Champcella
Champcella est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Champcellouires[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune de Champcella est située en rive droite de la Durance[2]. Le village est accessible par la route départementale 38.
La superficie de la commune est de 3 025 hectares ; l'altitude varie entre 900 et 3 156 mètres[3].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 7,3 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Crépin à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 743,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,6 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Champcella est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 1,0 % | 31 |
| Forêts de feuillus | 2,1 % | 64 |
| Forêts de conifères | 38,3 % | 777 |
| Forêts mélangées | 5,9 % | 175 |
| Pelouses et pâturages naturels | 27,5 % | 821 |
| Forêt et végétation arbustive en mutation | 6,6 % | 196 |
| Plages, dunes et sable | 0,7 % | 20 |
| Roches nues | 11,8 % | 351 |
| Végétation clairsemée | 18,3 % | 547 |
| Source : Corine Land Cover[18] | ||
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté au XIIIe siècle sous la forme Chancelata, ce nom viendrait du latin cancela terra, qui désigne un champ entouré d'une clôture ou d'une balustrade[19].
En occitan alpin, la commune se nomme Champcelat.
Histoire
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Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Politique environnementale
[modifier | modifier le code]Finances locales
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].
En 2023, la commune comptait 181 habitants[Note 3], en évolution de −3,72 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille. L'école maternelle publique communale a accueilli 16 élèves en 2017[26].
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]Médias
[modifier | modifier le code]Cultes
[modifier | modifier le code]Les membres de la communauté catholique disposent d'un lieu de culte, l'église Saint-Pierre, dépendante du diocèse de Gap et d'Embrun[27].
Économie
[modifier | modifier le code]Revenus de la population et fiscalité
[modifier | modifier le code]Emploi
[modifier | modifier le code]Entreprises et commerces
[modifier | modifier le code]La centrale hydroélectrique de Rame située sur le territoire de la commune utilise les eaux de la Byaisse qui sont amenées par une conduite forcée depuis le hameau du Pallon. Elle est construite en 1909 pour alimenter l'usine "La Nitrogène" de la Roche-de-Rame. Elle comprenait à l'origine 5 turbines Francis simples fournissant 1.5 MW. En 1946, la centrale est nationalisée au profit d'E.D.F et en 1964, 4 turbines sont remplacées par des Francis doubles. La hauteur de la chute est de 204 mètres[28]. Elle fournit annuellement 40 millions de KWh[29].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Voie romaine via Cottia per Alpem
- Site archéologique de Rama[2]
- Église composite (Saint-Pierre-et-Saint-Paul)
- Chapelle Saint-Laurent de Rame
- Ruines du château des seigneurs de Rame
- Gouffre de Gourfouran
- Canal de Pierrefeu

Le canal de Pierrefeu est un ancien canal d'arrosage prenant son eau dans le torrent de Tramouillon.
Il servait à irriguer les terres du Collet, des Seyes et des Faures.
Percée dans la falaise du Tarnoye en 1860, la tête de ce canal, lui attribue sans doute le titre du canal d'irrigation le plus vertigineux du Grand Briançonnais.
En effet, depuis sa prise d'eau, il surplombe un immense cône de déjection, pour ensuite traverser la falaise du Tarnoye, haute d'une centaine de mètres. Jadis, lors des traditionnelles corvées, on envoyait les enfants nettoyer le canal dans sa partie la plus étroite et dangereuse, qui à quatre pattes, enlevaient les rochers et le sable présents dans sa cuvette.
Aujourd'hui, il reste encore quelques ouvrages d'art, permettant à l'époque le transport efficace de l'eau, face aux différents obstacles naturels rencontrés (falaise, éboulis…).
On observe alors plus particulièrement, en plus ou moins bon état, des cuvettes en métal, des murs en pierres sèches et des restes de cuvettes en bois.
Patrimoine culturel
[modifier | modifier le code]Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]La commune, qui est intégrée au parc national des Écrins, est abritée par la tête de Vautisse (3 156 m), l'Aiguillas (2 823 m) et par la Tête du Gaulent (2 867 m). Le gouffre de Gourfouran est une particularité géologique locale. En plus de zones forestières, la commune dispose également de zones humides (ripisylve, adoux de Barrachin) et d'autres très sèches (coteaux steppiques du Soreillon)[2]. Une ancienne carrière minière a été aménagée, pour devenir le lac de Rama, en bord de Durance, au nord-est du village[30].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Jean Joseph Guieu ou Guyeux, général de division sous Napoléon Ier (né le à Champcella et mort le à Châteauroux-les-Alpes). Son nom apparaît sur l’Arc de triomphe sur la 24e colonne. Il a été fait chef de brigade le , général de brigade le et général de division le .
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | Parti : d'or à une clef de gueules posée en pal, d'azur à un rocher d'argent, à un bourg brochant, bâti au pied du rocher, composé d'une église et de plusieurs maisons du même, essorées de sable, au pied duquel coule une rivière aussi d'argent[31]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des communes des Hautes-Alpes
- Liste des anciennes communes des Hautes-Alpes
- Communauté de communes du Pays des Écrins
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Office de tourisme - tout savoir sur la commune de Champcella au Pays des Écrins
- Champcella, histoire et images
- Champcella sur le site de l'Institut géographique national (archive)
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Nom porté par les habitants de communes des Hautes-Alpes.
- Fiche de la commune sur le site du parc national des Écrins.
- ↑ Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Champcella et Saint-Crépin », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St Crépin », sur la commune de Saint-Crépin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « St Crépin », sur la commune de Saint-Crépin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Briançon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
- ↑ André Faure, Noms de Lieux & Noms de Famille des Hautes-Alpes, Gap, ESPACI OCCITAN, , 412 p. (ISBN 2-9131-3100-X).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Fiche de l'école maternelle sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
- ↑ Culte catholique à Champcella.
- ↑ Ministère de la Culture, « Centrale hydroélectrique de Rame », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine,
- ↑ EDF, « L’hydroélectricité, 1ère énergie renouvelable en région Provence-Alpes-Côte d’azur » (consulté le )
- ↑ Lac de Rama.
- ↑ « Champcella », sur vexil.prov.free.fr (consulté le ).

