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Biyouna

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Biyouna
Fonction
Ambassadrice de bonne volonté
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
باية بوزارVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Biyouna, بيونةVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Autres informations
Instruments
Label
Genres artistiques
Œuvres principales
Nass Mlah City (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Baya Bouzar (arabe : باية بوزار), dite Biyouna (arabe : بيونة), née le à Belcourt et morte le à Beni Messous, est une danseuse, chanteuse, humoriste et actrice algérienne, de télévision et de cinéma.

Elle naît le à Belcourt[1], dans une famille modeste où la musique tient une place importante[2].

Habitée très tôt par la passion du chant, Biyouna fait partie de plusieurs troupes, d'abord celle de Fadhéla Dziria où elle assure les chœurs en jouant du tambourin, puis une autre qu'elle dirige avec sa complice Flifla, enfin la sienne où elle est la chanteuse principale et devient une animatrice réputée des fêtes de mariages[2].

À dix-sept ans, elle débute dans les plus grands cabarets d'Alger et à 19 ans elle est danseuse au Copacabana[3]. La même année, le réalisateur Mustapha Badie la repère et lui fait tourner son premier feuilleton, où elle interprète le rôle de Fatma, dans La Grande Maison (1973), adapté du roman de Mohammed Dib. Ce feuilleton la rendra célèbre[2],[4].

Pour le cinéma algérien, elle tourne deux films : Leila et les autres de Sid Ali Mazif en 1978 et La Voisine de Ghaouti Bendedouche en 2000 et se produit dans des one-woman-show[5].

En 1999, Nadir Moknèche lui offre le rôle de Meriem dans Le Harem de Madame Osmane, qu'elle tourne en France[4]. En 2003, elle joue dans le film de Nadir Moknèche Viva Laldjérie.

En 2001, elle sort l'album Raid Zone avec le compositeur John Bagnolett[6]. Ensuite, elle participe au spectacle de Fellag Opéra d'Casbah mis en scène par Jérôme Savary. Elle sort aussi un nouvel album, Une Blonde dans la casbah[7]. L'idée de cet album était dans l'air depuis longtemps. Biyouna a pris son temps, choisissant avec soin un répertoire franco-algérien qui puise dans les deux cultures. Son entourage est composé de Joseph Racaille, responsable des arrangements, Christophe Dupouy, associé régulier de Jean-Louis Murat chargé du mixage, son agent Olivier Gluzman qui l'a engagée sur un vrai coup de foudre et son mari Mokhtar.

Entre 2002 et 2005, Biyouna obtient un grand succès avec la trilogie ramadanesque Nass Mlah City.

Elle joue dans le film de Nadir Moknèche Délice Paloma[4], où elle tient le rôle principal (une mafieuse qui répond au nom de madame Aldjeria). En 2006, elle s'apprête à répéter le rôle du Coryphée dans Électre de Sophocle aux côtés de Jane Birkin (dans la mise en scène de Philippe Calvario). En 2007, elle a un petit rôle dans la série télévisée Rendez-vous avec le destin. Au début de l'année 2009, elle joue La Célestine au Vingtième Théâtre (20e arrondissement de Paris).

Pour le ramadan 2010, Biyouna est une des vedettes de la sitcom, diffusée sur Nessma, Nsibti Laaziza. Elle tient le rôle de Barisa, une actrice ayant tenu des rôles dans des films français, notamment aux côtés de Biyouna... Elle reprend le même rôle pour les saisons 5 et 6. Elle co-interprète également le générique de la série, avec les acteurs principaux.

En 2011, Biyouna est aux côtés de Julien Doré pour son album Bichon, assurant les chœurs sur la chanson Bergman.

Elle fait une apparition le dans l'émission On n'demande qu'à en rire aux côtés des Lascars Gays lors d'un sketch sur les femmes cougars. Sa dernière apparition devant des caméras date de 2018, dans le film français Le Flic de Belleville, où elle interprète la mère d’Omar Sy[8].

Biyouna meurt le à l’âge de 73 ans à l’hôpital Beni Messous d'Alger des suites d'un cancer du poumon[8],[9]. Elle est inhumée au cimetière d'El Alia[10].

Discographie

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  • 2001 : Raid Zone : 7 000 exemplaires vendus
  • 2007 : Blonde dans la Casbah : 600 000 exemplaires vendus

Filmographie

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Biyouna au Festival de Cannes 2011 avec l'équipe de La Source des femmes.

Télévision

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Notes et références

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  1. « Biyouna - IMDb » (consulté le ).
  2. a b et c Hamid Nasri, « La mort de Biyouna, l’une des artistes les plus aimées d’Algérie », sur Le Monde, (consulté le ).
  3. « L’actrice et chanteuse Biyouna au festival Cinéalma Mardi 17 octobre 2017 », sur cinealma.fr (consulté le ).
  4. a b et c (fr) « Sa carrière », sur www.dzcinema.com (consulté le ).
  5. AlloCine, « Viva Laldjérie » (consulté le ).
  6. « Biyouna : "Dès qu'on dit mektoub, ça va beaucoup mieux "' du 01 février 2015 », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Patrick Labesse, « Biyouna, la malicieuse d'Alger », sur Le Monde, .
  8. a et b « La star algérienne Baya Bouzar, connue sous le nom de « Biyouna », est morte à l’âge de 73 ans », sur Le Monde, .
  9. « Décès de la comédienne Biyouna », sur El Watan, .
  10. L’adieu à Biyouna : un hommage à l’icône de la Liberté et de l’audace algérienne, site lematindalgerie.com, 26 novembre 2025.
  11. « Une main pour une sorcière », sur SensCritique (consulté le ).

Liens externes

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