Buffalo Grill
| Buffalo Grill S.A.S. | |
Logo de Buffalo Grill. | |
| Création | 11 juin 1980 |
|---|---|
| Fondateurs | Christian Picart |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Siège social | Montrouge (Hauts-de-Seine) |
| Direction | Robert Guillet |
| Actionnaires | TDR Capital |
| Activité | Restauration traditionnelle |
| Effectif | 6000 en 2025 |
| SIREN | 318 906 443 |
| Site web | www.buffalo-grill.fr |
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Buffalo Grill est une enseigne de restauration française spécialisée dans les grillades de viande et ayant pour thème le voyage en Amérique.
En 2025, la société compte 328 restaurants, dont 139 en franchise, et compte environ 6 000 salariés. Excepté un établissement situé à Crissier, en Suisse, les restaurants Buffalo Grill sont implantés exclusivement en France.
Historique
[modifier | modifier le code]Naissance et croissance
[modifier | modifier le code]L'histoire de Buffalo Grill débute après un voyage de Christian Picart aux États-Unis[1]. Parti outre-Atlantique dans les années 70, celui-ci y découvre le modèle du steakhouse familial, souvent situé en bord de grande route. De retour en France avec l'idée d'y importer ce type d'établissement, il ouvre en 1980 le premier restaurant Buffalo Grill sur la route nationale 20, à Avrainville (Essonne)[2].
En 1984, un deuxième restaurant et un premier franchisé ouvrent, respectivement à La Ville-du-Bois et à Annecy.
En 1990, le réseau s'agrandit et compte une quarantaine de restaurants, dont onze en franchise.
L'enseigne continue de croître à l’échelle nationale et en 1994, alors que le centième restaurant ouvre près de Mulhouse, Buffalo Grill se dote de sa propre centrale d’achats et de découpe de viande, par l’acquisition de Districoupe (aujourd’hui BG Appro).
En 1995, la chaîne totalise cent-trente restaurants dont trente-huit en franchise. Elle étend ses activités à l’étranger avec l’ouverture en 1997 de trois restaurants en Belgique et du premier restaurant espagnol à Madrid. Deux ans plus tard, elle poursuit son développement et ouvre son unique restaurant en Suisse à Crissier, près de Lausanne. En 2002, c'est au tour du Luxembourg d'accueillir un établissement Buffalo Grill.
En 1998, l’enseigne acquiert les dix restaurants parisiens de la chaîne de brasseries Batifol[3]. En juillet 1999, elle réussit son introduction au second marché de la Bourse de Paris.
Scandale pendant la crise de la vache folle
[modifier | modifier le code]Dans les années 2000, l’enseigne subit de plein fouet la crise de la vache folle : Christian Picart et trois autres dirigeants sont mis en examen pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui et tromperie aggravée[4]. L’entreprise est suspectée d’avoir importé de la viande bovine britannique en pleine crise de la vache folle, alors que l’Union européenne avait imposé l’embargo sur les importations de viande bovine en provenance du Royaume-Uni. Pour cause, en 2001 et 2002, deux clients habitués de Buffalo Grill meurent de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une pathologie de la même nature que celle des bovins. La médiatisation du dossier cause un préjudice important à la marque et la fréquentation[5] baisse de manière spectaculaire au plus fort de la crise, début 2003[6],[7]. Trois restaurants de la chaîne sont même incendiés criminellement dans l’Essonne en réaction[8].
Buffalo Grill doit alors relever un grand défi : prouver son innocence et inverser cette tendance désastreuse. Pour cela, la marque communique sur le fait qu’elle est avant tout victime de la crise et démontre qu’elle n’est pas coupable en affichant la provenance de toutes ses viandes. "Cette entreprise devient une entreprise sympathique, les enquêtes d’impact qui sont faites montrent que les gens disent qu’ils sont victimes, la fréquentation repart à la hausse, ce qui est quand même surprenant", explique Tristan Gaston Breton, historien d’entreprise[9]. Ce n’est qu’en 2016 que la justice prononcera un non-lieu, affirmant que les investigations ne permettent pas de démontrer l'importation illégale de viande anglaise sur le territoire français[10].
Au bilan de cette affaire, Buffalo Grill enregistre une lourde perte de chiffre d'affaires et doit fermer sept cents postes. L'enseigne envisage même de demander des dommages et intérêts à l'État[11].
Groupe Buffalo Grill - Actionnaires
[modifier | modifier le code]En 2005, Colony Capital fait l’acquisition de 83 % de la société, et Christian Picart quitte l'entreprise.
En 2006, une transaction de cession-bail est réalisée avec Klépierre sur cent-vingt-huit puis cent-cinquante-sept restaurants. La chaîne totalise alors deux-cent-quatre-vingt-onze restaurants dont deux-cent-soixante-dix-neuf en France.
Alors que la chaîne dépasse les trois cents restaurants, les fonds gérés par Abenex et Nixen Partners rachètent la majorité du capital du groupe avec l’équipe de management en .
En 2012, le groupe compte trois-cent-vingt-huit restaurants, dont quatre-vingt-seize en franchise. Buffalo Grill quitte le marché belge le 27 septembre 2013[12].
En 2014, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 522 millions d'euros[13].
En 2015, l'entreprise compte trois-cent-trente-et-un restaurants sous enseigne Buffalo Grill[14], dont quatre-vingt-dix-huit en franchise.
En 2018, Abenex et Nixen Partners revendent leurs participations dans Buffalo Grill au fonds d'investissement TDR Capital (en) [15]pour environ 400 millions d'euros[16]. Ce nouvel acteur axe sa stratégie sur la transformation d'un réseau jusqu'alors majoritairement succursaliste en un réseau de franchises.
Le , le groupe rachète Courtepaille, qui a été mise en liquidation judiciaire à cause de la pandémie de Covid-19, pour 17 millions d'euros[17].
En 2020, les deux Buffalo Grill du Luxembourg ferment leurs portes.
En janvier 2021, l'entreprise lance Bun Meat Bun, une marque de fast-food digitale, permettant d'entrer dans le secteur de la livraison à domicile[18],[19].
Le 30 novembre 2021, le groupe Buffalo Grill annonce changer de nom et devient « Napaqaro ». Cependant, les restaurants Buffalo Grill et Courtepaille ne changent pas de nom[20]. Acquéreur en 2022 de la master-franchise Popeyes France, le groupe Napaqaro ambitionne d'ouvrir 20 restaurants ou dark kitchens en 2023, et 300 à l'horizon 2030[21].
Mais en 2023, Napaqaro revend les restaurants Courtepaille au groupe Baudaire[22], et Popeyes devient autonome par rapport à cette organisation qui lui aura finalement servi d'incubateur[23].
Dès lors, Napaqaro perd sa raison d'être, et Buffalo Grill redevient un groupe à enseigne unique.
| Pays | Nombre de restaurants |
|---|---|
| 327 (en 2025) | |
| 1 (en 2025) |
Identité visuelle (logo)
[modifier | modifier le code]Le logo est représenté en négatif sur le toit des restaurants (blanc sur rouge). L'idée de Christian Picart était de profiter de la surface des toits pour produire une publicité gratuite en y installant une enseigne monumentale[24].
Le 10 juin 2013, Buffalo Grill présente un nouveau logo en forme de tête de bison[25].
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Logo de Buffalo Grill du 11 juin 1980 au 9 juin 2013.
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Logo de Buffalo Grill du 24 février 2012 au 9 juin 2013.
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Logo de Buffalo Grill depuis le 10 juin 2013.
Charte graphique
[modifier | modifier le code]La reprise de l'enseigne par TDR Capital apporte son lot de nouveautés : après presque quarante ans sans évolution de l'esthétique des restaurants, un nouveau concept est lancé en 2019. Il s'agit de l'American House of BBQ. Ce premier projet est bientôt suivi d'un deuxième, le concept American Road Trip (Ici commence l'Amérique), initié en 2023. Les restaurants, qui jusqu'alors avaient une apparence extérieure de western saloon aux murs blancs, se muent en ranch aux parois boisées, rouges ou marrons. En intérieur, l'ambiance change aussi : les statues de cow-boys et d'Indiens laissent place à de larges visuels des grands espaces américains et à une iconographie évoquant le voyage en Amérique[26].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Elisa Samourcachian, « Buffalo Grill en road trip », Stratégies, no 2246, , p. 29 (lire en ligne
)
- ↑ Buffalo Grill fête ses trente ans avec un nouveau plan d'expansion, Les Échos, 13 septembre 2010
- ↑ Philippe Chevilley, « Gérard Joulie tire un trait sur Batifol », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ « Buffalo Grill : l'étiquette au cœur du scandale », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Buffalo : un témoin sur le gril - 04/12/2003 », sur LaDepeche.fr, (consulté le )
- ↑ Grazia.fr, « Le top 10 des pires scandales alimentaires », sur Grazia.fr (consulté le )
- ↑ Laurence de Charette, « Les précédents scandales alimentaires », sur Le Figaro (consulté le )
- ↑ « Incendies chez Buffalo Grill », sur leparisien.fr,
- ↑ « Comment Buffalo Grill s'est remis en selle », sur lentreprise.lexpress.fr, (consulté le )
- ↑ « Scandale de la vache folle. 15 ans après, non lieu pour Buffalo Grill », sur Ouest France,
- ↑ Mathieu Delahousse, « Buffalo Grill veut attaquer l'État », L'Obs, no 2679, , p. 16 (ISSN 0029-4713)
- ↑ « Buffalo Grill Messancy : c'est fini », sur Sud Presse, : « Buffalo Grill a décidé de fermer sa filiale belge »
- ↑ « La chaîne française de restauration Buffalo Grill est à vendre », SudOuest.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les 331 restaurants Buffalo Grill bientôt vendus ? », La Tribune, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le britannique TDR Capital s’offre Buffalo Grill »,
- ↑ « Buffalo Grill tombe entre les mains du britannique TDR Capital - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le )
- ↑ « Restauration : Courtepaille, en difficulté depuis le Covid-19, repris par Buffalo Grill », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Napaqaro, blague du Far West ? », sur LOGONEWS, (consulté le )
- ↑ « Le nouveau groupe Napaqaro, avec Buffalo et Courtepaille, à 100 % digital via sa marque Bun Meat Bun. », sur Snacking.fr (consulté le )
- ↑ Frédéric Bianchi, « LE GROUPE BUFFALO GRILL CHANGE DE NOM ET SE REBAPTISE "NAPAQARO" », sur BFMTV, (consulté le )
- ↑ « Popeyes, le concurrent de KFC qui veut aller vite en France », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Reprise par un groupe angevin, l’enseigne de restauration Courtepaille entame sa métamorphose », sur ouest-france.fr,
- ↑ « Exclu. Emancipé de Napaqaro, Popeyes Louisiana Chicken file à tire d’ailes. Entretien avec Olivier Rego », sur snacking.fr,
- ↑ « "C'est comme ça que c'est venu" : le fondateur de Buffalo Grill raconte les débuts de son incroyable success story », sur tf1info.fr
- ↑ Carole Soussan, « Lonsdale s’attaque aux cornes de Buffalo », sur CB News, (consulté le )
- ↑ « Zoom Réorganisé, Buffalo Grill veut séduire les clients avec un concept « road trip » », sur lesechos.fr
Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :