Coriance
| Coriance | |
| Création | 1998 |
|---|---|
| Slogan | L'énergie verte est dans notre nature |
| Siège social | Noisy-le-Grand |
| Direction | Fabrice LEPOUTRE |
| Activité | Production et distribution de chaleur et de froid renouvelable. |
| Produits | Délégataire de service public en chauffage et froid |
| Effectif | 600 |
| Site web | www.groupe-coriance.fr |
| Chiffre d'affaires | 325 millions d'€ |
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Coriance est une entreprise française opérant dans le domaine des énergies renouvelables (biomasse, géothermie) et de récupération, abrégées EnR&R.
Historique
[modifier | modifier le code]Coriance, fondée en 1998 par Gaz de France, exploitait les réseaux de chaleur et de froid. Coriance démarre son activité avec les projets de géothermie à Meaux, puis à Fresnes.
En 2006, dans le cadre des travaux préparatoires à la fusion entre Gaz de France et Suez, la Commission européenne identifie que cette fusion pourrait nuire à la concurrence dans plusieurs secteurs, dont celui des réseaux de chaleur en France. La cession de Coriance fait partie des mesures correctives proposées par les deux groupes et retenues par la Commission européenne[1],[2].
En 2008, le groupe italien A2A fait l’acquisition de Coriance[3],[4] Coriance est repris en 2012 par ses managers, adossés à un fonds d’investissement (KKR Infrastructure)[5]. En 2016, First Sentiers Investors devient l’actionnaire principal de Coriance[6],[7].
En 2018, Coriance a intégré à son portefeuille le réseau de Herstal situé en Belgique[8].
En 2019, Coriance a signé la délégation de service public avec l’Agglomération de Cergy-Pontoise pour exploiter l’un des plus importants réseaux de France.
En 2023, Coriance est racheté par le consortium français constitué par Vauban Infrastructure Partners, à hauteur de 50,1%, et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) à hauteur de 49,9%, qui se substituent à Igneo Infrastructure Partners[9].
Activités
[modifier | modifier le code]Le Groupe Coriance intervient comme délégataire de service public en chauffage et froid urbains en France et en Belgique à travers ses filiales :
- 1998 : Energie Meaux ; Chelles Chaleur ; Sofrege (Fresnes) ; STSP (Salon-de-Provence)
- 1999 : AES (Aulnay-sous-bois) ; Enris (Ris-Orangis)
- 2002 : BMES (Blanc-Mesnil)
- 2003 : MBE (Les Mureaux)
- 2005 : DES (Pierrelatte)
- 2006 : STVLBG (Villiers-le-Bel / Gonesse) ; CES (Castres)
- 2007 : ABES (Andrézieux-Bouthéon) ; ENERIANCE (Toulouse)
- 2008 : Eriva (Montereau-Fault-Yonne) ; Mebois (Montrond-les-bains) ; Calo Rem (Manosque)
- 2009 : Dijon Les Grésilles
- 2011 : STB (Bondy)
- 2012 : Sodien (Dijon)
- 2013 : Maev (Mont-Saint-Aignan) ; Auxev (Auxerre) ; BBE (Briançon)
- 2014 : Len (Laval)
- 2016 : Evva (Valence) ; Evve (Val d'Europe) ; Champigny ; Ceve (Clichy) ; Geb (Brive)
- 2018 : Heve (Herstal - Belgique)
- 2019 : Cenergy (Cergy-Pontoise) ; Castre 2e réseau ; Champigny 2e réseau ; Grigny ; Auxerre 2e réseau (Auxev 2) ; Biomasse Énergie de Commentry.
- 2021 : Villiers-le-Bel 2e réseau, STSP devient Salon-de-Provence Énergie Verte (Sev)
- 2022 : EVDB (Dugny-Le Bourget)
- 2023 : CALOREV (Calais) ; Réseau de chaleur Urbain Nord Caen la mer (Caen la mer) ; Energie Verte de Garges (Garges-lès-Gonesse) ; Grenoble Alpes Chaleur Meylan (Meylan)
- 2024 : Métropole de Lyon, réseau du sud-ouest lyonnais ; Réseau Terra Confort (Châtenay-Malabry et le Plessis-Robinson) ; Energie Verte de Tours Métropole (Métropole de Tours)
- 2025 : GéoBrie, réseau de Paris-Vallée de la Marne et du Plessis Trévise.
Au total, plus de 557 km de réseau de chaleur urbain alimentent 200 000 équivalents-logements. L'entreprise, forte de ses 600 collaborateurs et 46 réseaux, affiche le mix énergétique le plus vert du marché français, avec un taux d’EnR&R de 70 % (biomasse, géothermie et énergie de récupération)[9] :
- 27 % des réseaux de chaleur sont alimentés par la biomasse ;
- 27 % par l'énergie de récupération ;
- 16 % par la géothermie.
Un tiers des émissions nationales de gaz à effet de serre est dû au chauffage résidentiel et à celui du secteur tertiaire. Le développement de réseaux de chaleur et de froid, alimentés en énergies renouvelables, est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Les réseaux de chaleur de Coriance permettent d'éviter chaque année plus de 600 000 tonnes de CO2 soit l'équivalent des émissions produites par 500 000 voitures[réf. nécessaire].
Informations économiques
[modifier | modifier le code]L’entreprise et ses filiales ont généré 325 millions d’euros de chiffre d’affaires.[réf. nécessaire]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Press corner », sur European Commission - European Commission (consulté le ).
- ↑ « Press corner », sur European Commission - European Commission (consulté le ).
- ↑ Challenges.fr, « GDF en passe de céder sa filiale Cofatech Coriance », Challenges, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Caroline Pintard, « GDF cède sa filiale Cofathec Coriance à A2A », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « L'italien A2A reçoit une offre de KKR pour sa filiale française Coriance », sur zonebourse.com (consulté le ).
- ↑ Next Finance, « News - First State Investments rachète Coriance à KKR » (consulté le ).
- ↑ (en-US) « First State Investments to buy French co Coriance from KKR », sur DealStreetAsia (consulté le ).
- ↑ « Groupe Coriance - L'énergie verte est dans notre nature », sur Groupe Coriance (consulté le )
- elodie damande, « Coriance : changement d‘actionnaires », sur Groupe Coriance, (consulté le )
Liens externes
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