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Delta Equulei

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δ Equulei A / B
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 21h 14m 28,815s[1]
Déclinaison +10° 00 25,13[1]
Constellation Petit Cheval
Magnitude apparente 4,49 (5,19 + 5,52)[2],[3]

Localisation dans la constellation : Petit Cheval

(Voir situation dans la constellation : Petit Cheval)
Caractéristiques
Type spectral F7V / F7V[4]
Indice U-B −0,01[2]
Indice B-V +0,50[2]
Indice R-I +0,28[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −15,85 ± 0,07 km/s[5]
Mouvement propre μα = +42,39 mas/a[1]
μδ = −304,19 mas/a[1]
Parallaxe 54,41 ± 0,14 mas[6]
Distance 59,9 ± 0,2 al
(18,38 ± 0,05 pc)
Magnitude absolue +3,14[7]
Caractéristiques physiques
Masse 1,192 ± 0,012 M[6] / 1,187 ± 0,012 M[6]
Rayon 1,30 ± 0,08 R[4] / 1,25 ± 0,08 R[4]
Luminosité 2,25 L[4] / 2,07 L[4]
Température 6 200 ± 150 K[4] / 6 200 ± 150 K[4]
Métallicité [Fe/H] = −0,07 ± 0,09[4]
Âge 3,0 Ga[8]
Composants stellaires
Composants stellaires δ Equ A, δ Equ B
Orbite
Compagnon δ Equ B[6]
Demi-grand axe (a) 231,965 ± 0,008 mas
Excentricité (e) 0,436 851 ± 0,000 025
Période (P) 2 084,03 ± 0,10 j
Inclinaison (i) 99,408 3 ± 0,009 8°
Argument du périastre (ω) 7,735 ± 0,013°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 23,362 ± 0,012°
Époque du périastre (τ) 53 112,071 ± 0,052 MHJD
Demi-amplitude (K1) 12,18 km/s[9]
Demi-amplitude (K2) 12,23 km/s[9]

Désignations

δ Equ, 7 Equ, HD 202275, HIP 104858, HR 8123, BD+09°4746, GJ 822, LTT 16227, SAO 126643, WDS J21145 +1000AB[10]

Delta Equulei (en abrégé δ Equ) est une étoile binaire de la constellation du Petit Cheval. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente combinée de 4,49[2]. Le système est situé à une distance de ∼ 60 a.l. (∼ 18,4 pc) de la Terre[6]. Il se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −15,9 km/s[5].

Description

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Delta Equulei est à la fois une binaire visuelle ainsi qu'une binaire spectroscopique à raies doubles. Ses deux étoiles complètent une orbite selon une période de 2 084 jours (5,71 ans) et avec une excentricité de 0,44[6]. Elles apparaissent être des étoiles jaune-blanc de la séquence principale assez similaires, toutes deux de type spectral F7V[4].

La composante primaire, désignée Delta Equulei A, est 19 % plus massive que le Soleil[6] et elle brille à une magnitude apparente de 5,19[3]. Son rayon est 30 % plus grand que le rayon solaire, elle est 2,25 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 6 200 K[4].

Son compagnon, Delta Equulei B, est également 19 % plus massif que le Soleil[6] mais elle est quelque peu moins brillante, ayant une magnitude apparente de 5,52[3]. Son rayon est 25 % plus grand que le rayon solaire, elle est 2,07 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est également de 6 200 K[4].

William Herschel répertorie Delta Equulei comme une binaire écartée dès 1781. Friedrich Georg Wilhelm von Struve démontre cependant que ce premier compagnon, désormais connu comme Delta Equulei C[11], est un compagnon purement optique, qui apparaît proche par coïncidence. Par la suite, des observations réalisées par son fils Otto Wilhelm von Struve en 1852 montrent que si la séparation entre les deux composantes de la double optique continuait de s'accroître, Delta Equulei elle-même apparaissait allongée. Il en conclut ainsi qu'il s'agit d'une binaire bien plus compacte — soit Delta Equulei A et B —[12].

Notes et références

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  1. a b c et d (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
  2. a b c d et e (en) D. Hoffleit et W. H. Jr. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H).
  3. a b et c (en) O. Yu. Malkov et al., « Dynamical Masses of a Selected Sample of Orbital Binaries », Astronomy & Astrophysics, vol. 546,‎ , article no A69 (DOI 10.1051/0004-6361/201219774 Accès libre, Bibcode 2012A&A...546A..69M).
  4. a b c d e f g h i j et k (en) G. Torres, J. Andersen et A. Giménez, « Accurate masses and radii of normal stars: modern results and applications », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 18, nos 1–2,‎ , p. 67–126 (DOI 10.1007/s00159-009-0025-1, Bibcode 2010A&ARv..18...67T, arXiv 0908.2624).
  5. a et b (en) D. Pourbaix et al., « SB9: The ninth catalogue of spectroscopic binary orbits », Astronomy & Astrophysics, vol. 424,‎ , p. 727-732 (DOI 10.1051/0004-6361:20041213, Bibcode 2004A&A...424..727P, arXiv astro-ph/0406573).
  6. a b c d e f g et h (en) Matthew W. Muterspaugh et al., « Masses, Luminosities, and Orbital Coplanarities of the μ Orionis Quadruple-Star System from Phases Differential Astrometry », The Astronomical Journal, vol. 135, no 3,‎ , p. 766–776 (DOI 10.1088/0004-6256/135/3/766, Bibcode 2008AJ....135..766M, arXiv 0710.2126) (Voir Table 5).
  7. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  8. (en) L. Casagrande et al., « New constraints on the chemical evolution of the solar neighbourhood and Galactic disc(s). Improved astrophysical parameters for the Geneva-Copenhagen Survey », Astronomy & Astrophysics, vol. 530,‎ , p. 21, article no A138 (DOI 10.1051/0004-6361/201016276, Bibcode 2011A&A...530A.138C, arXiv 1103.4651).
  9. a et b (en) Matthew W. Muterspaugh et al., « PHASES High-Precision Differential Astrometry of δ Equulei », The Astronomical Journal, vol. 130, no 6,‎ , p. 2866–2875 (DOI 10.1086/497035, Bibcode 2005AJ....130.2866M, arXiv astro-ph/0507585).
  10. (en) * del Equ -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  11. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  12. (en) Otto Wilhelm Struve, « On some lately discovered Double Stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 20,‎ , p. 8–13 (DOI 10.1093/mnras/20.1.8 Accès libre, Bibcode 1859MNRAS..20....8S, lire en ligne).

Liens externes

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