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Dom Robert

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Dom Robert
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Naissance
Décès
(à 89 ans)
Dourgne (Tarn)
Nom de naissance
Guy de Chaunac-Lanzac
Nationalité
Activité
Formation

Dom Robert, nom religieux de Guy de Chaunac-Lanzac, né le 15 décembre 1907[1] à Nieuil-l'Espoir et mort le 10 mai 1997 à Dourgne[2], est un moine bénédictin, peintre et cartonnier de tapisserie, français.

Dom Robert a étudié au collège des Jésuites de Poitiers, puis à l'École nationale des arts décoratifs de Paris. Il dessine d'abord des modèles pour la maison de soieries Ducharne à Paris[1].

Ses relations avec Jacques Maritain et Maxime Jacob le mènent à entrer, en 1930, à l'abbaye d'En-Calcat où il est ordonné prêtre en 1937[3]. Sa rencontre en 1941 avec Jean Lurçat l'incite à créer des tapisseries[4] avec l'atelier Tabard à Aubusson.

Parti en 1948 pour l'abbaye de Buckfast en Angleterre, il revient à En-Calcat en 1957[5] et ne cesse plus de produire.

Il y meurt le [1].

Tapisseries

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« [...] dans les années 1970, le bénédictin atteint justement l’acmé de son art. Ses carnets de dessin se couvrent d’ombelles délicates, esquissant des cartons magnifiant l’humilité fragile de la nature. Ses tapisseries sont alors empreintes d’une grande douceur et expriment, avec toute la délicatesse dont la lice est capable, un spirituel amour universel calme et gai, discret et pourtant plein de fantaisie. »[6]

— Marielle Brie de Lagerac, gazette-drouot

La majorité des œuvres suivantes peuvent être vu sur la page dédiée aux tapisseries de Dom Robert[7].

  • 1941 : L'Été (221 × 324 cm)
  • 1942 : Le Printemps (260 × 330 cm)
  • 1943 : L'Automne (260 × 370 cm)
  • 1945 : Magnificat (400 × 425 cm)
  • 1946 : La Création de l'homme (400 × 340 cm)
  • 1946 : Terribilis (247 × 480 cm)
  • 1949 : La Jungle (158 × 200 cm)
  • 1950 : Babylone (??? mm)
  • 1950 : L'Arbre qui chante (213 × 173 cm)
  • 1953 : LaVie douce (238 × 304 cm)
  • 1955 : Les Oiseaux rares (220 × 160 cm)
  • 1955 : Notre Dame de France (540 × 400 cm)
  • 1955 : Fond orange (157 × 205 cm)
  • 1955 : Pastoral (182 × 365 cm)
  • 1956 : Garden Party (224 × 282 cm)
  • 1957 : Dartmoor (177 × 261 cm)
  • 1957 : L'Arbre d'or (180 × 220 cm)
  • 1958 : Californie (105 × 420 cm)
  • 1958 : Heurtebise (195 × 285 cm)
  • 1958 : La Clef des champs (101 × 205 cm)
  • 1959 : L'Arbre d'émail (210 × 170 cm)
  • 1961 : Jardin de sirènes (200 × 280 cm)
  • 1961 : L'Agneau (200 × 275 cm)
  • 1961 : L'Herbe haute (185 × 150 cm)
  • 1961 : Mille fleurs sauvages (210 × 300 cm)
  • 1961 : Paddock (149 × 171 cm)
  • 1962 : Compagnon de la Marjolaine (165 × 180 cm)
  • 1962 : Pavane de novembre (207 × 303 cm)
  • 1962 : Petit agneau (90 × 89 cm)
  • 1963 : Ombelles (211 × 295 cm)
  • 1963 : Prairial (240 × 280 cm)
  • 1964 : Tapis de prière (310 × 360 cm)
  • 1965 : Cerf d'hiver (150 × 155 cm)
  • 1965 : Bucoliques (162 × 248 cm)
  • 1965 : Personnages pour un cantique (195 × 240 cm)
  • 1965 : Western (195 × 215 cm)
  • 1966 : Juin (198 × 252 cm)
  • 1966 : Petit coq (87 × 70 cm)
  • 1968 : La Chasse aux papillons (200 × 175 cm)
  • 1968 : Les Enfants de lumière (350 × 500 cm)
  • 1969 : Le Chat noir (248 × 132 cm)
  • 1969 : Scolopendres (198 × 286 cm)
  • 1970 : Coq de juin (86 × 82 cm)
  • 1970 : Le Petit cheval (100 × 100 cm)
  • 1970 : Plein champ (260 × 445 cm)
  • 1971 : Colline (170 × 330 cm)
  • 1972 : Pâques (195 × 123 cm)
  • 1972 : Poisson vole (110 × 100 cm)
  • 1972 : La Vie en rose (200 × 300 cm)
  • 1973 : Le Cardinal (104 × 71 cm)
  • 1973 : Technique de groupe (145 × 300 cm)
  • 1974 : Champ clos (150 × 210 cm)
  • 1974 : Chèvrefeuille (250 × 365 cm)
  • 1974 : L'Aube (140 × 100 cm)
  • 1974 : Sans soucis (140 × 100 cm)
  • 1974 : Une de mai (170 × 215 cm)
  • 1975 : Thermidor (200 × 300 cm)
  • 1976 : L'École Buissonnière (220 × 420 cm)
  • 1977 : Avril douce espérance (165 × 285 cm)
  • 1977 : Vasca et ses frères (170 × 215 cm)[8]
  • 1978 : Le Soleil pour témoin (215 × 415 cm)
  • 1979 : Les Incroyables (180 × 130 cm)
  • 1977 : En Crouzille (180 × 125 cm)
  • 1981 : Boute en train (130 × 135 cm)
  • 1981 : Carnaval (190 × 140 cm)
  • 1981 : Farfadet (135 × 133 cm)
  • 1981 : Laudes (300 × 200 cm)
  • 1982 : Ombelles précieuses (143 × 205 cm)
  • 1983 : Agneau dentelle (110 × 100 cm)
  • 1983 : Trois samouraï (130 × 175 cm)
  • 1983 : Roméo (128 × 169 cm)
  • 1984 : Jeu d'échecs (130 × 190 cm)
  • 1984 : Phébus (96 × 137 cm)
  • 1985 : Fred (133 × 175 cm)
  • 1986 : Les Orgueilleux (120 × 200 cm)
  • 1986 : Le Vainqueur (160 × 180 cm)
  • 1987 : Canards de Loul (138 × 140 cm)
  • 1987 : La Cour du chat (150 × 200 cm)
  • 1989 : Cerf de neige (150 × 155 cm)
  • 1989 : Judith (95 × 120 cm)
  • 1990 : Chèvres folles (140 × 200 cm)
  • 1990 : L'Antilope (157 × 217 cm)
  • 1990 : Un coquelicot, deux papillons (105 × 135 cm)
  • 1991 : Autour du buisson (200 × 150 cm)
  • 1991 : Buissons ardents (143 × 206 cm)
  • 1992 : Chèvre folle (140 × 122 cm)
  • 1993 : Agneau pascal (95 × 115 cm)
  • 1993 : Les Chèvres du Larzac (248 × 173 cm)
  • 1993 : Ombelles et papillons (111 × 200 cm)
  • 1998 : Matines (120 × 200 cm)
  • 1999 : L'Escapade (161 × 155 cm)
  • 2001 : Castor et Pollux (149 × 156 cm)
  • 2003 : Papyrus (200 × 150 cm)

La majorité de ses œuvres peuvent être vu sur la page dédiée aux dessins de Dom Robert[9].

La majorité de ses œuvres peuvent être vu sur la page dédiée aux aquarelles de Dom Robert[10].


Expositions

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Le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle à Sorèze (Tarn), au cœur de l'ancienne abbaye-école, reconvertie depuis plusieurs années en lieu touristique et culturel, a ouvert ses portes en avril 2015[20].

Lors de la réouverture de la cathédrale Notre Dame de Paris, en décembre 2014, le musée Dom Robert a prêté une tapisserie, les « laudes ». Elle est exposée dans la chapelle du roi David. Cette tapisserie restera visible jusqu'à l'arrivée de tapisserie commandée aux artistes contemporains Miquel Barceló et Michael Armitage[21].

Notes et références

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  1. Angers, du 30 mars-24 juin 1990
  2. Aubusson, du 4 juillet-16 septembre 1990.

Références

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  1. a b et c « Dom Robert (1907-1997) : un grand nom de la tapisserie d'Aubusson » Accès libre, sur domrobert.com (consulté le )
  2. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  3. a et b « Dom Robert - Sénat » [archive du ], sur www.senat.fr
  4. Article sur le site de Famille chrétienne.
  5. Elizabeth Mismes, « Les tapisseries enchantées de Dom Robert, artiste et moine du [[XXe siècle|XXe siècle]], se dévoilent enfin » Accès libre, sur Connaissance des Arts, (consulté le )
  6. Marielle Brie de Lagerac, « L’art de Dom Robert en quatre tapisseries », gazette-drouot.com,‎ (lire en ligne [archive du ] Accès libre, consulté le ).
  7. Association Dom Robert, « Les tapisseries : Dom Robert (1907-1997), un grand nom de la tapisserie d'Aubusson » Accès libre, sur domrobert.com (consulté le ).
  8. Acquise auprès de l'artiste en 1977 par Henri Belcour, maire d'Ussel, et les adjoints de la mairie ; exposée dans la salle du conseil de la mairie (d'après l'affiche de l'exposition de 1986).
  9. Association Dom Robert, « Les dessins : Dom Robert (1907-1997), un grand nom de la tapisserie d'Aubusson » Accès libre, sur domrobert.com (consulté le ).
  10. Association Dom Robert, « Les aquarelles : Dom Robert (1907-1997), un grand nom de la tapisserie d'Aubusson » Accès libre, sur domrobert.com (consulté le ).
  11. D'après l'affiche de l'exposition ; texte de Jean-Loup Lemaître, conservateur du musée, au verso de l'affiche.
  12. Du 22 juin au 10 juillet.
  13. Association Dom Robert, « Historique : Dom Robert (1907-1997), un grand nom de la tapisserie d'Aubusson » Accès libre, sur domrobert.com (consulté le )
  14. Exposition sur le site de la ville de Beauvais.
  15. De novembre 2015 à février 2016.
  16. « [Notre-Dame de Paris] Dom Robert, l’ode à la création », sur notredamedeparis.fr (consulté le ).
  17. Juin à septembre.
  18. « Dom Robert et Éric Dubois au château » Accès libre, sur La Montagne, (consulté le )
  19. « "Couleurs en tapisserie", une exposition exceptionnelle au musée d'Ussel », La Montagne,‎ (lire en ligne [archive du ] Accès limité, consulté le )
  20. « Sorèze. Le musée Dom Robert et de la tapisserie ouvrira en 2015 » Accès libre, sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
  21. Elizabeth Mismes, « Matisse, Braque, Zao Wou-Ki, Dom Robert... Notre-Dame de Paris renoue avec l'une de ses belles traditions artistiques », sur Connaissance des Arts, (consulté le )

Bibliographie

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  • Dominique de Grunne, Dom Robert, tapisseries, Paris, 1980.
  • Sophie Guérin Gasc, Dom Robert : Moine et artiste, Vanves, Hazan, , 208 p. (ISBN 978-2-7541-1715-9)

Articles connexes

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Liens externes

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