Daniel Pauly
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation | |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Maître |
Gotthilf Hempel (en) |
| Directeur de thèse |
Gotthilf Hempel (en) |
| Distinctions | Liste détaillée Prix international Cosmos () Prix de l'environnement Volvo () Prix ECI (en) () Ramon Margalef Prize in Ecology () Grand Prix de la Société française d'écologie () Prix Nierenberg () Membre de l'AAAS () Médaille Sir John William Dawson () BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award () Beverton Medal (en) () Prix Tyler pour réalisations environnementales () Docteur honoris causa de l'université d'Alicante |
Beyond duplicity and ignorance in global fisheries (d), A vision for marine fisheries in a global blue economy (d), Comments on FAO's State of Fisheries and Aquaculture, or ‘SOFIA 2010’ (d), Making history count: The shifting baselines of Turkish fisheries (d), Comments on FAOs State of World Fisheries and Aquaculture (SOFIA 2016) (d) |
Daniel Pauly est un biologiste franco-canadien reconnu comme l'un des plus grands spécialistes au monde des ressources marines[1]. Professeur à l'Université de Colombie Britannique à Vancouver, il est directeur du projet Sea Around us. Biologiste marin et halieute, il reçoit en 2005 le prix Cosmos de recherche en écologie[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Né en 1946 à Paris d'une mère ouvrière française et d'un militaire afro-américain. Malade, il est enlevé et élevé durant 15 ans dans une famille suisse romande qui le maltraite[3]. Il ne retrouvera sa mère qui a épousé Louis Pauly qu’à l’âge de 19 ans, il se découvre ainsi une nouvelle famille[4]. À 17 ans, il part pour l'Allemagne, où il décroche son abitur et commence des études d'agronomie[4], mais la présence d’anciens nazis lui rend la vie difficile, il se dirige donc vers l’océanographie où il obtient en 1979 son doctorat en biologie marine à l'université de Kiel[4]. Puis il part aux Philippines à l'International Center for Living Aquatic Resources Management où il développe la plus grande base de données au monde sur la biodiversité marine : FishBase.
En 1994, il devient professeur au Fisheries Centre de l'université de la Colombie-Britannique, à Vancouver au Canada.
En 1999, il lance le projet Sea Around Us, qui a pour objectif de cartographier les prises de pêche sur tous les océans et ainsi de pouvoir étudier l'impact de la pêche sur les réserves marines en poissons.
En 2003, il devient directeur du Fisheries Centre de Vancouver[5].
Analyses et prises de position
[modifier | modifier le code]Daniel Pauly alerte depuis plusieurs décennies sur la disparition accélérée des poissons dans tous les océans. Il est considéré comme le premier lanceur d'alerte au sujet de la surpêche dès 1998[4]. Il invite les citoyens à demander l'arrêt des subventions (35 milliards de dollars annuellement) à la pêche[2]. Il déclare en à l'hebdomadaire Télérama : « Un jour il ne restera que du poisson d'élevage et du surimi »[3].
Il a notamment avec d'autres chercheurs dénoncé le chalutage (qui détruit le milieu naturel de la resource) et démontré comment la pêche en eaux profondes détruit des espèces dont le cycle de reproduction est beaucoup plus long que celui des poissons des zones côtières, zones désormais largement délaissées après avoir été surexploitées[6].
Distinctions
[modifier | modifier le code]En 2003, le magazine Scientific American le classe parmi les 50 scientifiques les plus influents du moment[7].
En 2005, il reçoit le prix international Cosmos récompensant la recherche en écologie[8], en 2006 le Volvo Environment Prize, en 2007 le Excellence in Ecology Prize et le Ted Danson Ocean Hero Award et en 2008 le Ramon Margalef Prize in Ecology and Environmental Sciences.
Il se voit décerner la Légion d'honneur en 2017[9].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Philippe Cury et Daniel Pauly, Mange tes méduses ! : Réconcilier les cycles de vie et la flèche du temps, Paris, Odile Jacob, coll. « Sciences », , 216 p. (ISBN 978-2-7381-2912-3, présentation en ligne)
- David Grémillet, Daniel Pauly : un océan de combats, Marseille, Wildproject, coll. « Domaine sauvage », , 408 p. (ISBN 978-2-918490-82-1, présentation en ligne)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gaëlle Dupont, « Il faut pêcher moins si l'on veut continuer à pouvoir pêcher », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- « Daniel Pauly -28 Minutes », sur ARTE (consulté le )
- « L’océanographe Daniel Pauly : “Un jour, il ne restera que du poisson d’élevage ou du surimi” », sur Télérama.fr (consulté le )
- « Daniel Pauly : "En matière de ressources marines, la catastrophe a déjà eu lieu" », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ « Daniel Pauly Un parcours international », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « La pêche en eau profonde est particulièrement ravageuse », sur Reporterre, le quotidien de l'écologie (consulté le )
- ↑ (en) Katherine Harmon, « Daniel Pauly: Fishing for a Perfect Ocean », sur Scientific American (consulté le )
- ↑ Haydée Sabéran, « On a fait la guerre aux poissons, et les poissons ont perdu », sur Revue21.fr, (consulté le )
- ↑ « Un scientifique de UBC décoré chevalier de la Légion d'honneur », sur Radio-Canada, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- [vidéo] Surpêche : le point de vue de Daniel Pauly sur le site de l'Institut de recherche pour le développement (IRD)
- Publications
- Biologiste marin
- Biologiste canadien du XXe siècle
- Biologiste canadien du XXIe siècle
- Biologiste français du XXe siècle
- Biologiste français du XXIe siècle
- Professeur canadien
- Étudiant de l'université de Kiel
- Professeur à l'Université de la Colombie-Britannique
- Docteur honoris causa de l'université d'Alicante
- Membre de la Société royale du Canada
- Naissance en mai 1946
- Naissance à Paris