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Digoin

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Digoin
Digoin
La Loire et le pont-Canal
Image illustrative de l’article Digoin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Charolles
Intercommunalité CC Le Grand Charolais
Maire
Mandat
David Bême
2020-2026
Code postal 71160
Code commune 71176
Démographie
Gentilé Digoinais
Population
municipale
7 353 hab. (2023 en évolution de −5,94 % par rapport à 2017)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 58″ nord, 3° 59′ 03″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 306 m
Superficie 34,72 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Digoin
(ville-centre)
Aire d'attraction Digoin
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Digoin
Législatives 2e circonscription de Saône-et-Loire
Localisation
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Digoin
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Digoin
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Digoin
Liens
Site web https://www.digoin.fr/

Digoin est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

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Localisation

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La rue du centre.

Digoin est une ville du Charollais située à l'ouest du département de Saône-et-Loire et jouxtant celui de l'Allier, sur la route N 79 entre Mâcon (80 km à l'est) et Moulins (60 km à l'ouest)[1],

Digoin se trouve sur la rive droite de la Loire, au confluent de l'Arroux et de la Bourbince, à 233 m d'altitude[2].

Au sud-est se trouve Lyon à 130 km, au nord-est Beaune à 101 km et Dijon à 155 km[1].

Digoin est la ville centre de son aire d'attraction, de son unité urbaine et de son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Charollais[I 1].

Le parc naturel régional du Morvan est à 50 km au nord ; le parc naturel régional Livradois-Forez à 80 km au sud-sud-ouest[1].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont (dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du nord) : Rigny-sur-Arroux, Saint-Vincent-Bragny, Saint-Léger-lès-Paray, Vitry-en-Charollais, Varenne-Saint-Germain, Chassenard et Molinet dans l'Allier et La Motte-Saint-Jean.


Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 34,72 km2 ; son altitude varie de 222 à 306 mètres[3].

Hydrographie

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Carte hydrographique de la commune.

Un grand nombre de cours d'eau (plus de 100 km de rives dans un rayon de 6 km seulement) font aujourd'hui de Digoin un centre d'activités nautiques.

Digoin est limité au sud-ouest par le lit du fleuve la Loire et est traversé par le canal du Centre ainsi que par le canal latéral à la Loire.

Le territoire communal est également drainé par la Bourbince, qui longe le canal du Centre, l'Arroux, la rigole de l'Arroux, le Verdelin , le ruisseau de Chiseuil et le ruisseau des Forestelles.

Venant des autres communes, il est impossible d'atteindre le centre-ville de Digoin sans franchir un pont. Venant du nord (Gueugnon), on franchit la Bourbince à Neuzy. Venant de l'est (Paray-le-Monial) ou du sud (Marcigny - Roanne), on franchit le canal du Centre à l'entrée de Digoin. Venant de l'ouest (Moulins (Allier)), on franchit la Loire qui délimite les départements de l'Allier et de Saône-et-Loire. Venant du nord-ouest (Bourbon-Lancy - Nevers), on franchit l'Arroux au pied de La Motte-Saint-Jean.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 888 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Yan à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 772,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station ST YAN (71) - alt : 242 m, lat : 46°24'29"N, lon : 4°00'59"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0 2,1 4,4 8,3 11,9 13,8 13,5 9,8 7,2 3,3 0,8 6,3
Température moyenne (°C) 3,6 4,3 7,6 10,4 14,3 18,1 20,3 20,1 15,9 12,2 7,2 4,1 11,5
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,7 13,2 16,5 20,4 24,4 26,7 26,7 22,1 17,1 11,1 7,5 16,8
Record de froid (°C)
date du record
−24,2
09.01.1985
−23,6
15.02.1956
−13,3
01.03.05
−8,2
08.04.03
−3,1
06.05.1957
0,3
02.06.1962
3,9
22.07.1980
1,7
24.08.1980
−2,2
25.09.1972
−8,1
30.10.1997
−11,3
27.11.1955
−16,9
31.12.1996
−24,2
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
18,1
01.01.23
23,2
28.02.1960
25,9
31.03.21
28,8
30.04.05
33,4
25.05.09
39,7
27.06.19
41,7
31.07.1983
40,4
13.08.25
35,6
14.09.20
30,6
02.10.1985
23,6
07.11.1955
19,8
16.12.1989
41,7
1983
Ensoleillement (h) 65,3 88,7 146,6 167,7 197,9 226,9 247,6 230,3 167 111,8 66,1 52,1 1 767,7
Précipitations (mm) 51 42,5 49,5 60,7 82,4 67,5 71,6 72,1 68 73,5 76 57,6 772,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
24,8
17.01.04
29,6
03.02.03
48
26.03.1996
51,6
26.04.1998
49,7
18.05.1965
74,1
04.06.22
96,6
02.07.08
67,2
15.08.1979
58
30.09.1965
56,6
19.10.23
54,2
12.11.1996
57
01.12.03
96,6
2008
Source : « Fiche 71491001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
0,2
51
 
 
 
8,7
0
42,5
 
 
 
13,2
2,1
49,5
 
 
 
16,5
4,4
60,7
 
 
 
20,4
8,3
82,4
 
 
 
24,4
11,9
67,5
 
 
 
26,7
13,8
71,6
 
 
 
26,7
13,5
72,1
 
 
 
22,1
9,8
68
 
 
 
17,1
7,2
73,5
 
 
 
11,1
3,3
76
 
 
 
7,5
0,8
57,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Digoin est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].

Elle appartient à l'unité urbaine de Digoin[Note 3], une agglomération inter-régionale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[15],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digoin, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,9 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), forêts (9,8 %), zones urbanisées (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4 %), eaux continentales[Note 6] (1,4 %), terres arables (0,9 %)[18].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 4 682, alors qu'il était de 4 576 en 2016 et de 4 494 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 80,7 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 17,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 51 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Digoin en 2022 en comparaison avec celle de Saône-et-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) par rapport au département (7,4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Digoin en 2022.
Typologie Digoin[I 3] Saône-et-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 80,7 82,6 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,9 7,4 9,7
Logements vacants (en %) 17,4 9,9 8

Voies de communication et transports

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On accède à Digoin par la route ou le train :

Le viaduc de Digoin situé au sud de la commune permet à l'A79 de traverser la Loire.

Tracé de l'EV6.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Digoin en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[19].

C'est la plus célèbre des véloroutes européennes : longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens, la Loire, le Rhin et le Danube.

Un port fluvial sur la Loire est aménagé à Bourgoin.

Le port fluvial.

Préhistoire

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Découverte de feuilles de laurier solutréennes en silex, à Volgu[20],[21] sur Rigny-sur-Arroux à environ 2 km au sud du bourg, 4,7 km au nord-est de Digoin[22],[23].

La découverte de vestiges gallo-romains[24] témoignent d'une implantation relativement ancienne. Le lieu a porté les noms latins de Denegontium puis de Digonium[25].

Des vestiges mérovingiens ont été découverts à Digoin[25]

Pendant plusieurs siècles, l'activité de la ville se déroule aux alentours de la grève sur laquelle était aménagée un port fluvial sur la Loire. De ce port sont exportés vers le val de Loire et Paris les vins du Mâconnais et du Chalonnais ainsi que des bois du Morvan et de la pierre de taille.

Époque moderne

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À la fin du XVIIIe siècle, les États de Bourgogne procèdent au percement du canal du Charolais (aujourd'hui canal du Centre) qui relie la Saône à la Loire. Ce canal devient navigable à partir de 1793 et intensifie la batellerie ligérienne[26].

Époque contemporaine

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Carte de la Bourgogne vers 1830, extraite du tableau de la France en 86 départements.

La création du canal de Roanne à Digoin et du canal latéral à la Loire (1838 tous deux) nuit petit à petit à la navigation sur la Loire qui décline tout au long de la deuxième moitié du XIXe siècle. Un pont-canal en pierre de taille, long de 243 mètres (onze arches) permet au canal latéral à la Loire de franchir cette dernière afin d'aller se connecter 4 kilomètres plus loin, au canal du Centre, au lieu-dit le Paradis (cette jonction sera déplacée au port Campionnet par la suite). À la fin du Second Empire, la rigole navigable de l'Arroux est ouverte ; elle porte, grâce à un pont-canal métallique, les eaux de l'Arroux pour alimenter le canal latéral.

Construction du pont-canal de la Bourbince, pour la rigole de l'Arroux, avant 1883.

Point de convergence important du réseau routier (sur la route Suisse-Atlantique, avec les routes de Roanne, Nevers, Autun, le Bourbonnais et le Morvan), la ville est desservie depuis 1867 par la gare de Digoin mise en service par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la deuxième section de Montceau-les-Mines à Digoin, de sa « ligne de Chagny à Moulins », permettant une diversification de ses activités économiques.

De plus, de 1893 à 1953, un chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental de Saône-et-Loire desservait la vallée de l’Arroux, sur 59 kilomètres entre Digoin et Étang[27],[28], et, de 1912 à 1939, le chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau de l'Allier qui reliait la ville au Donjon et à Varennes-sur-Allier.

Horaires de mai 1914 de la ligne de Varennes à Digoin.
Égouttoir à fruit en faïence de Digoin.

En 1875, la fabrication des Grès et Poteries débute à Digoin. En 1876, la Faïencerie de Sarreguemines installe une unité de fabrication à Digoin[29], L'usine Allia s'installe à Digoin en 1917.

Le , une fête a été organisée pour célébrer joyeusement le nouvel éclairage public de la ville, rendu possible grâce à la construction d'une usine à gaz près de la levée du canal (usine qui, dans un premier temps, alimenta 60 becs de gaz pour les particuliers et 120 destinés à l'éclairage des rues et de quelques édifices publics, tels la mairie, l'hôpital et les écoles)[30].


Digoin pendant la Seconde Guerre mondiale

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Digoin a été un point stratégique de la Seconde Guerre mondiale.

Durant le mois de , la ville de Digoin a été le siège de multiples conflits entre les armées française et allemande :

  • le 10, les Allemands ont saboté la voie ferrée passant par Digoin ;
  • le 16, les routes ont commencé à être encombrées par les réfugiés français ;
  • le 17, l'armée allemande est arrivée par l’axe Autun, Digoin et Moulins. Puis, elle s’est emparée des ponts surplombant la Loire ;
  • le 18, l'occupation de la Saône-Loire est totale ;
  • le 19, l'arrivée des chars allemands met fin aux derniers combats.

De 1940 à 1944, la ville se situait à la frontière entre la zone occupée par les Allemands et la zone non-occupée. Elle est très vite devenue une ville frontière reliant les deux zones. De plus, elle se situe à une heure de Vichy qui était la ville du siège du gouvernement français de l’État français.

La ville a été un lieu de tension entre les Allemands et les résistants :

  • Marcellin Vollat a été déporté le . Il était le maire de Digoin à titre posthume de 1945 à 1947 ;
  • Titus Bartoli, instituteur en retraite, est un ancien combattant arrêté par la gendarmerie française le pour distribution de tracts communistes et emprisonné plusieurs semaines à Chalon. Il a été fusillé le par les Allemands.

La ville a été libérée par les alliés le .

Les Trente Glorieuses

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De l'après-guerre jusque dans les années 1960, Digoin et ses usines ont fait appel à beaucoup de main-d'œuvre étrangère de toutes origines (Espagnols, Portugais, Italiens, Marocains, Turcs, Tunisiens et d'autres). La Briérette, quartier nord-est de Digoin, a accueilli l'immigration des années 1960. Beaucoup de personnes s'installèrent alors dans la cité ouvrière du Tonkin (entre la gare actuelle et la rue Francis-de-Pressensé). Elle appartenait ainsi que d'autres à la Faïencerie. N'étant plus aux normes, elle est détruite dans les années soixante-dix, de même que plus tard, la cité d'urgence construite rue du Bac, ses habitants ont été relogés, avec la création des cités de la Faïencerie et de la C.E.C (Allia de nos jours).

Fusion de communes

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Dans sa configuration actuelle, la commune résulte de la fusion en 1965 des communes de Digoin et de Vigny-lès-Paray[3].

Déclin démographique depuis la fin du XXe siècle

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De nombreux immigrés dans les années 1970-1980 sont partis pour de plus grandes villes comme Roanne, Lyon et la région parisienne. Beaucoup d'immigrants espagnols seraient repartis en Espagne. Digoin demeure une ville cosmopolite ouvrière avec une culture « melting pot » issue du rêve américain.

De nos jours, Digoin perd la majorité de ses jeunes qui, pour trouver du travail, doivent quitter la région vers de plus grandes agglomérations. Depuis moins de 30 ans, la commune a perdu le tiers de ses habitants de 12 000 dans les années 1980 à 8 000 en 2010.

Politique et administration

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Mairie de Digoin.

Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Charolles du département de la Saône-et-Loire[I 1].

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Digoin[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Digoin[I 1] porté de 5 à 15 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de Saône-et-Loire.

Intercommunalité

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Digoin était la ville la plus importante de la communauté de communes Digoin Val de Loire, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Le Grand Charolais dont est désormais membre la commune[I 1].

Élections municipales et communautaires

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Tendances politiques et résultats

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Au premier tour des élections municipales de 2014 en Saône-et-Loire[31], la liste DVD menée par Fabien Genet — soutenue par le maire sortant Maxime Castagna, divers droite, qui ne se représentait pas — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 439 voix (65,05 %, 24 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant largement celle PS-PCF-EELV menée par Philomène Baccot, qui a recueilli 1 310 voix (34,94 %, 5 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires).
Lors de ce scrutin, 29,46 % des électeurs se sont abstenus[32],[33].

Lors des élections municipales de 2014 en Saône-et-Loire, la liste LR menée par le maire sortant Fabien Genet est la seule candidate et obtient donc la totalité des 1 217 suffrages exprimés. Elle est donc élue en totalité et 12 de ses membres sont également conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 72,71 % des électeurs se sont abstenus, 11,97 % des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[34].

Pour les élections municipales de 2026 en Saône-et-Loire, le maire David Bême — qui a succédé en 2020 à Fabien Genet devenu sénateur — a fait part de sa volonté de mener une liste de candidats[35].

Liste des maires

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Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    Charles Maublanc   Baron de Chiseuil, propriétaire du château
Conseiller d'arrondissement de Digoin (1836 → 1839)
         
    Jean-Marie Rambaud   Conseiller général de Digoin (1871 → 1877)
         
1878 ou avant[37]   Émile Villiers Républicain radical Notaire
Conseiller d'arrondissement de Digoin (1895 → 1904)
         
vers 1897   Émile Fournier   Notaire
Conseiller d'arrondissement de Digoin (1880 → 1881)
         
mai 1904 mai 1913 François Ducarouge[Note 7],[38],[39] Soc.-SFIO Ouvrier potier puis cultivateur
Député de Saône-et-Loire (1908 → 1913)
Conseiller d'arrondissement (1904 → 1913)
Mort en fonction
1913 1919 Ernest-Eugène Allard    
1919 mai 1925 Charles-Louis Duclaux    
mai 1925 1929 Léonce Carteret[Note 8] Rad. Docteur en médecine
Conseiller général de Digoin (1925 → 1929)
1929 1944 François Morin Rad. Propriétaire
Conseiller général de Digoin (1929 → 1940)
Nommé conseiller départemental en 1942 par le régime de Vichy[40]
1944 1945 Gilbert Martin    
1945 1947 Marcellin Vollat[Passage problématique]   Préparateur en pharmacie
1947 mars1959 Philibert Guilbert   Parquetier
mars 1959 mars 1971 Louis-Léon Quéroy[41] SFIO Employé SNCF, syndicaliste
Conseiller général de Digoin (1961 → 1971)
Suppléant du député Paul Duraffour
Chevalier de l'Ordre national du Mérite
Croix de guerre 1914-1918
mars 1971 mars1977 Maurice Marchandiau PS puis DVG Directeur d'école publique à Digoin
Conseiller général de Digoin (1971 → 1979)
mars1977 octobre 1979 Pierre Louard[42] PS Avocat
octobre 1979 mars 1989 Michel Lacroix DVD Exploitant agricole
Conseiller général de Digoin (1985 → 1992)
Élu à la suite d'une élection municipale partielle
mars1989 juin Gérard Bossu PS Ostéopathe
Conseiller général de Digoin (1992 → 1998)
juin 1995 mars 2014 Maxime Castagna[43] DVD puis UMP Prothésiste dentaire
Conseiller général de Digoin (1998 → 2011)
mars 2014[44] octobre 2020[45] Fabien Genet DVD puis LR Conseiller juridique
Sénateur de Saône-et-Loire (2020 → )
Conseiller départemental de Digoin (2015 → 2020)
Vice-président du conseil départemental (2015 → 2020)
Président de la CC Digoin Val de Loire (2014 → 2016)
Président de la CC Le Grand Charolais (2017 → 2020)
Démissionnaire après son élection comme sénateur
octobre 2020[46] en cours David Bême DVD Cadre commercial
Vice-président de la CC Le Grand Charolais (2020 → )

Autres élections

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Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont François Hollande (36;97 % des suffrages exprimés), Nicolas Sarkozy (21,29 %), Marine Le Pen (20,08 %) et Jean-Luc Mélenchon (10,91 %).
Au second tour, le candidat élu François Hollande obtient 2 525 voix (61,12 %) et Nicolas Sarkozy 1 606 voix (38,88 %) lors d'un scrutin où 21,49 % des électeurs se sont abstenus[47].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont Marine Le Pen (25,40 % des suffrages exprimés), Jean-Luc Mélenchon (21,47 %), Emmanuel Macron (20,56 %) et François Fillon (16,44 %).
Au second tour, le candidat élu Emmanuel Macron obtient 2 03 voix (60,77 %) et Marine Le Pen 1 311 voix (39,23 %) au cours d'un scrutin où 26,16 % des électeurs se sont abstenus[48].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, les quatre premiers candidats retenus par les électeurs de la commune sont Marine Le Pen (30,81 % des suffrages exprimés), Emmanuel Macron (25,77 %), Jean-Luc Mélenchon (19,58 %) et Éric Zemmour (5,36 %).
Au second tour, Marine Le Pen obtient 1 584 voix (50,48 %) et le candidat élu Emmanuel Macron 1 554 voix (49,52 %) lors d'un scrutin où 31,97 % des électeurs se sont abstenus[49].

Panneau indiquant la distance entre Digoin et sa ville jumelée Gerolstein.

La ville de Digoin est jumelée avec Gerolstein, ville d'eau de l'Eifel dans le land de Rhénanie-Palatinat en Allemagne.

Le jumelage a été scellé le 9 mai 1987 à Gerolstein puis le 5 septembre 1987 à Digoin.

Les deux villes jumelées entretiennent des échanges intensifs, entre les habitants de leurs cités et les nombreuses associations, écoles, organisations qui sont fortement impliquées dans ce partenariat.

Équipements et services publics

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Espaces publics

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En 2024, la ville est labellisée «  deux fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[50].

Digoin arbore ses deux Fleurs.

Équipements culturels

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Le cinéma Le Majestic de Digoin fait partie des Cinémas Panacéa (gérés par l'association Panacéa) qui comptent 3 autres cinémas : le cinéma « Le Danton » de Gueugnon et, depuis février 2022, les cinémas Les Plessis de Montceau-les-Mines et Le Morvan du Creusot (qui appartenaient à Pathé-Gaumont) depuis que Régis Faure, gérant du cinéma Le Majestic à Digoin et président de Panacéa, est devenu leur nouveau propriétaire[51],[52].


Population et société

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Démographie

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Les habitants sont appelés les Digoinais[53].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[55].

En 2023, la commune comptait 7 353 habitants[Note 9], en évolution de −5,94 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7622 2332 5482 4392 8643 0903 4743 5893 635
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4223 4323 8013 5383 3774 2254 6394 8805 869
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 8906 7056 4225 7426 2716 7366 4486 3576 816
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 52910 05011 09311 00810 0328 9478 5278 1467 811
2021 2023 - - - - - - -
7 4987 353-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population atteignit jusqu'à 12 000 habitants ; aujourd'hui elle est aux environs de 9 000 habitants (et 12 000 habitants avec les communes environnantes).

Structure de la population par grandes tranches d'âges en 2011 et 2016

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De 2011 à 2016 la population de la commune a diminué de 4,11 %, passant de 8 146 habitants à 7 811. L'évolution est marquée par la diminution des toutes les classes d'âge à l'exception de celles de 60 à 74 ans et des 75 ans et plus.

Population par grandes tranches d'âge, en 2011 et 2016[57]
tranches d'âge 2016 % 2011 %
Ensemble 7 811 100 8 146 100
De 0 à 14 ans 1 097 14,0 1 143 14,0
de 15 à 29 ans 1 105 14,1 1 228 15,1
de 30 à 44 ans 1 117 14,3 1 322 16,2
de 45 à 59 ans 1 576 20,2 1 681 20,6
de 60 à 74 ans 1 683 21,5 1 570 19,3
75 ans et + 1 233 15,8 1 202 14,8

Manifestations culturelles et festivités

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Digoin organise tous les ans en août depuis 1990 sa fête de l'Escargot (la 30e fête a eu lieu les 3, 4 et ). La commune détient ainsi le record de consommation d'escargots de Bourgogne[58]. Le record de 2006 a été battu le au cours de la 18e fête de l'escargot, où 8 400 douzaines, soit 100 800 escargots de Bourgogne ont été engloutis. En outre, 500 kg de beurre, 55 kg de persil et 33 kg d'ail ont été nécessaires pour la préparation, selon la recette « traditionnelle », de cette variété d'escargots.

Digoin est aussi un centre de joutes. L'ancien maire, Maxime Castagna, est un ancien champion de joute.

Digoin est le siège de la paroisse Saint-Antoine-en-Val-de-Loire, paroisse du diocèse d'Autun qui totalise 6 clochers (Digoin Notre-Dame, Digoin Sainte-Bernadette, Les Guerreaux, La Motte-Saint-Jean, Perrigny-sur-Loire et Saint-Agnan).

En 2014, plusieurs investisseurs se rassemblent pour relancer l'activité de la manufacture des grès et poteries de Digoin[59].

Catégories socioprofessionnelles des ménages, selon la personne de référence, en 2013 (INSEE)[60]

catégorie socio-professionnelle nombre de ménages % population des ménages %
Ensemble 3 900 100,00 % 7 691 100,00 %
Agriculteurs exploitants 35 0,95% 130 1,7 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 163 4,2% 431 5,6 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 136 3,5 % 325 4,2 %
Professions intermédiaires 286 7,3% 615 8,0 %
Employés 381 9,8% 735 9,6 %
Ouvriers 903 23,1 % 2 253 29,3 %
Retraités 1 773 45,5 % 2 816 36,6 %
Autres personnes sans activité professionnelle 224 5,7 % 385 5,0 %

Établissements actifs par secteur d'activité au

Total % 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou +
Ensemble 620 100,0 391 182 23 12 12
Agriculture, sylviculture et pêche 26 4,2 24 2 0 0 0
Industrie 50 8,1 19 20 7 2 2
Construction 38 6,1 17 16 2 1 2
Commerce, transport, service divers 426 68,7 287 119 11 6 3
dont commerce et réparation automobile 126 20,3 73 46 4 1 2
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 80 12,9 44 25 3 3 5

Champ : ensemble des activités

Postes salariés par secteur d'activité au

Total % 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 à 99 salariés 100 salariés ou plus
Ensemble 2 725 100,0 574 296 363 439 1 053
Agriculture, sylviculture et pêche 4 0,1 4 0 0 0 0
Industrie 546 20,0 75 86 55 0 330
Construction 211 7,7 48 22 27 114 0
Commerce, transport, service divers 1309 48 22 142 187 56 582
dont commerce et réparation automobile 814 29,9 143 60 29 0 582
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 655 24,0 105 46 94 269 141

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Parmi les principaux lieux et monuments de Digoin figurent notamment :

  • l'église Notre-Dame-de-la-Providence (1869), dont la façade dispose de tympans et de chapiteaux sculptés entre 1975 et 1978 par le tailleur de pierre Pierre Griot (Cluny) d'après des dessins de Michel Bouillot[61] (artiste qui dota également l'édifice de deux tableaux : un Saint François prêchant aux oiseaux suspendu au-dessus de la chaire à prêcher débarrassée de son abat-voix et une Résurrection de Lazare au-dessus de la chapelle des morts[62]) ;
  • le pont-canal de Digoin (1834) ;
  • l'écluse du XIXe siècle ;
  • l'ObservaLoire[63], musée créé en 2001 et installé dans les anciens abattoirs réhabilités, consacré au fleuve Loire ainsi qu'à à ses canaux, et donnant la possibilité d'observer à partir de sa galerie vitrée le canal, la Loire, le pont-canal et la faune et la flore présentes (l'observaLoire propose des expositions temporaires et quatre salles d'exposition permanentes : salle des canaux, salle de la Loire, salle « marine de la Loire » dédiée à la vie du port de Digoin et la salle sous l'eau permettant de voir diverses espèces de poissons)[64] ;
  • le pont-canal de la Bourbince ;
  • l'église Sainte-Bernadette construite entre 1933 et 1937 dans le style Art déco, édifice témoignant du développement de la ville de Digoin au-delà du bourg primitif grâce à l'industrie céramique (église qui a reçu le Label « Patrimoine du XXe siècle » en 2017)[65] ;
  • l'église Saint-Martin (Vigny-lès-Paray) ;
  • la chapelle funéraire au [cimetière] ;
  • le musée de la céramique[Note 10] ;
  • le château de Chiseuil (XVIIIe siècle) ;
  • le kiosque, du début du XXe siècle ;
  • le square du 8-Mai, jardin public, qui occupe l'emplacement d'une très importante tannerie qui fonctionna pendant 135 ans à Digoin (de 1825, année de sa fondation, à 1960) : la tannerie Chopin[67].

Personnalités liées à la commune

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Parmi les personnalités attachées à l'histoire de Digoin figurent en particulier :

Héraldique

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Blason de Digoin Blason
D'azur à une ancre renversée d'argent sommée d'un croissant accosté de deux étoiles d'or, l'ancre accostée des lettres F et M aussi d'or et soutenue de deux besants, accompagné en pointe et en dessous de l'anneau des lettres C et I aussi d'or[68].
Détails
Ce blason est utilisé par la mairie depuis le début du XXe siècle. Il provient d’armes de 1626 sculptées sur une maison de la ville, d'appartenance inconnue. Il s’agissait d’un blason ovale (de Dame).
L'ancre renversée (avec un petit organeau à l’extrémité du « diamant », la « sincenelle ») est l’emblème de la marine de Loire. Les étoiles pourraient également symboliser la navigation. Le croissant d’or en chef évoque les croisades, mais symbolise également la richesse et la renommée. Ces armes appartenaient probablement à un riche batelier, dans une ville qui vivait du commerce fluviatile sur la Loire.
Certains blasonnements décrivent des besants et non des quartefeuilles, en contradiction avec les représentations du blason. La signification des lettres F et M, C et I reste obscure. Il pourrait s’agir des initiales du mari et de sa femme (blason de Dame), rajoutées au blason sur sa représentation murale.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Paul Chaussard, Images du passé digoinais, Génelard, Le Caractère en Marche, , 279 p. (ISBN 2-910012-11-5)
  • Paul Chaussard, L'habitat rural ancien dans la région de Digoin, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 39 (automne 1978), p. 5-8.
  • Thierry Bonnot, La ligne de démarcation en Saône-et-Loire pendant la Deuxième Guerre mondiale, Le Caractère en Marche, 1994. 179 p.
  • Fabien Genet, Digoinais dans la guerre, JP Neuville, 2004. 175 p.
  • Paul Chaussard, Marine de Loire et mariniers digoinais, Moulins, Cahiers Bourbonnais, 1970.
  • Paul Chaussard, La faïencerie de Digoin, Mâcon, Éditions du Groupe 71, 1990 (68 pages).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  • Notes sur la démographie
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Digoin comprend une ville-centre et deux communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Une rue de la ville porte le nom de ce maire.
  8. Une place de la ville porte le nom de ce maire.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. Structure devenue musée le 13 mai 1992, après avoir été le Centre de documentation de la céramique de Digoin créé en 1972[66]. Il est situé au no 8 rue Guilleminot[20].
  • Autres notes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. a b et c « Digoin », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
  2. « Digoin, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  3. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Digoin et Saint-Yan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Saint-Yan », sur la commune de Saint-Yan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Saint-Yan », sur la commune de Saint-Yan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  14. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Digoin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Digoin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  19. EV6 c'est quoi ? - eurovelo6.org, site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des douze itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  20. a et b « Musée de la Céramique de Digoin », sur musee-ceramique-digoin.com (consulté le ).
  21. Chaussard 1996, p. 10.
  22. « Volgu, carte IGN interactive » sur Géoportail.
  23. [Aubry, Peyrouse & Walter 2003] Thierry Aubry, Jean-Baptiste Peyrouse et Bertrand Walter, « Les feuilles de laurier de Volgu (Saône-et-Loire) : une énigme en partie résolue ? », Paléo, no 15,‎ (lire en ligne [sur journals.openedition.org], consulté en ).
  24. Chaussard 1996, p. 15-16.
  25. a et b Chaussard 1996, p. 19.
  26. Chaussard 1996, p. 141.
  27. « Quand Toulon-sur-Arroux était un noeud ferroviaire.... », sur https://www.les-nouvelles-du-val-d-arroux.com/l/, (consulté le ).
  28. Henri Domengie, Les petits trains de jadis - Sud-Est de la France, Éd. du Cabri, Breil-sur-Roya, 1986 (ISBN 2-903310-48-3)
  29. Paul Chaussard, La faïencerie de Digoin, Éditions du Groupe 71, Mâcon, 1990.
  30. Jean-Claude Cagnon, « À la lueur des réverbères », Images de Saône-et-Loire, n° 88, hiver 1991-1992, p. 19-21.
  31. B.L., « Municipales à Digoin : qui va succéder à Maxime Castagna ? », France 3 Bourgogne,‎ 26/2/2014 mis à jour le 10/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Le maire divers droite Maxime Castagna, qui était élu depuis 1995 à la tête de cette commune de Saône-et-Loire, ne se représente pas. Il soutient la candidature de son premier adjoint Fabien Genet ».
  32. « SAONE ET LOIRE (71) - Digoin », Accueil Municipales 2014 > SAONE ET LOIRE (71) > D, sur Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  33. Muriel Bessard, « 1er tour des municipales à Digoin : Fabien Genet, le dauphin de Maxime Castagna est élu », France 3 Bourgogne,‎ 24/3/2020 mis à jour le 10/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Cette commune de Saône-et-Loire, qui vote à gauche à tous les scrutins, était dirigée depuis trois mandats par un homme de droite, Maxime Castagna. C’est son 1er adjoint qui lui succède : Fabien Genet devance Philomène Baccot, la candidate de gauche ».
  34. « SAONE ET LOIRE (71) - Digoin », Accueil Municipales 2020 > SAONE ET LOIRE (71) > D, sur Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  35. Cécile Bouretal-Constant, « Municipales 2026 : le maire David Bême candidat ? « Oui, mais… » », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ 3/5/2025 mis à jour le 27/11/2025 (lire en ligne Accès limité, consulté le ).
  36. « Les maires de Digoin », sur https://www.francegenweb.org/ (consulté le ).
  37. « Maires et adjoints. Nominations. - Décrets du 21 janvier au 18 juin 181 », Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, no 5,‎ , p. 199 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  38. Justinien Raymond, Madeleine Rebérioux, « Ducarouge François », Le Maitron en ligne, 30/3/2010 mis à jour le 7/10/2024 (consulté le ) « Né le 13 octobre 1859 à Molinet (Allier), mort à Digoin (Saône-et-Loire) le 8 mai 1913 ; ouvrier potier puis cultivateur ; militant socialiste et député de Saône-et-Loire ; maire de Digoin ».
  39. « François Ducarouge (1859-1913) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  40. Journal officiel de l’État français. Lois et décrets, parution 12 décembre 1942, (en ligne).
  41. Marie-Louise Goergen, « Quéroy Louis-Léon », Le Maitron en ligne, (consulté le )« Né le 17 octobre 1898 à Saint-Martin-Sainte-Catherine (Creuse), mort le 28 mai 1971 à Digoin (Saône-et-Loire) ; employé SNCF ; secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Digoin ; secrétaire de l’Union locale CGT de Digoin ; maire socialiste SFIO de Digoin (Saône-et-Loire) de 1959 à 1971 ; conseiller général de Digoin (1945-1949). » .
  42. « L'ancien maire Pierre Louard n’est plus », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne Accès payant).
  43. Cécile Bouretal-Constant, « Prothésiste dentaire et ancien maire, Maxime Castagna s’en est allé », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. Emmanuel Daligand, « Le nouveau conseil installé », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  45. Emmanuel Daligand, « David Bême, 45 ans, succédera à Fabien Genet en tant que maire », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Élu sénateur de Saône-et-Loire, Fabien Genet doit rendre son écharpe de maire comme la loi sur le non-cumul des mandats l’y oblige. C’est son premier adjoint David Bême qui prendra sa succession ».
  46. Emmanuel Daligand, « David Bême élu officiellement maire de la ville », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Sans surprise, David Bême a été élu à l’unanimité ».
  47. « Digoin », ACCUEIL PRESIDENTIELLES 2012 > BOURGOGNE > SAONE ET LOIRE (71), Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  48. « Digoin », Accueil Présidentielle 2017 > Bourgogne-Franche-Comté > Saône-et-Loire (71), Ministère de l'intérieur (consulté le ).
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  62. À la demande de l'abbé Lucien Rhéty (1921-2010), curé du lieu à partir de 1966. Source : Marie-Aude Poisson, « Michel Bouillot, l'Émerveilleur. Images Sacrées. », Éditions Doyen, Chevagny-sur-Guye, 2021 (ISBN 978-2905990-29-7).
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