Dabou
| Dabou | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| District | Lagunes | ||
| Région | Grands Ponts | ||
| Département | Dabou | ||
| Maire | Yédé Niangne Jean-Claude | ||
| Démographie | |||
| Gentilé | Daboulais(e), Dabois(e) | ||
| Population | 138 083 hab. (2021) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 5° 19′ 00″ nord, 4° 23′ 00″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire
Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire
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Dabou est une ville du sud de la Côte d'Ivoire, située à proximité d’Abidjan. Elle est considérée comme la capitale traditionnelle des Adioukrou, un peuple appartenant à la grande famille des Akan. Dabou est le chef-lieu du département du même nom et la capitale de la région des Grands-Ponts, dans le district des Lagunes. Selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2021, la population de la sous-préfecture s’élevait à 138 083 habitants[1].
Ancien centre économique majeur durant la période coloniale, la ville a vu son importance relative diminuer après l’indépendance au profit d’Abidjan[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]En février 1843, le capitaine Louis Faidherbe signe avec le chef de la confédération de Débrimou un traité reconnaissant la souveraineté française sur la région[3].
À la suite de cette expédition et de la signature du traité, un fort est construit en bordure de la lagune Ébrié afin d’asseoir la présence coloniale. Ce fort, connu sous le nom de fort Faidherbe, subsiste aujourd’hui à l’état de vestiges[3].
Grâce à son wharf, Dabou devient durant la période coloniale un port important pour le transit des marchandises, juste après Abidjan. Ce rôle stratégique est renforcé par la construction, entre 1931 et 1932, d’un pont métallique sur le fleuve Agnéby, communément appelé « pont Eiffel », qui constitue longtemps un axe majeur vers l’intérieur du pays[3].
Administration
[modifier | modifier le code]La sous-préfecture de Dabou est créée le 2 janvier 1961[3]. Une loi adoptée le 9 janvier 1978 institue les communes de plein exercice en Côte d’Ivoire, intégrant Dabou dans cette nouvelle organisation administrative[4].
Démographie
[modifier | modifier le code]L’évolution démographique de la sous-préfecture de Dabou est la suivante[1] :
| Année | Population |
|---|---|
| 1975 | 23 134 |
| 1988 | 39 494 |
| 1998 | 54 892 |
| 2010 | 82 021 |
| 2021 | 138 083 |
Villages
[modifier | modifier le code]Secteur communal
[modifier | modifier le code]En 1998, la commune de Dabou comptait 65 119 habitants répartis dans huit villages organisés en communes :
- Agnéby (708 habitants)
- Allaba (846)
- Armébé (1 359)
- Dabou (54 892)
- Débrimou (4 150)
- Gbougo I (1 395)
- N'Gatty (741)
- Pass (2 287)
Secteur non communal
[modifier | modifier le code]En 1998, on comptait 55 185 habitants répartis dans plusieurs villages non organisés en communes :
- Adangba-Eby (380)
- Agbaille (1 136)
- Agnimangbo (1 060)
- Ahouya (646)
- Akakro (674)
- Akradio (3 512)
- Bodou (397)
- Bohn (771)
- Bouboury (1 497)
- Cosrou (2 385)
- Ira (1 561)
- Kaka (579)
- Kodogodji (262)
- Kroufian (874)
- Lopou (6 130)
- Mopoyem (930)
- N'Doumikro (565)
- Niamiambo (448)
- Nigui-Nanou (747)
- Nouvel-Ousrou (3 297)
- Opoyounem (1 663)
- Orbaff (3 587)
- Orgaff (1 411)
- Pandah (1 092)
- Petit-Badien (941)
- Tiaha (1 250)
- Toupah (6 665)
- Vieil-Ousrou (673)
- Vieux-Badien (2 823)
- Yassap A (2 834)
- Yassap B (600)
- Yomidji (1 077)
- Youhoulil (2 718)
Depuis octobre 2005, les villages d’Akradio, Cosrou, Lopou, Nouvel-Ousrou, Orbaff et Toupah ont été érigés en communes.
Économie
[modifier | modifier le code]L’économie locale repose principalement sur l’agriculture industrielle, notamment la culture du palmier à huile et de l’hévéa, portée par la Société africaine de plantations d'hévéas (SAPH). La ville est également traversée par la route côtière reliant Abidjan à San-Pédro, dont le tronçon Dabou–Grand-Lahou a été inauguré en 1993[2].
Sports
[modifier | modifier le code]La ville dispose d’un club de football, l’Omness de Dabou, évoluant dans les divisions régionales du championnat ivoirien[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Résultats globaux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2021 » [PDF], sur plan.gouv.ci, Gouvernement de Côte d'Ivoire
- « Dabou, ville des lagunes, capitale des Adioukrou », sur Pascalchristian.fr,
- Raymond Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, vol. Tome 2 : C-D-E, Abidjan, NEA, , 165 p. (ISBN 2-7236-0795-X)
- ↑ « Loi n°78-07 du 9 janvier 1978 », sur ilo.org
- ↑ « Championnat de football de Côte d'Ivoire », sur RSSSF
Liens externes
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
