Coyote System
| Coyote System | |
Faire la route ensemble | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Fabien Pierlot[1] |
| Forme juridique | SAS |
| Siège social | Suresnes |
| Produits | Assistant d'aide à la conduite |
| Effectif | 250 |
| Site web | https://www.moncoyote.com/ |
| Chiffre d'affaires | |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Coyote System est une entreprise technologique française fondée en 2005, spécialisée dans l'assistance d'aide à la conduite et l'information routière communautaire en temps réel. Elle conçoit et commercialise des boîtiers connectés, une application mobile, ainsi qu’un service de récupération de véhicules volés appelé Coyote Secure.
À l'origine, acteur sur le marché des avertisseurs de radar, la société a infléchi son positionnement vers l'aide à la conduite, notamment à cause de l'évolution législative dans ce domaine.
Historique
[modifier | modifier le code]Création
[modifier | modifier le code]En 2002, Fabien Pierlot, lance un service audiotel surtaxé d'information sur la position des radars fixes : Flash Info[1]. À la manière de la CB (citizen-band), ce serveur vocal permet à une communauté de conducteurs solidaires de s’informer en temps réel de la position des radars par téléphone.
La société Coyote System est créée en 2005 par Pierlot, diplômé de l'École supérieur de commerce de Troyes , avec son associé Jean-Marc Van Laethem[2]. Ils lancent les premiers avertisseurs de radars communautaires en Europe. En un an, la communauté d'utilisateurs rassemble 30 000 abonnés[réf. nécessaire].
Période Benetton
[modifier | modifier le code]Fin 2009, 21 Centrale Partners entre au capital de Coyote System[3]. Ce fonds d'investissement, dirigé par Alessandro Benetton est un fonds privé qui opère dans le capital-investissement et le capital-développement.
En mai 2011, le gouvernement Fillon du président de la République Nicolas Sarkozy prévoit une loi interdisant l'utilisation des avertisseurs de radar. Sentant le vent de la menace, le fondateur de la société mobilise les automobilistes et monte au créneau auprès des parlementaires. Il réussit à sauver son concept en le transformant en un système d'assistance d'aide à la conduite qui permet d'avertir le conducteur des zones dangereuses (dont font partie, entre autres, les radars)[1].
En 2012, Didier Quillot, ancien président d'Orange France entre au conseil de surveillance de 21 Centrale Partners et est nommé à la présidence de Coyote System[4].
En 2014, la société réfléchit à une introduction en bourse, 21 Centrale Partners désirant se retirer[5]. Cette réflexion sera contrecarrée par la chute des marchés boursiers à l'automne 2014[6].
Reprise en main par le fondateur
[modifier | modifier le code]En janvier 2015, le fonds d'investissement 21 Centrale Partners (qui détenait 50 % du capital) et l'animateur Arthur (qui détenait 10 % du capital) sortent du capital de Coyote System. Les fondateurs (Fabien Pierlot et Jean-Marc Van Laethem), au sein de la structure Coyote Partners, montent à hauteur de 80 % du capital (ils détenaient auparavant 40 % du capital). La société est alors valorisée 120 millions d'euros[7]. Le fonds d'investissement HLD (dont les fondateurs sont Jean-Philippe Hecketsweiler, M. Lafonta et Philippe Donnet) prend une participation de 20 % au capital de Coyote System[8]. En avril 2015, Benoît Lambert est nommé Directeur Général de Coyote[9].
En 2017, elle avoisine les 5 millions d'utilisateurs à travers l'Europe[10]. En 2017, Coyote fait l’acquisition de Traqueur, expert dans le secteur des solutions d’après-vol et de gestion de flotte automobile. Grâce à cela, Coyote s’implante sur le secteur du B-to-B et enrichit son offre destinée aux entreprises, Coyote Business[11], qui associe désormais trois services : alerting, gestion de flotte et récupération de véhicules volés[12].
En 2020, Coyote ajoute une fonction d'avertissement à proximité des passages à niveau, en partenariat avec SNCF Réseau. Cette fonction est intégrée dans les nouveaux boitiers et logiciels [13].
Produits
[modifier | modifier le code]Pour bénéficier des services Coyote, les utilisateurs rejoignent la Communauté en souscrivant à un abonnement payant.
Boîtiers
[modifier | modifier le code]- Coyote Classic (Janvier 2006) : l'original, en forme d’œil[14].
- Coyote Mini (2007), Eagle (2008) puis Rider (moto) : compact et écran monochrome, ce sont les V1[15].
- Coyote Nav / GoodKap : premier GPS connecté avec alertes en temps réel.
- Coyote Mini V2 (2009) puis Rider V2 (moto) : avec écran couleur[16].
- Coyote Nav V2 : GPS connecté avec alertes en temps réel.
- Coyote Mini Plus (2010) puis Rider Plus (moto) : évolution du V2[17].
- Coyote à la Carte / OYO : usage occasionnel, écran 2".
- Nouveau Coyote Mini : écran tactile 3,2".
- Coyote S (2014) : écran 4" avec dashcam intégrée.
- Coyote Mini (2015) : écran 3,2" et commande vocale.
- Coyote Nav+ (2017) : GPS connecté avec alertes en temps réel, écran tactile 5,5" et assistant vocal.
- Coyote UP (2019) : écran tactile 3,5" et assistant vocal[18].
- Coyote MAX (2024) : Assistant vocal amélioré avec language naturel. Nouvelle présentation de l'approche des zones de dangers.
Légalité
[modifier | modifier le code]Certifié NF Assistant d'Aide à la Conduite, Coyote est légal et approuvé par la sécurité routière dans plusieurs pays européens comme la France, la Belgique, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne.
Il est strictement interdit en Suisse[19], Autriche, en Bosnie, à Chypre, en Slovaquie, et en Turquie[20].
En France
[modifier | modifier le code]Projet de loi 2011
[modifier | modifier le code]Un projet de loi de mai 2011 visant à supprimer les avertisseurs de radar en France[21] a obligé la société Coyote à ne plus signaler la position précise des radars (fixes et mobiles), mais de signaler les « zones dangereuses », équipées ou non, de radars (fixes ou mobiles).
Le , les pouvoirs publics français et les représentants de l’industrie des avertisseurs de radars signent un protocole d’accord qui légalise la transformation des avertisseurs de radars en « assistants d’aide à la conduite ». Ces outils, qui se basent toujours sur un principe d’échange d’informations à la manière d’un réseau social, ne peuvent plus signaler la position précise des radars, mais sont autorisés à avertir de la présence de « zones de dangers ». Ces zones, d’une distance de 4 km sur autoroute, 2 km hors agglomération et 500 mètres en agglomération, peuvent contenir ou non un radar[20].
Conformité en janvier 2012
[modifier | modifier le code]Le , une nouvelle mise à jour permet d'obtenir un certificat, garantissant que le système Coyote n'est pas un avertisseur de radar, mais une aide à la conduite (AAC), dès lors que la nouvelle mise à jour a été effectuée[22].
La légalité des AAC via le protocole d’accord, ainsi que les nouvelles règles du marché, sont reconnues dans une décision du Conseil d’État en date du 6 mars 2013[23].
Le décret Harry Potter (2017-2018)
[modifier | modifier le code]En avril 2017, un projet de décret a été déposé devant la Commission Européenne par la Délegation à la sécurité routière (DSR) visant à interdire la diffusion, par l'intermédiaire des services électroniques d'aide à la conduite ou à la navigation, tout message de nature à signaler les opérations de police dans certains périmètres[24]. Le projet de loi "Harry Potter", surnommé ainsi en référence à la cape d'invisibilité du célèbre sorcier Harry Potter, entendait ainsi faire interdire le relais des informations relatives à la présence de police dans 4 situations exceptionnelles que sont les alertes enlèvements, les alertes attentats, les contrôles d'alcoolémie et les contrôles de stupéfiants. Initialement intégrée à l'article 24 du projet de loi d'orientation des mobilités publié en août, cette mesure a été retirée du texte présenté en Conseil des Ministres le 26 novembre 2018[25].
Données financières
[modifier | modifier le code]| 2006 | 2007 [1] | 2008 [1] | 2009 [1] | 2010 [3] | 2011 [1] | 2012 | 2013 [7] | 2014 [7] | 2015 | 2016[26] | 2017 | 2018 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires (en millions d'euros) | 110 | 120 | 130 |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Laura Cordin, « Le flair du 'Coyote" », Le Point, (consulté le )
- ↑ « Coyote System est passé à la vitesse supérieure en 2010 », La Tribune, (consulté le )
- Xavier Demarle, « Coyote System se penche sur son essor à l’étranger », Les Échos, (consulté le )
- ↑ « Didier Quillot prend la tête de Coyote System », L'Expansion, (consulté le )
- ↑ Marina Alcaraz, Julien Dupont-Calbo, « Coyote met la Bourse de Paris dans son radar », Les Échos, (consulté le )
- ↑ Jean-Baptiste Diebold, « Et si l'ancien patron de Coyote devenait président de France Télévisions? », Challenges, (consulté le )
- Laszlo Perelstein, « Coyote valorisé 120 millions d'euros après le rachat par ses cofondateurs ? », La Tribune, (consulté le )
- ↑ Isabelle Chaperon, « Le fonds HLD entre au capital de Coyote », Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Benoît Lambert nommé directeur général de Coyote », sur www.automobile-entreprise.com, (consulté le )
- ↑ « Pourquoi choisir Coyote ? », sur www.moncoyote.com (consulté le )
- ↑ « Votre meilleur associé est un Coyote – Coyote Business », sur business.moncoyote.com (consulté le )
- ↑ « Marché B to B, Smart Driving, nouvelle plateforme… Coyote amorce un nouveau virage », usine-digitale.fr, 15/02-2018 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Stéphane Ficca, « Coyote : une nouvelle fonction "Passage à niveau", en partenariat avec SNCF Réseau », sur clubic.com, (consulté le ).
- ↑ « Avertisseur radar - Coyote, Wikango, Inforad, Snooper, Navirad, Takara, Avertisseurs », sur www.radars-auto.com (consulté le )
- ↑ « Avertisseur Coyote Eagle », sur Terre d'Asphalte, (consulté le )
- ↑ 01net, « Coyote Rider V2, l'avertisseur radar des motards », sur 01net (consulté le )
- ↑ D3t, « Coyote Rider Plus », sur Motoblouz (consulté le )
- ↑ 01net, « Tests et Comparatifs : les avertisseurs de danger | 01net.com », sur 01net (consulté le )
- ↑ « Coyote et Cie strictement interdits en Suisse »,
- « Foire aux questions - Coyote », sur www.moncoyote.com (consulté le )
- ↑ « Détecteur de radars : les détails du projet d’interdiction » par Stéphane Long, sur 01net.com.
- ↑ COYOTE SYSTEM atteste par la présente que l’assistant d’aide à la conduite dont les références sont mentionnées ci-dessus, a bien été mis en conformité selon le respect des exigences présentes dans le protocole d’accord signé le 28 juillet 2011 entre le Ministère de l’Intérieur et l’AFFTAC (Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologie d’Aide à la Conduite)[source insuffisante].
- ↑ Philippe Doucet, « Appareils de détection des radars : que dit la loi ? », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Recherche la base de données - European Commission », sur ec.europa.eu (consulté le )
- ↑ 01net, « Waze et Coyote ne seront finalement pas contraints de cacher les contrôles de police », sur 01net (consulté le )
- ↑ Stéphanie Mundubeltz-Gendron, « Coyote trace sa route... à sa vitesse », usine-digitale.fr, (lire en ligne, consulté le ).