Iguanodontia
Iguanodontes
Infra-ordre ou Clade
Les Iguanodontia, en français, les « iguanodontes », forment un infra-ordre de dinosaures ornithischiens herbivores ayant vécu vers la fin du Jurassique et le début du Crétacé. Il s'agissait d'ornithopodes, précurseurs entre autres des hadrosauridés. Le genre le plus connu de ce groupe est Iguanodon.
Historique
[modifier | modifier le code]L'infra-ordre des Iguanodontia est décrit en 1891 par le paléontologue allemand Georg Baur (1859-1898)[1],[2]
« On a souvent attribué cette appellation à Dollo (1888), car elle figure comme telle dans Sereno (1986), qui fait référence à Hay (1902). Or, c'est inexact : Dollo n'a jamais mentionné un tel groupe, et Hay s'est trompé, Sereno (1986) l'ayant cité sans doute sans mentionner Dollo (1888). La première mention connue de ce nom remonte à Baur (1891) »[2].
Fossiles
[modifier | modifier le code]Selon Paleobiology Database en 2026, ce clade des Iguanodontia a 2 402 collections référencées de fossiles, du Jurassique inférieur au Maastrichtien du Crétacé supérieur, c'est-à-dire datant de 201,4-66 Ma avant notre ère[2].
Liste des familles
[modifier | modifier le code]Dans la classification classique :
Phylogénie
[modifier | modifier le code]Un ancien cladogramme était proposé par Weishampel & Heinrich (1992)[3] :
Infra-ordre Iguanodontia
Cladogramme plus récent proposé selon une étude de Butler et al. (2011)[4].
| Ornithopoda |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Un dinosaure à piquants
[modifier | modifier le code]En 2025, le squelette quasi complet et articulé d'un nouvel iguanodonte, du Crétacé inférieur du nord-est de la Chine, présente une peau remarquablement conservée quoique datant d'environ 125 millions d'années. Ce fossile, qui introduit un nouveau genre, a été baptisé Haolong dongi en l'honneur de Dong Zhiming, un pionnier de la paléontologie chinoise. Le tégument comprend de grandes écailles blindées imbriquées le long de la queue et des écailles tuberculées autour du cou et du thorax, nettement différentes de la disposition des écailles décrite chez les autres iguanodontes. Ces écailles sont entrecoupées de pointes cutanées conservées au niveau cellulaire. Les analyses tomographiques et histologiques révèlent une structure cylindrique creuse composée d'une couche cornée recouvrant un épiderme pluristratifié dont les kératinocytes sont conservés jusqu'au niveau des noyaux, entourant une pulpe dermique centrale poreuse. Ces pointes diffèrent structurellement des proto-plumes connues chez les dinosaures non aviens et des épines écailleuses des squamates actuels, suggérant une origine évolutive distincte. Leur morphologie et leur distribution suggèrent un rôle primordial dans la dissuasion des prédateurs, avec des fonctions secondaires potentielles dans la thermorégulation ou la mécanoréception. Cette découverte apporte un éclairage inédit sur la microanatomie de la peau des dinosaures non aviens et souligne la complexité de l'évolution cutanée chez les dinosaures ornithischiens. Le spécimen retrouvé étant un juvénile, on ne sait pas si ces piquants étaient également présents chez les adultes[5],[6].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives au vivant :
Publication originale
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- [1891] (en) Georg Baur, « Remarks on the reptiles generally called Dinosauria », The American Naturalist, Chicago, University of Chicago Press, vol. 25, no 293, , p. 434-454 (ISSN 0003-0147 et 1537-5323, OCLC 45446849 et 1480477, DOI 10.1086/275329).
.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Comme le précise une note ci-dessus, pour Paleobiology Database, le taxon parent de la famille des Iguanodontidae est Neoiguanodontia.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ G. Baur 1891, p. 434-454.
- (en) Paleobiology Database : †unranked clade Iguanodontia Baur, 1891 (consulté le ).
- ↑ Ornithopoda
- ↑ (en) Richard J. Butler, Jin Liyong, Chen Jun et Pascal Godefroit, « The postcranial osteology and phylogenetic position of the small ornithischian dinosaur Changchunsaurus parvus from the Quantou Formation (Cretaceous: Aptian–Cenomanian) of Jilin Province, north-eastern China », Paleontology, vol. 54, no 3, (lire en ligne).
- ↑ « Un dinosaure à piquants aux propriétés inédites découvert en Chine », sur CNRS, (consulté le ).
- ↑ (en) Jiandong Huang, Wenhao Wu, Lei Mao, Filippo Bertozzo, Danielle Dhouailly et al., « Cellular-level preservation of cutaneous spikes in an Early Cretaceous iguanodontian dinosaur », Nature Ecology and Evolution, vol. 10, , p. 203-210 (DOI 10.1038/s41559-025-02960-9).