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Collyridien

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Les philomarianites ou collyridiens formaient une secte chrétienne fondée au IVe siècle vouée au culte quasi-exclusif de la Vierge Marie[1]

La cérémonie principale était célébrée par des femmes. Sur un tabouret triangulaire recouvert d'un linge étaient disposées des offrandes de gâteaux et de pains (kollurides).

Épiphane de Salamine (Panarion, en 79) mentionne les pratiques cultuelles de ce groupe constitué principalement de femmes[2]. Dans une autre de ses œuvres (Ancoratus, en 13) Épiphane parle encore de ce mouvement, mais composé d'hommes et non de femmes. D’après lui, les collyridiens vouent une véritable adoration à Marie en tant qu'égale de Dieu – voire comme à une déesse. Il situe le berceau de ce groupe en Arabie au IVe siècle (Panarion 79), mais replace aussi les origines du mouvement collyridien en Thrace et en Scythie. Au VIe siècle, Léonce de Byzance (Contra Nestorianos et Eutychianos III), parle également des coutumes collyridiennes qu’il désigne sous le terme de « philomarianites » (les amoureux de Marie)[3].

Nouveau Collyridien

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De nos jours, avec la résurgence des croyances antiques, la tradition oubliée des philomarianites renaît, difficilement, de ses cendres dans un cadre néo-païen[4],[5] ou non spécifiquement affilié au paganisme contemporain[6] Ces initiatives sont encore trop isolées pour parler d'un mouvement officiel reconnu.

De nos jours, l'université catholique américaine de Dayton a signalé l'émergence aux Philippines d'un groupe religieux se faisant appeler le « Mouvement catholique Marie est Dieu », qui affirme que Marie est une déesse et qu'elle est le Saint-Esprit, la troisième personne de la Trinité[7]. Ce mouvement a été décrit comme un mouvement guléridien des temps modernes[8]. Le Times a rapporté que le chef de ce groupe religieux se nomme Dominic Sanchez Vallar[9]

Patrick Madrid, un écrivain catholique américain, a souligné l'existence de diverses formes modernes de queeredianisme, notant que certaines personnes exagèrent leur focalisation sur la Vierge Marie au point d'exclure presque Jésus, ce qu'il considère comme un péché proche de l'idolâtrie[10].

Mohsen Qodrzi a comparé le qolridianisme aux chrétiens qui offrent des sacrifices à Marie, et à l'islam, qui considère que les sacrifices ne doivent être offerts qu'à Dieu, et que les offrandes à d'autres sont considérées comme une déification[11]. Récemment, un mouvement de renaissance du culte des divinités a été observé, incluant la vénération de Marie comme une divinité[12].

Références

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  1. "l'hérisiologie chez Epiphane de Salamine" de Aline Pourkier
  2. les traditions anciennes sur la dormition et l'assomption de Marie" de Simon C. MIMOUNI
  3. Die eigenartige Marienverehrung der Philomarianiten oder Kollyridianer in Arabien" de F.X. DOLGER, 1929
  4. The University of mother god chuch: http://www.womanthouartgod.com/traditionofmary.php
  5. site francophone de résurgence philomarianite: http://isydineisismarie.blogspot.fr
  6. Église Collyridienne: http://collyridianchurch.wordpress.com/ceec-ordinances/
  7. « Mary-is-God-Catholic-Movement Condemned : University of Dayton, Ohio » [archive du ], udayton.edu (consulté le )
  8. « Catholic News Watch » [archive du ], www.remnantnewspaper.com (consulté le )
  9. (en-GB) By Simon Caldwell, « Appearances can be downright deceptive », sur www.thetimes.com, (consulté le )
  10. (en) Patrick Madrid, « Collyridianism », sur Catholic Answers (consulté le )
  11. Goudarzi, « The Qur’an’s Cultic Trinity: Marian Piety in Late Antiquity and the Qur’an », Journal of Late Antiquity, vol. 18, no 2,‎ , p. 423–458 (ISSN 1942-1273, lire en ligne)
  12. (en-US) Keridwen Cornelius, « Why Are People Worshipping the Virgin Mary as a Goddess? », sur SAPIENS, (consulté le )

Bibliographie

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  • "l'hérisiologie chez Epiphane de Salamine" de Aline Pourkier
  • "les traditions anciennes sur la dormition et l'assomption de Marie" de Simon C. MIMOUNI (École pratique des Hautes Études Section des sciences religieuses, Paris)
  • "The virgin goddess: studies in the pagan and Christian roots of mariology" de Stephen Benko (1993): synthèse aux origines païennes de la mariologie et aux déesses-mères.
  • "Die eigenartige Marienverehrung der Philomarianiten oder Kollyridianer in Arabien" de F.X. DOLGER, 1929.
  • "L’eresia dei Colliridiani et il culto paleo-cristiano di Maria",de P.G.M. ALBARELLI,1941.
  • "Déviation du culte marial et sainte tradition : Saint Epiphane et les Collyridiens", de F. GALOT,dans: De Primordiis Cultus Mariani, 1970.