Blye
| Blye | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Jura | ||||
| Arrondissement | Lons-le-Saunier | ||||
| Intercommunalité | CCTerre d'Émeraude | ||||
| Maire Mandat |
Bouillier Jean-Charles 2025-2026 |
||||
| Code postal | 39130 | ||||
| Code commune | 39058 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cabas | ||||
| Population municipale |
143 hab. (2023 |
||||
| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 37′ 23″ nord, 5° 42′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 436 m Max. 590 m |
||||
| Superficie | 10,76 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Lons-le-Saunier (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Poligny | ||||
| Législatives | 1re circonscription du Jura | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Jura
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| modifier |
|||||
Blye est une commune française située dans le département du Jura, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Blye est une commune située dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et dans région des lacs du Jura français.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Lons-le-Saulnier ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie de Clairvaux-les-Lacs[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Charézier, Châtillon, Mesnois, Publy et Verges.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 10,76 km2 ; son altitude varie de 436 à 590 mètres[1].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]
Le territoire communal est limité àç l'est par le lit de l'Ain, l'un des affluents du fleuve le Rhône.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 525 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cogna à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 557,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Blye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,2 %), terres arables (31,2 %), prairies (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (3 %), eaux continentales[Note 4] (1 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 93, alors qu'il était de 76 en 2016 et de 75 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 79,6 % étaient des résidences principales, 15,3 % des résidences secondaires et 5,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Blye en 2022 en comparaison avec celle du département du Jura et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,3 %) supérieure à celle du département (10,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Blye[I 3] | Jura[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 79,6 | 80 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 15,3 | 10,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 5,1 | 9,5 | 8 |
Le barrage hydro-électrique, de Charézier-Liefnans, reconstruit en 1957 pour la société des Chutes de l'Ain est situé en partie sur le territoire de Blye et assure une production moyenne annuelle est de 12 millions de kWh[16]
Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier du département du Jura[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Conliège[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Poligny[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Jura.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Blye était membre de la communauté de communes du Pays des Lacs, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Terre d'Émeraude dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].
En 2023, la commune comptait 143 habitants[Note 5], en évolution de −11,73 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église de l'Assomption (XVe-XVIIIe-XIXe s.)[22] ;
- Prieuré du XVe siècle[23]
- Fermes (XVIIIe-XIXe s.)[24],[25],[26] ;
- Ancienne fontaine[27]
- Croix de chemin (XIXe s.)[28] ;
- Barrage (XXe s.), à la limite de Blye et Charézier[16] ;
- Stūpa abritant un centre de méditation bouddhiste[29].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté. t.I : Département du Jura, (lire en ligne [PDF]), « Blye (39) ».
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Blye (39058) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 6]
- Blye sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Blye » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune de Blye ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Blye - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Blye - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans le Jura - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Blye et Cogna », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Cogna », sur la commune de Cogna - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Cogna », sur la commune de Cogna - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Raphaël Favereaux, « Centrale hydroélectrique », Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, (consulté le ).
- ↑ « https://www.leprogres.fr/politique/2024/11/03/thierry-bailly-le-maire-de-blye-est-decede-tragiquement-ce-samedi », Le Progrès, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pascale Négri, « Élu à l’unanimité, Jean-Charles Bouillier est le nouveau maire », Le Progrès, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église de l'Assomption (XVe-XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00014993, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Village de Blyes », sur https://www.plainedelain-tourisme.com/ (consulté le ).
- ↑ « Ferme 1 (XVIIIe s) », notice no IA00014996, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Ferme 2 et 3 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00014994, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Ferme 4 (XIXe s) », notice no IA00014995, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Blye », sur https://racinescomtoises.net (consulté le ).
- ↑ « Croix de chemin (XIXe s) », notice no IA00015601, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ 17e bulletin annuel de la Communauté de communes du Pays des Lacs, janvier 2013, p.33.

