Clan Houston
| Devise |
In Time (« À Temps »). Présente sur le cimier du clan. |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| District |
sans chef actuel |
| Siège |
Houston House |
|---|---|
| Siège historique |
paroisse de Lanark |
| Fondateur |
Hugues de Padinan |
| Sept | |
| Clans alliés |
clan Hamilton, maison Stuart |
Le clan Houston est un clan écossais de la région de Glasgow.
Bien que démographiquement faible, au point de ne plus apparaître dans certaines listes de clans écossais, ses armoiries sont enregistrées par la cour du Lord Lyon d'Édimbourg. Il est réputé armigère car il n'a plus de chef reconnu. Son absence de notabilité est essentiellement due à l'émigration de ses chefs et d'une partie de ses membres en Nouvelle-Écosse au XVIIe siècle, puis en Virginie au XVIIIe siècle. Ses terres sont réduites à quelques paroisses vers Renfrew et autrefois près de Lanark.
Histoire
[modifier | modifier le code]Nom
[modifier | modifier le code]À l'origine la famille Houston portait le nom de Paduinan[1].
Il existe deux origines du nom :
- Houston, est une altération du nom anglo-normand Hughson. Par mimétisme avec la localité, le toponyme évolua en Huston, Houston ou Huson.
- Houston, sous sa forme archaïque Houstoun, provient de la baronnie du même nom dans le Lanarkshire[1].
Houston est le nom d'un village dans le Renfrewshire, en Écosse. Ce fief s'appelait Kilpeter avant la période normande. C'est maintenant une ville-dortoir pour Paisley et Glasgow[2][source insuffisante].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines du clan Houston
[modifier | modifier le code]Sous le règne de Malcolm IV, entre 1160 et 1165, Baudoin de Biggar, shérif de Lanark octroie les terres de Kilpeter à Hugh de Padinan[1], qui apparaît en tant que témoin dans la charte fondatrice de l"abbaye de Paisley, entre 1165 et 1173[3]. Le fils de Hugues de Padinan, Reginald, reçut de Robert, fils de waldev, lui-même fils de Baldwin de Bigre, la confirmation de ce fief. Hugh, fils de Reginald, reçut une charte de Walter Fitz-Alan, le Haut-Steward, devenu maître des terres, dans laquelle il est écrit que son père et son grand-père ont reçu les terres de la famille de Bigre[4].
Au milieu du XIVe siècle, ces terres prirent le nom de Huston et sont mentionnées sous le nom de Villa Hugonis[4]. Le clan Huston émerge dans une petite paroisse du Renfrewshire, situé à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Glasgow. Une partie du territoire du clan était également localisée dans le Lanarkshire. Il s'agit d'une ancienne baronnie du nom dans le Lanarkshire. Sire Finlay de Huwitstone (Fynlawe de Hustone), chevalier, du lanarkshire apparaît sur les Ragman Rolls quand il jure fidélité au roi Édouard Ier d'Angleterre en 1296[5],[6]. En 1350, le chef du clan MacDonald reconnaît le blason du chef de la famille Houston. En 1341, John de Hoston est chanoine de Cambuskynel[7]. En 1406, Johannes de Howistone est cité comme témoin à Paisley[8]. En 1415, Patrick de Huyston est chanoine de la cathédrale de Glasgow[9].
Le château des Hustones a été construit sur le site d'une ancienne abbaye cistercienne. La famille fit aussi l'acquisition d'une importante baronnie près de Whitburn, dans le West Lothian, où se trouve encore le château Huston House, reconstruit au XVIIIe siècle.
Les guerres anglo-écossaises
[modifier | modifier le code]En 1513, Sire Peter Huston fut tué lors de la bataille de Flodden Field alors qu'il combattait aux côtés du comte de Lennox[10]. Son fils, Sire Patrick Huston de Huston, fut un compagnon de Jacques V d'Écosse . Il intrigua avec Lord Lennox contre le roi et fut tué à la bataille de Linlithgow Bridge. Le petit-fils de ce dernier, sire Patrick fut armé chevalier par Marie, reine d'Écosse, et l'accompagna lors de sa visite à Lord Darnley à Glasgow. Sire Patrick Hustone, qui était probablement le onzième chef, épousa Agnes Campbell d'Ardkinglas.
Le Royaume-Uni
[modifier | modifier le code]Le dix-neuvième chef du clan fut créé baronnet de la Nouvelle-Écosse par Charles II en 1668. Son fils, Sire John, fut fauconnier de la reine Marie et de son mari, le roi Guillaume d'Orange. Le cinquième baronnet fut un prospère marchand possédant de substantiels intérêts aux États-Unis. Sire Robert Houston, issu d'une branche de la paroisse de Renfrew du clan, fut un armateur victorien de premier ordre qui fut anobli baronnet du Royaume-Uni. On lui attribue le développement de la théorie des convois utilisée pour la première fois pendant la guerre des Boers. Le 8e baronnet, sire Patrick Houston of Houston, est décédé en 1839. Depuis son décès, le clan est sans chef. Toutefois, au début du XXIe siècle, un membre du clan, Josh Houston, a porté l'affaire devant la cour du Lord Lyon afin d'être reconnu chef du clan Houston, sans que ce tribunal écossais n'ait rendu de décision à ce jour.
La baronnie Houston
[modifier | modifier le code]Deux baronnies furent créées pour des membres du clan Houston. L'une fut la baronnie de Nouvelle-Écosse, l'autre baronnie au Royaume-Uni. Ces deux baronnies sont éteintes. Le premier baronnet Houston, de Houston dans le comté de Renfrew, fut Patrick Houston. Le titre fut érigé en baronnie de Nouvelle-Écosse le 29 février 1668. Le troisième baronnet représentait le Linlithgowshire au Parlement. Après la mort du huitième baronnet vers 1835, personne ne réussit à revendiquer le titre de chef de clan Houston ni de baronnet Houston, bien qu'il y ait eu des prétendants vivants. Par la suite, un éphémère titre de baronnet Houston fut créé au Royaume-Uni, sur la circonscription de West Toxteth, dans la ville de Liverpool, le 17 janvier 1922 en faveur de l'armateur et homme politique conservateur Robert Houston. Le titre a disparu à sa mort en 1926. Son épouse Lucy, Lady Houston, était une bienfaitrice et philanthrope.
Baronnets Houston, de Nova Scotia (1668-1835)
[modifier | modifier le code]- Sire Patrick Houston, mort en 1696 ;
- Sire John Houston, mort en 1717 ;
- Sire John Houston of Houston, mort en 1722 ;
- Sire John Houston of Houston, mort en 1751 ;
- Sire Patrick Houston, (c. 1698–1762) ;
- Sire Patrick Houston, (c. 1743–1785) ;
- Sire George Houston, (c. 1745–1795) ;
- Sire Patrick Houston, décédé vers 1835.
Baronnets Houston, de West Toxteth (1922)
[modifier | modifier le code]- Sire Robert Houston, (1853–1926).
La branche américaine
[modifier | modifier le code]Le 5e baronnet, sire Patrick Houston, chef du clan Houston, né dans le Lanarkshire, créa un domaine en Géorgie[11] et décéda à Savannah. Sire George Houstoun, son fils, et frère cadet du 6e baronnet, sire Patrick Houston[12], naquit à Savannah, en Géorgie. Après ses études à Glasgow, s’installa dans l’État de Géorgie, dans le sud des États-Unis où il agrandit considérablement les domaines coloniaux de la famille, avec son frère. Ils étaient réputés posséder plus de huit mille esclaves lorsque les treize colonies américaines se séparèrent de la Grande-Bretagne et déclarèrent leur indépendance. Les Huston renoncèrent à leurs titres écossais au profit de leur richesse américaine. Le général Sam Houston, né à Rockbridge, en Virginie, en 1793, fut maître d'école à Maryville dans le Tennessee, sénateur américain de l'État du Tennessee, candidat à la présidence des États-Unis, combattant pour l'indépendance du Texas vis-à-vis du Mexique, vainquit le général Santa Anna et lança les Rangers du Texas. Il fut le premier président de la république du Texas, puis gouverneur de l'État du Texas.
Profil du clan
[modifier | modifier le code]Chef
[modifier | modifier le code]Le clan est un clan armigère : il n'a plus de chef reconnu par la cour du Lord Lyon d'Édimbourg depuis la mort du 8e baronnet et chef aux alentours de 1835.
Manoir
[modifier | modifier le code]
Houston House est le nom d'un manoir du XVIIIe siècle, au nord du village de Houston. Le château médiéval, qui appartenait aux comtes de Lennox, membres du clan Stewart, tirait son nom de Hugues de Paduinan. En 1780, quand le manoir fut construit, une grande partie du château fut rasée. La famille Speir, d'Elderslie, racheta le manoir en 1782, et y apporta plusieurs modifications.
Sept
[modifier | modifier le code]En Écosse, une famille, voire un clan peut être absorbé par un clan plus puissant. C'est ce que l'on nomme un sept. Le clan Houston, très réduit par ses terres[13] et par le nombre de ses membres, a vu son héritage disparaître, mais a conservé sa légitimité en se plaçant sous la protection du clan MacDonald. De nos jours, le clan Houston est reconnu comme un sept du clan MacDonald.
Prononciation
[modifier | modifier le code]La H de Houston est aspiré et gutural.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Protohéraldique
[modifier | modifier le code]Vers le XIe siècle, les clans se distinguaient par le port de plantes sur leur tenue, afin de s'identifier.
Armoiries
[modifier | modifier le code]Sous l'influence croissante anglaise, l'usage du port d'une fleur, ou d'une plante est remplacé par des armoiries se répand en Écosse.
Généalogie et génétique
[modifier | modifier le code]Le site suisse MyTrueAncestry note une surreprésentation du sous-clade R1b1a1b1a1a2c1a3c sur le chromosome Y des hommes issus en lignée mâle de ce clan[14]. Ce sous-clade qui est une variante du marqueur FGC11134[15],[16] est prédominant chez les Celtes insulaires proto-historiques[17].
En revanche, il ne semble apparaître de marqueur spécifique dans l'ADN mitochondrial des membres de ce clan.
Personnalités issues du Clan
[modifier | modifier le code]- Walter Huston, (1883-1950), acteur canadien ;
- John Huston, (1906-1987), acteur et réalisateur américain, fils du précédent ;
- Anjelica Huston, née en 1951, actrice et réalisatrice américaine, fille du précédent ;
- John Huston, (1906-1987), acteur et réalisateur américain, fils du précédent ;
- Angus Houston, né en 1947, militaire australien ;
- Peter Houston (en), né en 1958, footballeur puis entraîneur écossais ;
- Samuel Houston (1793-1863), homme d'État américain[12] ;
- Stewart Houston, né en 1949, joueur de football écossais ;
- Tim Houston, né en 1970, homme politique canadien, premier ministre de la Nouvelle-Écosse.
Anecdote
[modifier | modifier le code]Le , Rudolf Hess sauta en parachute au dessus de l'Écosse. Il fut recueilli par David McLean. Parmi les civils qui l'entourèrent dans la maison familiale[18]avant sa remise aux autorités britanniques se trouvait un Houston, originaire du Lanarkshire.
Bannière
[modifier | modifier le code]Devise
[modifier | modifier le code]- en latin : In Tempus
- en français : À Temps
- en anglais : in Time
Tartan
[modifier | modifier le code]| Tartan | Notes |
|---|---|
| Le tartan Houston était asymétrique, mais la Scottish Tartans Society en a enregistré une version symétrique erronée. En 1994, John P. Houston de Batesville en Arkansas et W. James Houston de Nouvelle-Zélande, souhaitaient le faire enregistrer, mais la TECA aux États-Unis s'est déclarée incompétente pour reconnaître le tartan et a laissé la prérogative à deux spécialistes écossais. L'échantillon se trouve maintenant dans la collection Johnston de la Scottish Tartans Authority. La version correcte est présentée sous la référence n° 6043 (référence originale de la Scottish Tartans Authority)[19]. | |
| En attendant l'officialisation du tartan de 1994, les membres des familles Houston sont autorisés à porter le tartan McDonald, dont le clan constitue un sept. |
Noms connexes
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Plusieurs villes des États-Unis portent le nom de Houston en référence à Samuel Houston, chef de la révolution texane, descendant du clan Houston qui contribua au rattachement du Texas aux États-Unis :
Anthroponymie et Patronymie
[modifier | modifier le code]Aux États-Unis, 15% des esclaves affranchis choisirent de conserver comme patronyme celui donné par leur ancien maître et l'ont à leur tour transmis à leurs descendants en lignée agnatique, de génération en génération. Ainsi, des familles afro-américaines portent le nom de Houston, hérité de la famille de colons Houston, elle-même descendante de chefs du clan [réf. nécessaire].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Collectif, The surnames of Scotland, Édimbourg, 1984, pages non numérotées
- ↑ Houston (Écosse)
- ↑ RMP, p.6
- OPS, volume I, p. 83
- ↑ OPS, volume I, p. 77
- ↑ Bain, tome II, p. 203
- ↑ Lettres du pape, tome II, p. 555
- ↑ RMS, volume I, p. 874
- ↑ Registre de la cathédrale, p. 325
- ↑ William Guthrie, A General History of Scotland, vol. 4, Paternoster Row, London, A. Hamilton, Robinson and Roberts, , 371-372 (lire en ligne)
- ↑ Haley, James L. (2002). Sam Houston. Norman, OK: University of Oklahoma Press. (ISBN 978-0-8061-3644-8), p.5
- Haley, James L. (2002). Sam Houston. Norman, OK: University of Oklahoma Press. (ISBN 978-0-8061-3644-8), pp.4-5
- ↑ Collins Scotland Clans and Tartans Map: Over 170 Arms, Official Insignia, Crests and Tartans of Scottish Clans (ISBN 978-0008603014)
- ↑ « Got your DNA scanned? Compare yourself to thousands of Ancient DNA samples », sur mytrueancestry.com via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ (en) « Genetic Testing for Ancestry, Family History & Genealogy », sur familytreedna.com (consulté le )
- ↑ https://www.yseq.net/product_info.php?products_id=6309
- ↑ https://www.eupedia.com/europe/Haplogroupe_R1b_ADN-Y.shtml
- ↑ https://www.tracesofwar.com/thewarillustrated/91/i-was-there-i-captured-a-nazi-parachutist-it-was-hess.asp
- ↑ https://www.tartanregister.gov.uk/tartanDetails?ref=1773
- ↑ David G. McComb, "Houston, Texas", Handbook of Texas Online. édition originale du 19 janvier 2008, réédité le 12 avril 2011
- ↑ Two brothers, J.K. and A.C. Allen, founded Houston on August 30, 1836 just a few months after the end of the Texas War for Independence. They named the new settlement for the hero of that war, General Sam Houston.|https://www.houstontx.gov/abouthouston/cityhallhistory.html [archive]
- ↑ The Allen brothers named their town after Sam Houston and persuaded the Texas Congress to designate the site as the temporary capital of the new Republic of Texas|https://www.tshaonline.org/handbook/entries/houston-tx
- ↑ David W. Eaton , How Missouri Counties, Towns and Streams Were Named, The State Historical Society of Missouri, 1918, p. 367
- ↑ Henry Gannett, , The Origin of Certain Place Names in the United States, Imprimerie officielle du gouvernement, (1905) p. 161
