Digoin
| Digoin | |||||
La Loire et le pont-Canal | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Arrondissement de Charolles | ||||
| Intercommunalité | CC Le Grand Charolais | ||||
| Maire Mandat |
David Bême 2020-2026 |
||||
| Code postal | 71160 | ||||
| Code commune | 71176 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Digoinais | ||||
| Population municipale |
7 353 hab. (2023 |
||||
| Densité | 212 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 28′ 58″ nord, 3° 59′ 03″ est | ||||
| Altitude | Min. 222 m Max. 306 m |
||||
| Superficie | 34,72 km2 | ||||
| Type | Petite ville | ||||
| Unité urbaine | Digoin (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Digoin (commune-centre) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Digoin | ||||
| Législatives | 2e circonscription de Saône-et-Loire | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://www.digoin.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Digoin est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]
Digoin est une ville du Charollais située à l'ouest du département de Saône-et-Loire et jouxtant celui de l'Allier, sur la route N 79 entre Mâcon (80 km à l'est) et Moulins (60 km à l'ouest)[1],
Digoin se trouve sur la rive droite de la Loire, au confluent de l'Arroux et de la Bourbince, à 233 m d'altitude[2].
Au sud-est se trouve Lyon à 130 km, au nord-est Beaune à 101 km et Dijon à 155 km[1].
Digoin est la ville centre de son aire d'attraction, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Charollais[I 1].
Le parc naturel régional du Morvan est à 50 km au nord ; le parc naturel régional Livradois-Forez à 80 km au sud-sud-ouest[1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont (dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du nord) : Rigny-sur-Arroux, Saint-Vincent-Bragny, Saint-Léger-lès-Paray, Vitry-en-Charollais, Varenne-Saint-Germain, Chassenard et Molinet dans l'Allier et La Motte-Saint-Jean.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 34,72 km2 ; son altitude varie de 222 à 306 mètres[3].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]
Un grand nombre de cours d'eau (plus de 100 km de rives dans un rayon de 6 km seulement) font aujourd'hui de Digoin un centre d'activités nautiques.
Digoin est limité au sud-ouest par le lit du fleuve la Loire et est traversé par le canal du Centre ainsi que par le canal latéral à la Loire.
Le territoire communal est également drainé par la Bourbince, qui longe le canal du Centre, l'Arroux, la rigole de l'Arroux, le Verdelin , le ruisseau de Chiseuil et le ruisseau des Forestelles.
Venant des autres communes, il est impossible d'atteindre le centre-ville de Digoin sans franchir un pont. Venant du nord (Gueugnon), on franchit la Bourbince à Neuzy. Venant de l'est (Paray-le-Monial) ou du sud (Marcigny - Roanne), on franchit le canal du Centre à l'entrée de Digoin. Venant de l'ouest (Moulins (Allier)), on franchit la Loire qui délimite les départements de l'Allier et de Saône-et-Loire. Venant du nord-ouest (Bourbon-Lancy - Nevers), on franchit l'Arroux au pied de La Motte-Saint-Jean.
-
La Loire et le pont-canal.
-
Le pont-canal sur la Loire à Digoin.
-
Plaque kilométrique de l'écluse de Digoin no 1 sur le canal latéral à la Loire.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 888 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Yan à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 772,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,2 | 0 | 2,1 | 4,4 | 8,3 | 11,9 | 13,8 | 13,5 | 9,8 | 7,2 | 3,3 | 0,8 | 6,3 |
| Température moyenne (°C) | 3,6 | 4,3 | 7,6 | 10,4 | 14,3 | 18,1 | 20,3 | 20,1 | 15,9 | 12,2 | 7,2 | 4,1 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,1 | 8,7 | 13,2 | 16,5 | 20,4 | 24,4 | 26,7 | 26,7 | 22,1 | 17,1 | 11,1 | 7,5 | 16,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−24,2 09.01.1985 |
−23,6 15.02.1956 |
−13,3 01.03.05 |
−8,2 08.04.03 |
−3,1 06.05.1957 |
0,3 02.06.1962 |
3,9 22.07.1980 |
1,7 24.08.1980 |
−2,2 25.09.1972 |
−8,1 30.10.1997 |
−11,3 27.11.1955 |
−16,9 31.12.1996 |
−24,2 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
18,1 01.01.23 |
23,2 28.02.1960 |
25,9 31.03.21 |
28,8 30.04.05 |
33,4 25.05.09 |
39,7 27.06.19 |
41,7 31.07.1983 |
40,4 13.08.25 |
35,6 14.09.20 |
30,6 02.10.1985 |
23,6 07.11.1955 |
19,8 16.12.1989 |
41,7 1983 |
| Ensoleillement (h) | 65,3 | 88,7 | 146,6 | 167,7 | 197,9 | 226,9 | 247,6 | 230,3 | 167 | 111,8 | 66,1 | 52,1 | 1 767,7 |
| Précipitations (mm) | 51 | 42,5 | 49,5 | 60,7 | 82,4 | 67,5 | 71,6 | 72,1 | 68 | 73,5 | 76 | 57,6 | 772,4 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
24,8 17.01.04 |
29,6 03.02.03 |
48 26.03.1996 |
51,6 26.04.1998 |
49,7 18.05.1965 |
74,1 04.06.22 |
96,6 02.07.08 |
67,2 15.08.1979 |
58 30.09.1965 |
56,6 19.10.23 |
54,2 12.11.1996 |
57 01.12.03 |
96,6 2008 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Digoin est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle appartient à l'unité urbaine de Digoin[Note 3], une agglomération inter-régionale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[15],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digoin, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), forêts (9,8 %), zones urbanisées (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4 %), eaux continentales[Note 6] (1,4 %), terres arables (0,9 %)[18].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 4 682, alors qu'il était de 4 576 en 2016 et de 4 494 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 80,7 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 17,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 51 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47,8 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Digoin en 2022 en comparaison avec celle de Saône-et-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) par rapport au département (7,4 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Digoin[I 3] | Saône-et-Loire[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 80,7 | 82,6 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,9 | 7,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 17,4 | 9,9 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]On accède à Digoin par la route ou le train :
- la route : axe route nationale 79 ou RCEA entre Digoin et Mâcon ;
- L'autoroute A79 ou La Bourbonnaise entre Digoin et Montmarault ;
- le train : la gare de Digoin, sur la ligne de Moulins à Mâcon, est desservie par des du réseau TER Bourgogne-Franche-Comté des relations : Nevers - Lyon-Perrache et Moulins-sur-Allier - Paray-le-Monial
Le viaduc de Digoin situé au sud de la commune permet à l'A79 de traverser la Loire.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Digoin en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[19].
C'est la plus célèbre des véloroutes européennes : longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens, la Loire, le Rhin et le Danube.
Un port fluvial sur la Loire est aménagé à Bourgoin.

Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Découverte de feuilles de laurier solutréennes en silex, à Volgu[20],[21] sur Rigny-sur-Arroux à environ 2 km au sud du bourg, 4,7 km au nord-est de Digoin[22],[23].
Antiquité
[modifier | modifier le code]La découverte de vestiges gallo-romains[24] témoignent d'une implantation relativement ancienne. Le lieu a porté les noms latins de Denegontium puis de Digonium[25].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Des vestiges mérovingiens ont été découverts à Digoin[25]
Pendant plusieurs siècles, l'activité de la ville se déroule aux alentours de la grève sur laquelle était aménagée un port fluvial sur la Loire. De ce port sont exportés vers le val de Loire et Paris les vins du Mâconnais et du Chalonnais ainsi que des bois du Morvan et de la pierre de taille.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]À la fin du XVIIIe siècle, les États de Bourgogne procèdent au percement du canal du Charolais (aujourd'hui canal du Centre) qui relie la Saône à la Loire. Ce canal devient navigable à partir de 1793 et intensifie la batellerie ligérienne[26].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]
La création du canal de Roanne à Digoin et du canal latéral à la Loire (1838 tous deux) nuit petit à petit à la navigation sur la Loire qui décline tout au long de la deuxième moitié du XIXe siècle. Un pont-canal en pierre de taille, long de 243 mètres (onze arches) permet au canal latéral à la Loire de franchir cette dernière afin d'aller se connecter 4 kilomètres plus loin, au canal du Centre, au lieu-dit le Paradis (cette jonction sera déplacée au port Campionnet par la suite). À la fin du Second Empire, la rigole navigable de l'Arroux est ouverte ; elle porte, grâce à un pont-canal métallique, les eaux de l'Arroux pour alimenter le canal latéral.

Point de convergence important du réseau routier (sur la route Suisse-Atlantique, avec les routes de Roanne, Nevers, Autun, le Bourbonnais et le Morvan), la ville est desservie depuis 1867 par la gare de Digoin mise en service par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la deuxième section de Montceau-les-Mines à Digoin, de sa « ligne de Chagny à Moulins », permettant une diversification de ses activités économiques.
De plus, de 1893 à 1953, un chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental de Saône-et-Loire desservait la vallée de l’Arroux, sur 59 kilomètres entre Digoin et Étang[27],[28], et, de 1912 à 1939, le chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau de l'Allier qui reliait la ville au Donjon et à Varennes-sur-Allier.
En 1875, la fabrication des Grès et Poteries débute à Digoin. En 1876, la Faïencerie de Sarreguemines installe une unité de fabrication à Digoin[29], L'usine Allia s'installe à Digoin en 1917.
Le , une fête a été organisée pour célébrer joyeusement le nouvel éclairage public de la ville, rendu possible grâce à la construction d'une usine à gaz près de la levée du canal (usine qui, dans un premier temps, alimenta 60 becs de gaz pour les particuliers et 120 destinés à l'éclairage des rues et de quelques édifices publics, tels la mairie, l'hôpital et les écoles)[30].
- Digoin au tout début du XXe siècle
-
Le pont sur la Loire au début du XXe siècle. Sur la route passait le chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau de l'Allier .
-
Le château de Chiseuil.
Digoin pendant la Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Digoin a été un point stratégique de la Seconde Guerre mondiale.
Durant le mois de , la ville de Digoin a été le siège de multiples conflits entre les armées française et allemande :
- le 10, les Allemands ont saboté la voie ferrée passant par Digoin ;
- le 16, les routes ont commencé à être encombrées par les réfugiés français ;
- le 17, l'armée allemande est arrivée par l’axe Autun, Digoin et Moulins. Puis, elle s’est emparée des ponts surplombant la Loire ;
- le 18, l'occupation de la Saône-Loire est totale ;
- le 19, l'arrivée des chars allemands met fin aux derniers combats.
De 1940 à 1944, la ville se situait à la frontière entre la zone occupée par les Allemands et la zone non-occupée. Elle est très vite devenue une ville frontière reliant les deux zones. De plus, elle se situe à une heure de Vichy qui était la ville du siège du gouvernement français de l’État français.
La ville a été un lieu de tension entre les Allemands et les résistants :
- Marcellin Vollat a été déporté le . Il était le maire de Digoin à titre posthume de 1945 à 1947 ;
- Titus Bartoli, instituteur en retraite, est un ancien combattant arrêté par la gendarmerie française le pour distribution de tracts communistes et emprisonné plusieurs semaines à Chalon. Il a été fusillé le par les Allemands.
La ville a été libérée par les alliés le .
Les Trente Glorieuses
[modifier | modifier le code]De l'après-guerre jusque dans les années 1960, Digoin et ses usines ont fait appel à beaucoup de main-d'œuvre étrangère de toutes origines (Espagnols, Portugais, Italiens, Marocains, Turcs, Tunisiens et d'autres). La Briérette, quartier nord-est de Digoin, a accueilli l'immigration des années 1960. Beaucoup de personnes s'installèrent alors dans la cité ouvrière du Tonkin (entre la gare actuelle et la rue Francis-de-Pressensé). Elle appartenait ainsi que d'autres à la Faïencerie. N'étant plus aux normes, elle est détruite dans les années soixante-dix, de même que plus tard, la cité d'urgence construite rue du Bac, ses habitants ont été relogés, avec la création des cités de la Faïencerie et de la C.E.C (Allia de nos jours).
Fusion de communes
[modifier | modifier le code]Dans sa configuration actuelle, la commune résulte de la fusion en 1965 des communes de Digoin et de Vigny-lès-Paray[3].
Déclin démographique depuis la fin du XXe siècle
[modifier | modifier le code]De nombreux immigrés dans les années 1970-1980 sont partis pour de plus grandes villes comme Roanne, Lyon et la région parisienne. Beaucoup d'immigrants espagnols seraient repartis en Espagne. Digoin demeure une ville cosmopolite ouvrière avec une culture « melting pot » issue du rêve américain.
De nos jours, Digoin perd la majorité de ses jeunes qui, pour trouver du travail, doivent quitter la région vers de plus grandes agglomérations. Depuis moins de 30 ans, la commune a perdu le tiers de ses habitants de 12 000 dans les années 1980 à 8 000 en 2010.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]
Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Charolles du département de la Saône-et-Loire[I 1].
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Digoin[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Digoin[I 1] porté de 5 à 15 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de Saône-et-Loire.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Digoin était la ville la plus importante de la communauté de communes Digoin Val de Loire, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Le Grand Charolais dont est désormais membre la commune[I 1].
Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Au premier tour des élections municipales de 2014 en Saône-et-Loire[31], la liste DVD menée par Fabien Genet — soutenue par le maire sortant Maxime Castagna, divers droite, qui ne se représentait pas — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 439 voix (65,05 %, 24 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant largement celle PS-PCF-EELV menée par Philomène Baccot, qui a recueilli 1 310 voix (34,94 %, 5 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires).
Lors de ce scrutin, 29,46 % des électeurs se sont abstenus[32],[33].
Lors des élections municipales de 2014 en Saône-et-Loire, la liste LR menée par le maire sortant Fabien Genet est la seule candidate et obtient donc la totalité des 1 217 suffrages exprimés. Elle est donc élue en totalité et 12 de ses membres sont également conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 72,71 % des électeurs se sont abstenus, 11,97 % des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[34].
Pour les élections municipales de 2026 en Saône-et-Loire, le maire David Bême — qui a succédé en 2020 à Fabien Genet devenu sénateur — a fait part de sa volonté de mener une liste de candidats[35].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Autres élections
[modifier | modifier le code]Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont François Hollande (36;97 % des suffrages exprimés), Nicolas Sarkozy (21,29 %), Marine Le Pen (20,08 %) et Jean-Luc Mélenchon (10,91 %).
Au second tour, le candidat élu François Hollande obtient 2 525 voix (61,12 %) et Nicolas Sarkozy 1 606 voix (38,88 %) lors d'un scrutin où 21,49 % des électeurs se sont abstenus[47].
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont Marine Le Pen (25,40 % des suffrages exprimés), Jean-Luc Mélenchon (21,47 %), Emmanuel Macron (20,56 %) et François Fillon (16,44 %).
Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron obtient 2 03 voix (60,77 %) et Marine Le Pen 1 311 voix (39,23 %) au cours d'un scrutin où 26,16 % des électeurs se sont abstenus[48].
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont Marine Le Pen (30,81 % des suffrages exprimés), Emmanuel Macron (25,77 %), Jean-Luc Mélenchon (19,58 %) et Éric Zemmour (5,36 %).
Au second tour, Marine Le Pen obtient 1 584 voix (50,48 %) et le candidat élu Emmanuel Macron 1 554 voix (49,52 %) lors d'un scrutin où 31,97 % des électeurs se sont abstenus[49].
Jumelage
[modifier | modifier le code]
La ville de Digoin est jumelée avec Gerolstein, ville d'eau de l'Eifel dans le land de Rhénanie-Palatinat en Allemagne.
Le jumelage a été scellé le 9 mai 1987 à Gerolstein puis le 5 septembre 1987 à Digoin.
Les deux villes jumelées entretiennent des échanges intensifs, entre les habitants de leurs cités et les nombreuses associations, écoles, organisations qui sont fortement impliquées dans ce partenariat.
Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Espaces publics
[modifier | modifier le code]En 2024, la ville est labellisée « deux fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[50].

Équipements culturels
[modifier | modifier le code]Le cinéma Le Majestic de Digoin fait partie des Cinémas Panacéa (gérés par l'association Panacéa) qui comptent 3 autres cinémas : le cinéma « Le Danton » de Gueugnon et, depuis février 2022, les cinémas Les Plessis de Montceau-les-Mines et Le Morvan du Creusot (qui appartenaient à Pathé-Gaumont) depuis que Régis Faure, gérant du cinéma Le Majestic à Digoin et président de Panacéa, est devenu leur nouveau propriétaire[51],[52].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Digoinais[53].
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[55].
En 2023, la commune comptait 7 353 habitants[Note 9], en évolution de −5,94 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population atteignit jusqu'à 12 000 habitants ; aujourd'hui elle est aux environs de 9 000 habitants (et 12 000 habitants avec les communes environnantes).
Structure de la population par grandes tranches d'âges en 2011 et 2016
[modifier | modifier le code]De 2011 à 2016 la population de la commune a diminué de 4,11 %, passant de 8 146 habitants à 7 811. L'évolution est marquée par la diminution des toutes les classes d'âge à l'exception de celles de 60 à 74 ans et des 75 ans et plus.
| tranches d'âge | 2016 | % | 2011 | % |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 7 811 | 100 | 8 146 | 100 |
| De 0 à 14 ans | 1 097 | 14,0 | 1 143 | 14,0 |
| de 15 à 29 ans | 1 105 | 14,1 | 1 228 | 15,1 |
| de 30 à 44 ans | 1 117 | 14,3 | 1 322 | 16,2 |
| de 45 à 59 ans | 1 576 | 20,2 | 1 681 | 20,6 |
| de 60 à 74 ans | 1 683 | 21,5 | 1 570 | 19,3 |
| 75 ans et + | 1 233 | 15,8 | 1 202 | 14,8 |
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Digoin organise tous les ans en août depuis 1990 sa fête de l'Escargot (la 30e fête a eu lieu les 3, 4 et ). La commune détient ainsi le record de consommation d'escargots de Bourgogne[58]. Le record de 2006 a été battu le au cours de la 18e fête de l'escargot, où 8 400 douzaines, soit 100 800 escargots de Bourgogne ont été engloutis. En outre, 500 kg de beurre, 55 kg de persil et 33 kg d'ail ont été nécessaires pour la préparation, selon la recette « traditionnelle », de cette variété d'escargots.
Digoin est aussi un centre de joutes. L'ancien maire, Maxime Castagna, est un ancien champion de joute.
Cultes
[modifier | modifier le code]Digoin est le siège de la paroisse Saint-Antoine-en-Val-de-Loire, paroisse du diocèse d'Autun qui totalise 6 clochers (Digoin Notre-Dame, Digoin Sainte-Bernadette, Les Guerreaux, La Motte-Saint-Jean, Perrigny-sur-Loire et Saint-Agnan).
Économie
[modifier | modifier le code]En 2014, plusieurs investisseurs se rassemblent pour relancer l'activité de la manufacture des grès et poteries de Digoin[59].
Catégories socioprofessionnelles des ménages, selon la personne de référence, en 2013 (INSEE)[60]
| catégorie socio-professionnelle | nombre de ménages | % | population des ménages | % |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 3 900 | 100,00 % | 7 691 | 100,00 % |
| Agriculteurs exploitants | 35 | 0,95% | 130 | 1,7 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 163 | 4,2% | 431 | 5,6 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 136 | 3,5 % | 325 | 4,2 % |
| Professions intermédiaires | 286 | 7,3% | 615 | 8,0 % |
| Employés | 381 | 9,8% | 735 | 9,6 % |
| Ouvriers | 903 | 23,1 % | 2 253 | 29,3 % |
| Retraités | 1 773 | 45,5 % | 2 816 | 36,6 % |
| Autres personnes sans activité professionnelle | 224 | 5,7 % | 385 | 5,0 % |
Établissements actifs par secteur d'activité au
| Total | % | 0 salarié | 1 à 9 salarié(s) | 10 à 19 salariés | 20 à 49 salariés | 50 salariés ou + | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 620 | 100,0 | 391 | 182 | 23 | 12 | 12 |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 26 | 4,2 | 24 | 2 | 0 | 0 | 0 |
| Industrie | 50 | 8,1 | 19 | 20 | 7 | 2 | 2 |
| Construction | 38 | 6,1 | 17 | 16 | 2 | 1 | 2 |
| Commerce, transport, service divers | 426 | 68,7 | 287 | 119 | 11 | 6 | 3 |
| dont commerce et réparation automobile | 126 | 20,3 | 73 | 46 | 4 | 1 | 2 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 80 | 12,9 | 44 | 25 | 3 | 3 | 5 |
Champ : ensemble des activités
Postes salariés par secteur d'activité au
| Total | % | 1 à 9 salarié(s) | 10 à 19 salariés | 20 à 49 salariés | 50 à 99 salariés | 100 salariés ou plus | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 2 725 | 100,0 | 574 | 296 | 363 | 439 | 1 053 |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 4 | 0,1 | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Industrie | 546 | 20,0 | 75 | 86 | 55 | 0 | 330 |
| Construction | 211 | 7,7 | 48 | 22 | 27 | 114 | 0 |
| Commerce, transport, service divers | 1309 | 48 | 22 | 142 | 187 | 56 | 582 |
| dont commerce et réparation automobile | 814 | 29,9 | 143 | 60 | 29 | 0 | 582 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 655 | 24,0 | 105 | 46 | 94 | 269 | 141 |
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Parmi les principaux lieux et monuments de Digoin figurent notamment :
- l'église Notre-Dame-de-la-Providence (1869), dont la façade dispose de tympans et de chapiteaux sculptés entre 1975 et 1978 par le tailleur de pierre Pierre Griot (Cluny) d'après des dessins de Michel Bouillot[61] (artiste qui dota également l'édifice de deux tableaux : un Saint François prêchant aux oiseaux suspendu au-dessus de la chaire à prêcher débarrassée de son abat-voix et une Résurrection de Lazare au-dessus de la chapelle des morts[62]) ;
- le pont-canal de Digoin (1834) ;
- l'écluse du XIXe siècle ;
- l'ObservaLoire[63], musée créé en 2001 et installé dans les anciens abattoirs réhabilités, consacré au fleuve Loire ainsi qu'à à ses canaux, et donnant la possibilité d'observer à partir de sa galerie vitrée le canal, la Loire, le pont-canal et la faune et la flore présentes (l'observaLoire propose des expositions temporaires et quatre salles d'exposition permanentes : salle des canaux, salle de la Loire, salle « marine de la Loire » dédiée à la vie du port de Digoin et la salle sous l'eau permettant de voir diverses espèces de poissons)[64] ;
- le pont-canal de la Bourbince ;
- l'église Sainte-Bernadette construite entre 1933 et 1937 dans le style Art déco, édifice témoignant du développement de la ville de Digoin au-delà du bourg primitif grâce à l'industrie céramique (église qui a reçu le Label « Patrimoine du XXe siècle » en 2017)[65] ;
- l'église Saint-Martin (Vigny-lès-Paray) ;
- la chapelle funéraire au [cimetière] ;
- le musée de la céramique[Note 10] ;
- le château de Chiseuil (XVIIIe siècle) ;
- le kiosque, du début du XXe siècle ;
- le square du 8-Mai, jardin public, qui occupe l'emplacement d'une très importante tannerie qui fonctionna pendant 135 ans à Digoin (de 1825, année de sa fondation, à 1960) : la tannerie Chopin[67].
-
L'église Notre-Dame-de-la-Providence, reconstruite à partir de 1876 et achevée dans son gros-œuvre en 1894. -
Cigognes et cigogneau
(église de Digoin, 2007). -
ObservaLoire de Digoin (Musée de la Loire et des canaux).
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Parmi les personnalités attachées à l'histoire de Digoin figurent en particulier :
- Mathieu-Nicolas Bertucat (1746-1814), homme politique, député de Saône-et-Loire ;
- Étienne Maynaud Bizefranc de Lavaux (1751-1828), député et général de division français né à Digoin ;
- Jean-Baptiste François Mayneaud de Pancemont (1755-1836), homme politique et magistrat né à Digoin, député de Saône-et-Loire en 1815 (pendant les Cent-Jours) ;
- Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont (1756 -1807), évêque de Vannes, né à Digoin ;
- Jean-Baptiste-François Mayneaud de Bisefranc (1755-1836), maître des requêtes au Conseil d’État et député des Cent-Jours, né à Digoin, mort à Génelard ;
- Hyacinthe Maublanc de Chiseuil (1796-1870), né à Digoin, officier de cavalerie et homme politique ;
- Louis Rochut (1815 à Digoin-1889 à Paray-le-Monial), homme politique, député de la Nièvre de 1849 à 1851 ;
- François-Désiré Drure (1859-1917), archevêque de Bagdad, y est né ;
- Paul Jeantet (1870-1947), astronome et photographe scientifique français, membre de la Société Astronomique de France, chef du laboratoire de photomicrographie de l'Institut Pasteur, né à Digoin ;
- Lucien Chiselle (1880-1954), poète et journaliste très actif dans les œuvres sociales du 4e arrondissement de Paris ;
- Alexandre Dumaine (1895-1974), grand chef cuisinier de prestige, y est né ;
- Roger Semet (1910-1975), journaliste et écrivain ;
- Alain Robert, grimpeur connu pour ses solos intégraux et ses escalades urbaines, natif de Digoin ;
- Victor Justin Detroye (1859-1941) , vétérinaire, y est décédé.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur à une ancre renversée d'argent sommée d'un croissant accosté de deux étoiles d'or, l'ancre accostée des lettres F et M aussi d'or et soutenue de deux besants, accompagné en pointe et en dessous de l'anneau des lettres C et I aussi d'or[68]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Ce blason est utilisé par la mairie depuis le début du XXe siècle. Il provient d’armes de 1626 sculptées sur une maison de la ville, d'appartenance inconnue. Il s’agissait d’un blason ovale (de Dame). L'ancre renversée (avec un petit organeau à l’extrémité du « diamant », la « sincenelle ») est l’emblème de la marine de Loire. Les étoiles pourraient également symboliser la navigation. Le croissant d’or en chef évoque les croisades, mais symbolise également la richesse et la renommée. Ces armes appartenaient probablement à un riche batelier, dans une ville qui vivait du commerce fluviatile sur la Loire. Certains blasonnements décrivent des besants et non des quartefeuilles, en contradiction avec les représentations du blason. La signification des lettres F et M, C et I reste obscure. Il pourrait s’agir des initiales du mari et de sa femme (blason de Dame), rajoutées au blason sur sa représentation murale. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Paul Chaussard, Images du passé digoinais, Génelard, Le Caractère en Marche, , 279 p. (ISBN 2-910012-11-5)
- Paul Chaussard, L'habitat rural ancien dans la région de Digoin, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 39 (automne 1978), p. 5-8.
- Thierry Bonnot, La ligne de démarcation en Saône-et-Loire pendant la Deuxième Guerre mondiale, Le Caractère en Marche, 1994. 179 p.
- Fabien Genet, Digoinais dans la guerre, JP Neuville, 2004. 175 p.
- Paul Chaussard, Marine de Loire et mariniers digoinais, Moulins, Cahiers Bourbonnais, 1970.
- Paul Chaussard, La faïencerie de Digoin, Mâcon, Éditions du Groupe 71, 1990 (68 pages).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Notes sur la démographie
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Digoin comprend une ville-centre et deux communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Une rue de la ville porte le nom de ce maire.
- ↑ Une place de la ville porte le nom de ce maire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Structure devenue musée le 13 mai 1992, après avoir été le Centre de documentation de la céramique de Digoin créé en 1972[66]. Il est situé au no 8 rue Guilleminot[20].
- Autres notes
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune de Digoin ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Digoin - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Digoin - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Saône-et-Loire - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- « Digoin », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
- ↑ « Digoin, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Digoin et Saint-Yan », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Yan », sur la commune de Saint-Yan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Yan », sur la commune de Saint-Yan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Digoin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Digoin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ EV6 c'est quoi ? - eurovelo6.org, site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des douze itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
- « Musée de la Céramique de Digoin », sur musee-ceramique-digoin.com (consulté le ).
- ↑ Chaussard 1996, p. 10.
- ↑ « Volgu, carte IGN interactive » sur Géoportail.
- ↑ [Aubry, Peyrouse & Walter 2003] Thierry Aubry, Jean-Baptiste Peyrouse et Bertrand Walter, « Les feuilles de laurier de Volgu (Saône-et-Loire) : une énigme en partie résolue ? », Paléo, no 15, (lire en ligne [sur journals.openedition.org], consulté en ).
- ↑ Chaussard 1996, p. 15-16.
- Chaussard 1996, p. 19.
- ↑ Chaussard 1996, p. 141.
- ↑ « Quand Toulon-sur-Arroux était un noeud ferroviaire.... », sur https://www.les-nouvelles-du-val-d-arroux.com/l/, (consulté le ).
- ↑ Henri Domengie, Les petits trains de jadis - Sud-Est de la France, Éd. du Cabri, Breil-sur-Roya, 1986 (ISBN 2-903310-48-3)
- ↑ Paul Chaussard, La faïencerie de Digoin, Éditions du Groupe 71, Mâcon, 1990.
- ↑ Jean-Claude Cagnon, « À la lueur des réverbères », Images de Saône-et-Loire, n° 88, hiver 1991-1992, p. 19-21.
- ↑ B.L., « Municipales à Digoin : qui va succéder à Maxime Castagna ? », France 3 Bourgogne, 26/2/2014 mis à jour le 10/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Le maire divers droite Maxime Castagna, qui était élu depuis 1995 à la tête de cette commune de Saône-et-Loire, ne se représente pas. Il soutient la candidature de son premier adjoint Fabien Genet ».
- ↑ « SAONE ET LOIRE (71) - Digoin », Accueil Municipales 2014 > SAONE ET LOIRE (71) > D, sur Ministère de l'intérieur (consulté le ).
- ↑ Muriel Bessard, « 1er tour des municipales à Digoin : Fabien Genet, le dauphin de Maxime Castagna est élu », France 3 Bourgogne, 24/3/2020 mis à jour le 10/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Cette commune de Saône-et-Loire, qui vote à gauche à tous les scrutins, était dirigée depuis trois mandats par un homme de droite, Maxime Castagna. C’est son 1er adjoint qui lui succède : Fabien Genet devance Philomène Baccot, la candidate de gauche ».
- ↑ « SAONE ET LOIRE (71) - Digoin », Accueil Municipales 2020 > SAONE ET LOIRE (71) > D, sur Ministère de l'intérieur (consulté le ).
- ↑ Cécile Bouretal-Constant, « Municipales 2026 : le maire David Bême candidat ? « Oui, mais… » », Le Journal de Saône-et-Loire, 3/5/2025 mis à jour le 27/11/2025 (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ « Les maires de Digoin », sur https://www.francegenweb.org/ (consulté le ).
- ↑ « Maires et adjoints. Nominations. - Décrets du 21 janvier au 18 juin 181 », Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, no 5, , p. 199 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ Justinien Raymond, Madeleine Rebérioux, « Ducarouge François », Le Maitron en ligne, 30/3/2010 mis à jour le 7/10/2024 (consulté le ) « Né le 13 octobre 1859 à Molinet (Allier), mort à Digoin (Saône-et-Loire) le 8 mai 1913 ; ouvrier potier puis cultivateur ; militant socialiste et député de Saône-et-Loire ; maire de Digoin ».
- ↑ « François Ducarouge (1859-1913) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
- ↑ Journal officiel de l’État français. Lois et décrets, parution 12 décembre 1942, (en ligne).
- ↑ Marie-Louise Goergen, « Quéroy Louis-Léon », Le Maitron en ligne, (consulté le )« Né le 17 octobre 1898 à Saint-Martin-Sainte-Catherine (Creuse), mort le 28 mai 1971 à Digoin (Saône-et-Loire) ; employé SNCF ; secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Digoin ; secrétaire de l’Union locale CGT de Digoin ; maire socialiste SFIO de Digoin (Saône-et-Loire) de 1959 à 1971 ; conseiller général de Digoin (1945-1949). » .
- ↑ « L'ancien maire Pierre Louard n’est plus », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne
).
- ↑ Cécile Bouretal-Constant, « Prothésiste dentaire et ancien maire, Maxime Castagna s’en est allé », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Emmanuel Daligand, « Le nouveau conseil installé », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Emmanuel Daligand, « David Bême, 45 ans, succédera à Fabien Genet en tant que maire », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne
, consulté le ) « Élu sénateur de Saône-et-Loire, Fabien Genet doit rendre son écharpe de maire comme la loi sur le non-cumul des mandats l’y oblige. C’est son premier adjoint David Bême qui prendra sa succession ».
- ↑ Emmanuel Daligand, « David Bême élu officiellement maire de la ville », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne
, consulté le ) « Sans surprise, David Bême a été élu à l’unanimité ».
- ↑ « Digoin », ACCUEIL PRESIDENTIELLES 2012 > BOURGOGNE > SAONE ET LOIRE (71), Ministère de l'intérieur (consulté le ).
- ↑ « Digoin », Accueil Présidentielle 2017 > Bourgogne-Franche-Comté > Saône-et-Loire (71), Ministère de l'intérieur (consulté le ).
- ↑ « Digoin », Accueil Présidentielle 2022 > Bourgogne-Franche-Comté > Saône-et-Loire (71), Ministère de l'intérieur (consulté le ).
- ↑ « Digoin », Les communes labellisées, sur https://villes-et-villages-fleuris.com/ (consulté le ).
- ↑ JSL > Montceau-les-Mines > Article « On devrait attaquer les travaux du multiplexe en 2023 » par Lionel JANIN - 05 février 2022
- ↑ JSL > Le Creusot > Article « Il rachète Le Morvan et relance le projet du complexe cinématographique » par Éric BOUTHRAY - 08 février 2022
- ↑ Les gentilés de Digoin, sur habitants.fr.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Dossier complet. Commune de Digoin (71176) », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ La fête de l'escargot
- ↑ https://www.manufacturededigoin.com/savoir-faire/
- ↑ INSEE, dossier complet consacré à la commune de Digoin http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-71176
- ↑ Frédéric Lafarge, « 2007-2017 : Il y a dix ans, Michel Bouillot nous quittait », Images de Saône-et-Loire, n° 188, décembre 2016, p. 20-23.
- ↑ À la demande de l'abbé Lucien Rhéty (1921-2010), curé du lieu à partir de 1966. Source : Marie-Aude Poisson, « Michel Bouillot, l'Émerveilleur. Images Sacrées. », Éditions Doyen, Chevagny-sur-Guye, 2021 (ISBN 978-2905990-29-7).
- ↑ Site de l'ObservaLoire.
- ↑ « Observaloire : Digoin joue enfin sa carte Loire », Images de Saône-et-Loire, n° 127, septembre 2001, p. 14-18.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Sainte-Bernadette de Digoin éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ « 1966, premières fouilles sur le site du Vieux-Fresne à Gueugnon », sur academie-sabl-dijon.org (consulté le ).
- ↑ Paul Chaussard, « La tannerie Chopin à Digoin (1825-1960) », Images de Saône-et-Loire, n° 120, décembre 1999, p. 18-21 ; et n° 121, mars 2000, p. 2-3.
- ↑ « Armoiries de Digoin », sur Les emblèmes de France (consulté le ).


