Claude Rutault
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Claude Robert Georges Rutault |
| Nationalité | |
| Activité |
| Représenté par |
Galerie Emmanuel Perrotin (d) |
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| Distinctions |
Claude Rutault est un peintre français né le aux Trois-Moutiers (Vienne) et mort le à Boulogne-Billancourt. Il est considéré comme l'un des plus importants représentants de l'art protocolaire en France.
Principes et « définitions/méthodes »
[modifier | modifier le code]L'œuvre de Claude Rutault repose sur un concept radical apparu en 1973 : l'artiste ne peint plus lui-même ses toiles, mais rédige des textes appelés **« définitions/méthodes »**. Ces textes constituent des **protocoles** que le « preneur » (collectionneur, galeriste ou conservateur de musée) doit exécuter pour que l'œuvre advienne physiquement.
La naissance du protocole (1973)
[modifier | modifier le code]En 1973, alors qu'il repeint sa cuisine, il recouvre par inadvertance un petit tableau. Il réalise alors que l'œuvre peut fusionner avec son support. Sa première « définition/méthode » stipule : « une toile tendue sur châssis, peinte de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée »[1].
Le rôle du « preneur »
[modifier | modifier le code]Dans le cadre de l'art protocolaire, Rutault délègue l'exécution. L'existence de la peinture est liée à un contrat de « prise en charge » :
- **L'actualisation :** Si le mur est repeint d'une autre couleur, la toile doit l'être aussi.
- **La mutabilité :** L'œuvre n'est jamais figée ; elle suit les évolutions de son environnement.
- **L'absence de signature :** La facture est neutre et mécaniste. Ce n'est pas la main de l'artiste qui fait l'œuvre, mais le respect scrupuleux du protocole par le tiers[2].
L'œuvre devient ainsi une « partition » que l'on réactive à chaque nouvel accrochage. Si le protocole n'est plus suivi, l'œuvre cesse d'exister en tant qu'art pour redevenir un simple objet (toile et châssis).
Décorations
[modifier | modifier le code]Expositions et réactivations majeures
[modifier | modifier le code]- 1973 : Première application du protocole « toile de la même couleur que le mur »
- 1977 : documenta 6, Cassel
- 1982 : documenta 7, Cassel
- 1992 : Musée national d'Art moderne, Paris
- 1994 : Mamco, Genève
- 2002 : Musée d'art contemporain Astrup Fearnley, Oslo
- 2023 : **Réactivation** de l’œuvre à l’adresse, Consortium Museum, Dijon
- 2023 : « 115 après J.-C. – 2023 », musée du Louvre (Hommage posthume via la réactivation de ses protocoles).
Publications
[modifier | modifier le code]- Mes peintures ont la vie courte, mais elles ont plusieurs vies, Saint-Étienne, Les Presses du réel, 1994.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Michel Gautier, Claude Rutault, Flammarion, .
- ↑ https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/deces-de-claude-rutault-l-artiste-qui-transformait-les-regles-en-peintures-20220527.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : Bibliothèque Kandinsky (RUTA)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
