Constance Piou
| Député de la Haute-Garonne | |
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| Sénateur du Second Empire | |
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| Premier président Cour d'appel de Toulouse | |
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| Décès |
(à 89 ans) 8e arrondissement de Paris |
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| Distinctions | Liste détaillée |
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François Adolphe Constance Piou (1800-1890) est un magistrat et homme politique français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Constance Piou est le fils de Francois Jacques Piou, ingénieur en chef des ponts et chaussées, conseiller général du Morbihan en 1820, et de Marie-Anne Phelippes de Coatgourheden de Tronjolly.
Après des études de droit, il commence une carrière d'avocat, puis se tourne vers la magistrature. Procureur du roi à Angers, puis à Saint-Étienne, il devient en 1841 procureur général à Lyon. En 1847, il faillit être nommé procureur général à Paris, mais sa parenté avec Odilon Barrot (frère de sa belle-mère), alors en opposition ouverte avec le Président du conseil, François Guizot, fit échouer sa nomination.
Il est promu en compensation premier président de la Cour d'appel de Toulouse. Profondément libéral, il accepte néanmoins de se rallier au Second Empire, dans lequel il voit un ultime rempart contre l'anarchie. Ses rapports avec le pouvoir demeurèrent pourtant longtemps méfiants. Mais il applaudit des deux mains à la libéralisation du régime. À l'instigation d'Émile Ollivier, il est nommé (nomination non promulguée) en 1870 sénateur du Second Empire quelques mois avant la chute de l'Empire. Il est mis à la retraite en par Adolphe Crémieux.
Le , il est élu député conservateur de la Haute-Garonne. Il est vice-président de la commission des grâces, membre de la commission de permanence en novembre 1871. Il a voté pour la paix, pour l'abrogation des lois d'exil de 1832 et de 1848, pour la pétition des évêques en 1875 pour le rétablissement de la monarchie, pour la démission de Thiers en 1873, pour le septennat, pour le ministère d'Albert de Broglie, contre l'amendement Wallon, contre les lois constitutionnelles de 1875. Il ne se représente pas en 1876. Il meurt à Paris en 1890. Il est inhumé le au cimetière de Montmartre, 22e division[1]. Son fils, Georges Pïou (1835-1858), est inhumé avec son père en 1890.
Vie privée
[modifier | modifier le code]Commandeur de la Légion d'honneur[2], commandeur de l'ordre de Pie IX, il épouse Palmyre Le Dall de Kereon dont il a trois enfants :
- Georges Piou, substitut au procureur d'Angoulême, mort en 1858 à 23 ans ;
- Jacques Piou, avocat puis homme politique, artisan du ralliement des catholiques à la République ;
- Amicie Piou, mariée à l'un des héritiers de la famille Lebaudy, Jules Lebaudy, mère de quatre enfants, dont Jacques Lebaudy et Max Lebaudy.
Constance Piou est inhumé au cimetière de Montmartre, 22e division, avenue Cordier, dans une chapelle où reposent aussi, son fils Georges, son épouse Palmyre Le Dall de Kereon et les parents de son épouse qui sont Ange-Jacques Le Dall de Keréon et Fanny-Agathe Barrot, reposent aussi Ernestine-Laure Pontallié épouse de François-Gabriel-Mathurin Hémery, fille de Théophile Pontallié, et d’Alphonsine-Marie-Louise Nariceau, petite-fille du député au Conseil des Cinq-Cents, Joseph-Gilles Pontallié (1767-1837)
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Commandeur de la Légion d'honneur, en 1854.
Commandeur de l'ordre de Pie IX
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Cimetière de Montmartre : répertoire annuel d'inhumation, Noisette-Raba, 1890-1894, p. 21
- ↑ « Constance Piou - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, « Piou (Jean-Baptiste-Constance) », dans Dictionnaire des parlementaires français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t. IV LAV-PLA, Paris, Bourloton, éditeur, (lire en ligne), p. 638
Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :
- Base Léonore
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1854
- Avocat français du XIXe siècle
- Magistrat français du XIXe siècle
- Sénateur du Second Empire
- Député de la Haute-Garonne (Troisième République)
- Premier président de la cour d'appel de Toulouse
- Commandeur de l'ordre de Pie IX
- Naissance en août 1800
- Naissance à Saint-Brieuc
- Décès en mai 1890
- Décès dans le 8e arrondissement de Paris
- Décès à 89 ans