Cellule pyramidale
| MeSH |
D017966 |
|---|---|
| FMA |
84105 |
Les cellules pyramidales (ou neurones pyramidaux) sont un type particulier de neurones. Leur nom vient de la morphologie triangulaire de leur péricaryon. Elles possèdent en outre un arbre dendritique très développé qui reçoit un grand nombre de synapses. Leur axone peut projeter à grande distance. De par leurs propriétés morphologiques, on pense que les cellules pyramidales jouent un rôle central dans l'intégration de signaux convergents. Par ailleurs, elles s'adressent aux motoneurones et ont la possibilité de commander la force de contraction des muscles.
Il existe plusieurs catégories de cellules pyramidales selon leur localisation dans le cerveau, leur morphologie change légèrement :
- les cellules pyramidales de la couche II/III du néocortex ;
- les cellules pyramidales de la couche V du néocortex, les plus grosses ;
- les cellules pyramidales de la région CA1 de l'hippocampe ;
- les cellules pyramidales de la région CA3 de l'hippocampe.
L'acide glutamique est le neurotransmetteur excitateur principal des neurones pyramidaux. Ce sont des neurones de projection trouvés dans les connexions corticostriatales et corticothalamiques.
-
Neurone pyramidal visualisé grâce à la protéine fluorescente verte.
-
Une cellule pyramidale de l'hippocampe cervical.
Histoire évolutive
[modifier | modifier le code]Les neurones pyramidaux sont les plus abondants dans le néocortex, l'enveloppe externe des hémisphères cérébraux des mammifères. On a longtemps pensé que le néocortex, à six couches de neurones, et la crête ventriculaire dorsale des reptiles, à trois couches, dérivaient d'un même organe primitif de leurs ancêtres communs, mais le séquençage de l'ARN de leurs cellules a montré en 2015 que le néocortex et les cellules pyramidales sont une innovation des mammifères[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Allison Whitten, « Un cerveau ex nihilo », Pour la science, hors-série no 129, , p. 36-41.
