Duane Hanson
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Rose City Evangelical Free Church Cemetery (d) |
| Période d'activité |
- |
| Nationalité |
Américain |
| Activité | |
| Formation | |
| Maître |
danaïde |
| Représenté par | |
| Lieux de travail | |
| Mouvement | |
| Distinction |
Florida Artists Hall of Fame (en) |
Duane Hanson, né le à Alexandria (Minnesota) et mort le à Boca Raton (Floride), est un sculpteur américain lié au pop art, mais dont le style est associé à l'hyperréalisme.
Biographie
[modifier | modifier le code]Dans les années 1960, Duane Hanson est l'un des grands représentants de la sculpture américaine dans le mouvement de l'hyperréalisme. Il travaille en effet de façon réaliste et exprime ses préoccupations sociales. Séduit par les travaux de George Segal, qui réalise des œuvres en plâtre moulées d'après des modèles vivants (« lifecasting »), et réfractaire à l’idée d’infliger une interprétation subjective à ses œuvres, Hanson se met à créer dans un atelier de Floride des personnages humains grandeur nature en effectuant des moulages directement sur ses modèles. Il privilégie la fibre de verre et la résine, ce qui lui offre la possibilité de reproduire les moindres finesses du corps humain, donnant ainsi vie à ses modèles. Habillant et coiffant ses sujets avec une volonté de justesse, Hanson donne l’illusion de réalité quand il représente des scènes hyperréalistes reflétant la vie dure à l'américaine, à l'opposé des l'idéaux de l’American way of life[1].
Duane Hanson s’installe à New York en 1969 et persiste avec des thèmes aussi épineux que la guerre du Viêt Nam, la maltraitance des femmes et les sans-abri. Dans les années 1970, les créations d'hyper-réalistes comme Richard Estes attirent Hanson. Ses œuvres sont d’abord exposées à New York et en Allemagne. Dans les années 1980, elles font l’objet d’expositions tournantes dans les musées américains. En 1983, la Floride nomme Hanson « ambassadeur d’art » et son œuvre est internationalement reconnue.
Il décède à 70 ans d'un cancer causé par la manipulation répétée et sans protection de résine de polyester et de fibre de verre[2]. Ce cancer avait d'abord été diagnostiqué en 1971[2].
Style
[modifier | modifier le code]Si Hanson est connu pour ses sculptures hyperréalistes, sa pensée s'inscrit dans l'esprit de la sculpture pop. En effet, tout comme Segal ou Oldenburg, il cherche à donner de l'importance à des éléments auxquelles on accorde peu d'importance. Ici, Hanson se spécialise pour les personnes issus des milieux moyens et défavorisés, ceux que l'American Way of Life ont effacés car ils occupent une place peu importante[3],[4]. Il fait souvent référence aux situations socio-politique que traversent les Etats-Unis à cette époque : en effet, la palette de son inspiration couvre quasiment tous les sujets qui dérangent : des multiples facettes du racisme, en passant par la pauvreté, la dépendance et la maltraitance[5]. Son but est transporter des scènes de la vie quotidienne banale ou provocante au musée pour les y immortaliser - une de ses œuvres montre un policier blanc frappant un Afro-Américain après l’assassinat de Martin Luther King.
Œuvres (sélection)
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1964-1990
[modifier | modifier le code]Œuvres de Hello, à la Neue Galerie (collection Ludwig), à Aix-la-Chapelle
- 1964 : L'Homme et son chien
- 1967 : War
- 1969 : Supermarket Lady (ou Lady's Market ou Caddie)
- 1973 : Young shopper
- 1975 : The Tourists
- 1979 : Self-Portrait with Model
- 1985 : Woman with Child in a Stroller
- 1988 : Traveller, Tourist II
- 1990 : Manon
- 1990 : security gard
Monographies
[modifier | modifier le code]- Duane Hanson : Virtual Reality and Mister vie
- Duane Hanson : Portraits from the Heartland
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « L'American way of life », sur myMaxicours (consulté le )
- « Thomas Buchsteiner – Exposition Duane Hanson, sculptures du rêve américain. L'art c'est la vie et la vie c'est réaliste », sur koregos.org (consulté le )
- ↑ Maximilian Reich, « 360° Museum Ludwig - Panoramatour », sur www.museum-ludwig.de (consulté le )
- ↑ « Collection | Milwaukee Art Museum », sur collection.mam.org (consulté le )
- ↑ « Housepainter I | Pinault Collection », sur lesoeuvres.pinaultcollection.com (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Bruce Bégout, Duane Hanson : Le rêve américain, Arles Paris, Actes Sud Parc de la Villette, coll. « PEINTURE, BD », , 71 p. (ISBN 978-2-7427-9164-4, OCLC 650759598, SUDOC 144416166).
- (en) « Restoration of Duane Hanson’s Supermarket Lady », sur Ludwig Forum Aachen, 2004 (?) (consulté le )
- (en) Kirk Varnedoe, Duane Hanson, Abrams, , 117 p., 26 cm (ISBN 0-8109-1089-6 et 0-8109-2293-2, SUDOC 025893432).
- (en) « Duane Hanson », sur Gagosian Gallery (consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Saatchi Gallery
- (fr) Duane Hanson, une sculpture en acte Critique de l'Œuvre de Duane Hanson sur artefields.net (novembre 2017)