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David Graeber

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David Graeber
David Graeber en 2015.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
VeniseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Université d'État de New York à Purchase (en)
Université de Chicago
Phillips AcademyVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Nika Dubrovsky (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Socialisme libertaire (en), socialisme libertaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Mouvements
Socialisme libertaire (en), anthropologie anarchisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Site web
Distinctions
Bourse Fulbright
Bread and Roses Award (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enregistrement vocal.
Œuvres principales
signature de David Graeber
Signature.

David Graeber, né le à New York (États-Unis) et mort le à Venise (Italie), est un anthropologue et militant anarchiste américain, théoricien de la pensée anarchiste en Amérique du Nord et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street.

Son œuvre en anthropologie économique, en particulier ses livres Dette : 5000 ans d'histoire (2011), Bullshit Jobs (2018) et Au commencement était… (2021), ainsi que son rôle de premier plan dans le mouvement Occupy, lui valent d’être reconnu comme l’un des anthropologues et penseurs de gauche les plus marquants de son époque. Il est décrit comme « l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon » par le New York Times[1].

Né à New York dans une famille juive de classe ouvrière, David Graeber étudie au Purchase College de New York puis à l’université de Chicago où il obtient son doctorat en 1996. En 1998, il enseigne à l’université Yale en tant que professeur assistant. En 2005, l’université, dans une décision controversée, ne renouvelle pas son contrat et lui refuse la titularisation. Incapable d’obtenir un poste aux États-Unis, il entre en "exil académique" en Angleterre, où il enseigne au Goldsmiths College de 2007 à 2013 et à la London School of Economics[2].

David Graeber meurt subitement en septembre 2020, alors qu’il est en vacances à Venise. Son dernier livre, Au commencement était…, coécrit avec l’archéologue David Wengrow, est publié à titre posthume en 2021.

David Graeber est né en 1961[3]. Les parents de David Graeber habitent à New York et font partie de la communauté juive ashkénaze yiddishophone issue de la classe ouvrière[4]. Sa mère, Ruth Rubinstein (1917-2006), est d'origine polonaise. Ouvrière dans le textile, elle est membre du syndicat International Ladies' Garment Workers' Union. Elle s'implique dans la vie culturelle et, adolescente, tient un rôle principal dans une comédie musicale des années 1930, Pins & Needles, spectacle produit par le Syndicat et qui tourne pendant trois ans (1937-1940). Son père, Kenneth Graeber (1914–1996), est d'origine allemande. Il étudie à Lawrence College (certaines sources évoquent l'université de Kansas[réf. nécessaire]) où il adhère à la Ligue des jeunes communistes. Il s'engage aux côtés des résistants à Franco lors de la Guerre d'Espagne et sert comme chauffeur dans une unité médicale[5] jusqu'en 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la Marine puis travaille après guerre comme imprimeur sur des machines offset.

David Graeber naît et grandit à New York, dans une coopérative d'appartements que le magazine Business Week décrit comme « imprégné de politique radicale », dans le quartier de Penn South (en). Il est animé par les idées anarchistes depuis l'âge de 16 ans, selon une interview qu'il donne à The Village Voice en 2005[6]. Il participe aux manifestations contre le Forum économique mondial à New York en 2002. Il est membre du syndicat Industrial Workers of the World (IWW).

David Graeber a vécu avec l'anthropologue Lauren Leve[7], puis a partagé la vie d'une autre anthropologue Erica Lagalisse entre 2013 et 2017[8] et s'est marié enfin avec Nika Dubrovsky, artiste et écrivaine, en 2019.

David Graeber meurt subitement le [3],[9] à Venise, alors qu'il est en vacances avec sa femme et des amis, des suites d'une nécrose pancréatite[10]. Le , il avait annoncé dans une vidéo qu'il n'était pas en forme mais qu'il se sentait mieux[11],[12]. Sa femme attribue sa mort à la COVID-19 qu'ils auraient supposément contracté quelques mois auparavant[13].

Carrière académique

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David Graeber étudie l'anthropologie à l'Université de Chicago et obtient une bourse pour mener une recherche ethnographique de terrain de 20 mois à Madagascar, à partir de 1989. Sa thèse de doctorat sur la magie, l'esclavage et la politique est dirigée par Marshall Sahlins et s'intitule The Disastrous Ordeal of 1987: Memory and Violence in Rural Madagascar (« L’éprouvante catastrophe de 1987 : Mémoire et violence dans les régions rurales de Madagascar »)[14].

David Graeber (à gauche) en lors d'une manifestation pour le droit des immigrants à Union Square à New York.

David Graeber est chargé de cours d'anthropologie à l'université Yale de 1998 à 2005[15]. Au , l'université ne renouvelle pas son contrat, ce qui suscite une controverse à cause du soupçon de motivation politique à cette éviction. Une pétition est lancée, demandant à l'université de revenir sur sa décision, et récolte plus de 4 500 signatures, dont celles de collègues reconnus[15]. Il obtient comme indemnité de départ de pouvoir prendre une « année sabbatique » financée, durant laquelle il donne tout de même un cours d'introduction à l'anthropologie culturelle et un autre sur Direct Action and Radical Social Theory (« L'action directe et la pensée critique en sciences sociales »). De 2007 à 2013, il occupe un poste de lecteur (reader) au département d'anthropologie de Goldsmiths, université de Londres[16]. Il enseigne ensuite à la London School of Economics.

David Graeber distingue ses engagements politiques de sa pratique de l'anthropologie[11]:

« Une anthropologie marxiste existe sans doute, elle s’attache à employer les concepts marxistes à ce domaine de connaissance. Je ne fais rien de ce genre. Je me contente de pratiquer l’anthropologie, entendue au sens classique du terme, comme le fait mon mentor Marshall Sahlins. J’ai débuté ma carrière de manière assez conventionnelle par un travail de terrain à Madagascar, où j’ai étudié l’héritage de l’esclavage sur une petite communauté rurale. D’une certaine manière, je mène deux carrières de front : auteur militant et anthropologue. Elles se chevauchent par moments, mais restent autonomes. »

[11]

Engagements

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Dans ses premières recherches, David Graeber se spécialise dans les théories de la valeur (Toward an Anthropological Theory of Value, 2002), la hiérarchie sociale et le pouvoir politique (Pour une anthropologie anarchiste, 2004 ; Possibilities, 2007 ; On Kings, 2017) ainsi que l’ethnographie de Madagascar (Lost People, 2007). Dans les années 2010, il se tourne vers l’anthropologie historique, produisant son ouvrage le plus célèbre, Dette : 5000 ans d'histoire (2011), qui explore la relation historique entre la dette et les institutions sociales, ainsi qu’une série d’essais sur les origines des inégalités sociales dans la préhistoire. Parallèlement, il développe des critiques sur la bureaucratie et le managérialisme (en) dans le capitalisme contemporain, publiées dans Bureaucratie, l'utopie des règles (2015) et Bullshit Jobs (2018). Il forge le concept de « bullshit jobs » dans un article de 2013 qui analyse la prolifération des « emplois rémunérés qui sont tellement inutiles, superflus ou néfastes que même leurs titulaires ne peuvent justifier leur existence ». Il développe également des analyses du patriarcat, notamment dans le livre Sur les rois (2017) co-écrit avec Marshall Sahlins[17].

Bien qu’exposé dès son plus jeune âge aux idées politiques de la gauche radicale, l’engagement direct de David Graeber dans l’activisme débute avec le mouvement pour la justice globale des années 1990. Il participe aux manifestations contre le troisième Sommet des Amériques à Québec en 2001 et contre le Forum économique mondial à New York en 2002, et écrit par la suite une ethnographie du mouvement, Direct Action (2009). En 2011, il devient l’une des figures de proue d’Occupy Wall Street. On lui attribue le slogan « Nous sommes les 99 % ». Ses engagements ultérieurs incluent des interventions en soutien à la révolution du Rojava en Syrie[18], au Parti travailliste britannique sous Jeremy Corbyn[19], et à Extinction Rebellion[20].

Publications

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En 2010, il publie Fragments of an Anarchist Anthropology (« Pour une anthropologie anarchiste »)[21] : « Reprenant une intuition de l'anthropologue français Pierre Clastres (1934-1977) selon laquelle les sociétés premières étaient déjà des groupes politiques égalitaires qui auraient écarté délibérément la domination de quelques-uns au profit de l'auto-organisation, l'auteur estime que le temps est venu pour l'anarchie de jouer le rôle intellectuel jadis dévolu au marxisme. »

Towards an Anthropological Theory of Value: The False Coin of Our Own Dreams (« Pour une théorie anthropologique de la valeur : La fausse monnaie de nos rêves ») paraît en 2001. David Graeber y tente une synthèse entre Marx et Mauss. L'auteur rend disponible son étude gratuitement sur Internet Archive[22] et Perlego[23].

Interview de David Graeber, au moment de la publication de Dette, 5 000 ans d'histoire (2011)

En 2011, il publie une monographie intitulée Dette : 5 000 ans d'histoire, aux éditions Les liens qui libèrent (Debt: the First Five Thousand Years). Dans cet ouvrage, où il s'inspire notamment des thèses d'Alfred Mitchell-Innes, il évoque le fait que le système du troc n'a jamais été utilisé comme moyen d'échange principal durant 5 000 ans d'histoire.

En 2013, il publie un article intitulé On the Phenomenon of Bullshit Jobs (« De l'inconvénient des boulots de merde ») dans lequel il émet l'hypothèse qu'une proportion significative des emplois sont considérés par ceux qui les occupent comme inutiles, voire comme nuisibles[24]. Cette hypothèse donnera lieu à une enquête plus approfondie en 2018 et à la publication d'un livre Bullshit jobs (en anglais : Bullshit jobs: A Theory). Il envisage le revenu de base comme un moyen de disjoindre le travail du revenu et ainsi de lutter contre ces « jobs à la con »[25].

En , David Graeber se rend au Rojava (Kurdistan de Syrie) notamment avec Janet Biehl afin de documenter l'expérience politique et sociale en cours inspirée du confédéralisme démocratique et du municipalisme libertaire. Il passe dix jours dix jours dans le Cizîrê, visite des écoles, conseils communaux, assemblées de femmes, coopératives nées de la « révolution du Rojava »[18]. Ce voyage intervient après la publication de son article le 8 octobre 2014 dans le Guardian, article dans lequel il s'interroge sur l'indifférence générale face à cette actualité[26],[27]. Pour Graeber, l'autonomie de la région de Rojava est « l'un des rares points positifs – bien que très positif – à émerger de la tragédie de la révolution syrienne »[27].

Interview de David Graeber, au moment de la publication de Bureaucratie (2015)

En 2015, David Graeber publie The Utopia of Rules: On Technology, Stupidity, and the Secret Joys of Bureaucracy (« Bureaucratie ») . Il soutient que la bureaucratie est un fléau du capitalisme moderne. Les entreprises privées sont tout aussi bureaucratiques que les offices du service public, voire le sont davantage. Selon lui, « il faut mille fois plus de paperasse pour entretenir une économie de marché libre que la monarchie de Louis XIV »[28],[29].

Interview de David Graeber, au moment de la publication de Bullshit Jobs (2018)

En 2018, David Graeber publie une tribune dans Le Monde dans lequel il qualifie le mouvement des Gilets Jaunes de témoin d'un « grand renouvellement des pratiques contestataires ». Il attribue son émergence à la déliquescence du système politico-financier actuel, qui valorise bien plus les métiers inutiles (bullshit jobs) liés à l'oligarchie managériale et financière que les métiers du “care[30]. La même année parait le livre Bullshit Jobs: A theory[31].

David Graeber annonce avoir terminé l'écriture du livre Au commencement était…, écrit avec David Wengrow en . Le livre est publié de manière posthume, en 2021, suite à son décès brutal en septembre 2020.

Réception de ses ouvrages et hommages

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Selon la sociologue Kate Burrell, l’œuvre de David Graeber « promeut des points de vue anarchistes du changement social, que la gauche ne croit pas tout à fait possibles, mais qui sont pourtant vécus au sein des mouvements sociaux tous les jours » et son travail « offre un éclairage poétique sur les réalités quotidiennes de la vie des militants, promeut ouvertement l'anarchisme, et est une célébration pleine d'espoir de ce que peuvent réaliser de relativement petits groupes de personnes engagées qui vivent leur vérité en toute transparence »[32].

Dans le Journal of the Royal Anthropological Institute, Hans Steinmüller décrit David Graeber et son co-auteur Marshall Sahlins comme « deux des plus importants penseurs anthropologiques contemporains » dont les contributions à la théorie anthropologique de la royauté représentent une « référence de la théorie anthropologique »[33]. Gabriel Levie souligne l'intégrité du chercheur et son engagement pour une société libre[34] : "Que nous soyons d'accord ou non avec lui, nous pouvons au moins reconnaître son intégrité académique, saluer ses motivations et le remercier de remettre en question les structures politiques que nous avons tendance à considérer comme acquises. L'un de ses messages fondamentaux est également celui de la solidarité et de l'humanité, particulièrement pertinent dans le monde actuel, marqué par les crises, les inégalités et la destruction de l'environnement " .

Pour Tom Penn[35], David Graeber « était un véritable radical, un pionnier dans tout ce qu'il faisait. L'œuvre inspirante de David a changé et façonné la façon dont les gens interprètent le monde […]. Dans ses livres, sa curiosité constante, son esprit de recherche, son regard ironique et acéré sur les idées reçues transparaissent. Il en va de même, par-dessus tout, de sa capacité unique à imaginer un monde meilleur, issu de sa propre humanité profonde et constante. […]. Sa perte est incalculable, mais son héritage est immense. Son œuvre et son esprit survivront. »

Marie Charrel dans Le Monde estime que « Graeber était l’un des intellectuels les plus en vue de la gauche radicale anglo-saxonne, figure du mouvement Occupy Wall Street et professeur d’anthropologie à la London School of Economics (LSE) »[36]. Son éditeur français, Henri Trubert, considère qu’il était un « penseur d’une amplitude exceptionnelle, iconoclaste et original comme il y en a peu. » Pour l’économiste Thomas Piketty, « il avait une capacité remarquable à embrasser un sujet jusqu’à l’os et à déconstruire les vérités établies. (…) Son ouvrage sur la dette est un monument de finesse et d’érudition anthropologique et historique ». Pour Thomas Coutrot, « c'était un dynamiteur d’évidences »[36].

En 2025, les Presses universitaires de Lyon publient Penser et agir avec David Graeber : Construire des ponts entre les sciences sociales, sous la direction de Véronique Dutraive[37],[38]

Dette. 5 000 ans d’histoire

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Dette est la première monographie historique majeure de David Graeber. Karl Schmid, l'un des créateurs de la revue Anthropologica de la Société canadienne d'anthropologie, décrit Dette comme « un livre inhabituel qui pourrait devenir le livre d'anthropologie le plus lu du grand public au XXIe siècle ». Il ajoute qu'il sera difficile de surpasser ce livre en termes de popularité. Schmid compare Dette à Guns, Germs and Steel de Jared Diamond et à The Art of Not Being Governed de James C.Scott pour son vaste spectre ainsi que ses multiples implications. Schmid émet aussi quelques réserves, en particulier sur la longueur de l'ouvrage ainsi que sur l'évocation de nombreuses problématiques ou exemples que l'auteur n'approfondit pas suffisamment selon lui.

Le mouvement Occupy Wall Street

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En , le magazine Rolling Stone attribue à David Graeber le slogan du mouvement: « We are the 99 percent ». Graeber écrit dans The Democracy Project que ce slogan est une création collective. Rolling Stone ajoute qu'il aide à créer la première assemblée générale de l'histoire de la ville de New York, parvenant à rassembler une soixantaine de participants le . Il passe les six mois qui suivent à s'impliquer dans ce mouvement naissant, en facilitant l'organisation des assemblées générales, en assistant aux réunions de travail en collectif, puis en préparant les militants sur le plan légal à manifester de manière pacifique selon les principes de la NVR (résistance non violente). Quelques jours après l'établissement d'un camp de manifestants dans le Parc Zuccotti, il quitte New York pour Austin (Texas)[4].

Museum of Care

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En 2019, David Graeber et Nika Dubrovsky créent un Museum of Care (« Musée de la bienveillance »), un espace partagé de communication et d'interactions sociales nourrissant les valeurs de solidarité, de soin et de réciprocité. Selon le site Web de David Graeber : « L'objectif principal du Musée de la bienveillance est de créer et d'entretenir les relations sociales »[39],[40]. Ils développent le concept de Musée de la bienveillance dans leur article « Le Musée de la bienveillance : imaginer le monde après la pandémie »[41], publié dans Arts Of The Working Class en avril 2020[42]. Ils y imaginent un futur post-pandémique où de vastes surfaces d'espaces de bureaux et d'institutions conservatrices sont transformées en « campus universitaires, centres sociaux et hôtels pour les personnes ayant besoin d'un abri »[43],[42]. Ils ajoutent : « Nous pourrions appeler ces espaces “Musée de la bienveillance”, précisément parce qu'il s'agit d'espaces qui ne glorifient aucun type de production, mais qui plutôt fournissent l'espace et les moyens de créer des relations sociales et d'imaginer des formes entièrement nouvelles de relations sociales. »[44],[42].

Principales publications

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Ci-dessous, figure seulement une sélection d'articles de David Graeber accessibles en ligne.
Ci-dessous, figurent uniquement les ouvrages de David Graeber non traduits en français.

En français

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Ci-dessous, figure seulement une sélection d'articles de David Graeber accessibles en ligne.
  • « Les nouveaux anarchistes » [« The New Anarchists »] (Ce texte est une traduction de l'article paru dans le no 13 de New Left Review), sur racinesetbranches.wordpress.com (consulté le )
  • « L’Anarchisme, ou Le mouvement révolutionnaire du vingt-et-unième siècle », coécrit avec Andrej Grubacic, sur racinesetbranches.wordpress.com, (consulté le ), ,
  • « La démocratie des interstices : Que reste-t-il de l'idéal démocratique ? » (Cet article a servi de base au livre La démocratie aux marges), Revue du MAUSS, no 26,‎ , p. 41-89 (lire en ligne)
  • « "L'idée d'avoir une revendication unique ne parle à personne" : Entretien avec David Graeber » (propos recueillis par Jade Lindgaard, Nicolas Haeringer), Mouvements, no 70,‎ , p. 139-148 (lire en ligne)
  • « À quoi ça sert si on ne peut pas s’amuser ? » [« What’s the Point If We Can’t Have Fun ? »], Revue du MAUSS, no 45,‎ , p. 44-57 (lire en ligne)
  • « Comment changer le cours de l'histoire » [« How to change the course of human history… »], coécrit avec David Wengrow, sur legrandcontinent.eu, Le Grand Continent, (consulté le )
  • « Sur les rois », coécrit avec Marshall Sahlins (Cet article est une traduction de l'introduction au livre intitulé Sur les rois), sur legrandcontinent.eu, Le Grand Continent, (consulté le )

Contributions à des ouvrages collectifs

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  • Collectif, La commune du Rojava : l'alternative kurde à l'État-nation, Syllepse, 2017, préf. Michael Löwy, Le Kurdistan libertaire nous concerne !, [lire en ligne].
  • Collectif, Éloge des mauvaises herbes, Paris, Les Liens qui libèrent, coll. « Poche », 2020

Notes et références

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  1. Robert Maggiori, « L’irréductible d’Occupy Wall Street », Libération, , texte intégral.
  2. Nicolas Weill, David Graeber : un soulèvement, sans apocalypse, Le Monde, , texte intégral.
  3. a et b « David Graeber (1961‑2020), auteur de « Bullshit jobs » : anthropologue… et chercheur en gestion ? », sur The Conversation,
  4. a et b (en) « Anarchist David Graeber Turned Hapless Rally Into Global Protest », sur bloomberg.com, (consulté le )
  5. (en-US) « Graeber, Kenneth », sur The Abraham Lincoln Brigade Archives, (consulté le )
  6. (en) « Take It From the Top », Village Voice,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) Molly Fischer, « David Graeber’s Possible Worlds », sur Intelligencer, (consulté le )
  8. (en) Erica Lagalisse, « The Elvis of Anthropology: Eulogy for David Graeber », The Sociological Review Magazine,‎ (DOI 10.51428/tsr.sylg4475, lire en ligne, consulté le )
  9. Stéphane Foucart, « Sur l’ Occident ou les bullshit jobs, le regard toujours espiègle de l’anthropologue David Graeber », sur Le Monde,
  10. (en) « David Graeber: The Anarchist Anthropologist-Provocateur », sur POLITICO, (consulté le )
  11. a b et c « L’Américain David Graeber, anthropologue des « bullshit jobs » et figure d’Occupy Wall Street, est mort », Le Monde, (consulté le )
  12. « David Graeber, l’anthropologue des « bullshit jobs » et d’Occupy Wall Street, est mort » Accès payant, sur Le Nouvel Obs, L'Obs, (consulté le )
  13. (en) Diana Swift, « Another Presenting sign of COVID-19, Findings support adding ot the list of GI manifestations of the disease » Accès limité, sur Medpage Today, (consulté le )
  14. (en) Molly Fischer, « David Graeber’s Possible Worlds », sur Intelligencer, (consulté le )
  15. a et b (en) Karen W. Arenson, « When scholarship and politics collided at Yale », sur The New York Times, (consulté le )
  16. Dr David Graeber MA PhD sur le site de l'Université de Londres
  17. David Graeber et Marshall Sahlins, On kings, Hau books, (ISBN 978-0-9861325-0-6), p. 4
  18. a et b « De retour du Rojava : impressions et réflexions », sur oclibertaire.free.fr (consulté le )
  19. (en) « David Graeber On Jeremy Corbyn, ‘The Most Unlikely Leader Ever’ », sur Literary Hub, (consulté le )
  20. (en-GB) Extinction Rebellion, « Intergalactic memorial carnival for David Graeber », sur Extinction Rebellion UK, (consulté le )
  21. « "Pour une anthropologie anarchiste", de David Graeber : un soulèvement, sans apocalypse », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. David Internet Archive, Toward an anthropological theory of value : the false coin of our own dreams, New York : Palgrave, (ISBN 978-0-312-24044-8, 978-0-312-24045-5 et 978-0-312-29906-4, lire en ligne)
  23. (en) D. Graeber, Toward an Anthropological Theory of Value: The False Coin of Our Own Dreams, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-0-312-29906-4, lire en ligne)
  24. Vers une société de « jobs à la con » ?, Libération
  25. « David Graeber : le revenu universel, remède aux jobs à la con ? », sur socialter.fr (consulté le )
  26. (en-GB) David Graeber, « Why is the world ignoring the revolutionary Kurds in Syria? », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  27. a et b (en-US) « Why is the world ignoring the revolutionary Kurds in Syria? », sur David Graeber (consulté le )
  28. David Graeber, l’indigné qui s’attaque à la bureaucratie libérale Politis,
  29. David Graeber, anthropologue : “Qui oserait nier l'impact international des Indignés ?” Télérama,
  30. « David Graeber : « Les “gilets jaunes” montrent combien le sol bouge sous nos pieds » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  31. « David Graeber a montré que les inégalités ne sont pas une fatalité », sur L'Obs (consulté le )
  32. (en) Kate Burrell, « Book Review: David Graeber, The Democracy Project: A History. A Crisis. A Movement », Sociology, vol. 48, no 5,‎ , p. 1066–1067 (ISSN 0038-0385, DOI 10.1177/0038038514543129, lire en ligne, consulté le )
  33. Steinmüller, Hans (2019) Book review: on kings by David Graeber and Marshall Sahlins. Journal of the Royal Anthropological Institute, 25 (2). p. 413-414
  34. (en-US) Gabriel Levie, « David Graeber (1961-2020): a take on his legacy as challenger of political common sense | Gabriel Levie | Oxford Political Review », sur oxfordpoliticalreview.com, (consulté le )
  35. (en) « 'Inspirational' activist author David Graeber dies », sur penguin.co.uk (consulté le )
  36. a et b « La mort de l’anthropologue David Graeber », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. Penser et agir avec David Graeber: Construire des ponts entre les sciences sociales, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 978-2-7297-1474-1 et 978-2-7297-1473-4, DOI 10.4000/14hlb, lire en ligne)
  38. Penser et agir avec David Graeber : Construire des ponts entre les sciences sociales, Presses universitaires de Lyon, coll. « Hors collection », (ISBN 978-2-7297-1474-1, lire en ligne)
  39. The main goal of the Museum of Care is to produce and maintain social relationships.
  40. (en-US) « About Museum of Care – Museum Of Care » (consulté le )
  41. The Museum of Care : imagining the world after the pandemic.
  42. a b et c (en) Nika Dubrovsky et Graeber, David, « The Museum of Care: imagining the world after the pandemic », Arts Of The Working Class,‎ , p. 45-46 (lire en ligne [PDF])
  43. […] free city universities, social centers and hotels for those in need of shelter.
  44. We could call them « Museums of Care » - precisely because they are spaces that do not celebrate production of any sort but rather provide the space and means for the creation of social relationships and the imagining of entirely new forms of social relations.
  45. Alexandre Chollier, « Dialoguer, imaginer… », Le Courrier,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès payant)

Bibliographie

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Articles de presse

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  • Nicolas Weill, « David Graeber : un soulèvement, sans apocalypse », Le Monde, , texte intégral.
  • Gilles Anquetil, « Mais pourquoi voulez-vous payer vos dettes ? : Entretien avec David Graeber », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • Marc-Olivier Bherer, « Occupy Wall Street, le legs », Le Monde, , texte intégral.
  • Robert Maggiori, « L’irréductible d’Occupy Wall Street », Libération, , texte intégral.
  • Irène Pereira, « Quand des activistes occupaient Wall Street », sur nonfiction.fr, .
  • Christophe Patillon, « Comme si nous étions déjà libres », Mediapart, , texte intégral.
  • Christophe Alix et Sylvie Serprix, « "La bureaucratie permet au capitalisme de s’enrichir sans fin" : Entretien avec David Graeber », Libération, no 10 703, samedi 17 et dimanche 18 octobre,‎ , p. 24-25 (lire en ligne)
  • Joseph Confavreux, Jade Lindgaard, « David Graeber: « La bureaucratie sert les intérêts des 1% » », Mediapart, , lire en ligne.
  • Éric Aeschimann, « David Graeber, l'anthropologue qui veut nous débarrasser de l'État », L'Obs, , [lire en ligne].

Articles connexes

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Auteur des ouvrages

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Liens externes

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