Colonisation de la Lune

La colonisation de la Lune est le projet consistant à installer une voire plusieurs bases permanentes habitées sur la Lune.
Une présence humaine permanente sur un corps planétaire autre que la Terre est un thème récurrent de science-fiction. Alors que la technologie a évolué et que l'inquiétude quant à l'avenir de l'humanité sur Terre progresse, la colonisation de l'espace pourrait devenir un but possible et nécessaire. La Lune constituerait alors une excellente préparation en vue de voyages plus lointains, en y testant notamment le principe de l'utilisation des ressources in situ.
Historique
[modifier | modifier le code]Les projets utilisant des lanceurs classiques
[modifier | modifier le code]Dès 1958, plusieurs projets, américains comme soviétiques, visent à installer des bases plus ou moins permanentes sur la Lune.
- Le poste lunaire avancé Horizon (Horizon Lunar Outpost)[1] (1959) de l'US Army conçu par Wernher von Braun, une base permanente pour douze astronautes devant être opérationnelle en décembre 1966 (coût : 6 milliards de dollars) ;
- Le projet Lunex[2] de l'US Air Force (1958-1961), une base souterraine pour vingt-et-un astronautes devant être opérationnelle en 1968 (coût : 7,5 milliards de dollars) ;
- La base lunaire semi-permanente DLB[3] de Vladimir Barmine (1962) pour neuf cosmonautes devant être opérationnelle en 1975 pour le programme lunaire habité soviétique ;

- Le KLE Complex (1964-1974) comprenant une première base semi-permanente (3 à 6 mois) pour trois cosmonautes conçue par Vladimir Tchelomeï (80 tonnes) puis une seconde conçue par Vladimir Barmine (150 tonnes) devant être respectivement opérationnelles en 1975 et 1980 ;
- Le projet Selena[4] de Douglas Aircraft Company conçu par Philip Bono (1964) visant à établir une base temporaire pour vingt-cinq astronautes en décembre 1975, devenant permanente en février 1978 puis étendue à un équipage de 1 000 personnes en janvier 1981 ;
- Le L3M[5] de l'OKB-1 (1969-1974) pour trois cosmonautes pour une durée de 90 jours devant être opérationnel pour une série de lancements de 1978 à 1980 ;
- La base LEK[6] (Lunar Exploration Complex) conçue par Valentin Glouchko (1974) pour trois cosmonautes, comprenant le Laboratorno-zhiloy modul' (LZhM) semi-permanent et le Laboroatorno-zavodskoy modul' (LZM) permanent, devant être opérationnelle en 1980 ;
- L'Energia Lunar Expedition conçue par Valentin Glouchko (1988), une résurgence plus lourde du train spatial LOK-LK de 1964 pour trois cosmonautes et une durée de 10 jours ;
La réutilisation d'éléments du programme Apollo
[modifier | modifier le code]- Les bases lunaires AES[7] (Apollo Extension Systems), ALSS[8] (Apollo Logistics Support System) (1966), LEP[9] (Lunar Exploration Program) et LESA[10] (Lunar Exploration System for Apollo) (1968), devant réutiliser des éléments du programme Apollo comme le lanceur Saturn V, le vaisseau Apollo et le LEM (plus ou moins modifié) plus de nouveaux rovers et modules d'habitations semi-permanent pour deux à six astronautes, et devenir opérationnelle en mai 1970 pour des missions annuelles ou semestrielles (AES, ALSS), ou de 1969 à 1976 (LEP, LESA)[11].
La station spatiale comme relais
[modifier | modifier le code]- La base du Johnson Space Center de la NASA conçue par Barney Roberts (1984), anticipant les projets actuels en utilisant la navette spatiale puis la station spatiale Freedom comme halte avant l'installation sur la Lune d'une station permanente de dix-huit astronautes, devant être construite de 2005 à 2015 ;
- L'Outpost on the Moon de la NASA conçu par l'ex-astronaute Sally Ride (1986) utilisant également la station spatiale Freedom comme relais, devant être opérationnel en 2001 (mission de 14 jours) puis en 2005 pour cinq astronautes (mission de plusieurs semaines).
La Space Exploration Initiative de George Bush
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- La Lunar Evolution Base est presque immédiatement éclipsée par l'étude de 90 jours[12] commandée à la suite du discours du président des États-Unis George Bush père de juillet 1989, lançant la Space Exploration Initiative (SEI)[13], qui comprend quatre propositions :
- La Lunar Evolution Base de la NASA (août 1989) prévoyant l'installation d'un noyau d'habitat lunaire fin 2003 puis jusqu'en 2005 trois missions habitées et deux automatiques pour une première occupation de 30 jours en 2003, une seconde de six mois pour quatre astronautes à la mi-2004, une extension de la station à huit astronautes en 2008 et à douze en 2012 ;
- Le Lunar Outpost (1989), rapidement remisé au placard en raison de son coût exorbitant (300 milliards de dollars) et de sa durée de mise en œuvre (20 ans) ;
- Le First Lunar Outpost (FLO) de 1992 tenant compte des recommandations de Boeing, visant à réduire d'un facteur 10 la dépense (30 milliards de dollars) arrive cependant trop tard pour sauver la SEI[14] ;
- Le Human Lunar Return du Johnson Space Center de la NASA (1996), dernier avatar de la SEI et de la doctrine « cheaper, faster, better », utilisant du matériel déjà existant (navette spatiale, lanceurs Proton ou Ariane 5, station spatiale internationale, etc.) proposant un premier séjour de trois jours le 31 août 2001 (pour un coût très optimiste de 2,5 milliards de dollars), trois autres missions identiques de 2002 à 2004 et deux missions de 14 jours en 2005, plus la mise en place d'un habitat de longue durée pour quatre à six astronautes et un rover pressurisé à partir de 2007 .
L'utilisation des ressources minières lunaires
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- La base lunaire LUNOX (Lunar liquid Oxygen propellant exported from the Moon) du Johnson Space Center de la NASA (1993), ayant pour objectif de réduire le coût du FLO en puisant de l'oxygène liquide (LOX) dans le sol lunaire, comprenant six lancements cargo automatiques par Energia d'une unité de production d'oxygène liquide et d'un réacteur nucléaire, de six petits véhicules robotiques, de 2 000 kg d'équipement, de deux remorques (MPU), de deux rovers pressurisés qui servent d'habitat transitoire aux quatre astronautes, d'un module d'habitation et de divers instruments et enfin des lancements d'équipage par un dérivé de la navette spatiale (HLLV) embarquant une capsule de type Apollo et le module d'atterrissage Phoenix pour une première mission de 14 jours en 2005, éventuellement portée ultérieurement à 45 jours ;
- La LOX-Augmented Nuclear Thermal Rocket (LANTR) Moon Base du Langley Research Center de la NASA, conçue par Stanley Borowski (1997), basée sur lanceur comprenant un moteur hybride oxygène liquide/nucléaire[15], un module d'atterrissage réutilisable Lunar Landing Vehicle (LLV) transportant de l'oxygène liquide (LOX) (le comburant) puisé dans le sol lunaire jusqu'à la navette spatiale LANTR, qui ramène de l'hydrogène liquide (LH2) (le carburant) de la Terre.
Questions juridiques
[modifier | modifier le code]Depuis les années 1960, la question se pose des principes juridiques internationaux à mobiliser pour encadrer la colonisation de la Lune et éventuellement de Mars, via notamment les traités spatiaux, dont le Traité de l’espace de 1967, qui interdisent toute appropriation nationale des corps célestes, ce qui implique une gouvernance partagée d'éventuelles futures colonies permanentes ou de l’exploitation de ressources extra-terrestres. Certaines zones d’ambiguïté dans les traités laissent place à des interprétations, notamment concernant l’utilisation des ressources in situ ou la présence d’installations privées. Des tensions pourraient exister entre l’esprit coopératif du droit spatial et les ambitions croissantes d'acteurs étatiques ou privés et commerciaux. Pour les anticiper et les réduire, Lee, à Fukuoka, au Japon, lors du 56ème congrès international de l'International Astronautical Federation (IAF, 17-21 octobre 2005) a rappelé l'importance de clarifier juridiquement l'expansion humaine au-delà de la Terre[16],[17].
Vingt-et-unième siècle : préparation internationale, scientifique et technique
[modifier | modifier le code]Au début du XXIe siècle, on sait que la colonisation de la Lune nécessitera d'associer des missions robotiques et participation humaine, qui implique la préparation par exemple de recherches sur le forage automatisé, l'équilibre entre intervention humaine et systèmes autonomes, les stratégies énergétiques pour les missions longues, l'évaluation des meilleurs systèmes d’atterrissage, la gouvernance de la coopération internationale, les scénarios de transport pour l'exploration habitée et les simulations de rovers, etc., qui ensemble impliquent des partenariats technologiques et opérationnels robustes et de long terme[18]. Les colons auront besoin de systèmes énergétiques autonomes (une fabrication in situ de cellules solaires en couches minces est envisagée dès 2005, via un rover dédié (environ 200 kg) pouvant produire des semi‑conducteurs et les contacts métalliques à partir du régolithe pour alimenter une production photovoltaïque in fine de l’ordre du mégawatt[19]. Face à l'épuisement annoncé des hydrocarbures et/ou à leurs impacts sur Terre, parmi les projets d'exploitation industrielle (plus ou moins robotisées) du régolithe lunaire, pour les projets de fusion sur Terre, l'esport d'helium‑3 produit sur la lune envisagée par les russes[20].
Les missions lunaires américaines Clementine et Lunar Prospector, suivies du lancement de SMART‑1 par l’ESA en 2003 et d’une série d’orbiteurs internationaux — SELENE et Lunar‑A du Japon en 2006, Chandrayaan‑1 de l’Inde et Chang’e‑1 de la Chine en 2007, puis le Lunar Reconnaissance Orbiter américain en 2008 et la mission Moonrise en 2009 — ont profondément renouvelé la compréhension scientifique de la Lune. Puis, à partir de 2010, des missions d'atterrisseurs, ont éclairer l’origine du système Terre‑Lune, les conditions d'apparition de la vie, l’environnement planétaire et la disponibilité de ressources in situ telles que l'eau ou l'oxygène, tout en préparant l'exploration humaine du Système solaire[21].
En 2005, le Prof. Bernard Foing (de l'ESA), rappelait que l'International Lunar Exploration Working Group (ILEWG) a structuré cette dynamique à travers les conférences ICEUM et via une stratégie en quatre phases — missions précurseurs, atterrisseurs, utilisation des ressources et déploiement d’infrastructures, puis présence humaine permanente — adoptée par les agences spatiales après l’atelier de Beatenberg[21].
Les priorités scientifiques, technologiques et sociétales de l’exploration lunaire ont été discutées dans divers forums internationaux. Elles portent notamment sur les données disponibles, les futures missions robotiques, l’utilisation de la Lune comme banc d’essai, les synergies avec Mars, les enjeux humains et les perspectives à long terme, pour dessiner une feuille de route où science, innovation et mobilisation du public convergent pour inscrire l’exploration lunaire et planétaire dans un projet de début 'expansionnisme, raisonné car difficile et dangereux, de l'humanité hors de la Terre[21].
Programmes
[modifier | modifier le code]États-Unis
[modifier | modifier le code]Lors de l'annonce de la stratégie globale d'exploration en décembre 2005, le plan à long terme de la NASA, Vision for Space Exploration, abandonné en 2010 par l'administration du président Obama, incluait un retour sur la Lune avec une mission habitée en 2018, puis reculé à 2019, avec installation d'une base permanente habitée de quatre personnes pour 2024 (l'avant-poste lunaire).

Cette base aurait été située au pôle sud sur les remparts du cratère Shackleton qui est un des points plus constamment ensoleillés de notre satellite naturel, avec les écarts de température les moins forts (−30 °C en moyenne). La base devait comprendre des quartiers d'habitation, un observatoire, des panneaux solaires et des réservoirs d'énergie[22].
La construction d'une telle base nécessitait une coopération internationale avec pour objectif un test des techniques en vue d'une mission martienne, une exploitation économique de la Lune et aurait pu augmenter les connaissances scientifiques. Les véhicules spatiaux Orion et un module d'accès à la surface lunaire devaient être utilisés[23].
Cependant le projet, confronté à de graves problèmes de financement et de dépassement des échéances, a fait l'objet d'un audit par la commission Augustine en 2009, qui a proposé soit d’accroître le budget annuel qui lui est consacré pour faire face au coût réel soit d'abandonner le projet au profit d'une démarche d'exploration progressive incluant un volet important de recherche pour améliorer les techniques spatiales nécessaires. Le président Barack Obama propose le l’annulation du programme Constellation. Cet abandon est confirmé le 11 octobre 2010.
Le 11 mars 2019, Jim Bridenstine, administrateur de l'agence spatiale américaine, la NASA, dévoile le programme Explore Moon To Mars, qui reprend certains axes de développement des précédents programmes d'exploration lunaire[24]. Avec le concours d'entreprises privées et des agences spatiales japonaises, européennes, russes et canadiennes, il s'agit cette fois de construire, entre 2020 et 2030, une station orbitale habitée autour de la Lune[25]. Cet avant poste lunaire inaugurerait le retour d'astronautes sur la Lune pour des missions allant de plusieurs jours à une semaine et permettrait de préparer l'envoi d'astronautes sur Mars, objectif que l'agence américaine se fixe à l'horizon 2030[26].
Seule l'Agence spatiale canadienne a, fin mars 2019, confirmé sa participation au programme[27].
Europe
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En février 2013, l'Agence spatiale européenne (ESA) annonce vouloir construire une base lunaire en utilisant la technique de l'impression 3D[28].
Dans le cadre du programme « Explore Moon To Mars » annoncé en 2019, l'ESA devrait participer à l'élaboration de la station lunaire Lunar Orbital Platform-Gateway en fournissant notamment le module de communication et ravitaillement ESPRIT[25].
Chine
[modifier | modifier le code]La CNSA, l'agence spatiale chinoise, est responsable du programme chinois d'exploration lunaire qui a pour but l'étude et l'exploration de la Lune grâce à des robots puis éventuellement par des êtres humains vers 2025-2030. Parmi les objectifs de la CNSA on retrouve l'installation d'une base lunaire mais aussi l'extraction d'hélium 3, présent en abondance sur le satellite naturel.
Russie
[modifier | modifier le code]L'association Lavochkin expose en juin 2015 au salon du Bourget la maquette d'une base lunaire entièrement robotisée, destinée à l'exploitation de ressources minérales, notamment d'hélium 3. Le programme d'exploration, qui ne devrait pas débuter avant 2020, comprend un orbiteur (Luna-Glob orbiter), un atterrisseur (Luna-Resurs lander), un rover à six roues (Luna-Grunt rover mission Luna-Resurs rover) qui arpentera un cratère pendant un an, et une mission de retour d’échantillons lunaires (Luna-Grunt sample return vehicle). Ces missions d’exploration se succéderont dans la région du pôle sud, préalablement à la création d’une base robotique ("Lunny Poligon" en russe) destinée à mettre au point les méthodes d’extraction des éléments du sol lunaire et mener par ailleurs des recherches scientifiques et technologiques[29].
Avantages et désavantages
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Grâce à sa proximité avec la Terre, la Lune a été depuis longtemps candidate pour une colonie humaine dans l'espace. Avant qu'une colonie ne soit créée, des ressources doivent être identifiées, car leur extraction déterminera le développement de cette colonie. Les échantillons rapportés par le programme Apollo indiquent que plusieurs matériaux de valeur peuvent être trouvés en quantité sur la Lune. Le premier de ces éléments est l'oxygène qui représente environ 42 % du régolithe lunaire (fine poussière qui recouvre la surface lunaire). Il est suivi par le silicium, une matière première importante (20 %) et le fer (13 %) qui permet la production d'acier. Viennent ensuite la bauxite (7 %) nécessaire à la production d'aluminium et le titane (1 %), présents en quantités bien supérieures à celles trouvées sur Terre. Pour autant ces ressources sont sous des formes physico-chimiques diverses et ne sont utilisables qu'au bout d'un long processus d'extraction et de purification impossible à mettre en œuvre sur la Lune.[réf. souhaitée] Quant au retour du minerai sur la terre pour y être traité, les quantités transportables sont dérisoires au regard de ce qui peut être trouvé directement sur la Terre, annulant tout intérêt à l'opération.
Cependant, bien que le programme Apollo ait montré la faisabilité d'un voyage vers la Lune (à un coût élevé), il confirma que l'établissement d'une colonie lunaire n'est ni utile ni possible[réf. nécessaire] du fait de l'absence d'éléments nécessaires à la vie tels que l'hydrogène ou l'azote.

Le développement économique de la Lune nécessiterait la création d'habitats et d'infrastructures gigantesques à proximité des mines ou des centres de traitement. Le coût de déploiement de ces installations est sans commune mesure avec la richesse très hypothétique dégagée par ces activités.[Interprétation personnelle ?] Pour que ce développement soit viable, il faudrait réduire considérablement le coût des transports aller et retour. Mais les lois de la mécanique et de la propulsion spatiale sont ce qu'elles sont et aucune rupture capable de changer la donne n'est envisagée aujourd'hui. Ni la fabrication de carburant sur place, du fait des installations à déployer, ni les lanceurs réutilisables qui sont moins performants ne peuvent résoudre la question.[réf. nécessaire] Beaucoup de projets peu viables ont été imaginés sur ce thème, comme l'utilisation de catapultes électromagnétiques dont le caractère économique reste à démontrer[réf. souhaitée], et qui impriment à leur charge une vitesse linéaire dans une direction fixe non pilotable.
Coloniser la Lune est présenté comme le moyen de perfectionner un système de support de vie de longue durée et autonome indispensable pour la colonisation ou l'exploration spatiale au long terme. Ce laboratoire serait situé près de la Terre pour permettre l'envoi de ravitaillement ou d'assistance dans un délai raisonnable.
Certains défenseurs de la colonisation spatiale comme la Mars Society pensent que coloniser la Lune serait plus difficile que coloniser Mars, et que concentrer les ressources sur une colonisation lunaire serait retarder le programme de colonisation tout entier.[citation nécessaire] D'autres groupes comme la National Space Society et la Moon Society (en) voient au contraire la Lune comme un premier pas logique. La possibilité d'utiliser la fusion nucléaire comme source d'énergie propre à partir de l'hélium 3 (3He) extrait sur la Lune serait une justification économique de l'implantation d'une base lunaire. Mais si l'hélium 3 est abondant en quantité, c'est à très faible concentration. Son extraction supposerait de manipuler des milliards de tonnes de régolithe et donc une dépense d'énergie préalable impensable sur la Lune.[Interprétation personnelle ?] Par ailleurs, il n'existe pas encore d'application civile de la fusion pour la production d'électricité : seuls des prototypes expérimentaux ont pu être construits à ce jour et on ne prévoit pas de centrale avant le prochain siècle. Si la Chine (par la voix de son responsable du programme lunaire Ouyang Ziyuan) fonde de grands espoirs sur l'hélium 3, ce n'est pas le cas des États-Unis, qui prévoient l'extraction d'oxygène, voire d'eau et l'utilisation de panneaux solaires[30].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Description du projet Horizon Lunar Outpost à [lire en ligne]
- ↑ Description du projet Lunex à [lire en ligne]
- ↑ Description de la base lunaire DLB à [lire en ligne]
- ↑ Description du projet Selena à [lire en ligne]
- ↑ Description du L3M à [lire en ligne]
- ↑ Description du LEK à [lire en ligne]
- ↑ Description des Apollo Extension Systems à [lire en ligne].
- ↑ Description de l'Apollo Logistics Support System à [lire en ligne].
- ↑ Description du Lunar Exploration Program à [lire en ligne].
- ↑ Description du Lunar Exploration System for Apollo à [lire en ligne].
- ↑ Ces quatre projets sont abandonnés en 1968 avec la décision de la NASA de ne pas construire de lanceurs Saturn V supplémentaires.
- ↑ Aaron Cohen, « Report of the 90-Day Study on Human Exploration of the Moon and Mars », NASA/JSF (20 novembre 1989) [lire en ligne] [PDF].
- ↑ Discours du président des États-Unis George Bush père du 29 juillet 1989 déclarant « Tout d'abord, pour la prochaine décennie - les années 1990 - la station spatiale Freedom, la prochaine avancée critique pour tous nos efforts spatiaux. Et ensuite — pour le siècle prochain — le retour sur la Lune. Retour vers le futur. Et cette fois-ci pour y rester. Et ensuite, un voyage vers l'avenir - un voyage vers une autre planète - une mission habitée vers Mars ». Le vice-président Dan Quayle et Mark Albrecht, directeur du National Space Council avaient formulé en secret le projet dès juin 1989, au grand dam du ministère du Budget, qui juge le SEI irréaliste étant donné qu'il entrainerait un doublement du budget de la NASA sur dix ans.
- ↑ Les missions lunaires habitées sont supprimées du budget de la NASA pour 1993 et Dan Goldin, son administrateur, dissout l'Office of Space Exploration le 25 mars 1993 pour se concentrer sur la station spatiale et les sondes interplanétaires dites « cheaper, faster, better ».
- ↑ Description du projet LANTR, très proche du moteur NERVA de 1961-1969, à [lire en ligne] [PDF].
- ↑ Lee, R. J. (2005) Review Of Existing Legal Principles That Enable Or Disable The Colonisation Of The Moon And Mars. In 56 th International Astronautical Congress.
- ↑ (en) International Astronautical Federation, « IAF : IAC Publications », sur www.iafastro.org (consulté le ).
- ↑ Archives du 56ème congrès international de l'International Astronautical Federation (IAF, Fukuoka, 17-21 octobre 2005).
- ↑ Alex Ignatiev et al. (2005), An Energy-Rich Environment for the Moon by Solar Cell Fabrication on the Moon ; Archives du 56e congrès international de l'International Astronautical Federation (IAF, Fukuoka, 17-21 octobre 2005).
- ↑ Nikolay Sevastiyanov (2005) Industrial Development of the Moon, Paper n° IAC-05-A5.1.03].
- Prof. Bernard Foing, Roadmap for Robotic and Human Exploration of the Moon and beyond (Paper n° IAC-05-A5.1.01) ; European Space Agency (ESA)/ESTEC, The Netherlandshttps://iafastro.directory/iac/archive/browse/IAC-05/A5/1/2558/ ; Archives du 56e congrès international de l'International Astronautical Federation (IAF, Fukuoka, 17-21 octobre 2005).
- ↑ (fr) La base du cratère Shackleton, Flash Espace, 29 février 2008.
- ↑ (fr) Des colons sur la Lune en 2020, Le Figaro, 5 décembre 2005.
- ↑ Sarah Loff, « Moon to Mars Event at Kennedy Space Center », sur NASA, (consulté le ).
- (en-GB) esa, « Gateway to the Moon », sur European Space Agency (consulté le ).
- ↑ « NASA: Moon to Mars », sur NASA (consulté le ).
- ↑ « Canada's role in Moon exploration », sur www.asc-csa.gc.ca, (consulté le ).
- ↑ Un abri lunaire construit avec une imprimante 3D en test à l'Esa.
- ↑ Sylvie Rouat "La Russie veut coloniser la Lune… avec des robots" sur sciencesetavenir.fr, publié le 23 juin 2015.
- ↑ Philippe Coué, L'énergie venue de l'espace, Espace Magazine no 32 (octobre-novembre 2007) (ISSN 1634-0787).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jacques Villain, À la conquête de la lune : la face cachée de la compétition américano-soviétique, Paris, Larousse-Bordas, , 256 p. (ISBN 978-2-035-18230-2, OCLC 40624755). Ouvrage de référence sur la course à la Lune.
- Al Globus et Thomas Delage, « La colonisation de l’espace, Rêve ou réalité ? », JSTOR, no 16, septembre - octobre 2005, p. 56–63 (ISSN 1761-0559, lire en ligne, consulté le ).
- Skalfist, P. Colonisation de l'espace proche de la Terre (Vol. 2). Cambridge Stanford Books.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Exploration de la Lune
- Programme Apollo
- Programme Aurora
- Ascenseur spatial lunaire
- Utilisation des ressources in situ
- Programme lunaire habité soviétique
Droit international
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Série sur les différents aspects de la colonisation lunaire, émission La Science, CQFD sur France Culture :
- « Géologie spatiale : la Lune sous le manteau », 15 avril 2024,
- « Lune : qui veut sa part du croissant ? », 16 avril 2024,
- « Lune : un futur pied à terre », 17 avril 2024.
- (en) Exploration : Going To The Moon - Site de la NASA
- NASA - Explore Moon To Mars
