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Catilina

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Catilina
Fonctions
Sénateur romain
jusqu'en
Propréteur
Province d'Afrique
- av. J.-C.
Préteur
Biographie
Naissance
Décès
Époque
République romaine tardive (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Mère
Belliena (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Sergia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Gratidia (d)
Aurelia Orestilla (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Gens
Statut
Patricien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Catilina, de son nom romain complet Lucius Sergius Catilina, né en 108 av. J.-C. à Rome et mort en 62 av. J.-C. à Pistoia, est un homme politique romain connu pour deux conjurations contre le Sénat, la seconde en 63 av. J.-C. ayant amené Cicéron, alors consul, à prononcer ses célèbres discours « contre Catilina » (in Catilinam), les Catilinaires.

Catilina parcourt d'abord le cursus honorum jusqu'à la préture (68 av. J.-C.), suivie d'une propréture dans la province d'Afrique. Pour des raisons judiciaires, il est empêché à son retour de se présenter au consulat pour l'année 65 av. J.-C. et organise une première conjuration qui échoue.

En 64 av. J.-C., battu par Cicéron pour le poste de consul, il se lance dans une nouvelle conjuration. Cicéron, informé, prononce le 8 novembre 63 av. J.-C. sa première Catilinaire, qui amène l'intéressé à se réfugier en Étrurie. Des troupes envoyées par le Sénat vainquent Catilina dans la région de Pistoia, lors d'une bataille où il trouve la mort.

Origines familiales et formation

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Catilina est issu d'une famille patricienne de la gens Sergia, descendant, selon la légende, de Sergeste, un des compagnons d'Énée[1], mais à la fortune limitée.

Pendant la guerre sociale (90/88 av. J.-C.), Catilina sert sous les ordres de Gnæus Pompeius Strabo aux côtés de Pompée (fils de Gnaeus) et de Cicéron.

Lors de la guerre civile (84/81 av. J.-C.), il soutient Sylla contre Marius. À cette occasion, il tue Marcus Marius Gratidianus, parent de Marius et de Cicéron.

En 73 av. J.-C., il est accusé d'inceste avec une vestale[2], Fabia, demi-sœur de Terentia, l'épouse de Cicéron[3]. Ce crime est passible de la peine de mort, mais Catilina est acquitté.

Poursuivant son cursus honorum, il est élu préteur en 68 av. J.-C. et devient ensuite gouverneur propréteur de la province d'Afrique pour les deux années suivantes.

Première conjuration (67 av. J.-C.)

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À son retour, en 66 av. J.-C., il est accusé de concussion mais acquitté. Cette accusation l'empêche cependant de déposer sa candidature au consulat (pour 65 av. J.-C.) dans les délais requis.

Au même moment, les deux consuls élus, Publius Autronius Paetus (que Suétone prénomme de façon erronée Lucius) et Publius Cornelius Sulla, pouruivis pour brigue, sont condamnés et le consulat leur est retiré.

Catilina et ces deux hommes organisent alors un complot, dont le but est d'assassiner les consuls (remplaçants) Lucius Cotta et Lucius Torquatus le jour des calendes de janvier (1er janvier), de faire attribuer la dictature à Crassus, avec César pour maître de cavalerie, et rendre à Sulla et Autronius leur fonction de consul.

Mais, le jour convenu, Crassus ne se montre pas et, pour cette raison, César ne donne pas le signal prévu (selon Curion, il devait laisser tomber sa toge de son épaule[4]). Le complot est reporté aux nones du mois suivant (5 février). Ce ne sont plus les seuls consuls qu'ils veulent assassiner, mais un grand nombre de sénateurs[2]. Cette fois-ci, Catilina lui-même doit commander le coup d'État. Or, selon l'historien Salluste, ami de César, qui ne cite ni César ni Crassus, Catilina donne trop tôt le signal aux conjurés qui sont trop peu nombreux et pas assez armés. C'est donc un échec.

Seconde conjuration (63 av. J.-C.)

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La conjuration

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En 64 av. J.-C., Catilina est battu par Cicéron aux élections consulaires pour l'année 63 av. J.-C.. Il décide alors de se poser en défenseur des populares et des vétérans de Sylla et commence à organiser une nouvelle conspiration. Celle-ci offre à Cicéron l'heure de gloire qu'il espérait connaître[réf. nécessaire] au cours de son consulat, même si certaines des actions qu'il entreprend à cette occasion lui vaudront plus tard l'exil.

Découverte de la conjuration

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Au cours de l'année 63 av. J.-C., Cicéron est informé de la conspiration grâce à la maîtresse de l'un des conjurés, Fulvia.

Le 21 octobre, le Sénat accorde aux consuls les pleins pouvoirs (senatus consultum ultimum).

La première Catilinaire (8 novembre) et ses suites

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Le 8 novembre, Cicéron lance sa première attaque contre Catilina, en révélant les détails du complot au Sénat dans un discours dont l'exorde est resté célèbre : « Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? » ( « Jusqu'à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? »[5]), la Première catilinaire, qui oblige Catilina à s'enfuir de Rome[6].

Il rejoint alors en Étrurie le camp de son ami Manlius[réf. nécessaire] pour augmenter les effectifs de son armée[2], envoyant des émissaires pour obtenir le soutien des Allobroges, peuple gaulois (chef-lieu : Vienne) de la province de Narbonnaise. Ceux-ci refusent et avertissent même les autorités. Cinq conjurés sont arrêtés. Sur proposition de Caton d'Utique et malgré les réserves formulées par César, ceux-ci sont exécutés sans procès, en vertu du senatus consultum ultimum, procédé dont la légalité est encore aujourd'hui discutée[réf. nécessaire] et qui motivera la sentence d'exil de Cicéron.

Cicéron prononce trois autres discours contre Catilina, les 9 novembre, 3 et 5 décembre)

La bataille de Pistoia et la mort de Catilina (janvier 62 av. J.-C.)

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En janvier 62 av. J.-C., Catilina et ses partisans sont interceptés et battus par des troupes romaines à Pistorium (aujourd'hui Pistoia, en Toscane). Catilina y trouve la mort au combat.

Jugements sur Catilina

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Selon Florus, historien romain du IIe siècle, « [sa mort] eût été une très belle mort, s'il était ainsi tombé pour sa patrie »[7].

Catilina dans la culture

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Littérature

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Notes et références

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  1. Virgile, Énéide, 1,510.
  2. a b et c Salluste, Conjuration de Catilina, XV, XVIII, XXXII.
  3. Pierre Grimal 1986, p. 162.
  4. Suétone, Vies des douze César, 9,1.
  5. Cicéron, 1re Catilinaire, 1.
  6. « Cicéron, une grande figure de Rome - Biographie », sur www.histoire-pour-tous.fr, (consulté le )
  7. Florus, Abrégé de l'Histoire romaine, IV, 1

Bibliographie

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Liens externes

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