Aller au contenu

Edith Fellows

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Edith Fellows
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Woodland HillsVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Hollywood Professional School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Freddie Fields (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Kathy Fields (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Edith Fellows est une actrice américaine née le à Boston (Massachusetts) et morte le à Los Angeles. Elle est l'une des enfants-stars des années 1930. Actrice expressive avec une bonne voix chantante, elle est surtout connue pour ses rôles d'orphelines et de gamines des rues.

Unique enfant de Willis et Harriet Fellows, sa mère l'abandonne quelques mois après sa naissance. À l'âge de deux ans, elle déménage en Caroline du Nord avec son père et sa grand-mère paternelle[1].

Petite, elle prend des cours de danse pour corriger sa démarche « en forme de pigeon ». À 4 ans, elle est repérée par un prétendu découvreur de talents, qui lui organise un bout d'essai à Hollywood pour cinquante dollars. Elle et sa grand-mère se rendent en train à Hollywood mais s'aperçoivent qu'elles ont été escroquées[2]. Pendant que sa grand-mère travaille comme femme de ménage, elle vit dans une famille locale dont le fils travaille comme figurant dans des films. Elle l'accompagne un jour au studio. Sans qu'on le lui demande, elle se met à danser et à chanter devant le réalisateur perplexe. Lorsque le garçon tombe malade quelques jours plus tard, le studio envoie le message suivant : « Amenez la fille »[3].

Edith Fellows fait ses débuts à l'écran en 1929, à l'âge de cinq ans, dans le court métrage Movie Night de Charley Chase. D'autres rôles à l'écran suivirent, notamment : Papa longues jambes (Daddy Long Legs, 1931) ; le western Le Cavalier de la vallée de la Mort (The Rider of Death Valley (en), 1932) avec Tom Mix ; deux comédies des Petites Canailles (Our Gang) : Shivering Shakespeare (en) (1930) et Mush and Milk (en) (1933). En 1934, elle tourne dans l'adaptation par le studio Monogram Pictures du célèbre roman de Jane Austen : Jane Eyre ; elle y incarne la pupille de Monsieur Rochester, une entremetteuse précoce qui essaye de réunir son tuteur et sa gouvernante. Cette même année, la jeune actrice apparaît avec W. C. Fields dans Mrs. Wiggs of the Cabbage Patch où elle interprète l'un des cinq enfants élevés dans un bidonville par leur mère pauvre abandonnée par son mari.

En 1935, elle a déjà tourné dans plus de vingt films et est prête à faire une percée. Sa prestation face aux stars Claudette Colbert et Melvyn Douglas dans Mon mari le patron (She Married Her Boss) lui vaut de signer en 1935 un contrat de sept ans avec les studios Columbia Pictures, premier contrat de ce type à être offert à un enfant.

Avec ses premiers films de Columbia, L'Evadé (One-Way Ticket), Deux Enfants terribles (And So They Were Married) et Tugboat Princess, elle continue à être cataloguée comme une orpheline ou gamine des rues. En 1936, sa popularité est considérablement aidée par son rôle de co-vedette face à Bing Crosby dans Petite Miss Casse-Cou (The Little Adventuress), dans lequel elle incarne une orpheline coriace et précoce protégée par le vagabond chanteur Crosby.

Dans les années 1940, sa carrière d'actrice est interrompue par de graves problèmes personnels, sa propre vie devenant plus « dickensienne » que les personnages qu'elle joue à l'écran.

Tout au long de ces années, la grand-mère d'Edith Fellows mène la vie et la carrière de sa petite-fille d'une main de fer, ne lui permettant pas de jouer avec ses amis. Finalement, sa grand-mère l'isole de toute personne susceptible d'influence négative, ce qui semblait inclure presque tout le monde, y compris le père d'Edith, que sa grand-mère avait envoyé plier bagages après qu'il les eut rejoints en Californie. Au milieu des années 1930, la mère d'Edith réapparaît après dix ans d'absence, disant qu'elle était venue pour sa fille et pour ses gains au cinéma. Au cours des mois suivants, une âpre bataille a lieu pour la garde d'Edith, couverte par les journaux du pays à l'été 1936. La mère d'Edith fait des déclarations scandaleuses, affirmant que la jeune fille avait été enlevée par sa grand-mère - accusation prise au sérieux à la suite de l'enlèvement choquant du bébé de l'aviateur Charles Lindbergh quatre ans plus tôt - et que son père avait déjà tenté de la vendre à une école de danse. Edith se souviendra plus tard d'avoir ressenti des émotions mitigées à l'idée de devoir choisir entre une grand-mère dominatrice et une mère qui semblait « froide et un peu dure ». Interrogée par le tribunal, elle choisit sa grand-mère, et témoignera que celle-ci n'était « pas habituée à aimer les étrangers ». Le juge confie la garde d'Edith à sa grand-mère et ordonne que ses gains soient placés en fiducie[4].

Edith Fellows continue à tourner dans des films jusqu'au début des années 1940, mais elle n'est alors plus une enfant, et la demande d'actrices adultes de petite taille (elle mesurait 1 m 49) était insignifiante[5]. Pour son dernier film chez Columbia, Son premier baiser (Her First Beau), elle écrit elle-même l'histoire du film et attribue au personnage de Millie Lou un rôle de faire-valoir. Au lieu de cela, la production décide de donner le premier rôle à Jane Withers et Fellows en est réduite à jouer Millie Lou.

Edith Fellow trouve du travail dans les petits studios indépendants Monogram Pictures, Republic Pictures et le plus petit d'entre eux, Producers Releasing Corporation (PRC Pictures). Deux des films qu'elle y tourne sont des westerns de Gene Autry (Heart of the Rio Grande (en) et Stardust on the Sage (en)), qui mettent en valeur sa belle voix chantée[6]. En 1943, après un film pour la PRC (Girls Town, 1943), elle se retire du cinéma.

En 1946, elle épouse l'agent artistique Freddie Fields (en), avec qui elle a une fille, Kathy. Elle se tourne vers le théâtre pour quelques productions. Au début des années 1950, elle fait quelques apparitions dans des séries télévisées. La rupture de son mariage au milieu des années 1950 résulte en une grave crise psychologique. Alors qu'elle se produit dans un spectacle caritatif à New York en 1958, elle devient paralysée par la peur et ne peut monter sur scène. Elle développe une accoutumance à la drogue, au Valium et à l'alcool. C'est le début d'une spirale descendante vers la dépendance, brièvement interrompue par un deuxième mariage raté qui s'est terminé lorsque son mari a tenté de la persuader de reprendre le métier d'actrice. Sans le sou, Edith Fellows occupe une série d'emplois en tant qu'opératrice pour des services de réponse téléphonique tout en s'enfonçant plus profondément dans l'alcoolisme et la dépression. Hormis deux rôles mineurs non crédités dans des films, elle ne rejouera que dans les années 1980 avec des rôles sporadiques dans des séries télévisées.

Elle prend sa retraite définitive d'actrice en 1995et meurt de cause naturelle le 26 juin 2011 au Motion Picture & Television Fund à l'âge de 88 ans.

Filmographie partielle

[modifier | modifier le code]

Années 1920

[modifier | modifier le code]
  • 1929 : Movie Night de Charley Chase (court-métrage) : The Chase Daughter
  • 1929 : Madame X : enfant au spectacle de marionnettes (non créditée)

Années 1930

[modifier | modifier le code]

Années 1940

[modifier | modifier le code]

Années 1960 à 1980

[modifier | modifier le code]

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Article : Edith Fellows Obituary dans The Telegraph (30 juin 2011)
  2. Edith Fellows, a 1930s Child Star, article de Margalit Fox dans The New York Times (2 juillet 2011)
  3. Edith Fellows Obituary dans The Telegraph (30 juin 2011)
  4. Edith ne verra jamais cet argent. Quand elle réclame ses gains à sa majorité (alors à 21 ans), estimés à cent mille dollars, Edith reçoit un chèque de 900 dollars. Sa grand-mère était morte quelques années plus tôt. Selon sa fille Kathy, Edith a cru jusqu'à la fin de sa vie que sa mère avait réussi à lui confisquer son argent (cf. Edith Fellows Obituary, article du The Telegraph (30 juin 2011) [1]
  5. Cf. Ronald Bergan : Edith FellowsObituary ; article du The Guardian, 7 juillet 2011 [2]
  6. Margalit Fox : Edith Fellows, a 1930s Child Star ; article du The New York Times (2 juillet 2011) [3]

Liens externes

[modifier | modifier le code]