Poulenc, où pendant douze ans il assure différentes fonctions internationales, notamment en Allemagne où il sera directeur général de la filiale du groupe pour finalement être nommé vice-président et directeur général de la branche Europe.
En , il prend la tête d'Isoroy[3], puis en 1996 la vice-présidence du groupe Roullier (groupe agro-alimentaire) dans l'optique de succéder à Daniel Roulier, mais ne restera que deux ans à la suite du constat que cette succession serait trop tardive[2].
De janvier 1998 à fin 1999, il travaille pour BASF comme directeur marketing Europe de la branche phytosanitaire basé en Allemagne, puis comme directeur des activités agro pour la France et le Benelux[4].
Il retourne en 1999 chez Rhône-Poulenc devenu Aventis à la suite de la fusion avec Hoechst sur la demande de Jean-René Fourtou[2],[1]. Il prend en la direction d'Aventis CropScience, filiale agrochimique et biotechnologies[5] d'Aventis et de Shering, puis, en , la présidence du groupe[6], qu'il revend en 2002 à Bayer.
Étranger au monde des médias, ce proche de Jean-René Fourtou (nommé alors PDG de Vivendi Universal, actionnaire principal du groupe Canal+) entre alors à Canal+ en 2002, succédant à Pierre Lescure[2]. Il bénéficie d'une rémunération mensuelle brute de plus de 100 000 euros[7]. Il est également membre du directoire de Vivendi. Durant son mandat, il redresse le groupe dont la dette s'élevait à plus de 5 milliards d'euros et qui perdait plus de 700 millions d'euros chaque année.Il acquiert l'exclusivité sur les droits du championnat de France de football, notamment en mettant en 2004, 600 millions d'euros sur la table, soit 1,8 milliard sur trois ans[2]. Il contribue à contrecarrer les tentatives d'absorption par Lagardère et réalise l'acquisition de TPS[8], la filiale de télévision payante de TF1 et M6.Le redressement de Canal+ passe par d'importantes mesures de réduction de coûts mais aussi par de nombreuses cessions d'actifs (revente de filiales étrangères non profitables, de Canal+ Technologies, société responsable des décodeurs, de la société de production Expand et de Numéricable[1]. Le groupe connait alors un développement important en France, en Afrique, en Pologne, au Vietnam et est rapidement profitable pour atteindre un résultat annuel de 700 millions d'euros.
Fin 2015, après treize années de présidence, il quitte ses fonctions à la tête de Canal+, à la suite de la prise de contrôle du groupe par Vincent Bolloré.
Le 21 novembre 2016, l’ex-président du directoire de Canal+ Bertrand Meheut va rejoindre l’opérateur SFR (Altice) en tant que vice-président de son conseil d’administration, écrit dimanche 20 novembre le quotidien Les Échos. Une nomination qui devrait être officialisée lundi, selon l’Agence France-Presse. Arrivé en 2002 comme directeur général de Canal+, nommé PDG l’année suivante, Bertrand Meheut avait mené le redressement du groupe, alors menacé de faillite. Il a quitté ses fonctions à l'arrivée du nouvel actionnaire principal de Vivendi, Vincent Bolloré, dans la foulée de nombreux départs d’autres responsables du groupe. Bertrand Meheut rejoindra donc le conseil d’administration de l’opérateur de télécommunications SFR en tant que vice-président. Une arrivée qui confirme les ambitions du groupe en matière de contenus télévisuels, après l’acquisition de droits sportifs (Premiere League) et des investissements dans la production de séries (Les Médicis, Maîtres de Florence) et de films.
Le 12 avril 2018, Bertrand Méheut est nommé président du PMU. Un autre ancien du groupe Canal+, Cyril Linette, est parallèlement nommé directeur général du GIE.
Il exerce en parallèle un certain nombre de fonctions non-exécutives aux conseils d'administrations du groupe Accor (où il sera notamment président du comité des rémunérations, puis du comité d'audit), d'Edenred, du groupe Pierre et Vacances,....
En 2020, il lance « France Channel » avec Julien Verley, plateforme numérique de contenus français aux États-Unis (films, séries, documentaires) qui se développe depuis cinq ans maintenant.
En 2025, il est nommé président du comité des rémunérations du COJOP Alpes françaises 2030. Il démissionne le , en dénonçant une « dérive importante qui [le] conduit à douter du succès du projet que ce soit en matière de délais et de coûts »[9],[10].
Prix et récompenses
[modifier | modifier le code]- 5e au championnat de France de Finn (2005)[1]
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Manager de l'année en 2006
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Emmanuel Berretta, « L'alchimiste de Canal + », sur Lepoint.fr,
- Hedwige Chevrillon, « Les sagas du pouvoir : Bertrand Méheut », sur Lsechos.fr,
- ↑ « Bertrand Meheut succède à Noël Ancian à la tête d'Isoroy », sur Lesechos.fr,
- ↑ « Bertrand Meheut », Les Échos, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « CHIMIE L'agrochimie française de nouveau bouleversée », sur Usinenouvelle.com,
- ↑ « Rapport annuel 2001 », sur Sanofi.com,
- ↑ Olivier Cyran, Mehdi Ba, Almanach critique des médias, Édition des Arènes, , p. 170
- ↑ « Bertrand Méheut, patron redresseur en quête de légitimité », sur Strategies.Fr,
- ↑ « JO 2030 : nouvelle démission au sein du Comité d’organisation des Jeux dans les Alpes françaises », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Démissionnaire, Bertrand Méheut tacle Edgar Grospiron et dénonce une « dérive importante » des Alpes 2030 », sur L'Équipe (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Bertrand Meheut, le Tabarly de l'audiovisuel, Lefigaro.fr
