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Edgar Arndt

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Edgar Arndt
Naissance
Lissa, Province de Posnanie
Décès (à 52 ans)
château de Crogny, France
Origine Allemand
Allégeance  Empire allemand
 République de Weimar
 Troisième Reich
Arme Deutsches Reichsheer
Reichswehr
Wehrmacht, Heer
Grade Fahnenjunker-Gefreiter 1911

Fahnenjunker-Unteroffizier 1912
Fähnrich 1912
Leutnant 1913
Oberleutnant 1916
Rittmeister/Hauptmann 1923
Charakter als Major 1932
Major 1934
Oberstleutnant 1939
Oberst 1940
Generalmajor 1943

Années de service 19111944
Commandement 708e division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de fer

Edgar Arndt ( à Lissa en province de Posnanie) - au château de Crogny, France) est un général (Generalmajor) allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a été exécuté par la Résistance lors de la Libération en août 1944.

Il est né le dans la province de Posnanie. Cadet de quatre garçons, Edgar Arndt est le fils du secrétaire en chef des chemins de fer et conseiller comptable Albert Johann Arndt et de son épouse Henriette Anna Emilie, née Paulini. Il s'engage le 20 septembre 1911 dans l'armée prussienne en tant que porte-drapeau. Il est affecté au 4e régiment de grenadiers à Rastenbourg. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert sur le front russe où il contracte la malaria.

Il est mis à la retraite le et est versé dans le corps des « L-Offiziere », puis à partir de 1937, dans le corps de « E-Offiziere ». Il est à nouveau mobilisé le et nommé général de brigade (generalmajor) le .

Le , il reçoit le commandement de la 708e division d’infanterie. Celle-ci basée à Bordeaux fait partie de la 1re Armée et est chargée de la protection du Mur de l’Atlantique.

Dépêché à Périgueux le 9 août 1944 pour reprendre en main la garnison allemande locale soupçonnée de négocier avec la résistance, Arndt ordonne une répression brutale et fait fusiller 45 otages.

Le 13 août 1944, l’état-major de la 1re armée est appelé du golfe de Gascogne vers le nord pour assumer la direction du front qui s’étend entre la Seine et la Loire dans la région d’Orléans. La 708e division d’infanterie passe alors sous un autre commandement et le général quitte Bordeaux le même jour.

Le 18 août, il est momentanément nommé commandant de la place de Montargis. À l’arrivée des troupes américaines au matin du 23 août, il part vers l’est à bord d'une Mercedes. Après voir traversé Vauchassis, un barrage contraint le véhicule à prendre la direction de Bouilly. À la sortie, une herse crève les pneus de la voiture qui s’immobilise sur le bas-côté. Les quatre occupants s’enfuient à travers champs vers la forêt proche. Arndt est finalement capturé le 24 août 1944 avec 2 de ses camarades, Hauptmann Wilhelm Schöps et l'oberleutnant Arthur Jordan, par le détachement FFI du colonel "Montcalm" (Émile Alagiraude)[1]". Les trois prisonniers sont un temps considérés comme une monnaie d'échange avec le commandant allemand de Troyes, le général von Schramm, mais ils sont finalement exécutés le au château de Crogny, situé dans la commune des Loges-Margueron. Cette exécution survient en représailles au massacre de Buchères perpétré par la 51e brigade de Panzergrenadiers SS[2]. Le lieu exact de leur sépulture est inconnu mais est situé dans le parc du château de Crogny.

Décorations

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Références

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  1. Gilbert Baumgartner, « Le destin du général Arndt », sur Gâtinais Histoire, (consulté le )
  2. Antony Beevor, D-Day et la bataille de Normandie, éd. Calman-Lévy, mai 2009

Bibliographie

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  • Alain Hourseau, L’exécution du général Arndt, 2009
  • Gilbert Baumgartner, Le destin du Général Arndt, Bulletin de la société d’émulation du Gâtinais, no 126, 2004.

Liens externes

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