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Charles Quentin

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Charles Quentin, né le à Cambrai et mort le à Paris, est un journaliste républicain, avocat, membre de la Commune de Paris et homme politique français. Il est directeur de l'Assistance publique de Paris de 1880 à 1884.

Militant républicain

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Né à Cambrai le , Charles Quentin milite sous le Second Empire dans les rangs des républicains. Ami de Charles Delescluze, celui-ci le fait rentrer à la rédaction du Réveil en [1]. Pour plusieurs articles contre l'Empire, Quentin encourt un certain nombre de condamnations : 2 000 francs d’amende en , pour avoir prononcé le un discours sur la tombe de Alphonse Baudin au cimetière Montmartre ; deux mois de prison en 1869 à l’occasion d’un procès contre le Réveil (Quentin avait été arrêté le ) ; trois mois de prison et 1 000 francs d’amende en , toujours à l’occasion de poursuites dirigées contre le journal[1].

La guerre de 1870 et la Commune

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Durant la guerre contre la Prusse, Quentin est élu, le , adjoint au maire (Delescluze), dans le 19e arrondissement de Paris[1]. Il appartint alors, avec Frédéric Cournet et Eugène Razoua, autres rédacteurs du Réveil, à l’Alliance républicaine et participe avec eux à la Commune de Paris comme collaborateur du Journal Officiel de la République française[1] puis comme gérant temporaire de la bibliothèque du Sénat[2] en remplacement de Étienne Gallois[3].

Sous la Troisième République

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Devenu conseiller municipal du 20e arrondissement de Paris, il est nommé, en 1880, directeur de l’Assistance publique par Léon Gambetta dont il était proche[1]. Il termine sa carrière comme receveur des finances du 2e arrondissement de Paris et meurt le [3].

Notes et références

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  1. a b c d et e « QUENTIN Charles », sur Maitron, (consulté le )
  2. Geneviève, Pierre Deblock, « LA BAI-XIII (suite). Budget, catalogue, lecteurs, conférences », sur Bibliothèques populaires, (consulté le )
  3. a et b « dossiers d'histoire - Le Sénat sous la Commune », sur Sénat

Liens externes

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