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Courses

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Sélection d'un paquet de farine de blé dans un rayon de supermarché pendant les courses.
Passage à la caisse.

Les courses sont les déplacements habituels effectués pour acheter, en supermarché, des produits du quotidien (nourriture, produits d'hygiène de base) que l'on consomme personnellement.

Au regard de l'ethnographie et des statistiques, les courses sont majoritairement à la charge des femmes, même si elles font partie des tâches plus souvent partagées que d'autres. La répartition se fait souvent par genre de courses : les marchandises lourdes pour les hommes, par exemple ; ou par spécialités : le pain, le vin ou la viande[1].

En 2010, les hommes français passent de plus en plus de temps à faire les courses. L’institut national de la statistique a fait les comptes : les femmes consacrent à cette activité 28 minutes de moins par semaine qu’il y a quarante ans, tandis que les hommes lui consacrent 21 minutes de plus. Résultat : l’écart de temps passé dans les rayons s’est réduit de moitié depuis 1974. Toujours selon l’Insee, les Français et les Françaises consacrent, en moyenne, 2 heures et 41 minutes par semaine aux courses, soit 23 minutes par jour. Un temps stable depuis quatre décennies[2].

Il arrive que les courses masculines s’intègrent dans une délégation féminine. L’homme fera alors les courses mais en respectant scrupuleusement le mandat donné par sa femme. On entre dans une sorte de processus d’infantilisation visant à contrôler la délégation (une liste très précise qui peut aller jusqu’au détail du prix, de la couleur ou de la marque du produit ; un contrôle a posteriori des courses avec une reconnaissance positive ou négative). En cas de doute, l’homme pourra aller jusqu’à téléphoner à sa femme au moment où il se trouve sur le lieu de vente[3].

Faire ses courses ensemble participe à la mise en couple : héritiers, chacun, de pratiques distinctives, les conjoints doivent négocier et s'adapter à l'autre, tant en ce qui concerne le choix des commerces que de l'alimentation elle-même[1].

Pénibilité

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Faire les courses est une activité coûteuse en temps de plus en plus vécue comme une corvée par les ménages. Les drives, offre de click and collect proposée par la grande distribution alimentaire française depuis 2004, permettent de commander ses courses sur internet, puis de passer les retirer dans un point de collecte de l'enseigne[4].

Dans la culture

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Rosalie fait ses courses (titre original : Rosalie Goes Shopping) est un film ouest-allemand réalisé par Percy Adlon et sorti en 1989.

Références

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  1. a et b Martyne Perrot, Faire ses courses, Stock, , 192 p. (EAN 9782234059023)
  2. Pascal Madry et Catherine Sabbah, « 37. « Les hommes aussi font les courses » », En finir avec les idées fausses,‎ , p. 159–163 (lire en ligne, consulté le )
  3. Éric Rémy et Julien Rémy, « Ce que donnent les hommes qui font les courses ! », Revue du MAUSS, vol. 39, no 1,‎ , p. 363–375 (ISSN 1247-4819, DOI 10.3917/rdm.039.0363, lire en ligne, consulté le )
  4. Delphine Pernot, « Faire ses courses à l’heure du drive : vers un renouvellement des espaces-temps de l’approvisionnement des ménages ? », theses.hal.science, Université Paris-Est,‎ (lire en ligne, consulté le )