Cap Taillat
| Cap Taillat Cap Cartaya | ||||
Le cap Taillat vu de la pointe de la douane. | ||||
| Localisation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | France | |||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||
| Coordonnées | 43° 10′ 08″ nord, 6° 32′ 48″ est | |||
| Mer | Mer Méditerranée | |||
| Géolocalisation sur la carte : Var
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : France
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Le cap Taillat, aussi appelé cap Cartaya est un cap français situé dans le département du Var, au sud de la presqu'île de Saint-Tropez. Il marque la limite entre les communes de Ramatuelle et de la Croix-Valmer. Il a la particularité d’être relié à la cote par un isthme sableux (un tombolo).
En raison de la richesse de la flore et de la faune, le site regroupant les caps Camarat, Lardier et Taillat fait l'objet de mesures de protection du Conservatoire du littoral depuis 1987. Le cap Taillat est un site classé et inscrit, zone NATURA 2000 (FR9301624[1]), zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF 930012545[2]) et fait partie de la zone d'adhésion du Parc national de Port-Cros.
Le cap Taillat a beaucoup souffert de son utilisation cinématographique avant sa protection[3]. Son apparition dans Le Gendarme en balade (1971) et La Scoumoune (1972) révèle le lieu aux touristes, dont l'afflux, les piétinements et les débroussaillages menacent l'équilibre écologique de cet espace sauvage[3],[4]. Le tournage de La Scoumoune, d'une scène où des prisonniers mènent une opération de déminage d'une plage après la Seconde Guerre mondiale, laisse de graves séquelles[3]. L'aménagement du décor au bulldozer, pour creuser des tranchées, et les explosions détruisent les dunes et des végétaux nécessaires à l'écosystème[3]. Abîmé, le tombolo d'auparavant 100 m de large se réduit fortement, sous l'effet de l'érosion marine et éolienne, et menace de rompre ; la restauration écologique conduite par le Conservatoire du littoral empêche sa disparition[3].
La totalité du cap Taillat a été réduite en cendres le 24 juillet 2017 par un incendie[5] qui a également touché le cap Lardier (550 hectares détruits). Il subit également à partir du 16 octobre 2018 une pollution aux hydrocarbures à la suite de la collision, neuf jours plus tôt, de deux navires marchands au large du cap Corse : l’Ulysse et le Virginia[6],[7]
Photographies
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Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ « INPN - FSD Natura 2000 - FR9301624 - Corniche Varoise - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le )
- ↑ « INPN, ZNIEFF 930012545 - CAPS LARDIER, TAILLAT ET CAMARAT - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le )
- [vidéo] « Prioriterre Gestion durable du cap Taillat », sur YouTube, , France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- ↑ [vidéo] France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, « PrioriTerre Cap Taillat », sur YouTube, .
- ↑ « Incendies du Cap Taillat et du Cap Lardier - Conservatoire du littoral », sur www.conservatoire-du-littoral.fr (consulté le )
- ↑ « CSL Virginia », sur Cedre (consulté le )
- ↑ « Pollution maritime en Méditerranée après une collision entre deux bateaux », sur www.20minutes.fr (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la géographie :
- Conservatoire du littoral.
- Site Natura2000 du ministère de l'Ecologie
- Site Natura 2000 Cap Lardier - Cap Taillat - Cap Camarat
- « Chemin des douaniers - Cap taillat », sur portcros-parcnational.fr (consulté le )
- Philippe Vouillon, « Cap Taillat, le chemin des douaniers », L'Attitude mer, journal du Parc national de Port-Cros, no 18, , p. 6-7 (lire en ligne).