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Daniel Vangarde

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Daniel Vangarde
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Daniel BangalterVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Daniel VangardeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Autres informations
Membre de
Yamasuki (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique

Daniel Vangarde, nom de scène de Daniel Bangalter, est un producteur, parolier et auteur-compositeur français né en 1947[1].

Enfant, Daniel Bangalter est initié à la musique par ses parents qui lui font écouter de la musique classique et lui payent des cours de violon. À dix ans, il se met à la guitare[2]. Puis, dans les années 1960, il découvre la musique anglo-saxonne, et plus particulièrement celle des Beatles. En parallèle d'un an de licence de sciences économiques et d'une licence d'anglais, il se met à la composition musicale[3].

À l'occasion d'un voyage entre amis en 1967 aux Pays-Bas, il obtient le contact d'un directeur de maison de disques néerlandais, qui le met en relation avec Jean Kluger, producteur et compositeur belge[2]. À ses côtés, il apprend les métiers de compositeur et de parolier de 1967 à 1975. En 1971 et à la demande de Kluger qui se rend compte de son talent, Vangarde enregistre une chanson dans un studio londonien destinée à remporter le concours de la Rose d’or d'Antibes. Gérard Lenorman remporte finalement le concours, et Vangarde décide de ne pas devenir chanteur et de rester à la composition et à l'écriture. Ensemble, Jean Kluger et Daniel Vangarde composent des chansons pour Sheila, Dalida, Carlos, Mireille Mathieu et Karen Cheryl[3].

Il a enregistré un album dans la vague contestataire (avec des titres comme : Un bombardier avec ses bombes, Comme le juge avait mal mangé, Une comète va rencontrer la terre[4],[5],[6]).

Son label Zagora[7] a produit des artistes tels que La Compagnie Créole, les Gibson Brothers, Paula Moore ou encore Vic Edimo. Zagora a été distribué par Carrère, Barclay et Philips/Phonogram[8].

Il s'est ensuite reconverti dans les musiques festives (il est le parolier de la Compagnie créole : Vive le Douanier Rousseau !, Le Bal masqué, Souris à la vie, La Machine à danser, C'est bon pour le moral, Ça fait rire les oiseaux ; compositeur Jean Kluger). Ses principaux travaux ont été effectués dans les années 1970 pour les interprètes Ottawan, Gibson Brothers, Sheila et Joe Dassin (Oh Namba), comme parolier, compositeur ou producteur. Il a alors largement travaillé avec Jean Kluger[9].

En 1978, Daniel Vangarde réalise le morceau Aqua avec Wally Badarou sous le nom de DVWB[10],[11]. Ce disco mutant, avec force synthés, boîtes à rythme et vocoder, a été repris dans la compilation Cosmic Machine (A voyage through French Cosmic & Electronic Avantgarde 1970 -1980) de Because Music[12].

D'origine juive polonaise[13], il trouve, en 1999, dans les archives de la Sacem, dirigée alors par Jean-Loup Tournier, des documents inédits sur le comportement de cette société à l’égard des artistes juifs, via une note interne du , qui « a édicté le fichage des auteurs “non aryens”, décidé du blocage de leurs droits, et menacé d’internement “en camp de concentration” »[14].

Il est également le père du compositeur Thomas Bangalter, cofondateur de Daft Punk[15]. Une chanson d'Eddie Johns, More Spell On You, sortie en 1979 et produite par Daniel Vangarde est samplée sur One More Time sans que cela soit crédité sur le disque[16].

Liens externes

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Notes et références

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  1. Sylvie Tanette, « La sombre affaire de la Sacem, depuis la guerre jusqu’à Daft Punk », largeur.com, 4 juillet 1999
  2. a et b « Interview : Daniel Vangarde, entre ombre et lumière », sur TSUGI, (consulté le )
  3. a et b Patrick Thévenin, « Daniel Vangarde, le père de Thomas Bangalter : “Je n'ai jamais considéré mon parcours comme une carrière” », sur Les Inrockuptibles, (consulté le )
  4. Discographie sur discogs.com
  5. Discographie sur bide-et-musique.com
  6. Discographie sur encyclopedisque.fr
  7. (en) « Zagora », sur Discogs (consulté le )
  8. « Zagora - Afrisson », sur www.afrisson.com (consulté le )
  9. Stéphane Davet, « Daniel Vangarde, l’homme qui a fait guincher la France », Le Monde, 12 novembre 2022.
  10. (en) « Dvwb », sur Discogs (consulté le )
  11. « DVWB "Aqua" », sur youtube.com (consulté le )
  12. « "Cosmic Machine" pour découvrir la French Touch des années 70 », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. (en) Jonah Weiner, « Daft Punk : All Hail Our Robot Overlords » Accès payant, sur rollingstone.com, (consulté le ).
  14. Eric GIACOMETTI, « La Sacem accusée d´avoir spolié les juifs », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. L'Obs, « Pourquoi Daft Punk boycotte les Victoires de la musique », L'Obs,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  16. (en) August Brown, « A homeless L.A. musician helped create a Daft Punk classic. So why hasn’t he seen a dime? », Los Angeles Times, 6 mai 2021.