Environnement en Tunisie

L'environnement en Tunisie est l'environnement (ensemble des éléments — biotiques ou abiotiques — qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) de la Tunisie.
Le pays est fortement exposé à un large éventail d'aléas naturels, comme les inondations, la sécheresse, les canicules, les glissements de terrain, les incendies de forêt, l'ensablement et les tempêtes de neige.
Biodiversité
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La diversité des milieux naturels en Tunisie découle de sa position géographique, à la croisée du bassin méditerranéen et du Sahara. Cette situation engendre une grande variété de conditions climatiques, allant du subhumide au nord au désertique au sud. Cette hétérogénéité se traduit par une multitude d'écosystèmes : côtiers, insulaires, montagneux, steppiques, désertiques, oasiens et humides. Chacun de ces milieux abrite une biodiversité spécifique et joue un rôle écologique et socio-économique pour le pays[1].
Milieux
[modifier | modifier le code]Milieux humides
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Le Code forestier tunisien dans sa loi no 88-20 du définit les zones humides comme « des étendues de lacs, de marais, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires où l'eau est statique ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris les rivages fréquentés par les oiseaux d'eau »[2].
Selon la classification Ramsar, 34 types de zones humides sur 42 sont présents en Tunisie, ce qui traduit une forte diversité écologique. Ces milieux se répartissent en trois grandes catégories : zones humides naturelles (lacs, marais, lagunes, sebkhas, deltas, tourbières), zones humides artificielles (retenues de barrages) et zones humides marines et côtières. Les principales lagunes présentes sur le littoral tunisien sont celles de Korba, Ghar El Melh, Tunis et Boughrara[3].
Les zones humides côtières en Tunisie représentent 62 272 hectares de la superficie totale des zones humides tunisiennes (3 300 000 hectares). Elles assurent, à travers leur communication avec la mer ou entre elles, des fonctions essentielles au maintien de l'équilibre écosystémique et socioéconomique[4]. Parmi les écosystèmes côtiers, les deltas jouent un rôle majeur, notamment celui de la Medjerda près de Ghar El Melh, seul fleuve permanent de Tunisie, et un autre en cours de formation du côté de Kalâat el-Andalous.
Les sebkhas et chotts couvrent de larges surfaces du sud du pays. Le Chott el-Jérid, plus grand lac salé d'Afrique du Nord, a une superficie de 4 600 km2[3].
Milieux montagneux
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Les milieux montagneux de la Tunisie, correspondant aux zones situées au-delà de 300 mètres d'altitude, couvrent environ deux millions d'hectares, soit près de 16 % du territoire national. Le pays est traversé par les chaînes de l'Atlas, composées de l'Atlas tellien au nord et de l'Atlas saharien au centre et au sud, qui inclut notamment la dorsale tunisienne. Ces massifs, dont le point culminant est le djebel Chambi à 1 544 m, jouent un rôle central en conditionnant le climat et l'hydrologie, ce qui leur confère une fonction essentielle de réservoir hydrique pour le pays[5].
Le climat varie selon la latitude et l'altitude. Les massifs du nord présentent un climat méditerranéen, tandis que l'influence saharienne devient prépondérante vers le sud. La répartition des précipitations est très variée selon les régions : dans le nord montagneux, les précipitations annuelles peuvent dépasser 1 500 mm, tandis que dans les zones centrales elles se dépassent pas 400 mm, et dans les régions du sud elles sont inférieures à 150 mm. Cette variation climatique a engendré une biodiversité abritant une part importante de la faune et de la flore nationales[6].
Milieux côtiers
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Le littoral tunisien se déroule sur 2 290 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses. Les côtes Nord alternent des fonds rocheux et meubles avec un plateau continental à pente forte. Les côtes Est, moins rocheuses et dotées d'un plateau étendu, possèdent des herbiers marins de Posidonia oceanica qui constituent des zones de ponte pour la tortue marine Caretta caretta. Les côtes Sud sont caractérisées par des fonds sableux et sablo-vaseux, un plateau très étendu à pente douce, une forte amplitude de marée et une salinité élevée. Le climat, de type méditerranéen au nord, semi-aride au centre et aride au sud, conditionne la répartition des précipitations et la salinité des eaux. Ces contrastes climatiques influencent directement la productivité biologique et la fragilité des écosystèmes côtiers[7].
On y recense plus de 2 500 espèces animales et 600 espèces végétales, dont plusieurs endémiques de la Méditerranée. Les eaux tunisiennes abritent plus de 200 espèces de poissons, une trentaine de mammifères marins, ainsi que des espèces d'invertébrés et de crustacés à intérêt économique. Les herbiers marins constituent un habitat clé pour la reproduction de nombreuses espèces[7].
Les treize gouvernorats côtiers totalisent 65,3 % de la population totale avec une forte densité de population (140 habitants/km2 contre une moyenne nationale de 64). Cependant, les milieux côtiers sont confrontés à des pressions anthropiques croissantes. La pollution industrielle, les rejets d'eaux usées non traitées et l'urbanisation rapide ont conduit à la dégradation de certaines plages, rendant la baignade dangereuse dans 28 sites, notamment dans les gouvernorats de Ben Arous et de l'Ariana[8].
Milieux désertiques
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Les milieux désertiques tunisiens couvrent environ 40 % du territoire national, soit près de 6,5 millions d'hectares, principalement dans les régions méridionales (Kébili, Tozeur et Tataouine). Ces milieux se caractérisent par des regs pierreux à végétation très clairsemée et par la présence du Grand Erg oriental, dont les dunes couvrent environ 25 000 km2. On y trouve également de vastes dépressions salées (chotts), dépourvues de végétation, qui s'étendent sur une superficie estimée à 5 575 km2. Ces espaces sont caractérisés par une pluviométrie annuelle inférieure à 100 mm et une faible productivité biologique, qui abritent une biodiversité végétale et animale adaptée aux conditions extrêmes[9].
La flore des zones désertiques tunisiennes compte environ 135 espèces spécifiques, souvent sous-estimées en raison de leur apparente rareté et de leur adaptation aux conditions écologiques difficiles. Cinq familles végétales sont dominantes : les Astéracées, les Poacées, les Brassicacées, les Chénopodiacées et les Fabacées. Ces familles représentent environ 50 % de la flore désertique tunisienne[10].
Malgré les conditions climatiques extrêmes, une diversité faunique non négligeable est observée : des inventaires récents indiquent la présence d'au moins quinze espèces de mammifères, soixante espèces d'oiseaux et dix espèces de reptiles dans les zones désertiques autour du parc national de Jbil et ses alentours. Parmi ces espèces, plusieurs sont considérées comme emblématiques des milieux désertiques tunisiens, notamment la gazelle à cornes fines (Gazella leptoceros), adaptée aux ergs sableux, la gazelle dorcade (Gazella dorcas), présente dans les zones rocheuses et steppiques, et l'outarde houbara (Chlamydotis undulata), un grand oiseau coureur[11].
Faune et flore
[modifier | modifier le code]La biodiversité faunique et floristique de la Tunisie découle de la richesse et de la diversité de ses écosystèmes. Le pays présente une grande variété de conditions climatiques, allant du climat méditerranéen humide au nord jusqu'au saharien au sud, ainsi qu'une diversité de milieux naturels tels que les forêts, les steppes, les zones humides, les littoraux et les déserts.
Espaces protégés
[modifier | modifier le code]La Tunisie dispose d'un réseau d'espaces protégés destiné à préserver la diversité de ses écosystèmes terrestres et marins. Le cadre juridique tunisien relatif à la conservation de la nature définit plusieurs catégories d'aires protégées instituées principalement par le code forestier et la loi no 2009-49 du relative aux aires marines et côtières protégées. Ces espaces terrestres et marins visent à préserver la diversité biologique, les écosystèmes et les paysages naturels présentant un intérêt écologique, scientifique ou esthétique. On distingue principalement[12] :
- les parcs nationaux, espaces étendus consacrés à la protection intégrale d'écosystèmes représentatifs ;
- les réserves naturelles, créées pour préserver des espèces animales ou végétales menacées et leurs habitats ;
- les réserves de faune, destinées à la protection et à la reproduction d'espèces sauvages ;
- les forêts récréatives, qui présentent un intérêt touristique et récréatif ;
- les réserves de chasse, où la chasse est suspendue pour permettre la régénération des populations animales ;
- les aires marines et côtières protégées, créées pour sauvegarder les écosystèmes marins et littoraux, ainsi que la flore et la faune associées ;
- les sites Ramsar, zones humides inscrites sur la liste de la convention de Ramsar.
Sur les 42 sites classés Ramsar, 28 zones humides font partie des écosystèmes côtiers[4].
| Site | Date de désignation | Gouvernorat | Superficie (ha) |
|---|---|---|---|
| Bahiret el Bibane | Médenine | 39 266 | |
| Barrage Lebna | Nabeul | 1 147 | |
| Barrage Mlaabi | Nabeul | 98 | |
| Barrage Oued El Hajar | Nabeul | 254 | |
| Barrage Oued Ermal | Zaghouan | 620 | |
| Barrage Sidi Abdelmoneem | Nabeul | 31 | |
| Barrage de Sidi El Barrak | Béja | 2 734 | |
| Complexe Lac de Tunis | Tunis | 2 243 | |
| Barrage Ghdir El Goulla et Barrage El Mornaguia (Al Mornaguia) | Ariana | 273 | |
| Sebkhet Oum Ez-Zessar et Sebkhet El Grine | Gabès et Nabeul | 9 195 | |
| Chott el Guetayate et Sebkhet Dhreia et Oued Akarit, Rekhama et Meleh | Sfax et Gabès | 4 845 | |
| Djerba Bin El Ouedian | Nabeul | 12 082 | |
| Djerba Guellala | Nabeul | 2 285 | |
| Djerba Ras Rmel | Nabeul | 1 856 | |
| Golfe de Boughrara | Nabeul | 12 880 | |
| Garâa Sejnane | Bizerte | 500 | |
| Ichkeul | Bizerte | 12 600 | |
| Îles Kerkennah ou archipel de Kerkennah | Sfax | 15 000 | |
| Îles Kneiss avec leurs zones intertidales | Sfax | 22 027 | |
| Lac et tourbière de Mejen Ech Chitan | Bizerte | 7 | |
| Lagune de Ghar El Melh et delta de la Mejerda | Bizerte | 10 168 | |
| Lagunes du Cap Bon oriental | Nabeul | 504 | |
| Salines de Monastir | Monastir | 1 000 | |
| Salines de Thyna | Sfax | 3 343 | |
| Sebkhet Halk Elmanzel et oued Essed | Sousse | 1 450 | |
| Sebkhet Kelbia | Sousse | 8 732 | |
| Sebkhet Sejoumi | Tunis | 2 979 | |
| Sebkhet Sidi Elhani | Sousse | 36 000 | |
| Sebkhet Soliman | Nabeul | 880 |
Impacts sur les milieux naturels
[modifier | modifier le code]Activités humaines
[modifier | modifier le code]Industries
[modifier | modifier le code]Le secteur de l'industrie en Tunisie contribue pour 30 % du PIB national et 32,5 % de la population active en 2007.
La pollution d'origine industrielle en Tunisie se concentre principalement dans certaines zones côtières abritant de grands complexes industriels et chimiques. L'impact le plus sévère concerne le golfe de Gabès, reconnu comme un point chaud de pollution de la Méditerranée par le Programme des Nations unies pour l'environnement. Cette situation est largement due à l'accumulation des rejets et émissions des industries lourdes opérant dans la région. La dégradation environnementale du golfe de Gabès est principalement imputable au complexe industriel du Groupe chimique tunisien (GCT), situé dans la zone de Ghannouch, spécialisé dans la transformation du phosphate pour la production d'acide phosphorique et d'engrais. Le GCT est responsable de plus de 95 % de la pollution atmosphérique locale. D'autres contributeurs incluent les unités des Industries chimiques du fluor et ALKIMIA, la centrale électrique de la STEG et la cimenterie de Gabès. L'impact de ces activités touche l'air, la mer et les écosystèmes terrestres[14].
Dans la région du cap Bon, le gouvernorat de Nabeul fait face à une pollution industrielle importante liée aux unités agroalimentaires, notamment celles de transformation de la tomate. En 2025, treize usines de tomates et près de cinquante huileries y rejettent environ 1,2 million de mètre cube d'eaux usées par an. Seulement 3 % de ces rejets sont traités via des stations d'épuration. Pour remédier à cette situation, le ministère de l'Environnement lance un programme régional de réhabilitation. Cette initiative vise à accorder aux industriels un délai d'environ dix mois pour mettre à niveau leurs stations de traitement et se conformer aux normes en vigueur[15].
Agriculture, pêche et chasse
[modifier | modifier le code]Agriculture
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L'agriculture en Tunisie est un secteur économique très important. En 2022, il génère 10,7 % du PIB national[16]. Les principales productions agricoles du pays sont les céréales (blé et orge), les olives, les dattes et les agrumes pour le secteur végétal et les ovins pour le secteur animal.
Les terres à vocation agricole couvrent une superficie de l'ordre de dix millions d'hectares réparties ainsi : cinq millions d'hectares de terres labourables, utilisées en majorité pour les grandes cultures et l'arboriculture, quatre millions d'hectares de parcours naturels utilisables par les cheptels et un million d'hectares de forêts ou garrigues. Les activités agricoles pèsent fortement sur les ressources en eau du pays. L'irrigation intensive et la surexploitation des nappes phréatiques représentent l'un des principaux enjeux environnementaux. L'agriculture utilise environ 80 % des ressources en eau du pays, ce qui provoque un abaissement du niveau des nappes souterraines et une salinisation croissante, surtout dans les régions littorales et les zones oasiennes du sud (97,6 % pour Kébili, 89,6 % pour Nabeul, 76,4 % pour Zaghouan et 53 % pour Mahdia)[17].
Les cultures intensives céréalières et maraîchères ainsi que l'arboriculture contribuent à la destruction des habitats naturels et à la pollution par les engrais azotés et phosphorés. L'usage intensif des pesticides affecte directement les insectes pollinisateurs et les oiseaux, provoquant des risques de déséquilibre écologique.
L'élevage extensif et le surpâturage, notamment dans les zones arides et semi-arides du Centre et du Sud, contribuent à la désertification et la disparition d'espèces herbacées locales. Ce secteur contribue également aux émissions de gaz à effet de serre, notamment le méthane (CH₄) et l'oxyde nitreux (N₂O)[18].
| Sous secteur | Type d'impact | Description |
|---|---|---|
| Céréaliculture | Perte d'habitats, pollution et érosion | La céréaliculture intensive entraîne le défrichement des terres naturelles, la destruction de la flore messicole et de la pédofaune, la pollution des sols et des nappes par les engrais et pesticides, ainsi que l'érosion hydrique. |
| Élevage | Dégradation des écosystèmes et désertification | Le surpâturage provoque la destruction du couvert végétal, la fragmentation des habitats et la désertification. Les déjections animales polluent les eaux souterraines, tandis que la fermentation et la gestion du fumier génèrent d'importantes émissions de gaz à effet de serre. |
| Arboriculture | Réduction de la diversité génétique et altération des sols | L'intensification de l'arboriculture et l'introduction de variétés exotiques provoquent la régression des espèces locales et la perte de la diversité génétique. Les activités agricoles répétées dégradent les sols et augmentent la vulnérabilité aux maladies et agents pathogènes. |
| Cultures maraîchères irriguées | Pression sur les ressources hydriques et pollution diffuse | Les cultures intensives nécessitent une forte irrigation et l'usage d'engrais chimiques, ce qui engendre la surexploitation des nappes, la pollution de l'eau et du sol. |
Pêche
[modifier | modifier le code]La pêche en Tunisie emploie près de 100 000 personnes, dont plus de 50 000 pêcheurs. Bien qu'essentielle pour la sécurité alimentaire et l'économie, cette activité exerce une pression sur les écosystèmes marins et leur biodiversité. Les débarquements de poissons ont augmenté de 25 % entre 2009 et 2018, atteignant 133 972 tonnes en 2018. Des évaluations réalisées révèlent que les petits pélagiques, qui représentent 36 % des captures, ont vu leur potentiel exploitable chuter de 53 % entre 2010 et 2018. Cette baisse est particulièrement marquée dans le golfe de Gabès (-72 %) et le Sahel (-69 %), où la surpêche et l'utilisation d'engins non sélectifs comme les chaluts de fond ont épuisé les stocks. Les espèces benthiques, telles que le merlu (Merluccius merluccius), la chevrette (Parapenaeus longirostris) et le rouget de roche (Mullus barbatus), sont désormais classées comme surexploitées dans plusieurs zones, notamment dans le golfe de Gabès et le Sahel[19].
La pêche côtière et artisanale, qui emploie les deux tiers des pêcheurs et contribue à 27 % des captures et 40 % de la valeur de la production nationale, cible souvent des espèces déjà fragilisées, comme la saupe, la sole et le poulpe. Ces espèces sont en état d'exploitation optimale à surexploitation, ce qui menace leur régénération[19].
Le chalutage est responsable de la dégradation physique des habitats marins, essentiels à la biodiversité. Les herbiers de posidonies (Posidonia oceanica), qui abritent une faune riche et protègent les côtes de l'érosion, sont détruits par les chaluts et les ancres. Les fonds de maërl, composés d'algues calcaires, et les récifs coralligènes, riches en biodiversité, sont également menacés par les engins traînants et certaines pratiques de pêche illicites. La destruction de ces habitats entraîne une perte de la biodiversité et réduit les zones de reproduction et de nurserie pour plusieurs espèces marines[19].
| Type d'impact | Description |
|---|---|
| Surexploitation des espèces commerciales | Réduction des stocks de poissons et d'invertébrés, plusieurs espèces étant désormais classées comme surexploitées ou en optimum d'exploitation. |
| Destruction des habitats | Perturbation ou destruction des habitats sensibles par les engins de pêche, entraînant la perte de zones de reproduction et d'abri pour de nombreuses espèces. |
| Prises accessoires et rejets | Capture accidentelle d'espèces non ciblées (tortues marines, cétacés, oiseaux marins, requins, raies) et rejet de juvéniles ou d'espèces non commerciales, affectant la survie de ces espèces et le déséquilibre des écosystèmes. |
| Modification des chaînes trophiques | Appauvrissement des niveaux trophiques supérieurs (grands prédateurs) en raison de la surpêche, entraînant une augmentation de la pression sur les espèces de niveaux trophiques inférieurs. |
| Dégradation des fonds marins | Altération des fonds marins par les engins traînants, comme les chaluts, réduisant les habitats et la diversité des espèces benthiques. |
| Pêche illicite | Utilisation d'engins prohibés (filets à petites mailles, explosifs) ou pêche dans des zones interdites (aires marines côtières protégées), entraînant une surexploitation locale et une destruction des habitats. |
| Pêche récréative non contrôlée | Augmentation de la pression sur les ressources par la pêche de loisir non régulée. |
Chasse
[modifier | modifier le code]La chasse en Tunisie est une activité réglementée relevant de la direction générale des forêts du ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Elle vise à maintenir un équilibre entre les populations animales sauvages, leur habitat végétal et les activités humaines. Les chasseurs doivent pratiquer cette activité de manière rationnelle et responsable, en veillant à préserver l'équilibre écologique et la durabilité des écosystèmes. L'activité se pratique uniquement dans des zones autorisées, désignées comme territoires de chasse selon les dispositions du code forestier tunisien[20].
Le cadre juridique de la chasse en Tunisie repose sur plusieurs textes législatifs et réglementaires :
- la loi no 88-20 du portant refonte du code forestier, texte fondateur régissant la gestion des forêts, de la faune et de la flore sauvages[2] ;
- la loi no 2005-13 du modifiant notamment l'article 165 du code forestier, qui inscrit chasse dans une perspective de durabilité et de responsabilité[2] ;
- la loi no 69-33 du réglementant l'introduction, le commerce, la détention et le port des armes de chasse[21] ;
- les arrêtés ministériels annuels fixant les périodes d'ouverture et de fermeture de la chasse, les espèces autorisées, les quotas et les zones concernées[22].
La Tunisie compte environ 15 000 chasseurs[23], membres de l'une des 23 associations de chasseurs régionales, qui font partie de la Fédération nationale des associations de chasseurs.
Bien que les prélèvements réglementés puissent contribuer à une gestion durable des espèces, les pratiques illégales, notamment le braconnage, l'usage d'armes non autorisées ou la chasse nocturne ou hors saison entraînent un déséquilibre écologique.
Les espèces sahariennes, déjà vulnérables à la fragmentation des habitats et à la désertification, sont particulièrement menacées. Les gazelles leptocères (Gazella leptoceros), gazelles dorcas (Gazelle dorcas) et outardes houbara (Chlamydotis undulata) subissent une forte régression de leurs effectifs, due principalement à la chasse intensive et à la capture illégale[18]. Dans les zones humides, des espèces d'oiseaux d'eau font l'objet d'actes de braconnage, comme au niveau du barrage Sidi Abdelmoneem (site Ramsar) situé au cap Bon, fermé à la chasse depuis 2012[24]. La chasse nocturne, interdite par la loi, constitue aussi une menace, notamment dans certaines régions rurales où le contrôle demeure difficile. Les pigeons, les lièvres et les cailles sont les espèces les plus visées par cette chasse[25].
Transports
[modifier | modifier le code]La Tunisie dispose d'environ 20 000 kilomètres de routes numérotées (nationales, régionales et locales), dont prés de 80 % sont recouvertes de béton bitumineux[26] et de 2 173 kilomètres de rails. Ces réseaux sont répartis sur tout le pays, traversent ainsi l'ensemble des écosystèmes du pays et contribuent à la fragmentation des habitats naturels en isolant les populations animales et végétales. Cette fragmentation limite les déplacements des espèces, réduit leur capacité à se reproduire et menace leur diversité génétique. En traversant divers écosystèmes, ces infrastructures modifient aussi les conditions hydrologiques, le microclimat et la qualité des sols, tout en facilitant l'accès humain à des zones préservées.
La mortalité routière représente une menace importante pour les espèces animales, Une étude réalisée sur un tronçon de 22 kilomètres de la route nationale RN1 dans la région de Gabès, estime qu'environ 122 000 animaux meurent chaque année sur les routes tunisiennes, principalement des oiseaux, suivis des mammifères, des reptiles et des amphibiens.
Le transport contribue aussi à la pollution des écosystèmes. Les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores perturbent les espèces animales, en particulier les oiseaux, dont les comportements de reproduction et d'alimentation sont affectés.
En milieu marin, le transport maritime représente une menace pour les écosystèmes côtiers et les fonds marins, en raison des déversements d'hydrocarbures et des risques d'accidents. Ces pollutions ont des répercussions directes sur la faune et la flore marines, déjà fragilisées par d'autres activités humaines comme la pêche.
Toutefois, l'impact du secteur de transport sur la biodiversité tunisienne reste bien inférieur à celui de l'agriculture et de l'industrie[18].
| Type d'impact | Description |
|---|---|
| Atteinte du milieu physique | Dégradation directe des écosystèmes liée aux infrastructures de transport |
| Pollution atmosphérique | Émissions de gaz à effet de serre et de polluants altérant la qualité de l'air et la santé des écosystèmes |
| Modification du milieu aquatique | Pollution des eaux et perturbation des cours d'eau par les aménagements |
| Consommation d'espace | Occupation et artificialisation des sols entraînant la fragmentation des habitats naturels |
| Fragmentation des habitats | Morcellement des écosystèmes, limitant les déplacements des espèces et réduisant la diversité génétique |
| Bruit | Perturbations sonores affectant la communication et la reproduction de nombreuses espèces animales |
| Collisions avec la faune | Mortalité directe des animaux due aux collisions avec les véhicules |
| Écrasement par les véhicules | Mortalité accrue des petites espèces sur les axes routiers |
Activités tertiaires
[modifier | modifier le code]Le tourisme en Tunisie est l'un des secteurs importants de l'économie de la Tunisie et une source de devises pour le pays. Le tourisme a aussi un effet d'entraînement sur d'autres secteurs économiques, tels que les transports, les communications, l'artisanat, le commerce et le bâtiment. Grâce à ses côtes, son climat méditerranéen, et son patrimoine culturel et naturel, la Tunisie attire des millions de visiteurs chaque année, passant de 7 048 999 touristes en 2008 à 10 264 345 en 2024[27]. Cependant, ce développement touristique, exerce une pression sur les écosystèmes et menaçant même la durabilité de ce secteur.
Les infrastructures touristiques tunisiennes sont concentrées le long du littoral méditerranéen, de Bizerte à Zarzis. Le développement du tourisme balnéaire depuis les années 1970 s'est accompagné d'une urbanisation rapide et souvent non planifiée. L'installation d'hôtels, de ports de plaisance et de parcs aquatiques entraîne la destruction et la fragmentation de nombreux habitats côtiers tels que les dunes, les lagunes et les zones humides. Ces aménagements ont altéré les équilibres environnementaux, accéléré l'érosion du littoral et réduit la capacité naturelle de protection contre la montée du niveau marin.
Les écosystèmes marins subissent également les effets du rejet d'eaux usées non traitées et de déchets produits par ces complexes hôteliers. La biodiversité marine et côtière est aussi affectée par les activités touristiques. Les récifs coralliens, les herbiers de posidonies, et les zones humides, comme le lac Ichkeul et la lagune de Ghar El Melh, subissent une pression accrue due à la pollution, au piétinement, et aux activités nautiques.
Le tourisme saharien, notamment dans les régions de Douz, Tozeur et Tataouine, engendre également des pressions sur les milieux fragiles des zones arides. Les circuits de randonnées motorisées et de rallyes provoquent la dégradation des sols, le dérangement de la faune et la disparition de la végétation. Dans les oasis, la demande touristique croissante conduit à la transformation des paysages traditionnels par la construction d'établissements touristiques et le prélèvement d'eau pour les activités hôtelières. Ces changements perturbent l'équilibre écologique des oasis et fragilisent les ressources hydriques locales[18].
| Type d'impact | Description |
|---|---|
| Perturbation et piétinement des habitats | Excursions organisées et randonnées provoquant le piétinement et la perturbation des habitats, notamment ceux de la tortue marine Caretta caretta, qui nidifie dans les plages sableuses de Monastir |
| Destruction des habitats et des espèces | Construction des unités hôtelières au détriment des habitats naturels des espèces animales et végétales |
| Modification du paysage côtier et littoral | Destruction des champs dunaires côtiers et modification de la ligne de côte littorale favorisent l'érosion marine |
| Consommation d'eau | Tourisme connu par l'importante quantité d'eau consommée, notamment durant la saison estivale, où les réserves des barrages sont à leur plus bas niveau |
| Invasion biologique | Touristes pouvant ramener avec eux des animaux ou végétaux susceptibles de provoquer une invasion biologique |
Pression sur les ressources
[modifier | modifier le code]Pression sur les ressources non renouvelables
[modifier | modifier le code]Pression sur les sols et l'eau
[modifier | modifier le code]Pollutions
[modifier | modifier le code]Émissions de gaz à effet de serre
[modifier | modifier le code]En 2022, les émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) en Tunisie s'élèvent à 52,6 millions de tonnes équivalent CO₂ (MtéCO₂). Le secteur de l'énergie est le principal contributeur avec 30,9 MtéCO₂, soit environ 59 % des émissions nationales, dont près de 90 % proviennent de la combustion des combustibles fossiles pour l'électricité, les transports et l'industrie. Le second contributeur est le secteur utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie (UTCATF), avec 6,7 MtéCO₂ (12,7 %), suivi des procédés industriels qui représentent 11,7 % des émissions brutes, puis le secteur de l'agriculture avec 8,8 %. Le secteur des déchets contribue avec 8 % des émissions brutes.
Les absorptions de carbone issues du secteur agriculture, forêt et des autres utilisations des terres (AFAT), se sont élevées à 17,5 MtéCO₂, compensant largement les émissions des secteurs agricole et UTCATF. Après la prise en compte de ces absorptions, le bilan net des émissions de GES est de 35,2 MtéCO₂[28].
| Secteur | Part des émissions totales (%) | Principales sources d'émissions |
|---|---|---|
| Énergie | 59 % | Production d'électricité, transport, combustion industrielle |
| Utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie (UTCATF) | 12,7 % | Déforestation, dégradation des sols, émissions de CH₄ et N₂O |
| Industrie (procédés et produits) | 11,7 % | Cimenterie, procédés chimiques, utilisation de solvants |
| Agriculture | 8,8 % | Élevage (CH₄), sols agricoles (N₂O) |
| Déchets | 8 % | Décharges, eaux usées, fermentation organique |
Les émissions de gaz à effet de serre sont dominées par le dioxyde de carbone (CO₂), avec 38,7 millions de tonnes, représentant près de 73 % des émissions brutes nationales. Le méthane (CH₄) est le second gaz le plus émis, représentant 20 % des émissions brutes, principalement issu de l'élevage, de la gestion des déchets et de certaines activités industrielles. L'oxyde nitreux (N₂O) contribue à 4,5 % des émissions, principalement provenant des sols agricoles et de l'utilisation d'engrais azotés. Les hydrofluorocarbures (HFCs), utilisés dans la réfrigération et la climatisation, représentent 1,6 % des émissions brutes[28].
Pollution de l'air
[modifier | modifier le code]Pollution de l'eau
[modifier | modifier le code]La pollution de l'eau demeure l'un des défis environnementaux les plus pressants en Tunisie, dans un contexte de rareté hydrique. En 2024, l'Office national de l'assainissement a traité près de 295 millions de mètres cubes d'eaux usées. Sur l'ensemble des eaux traitées, 27,5 %, soit 81 millions de mètres cubes, ne répondent pas aux normes de qualité requises. Cette situation résulte de plusieurs facteurs, tels que la variation de la qualité des eaux dans certaines stations d'épuration, le vieillissement et la saturation des infrastructures, ainsi que le rejet d'effluents industriels pollués dans les réseaux d'assainissement[29].
Dans le golfe de Gabès, la pollution marine est principalement causée par le déversement direct en mer des rejets liquides et solides issus des unités de transformation du phosphate depuis les années 1970. Le principal polluant est le phosphogypse, un sous-produit de la fabrication de l'acide phosphorique. Le volume annuel de rejet de phosphogypse, estimé à environ 5 millions de tonnes par an. Ces déversements ont profondément modifié les fonds marins et les écosystèmes côtiers, menaçant ainsi la biodiversité locale[14].
Gestion des déchets
[modifier | modifier le code]En 2022, environ 2,8 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés sont collectés et déposés dans les décharges. À la fin de l'année 2020, environ 26,8 millions de tonnes de déchets sont enfouis en Tunisie. Cette tendance traduit la place encore dominante de la mise en décharge dans le système national de gestion des déchets, malgré les efforts engagés pour promouvoir le recyclage et la valorisation des matières[30].
En 2021, la Tunisie est le quatrième consommateur de produits en plastique au monde, avec une utilisation annuelle de près d'un milliard de sacs en plastique, dont environ 150 millions sont distribués par les petits commerces et 315 millions par les grandes surfaces, selon l'ancien ministre des Affaires locales et de l'Environnement, Riadh Mouakher[31].
Impacts de l'urbanisation
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La population urbaine est passée de 1,4 million d'habitants en 1956 à 2,7 millions d'habitants en 1975 puis 5,4 millions d'habitants en 1994 (soit un doublement en vingt ans), ensuite 6,5 millions d'habitants en 2006 et 8 millions d'habitants, représentant près de 70 % de la population totale, en 2018. On prévoit qu'elle atteindra les 10 millions d'habitants d'ici 2030 et que le taux d'urbanisation approchera alors les 75 %.
La concentration démographique en Tunisie exerce une pression croissante sur les ressources en eau, en particulier dans les principales agglomérations comme Tunis, Sfax, Sousse et Nabeul. Ces régions, qui abritent environ 55 % de la population, sont confrontées à un risque de pénurie d'eau potable dès 2024, en raison de la hausse de la demande et des effets du changement climatique[32].
L'expansion urbaine se fait au détriment des terres agricoles et des zones humides, notamment dans les régions du Grand Tunis, du cap Bon et du Sahel, entraînant la perte d'espaces verts et la fragmentation des écosystèmes. Le Grand Tunis, qui compte plus de 2,7 millions d'habitants, est confronté à un étalement urbain important qui grignote les terres agricoles et réduit les espaces naturels en accentuant la pression sur l'environnement[33].
Exposition aux risques
[modifier | modifier le code]La Tunisie est fortement exposée à un large éventail d'aléas naturels, comme les inondations, la sécheresse, les canicules, les glissements de terrain, les incendies de forêt, l'ensablement et les tempêtes de neige[34].
Inondations
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En matière de catastrophes naturelles, au niveau national, les inondations sont responsables des plus grandes pertes économiques (environ 60 % des pertes totales enregistrées de 1957 à 2018)[34].
De grandes inondations marquent l'histoire récente du pays[35] :
- en 1969, causant la mort de 540 personnes et la destruction de 70 000 habitations, principalement dans le gouvernorat de Kairouan ;
- en 1973, sont touchées les régions limitrophe de la Medjerda ;
- début mars 1979, frappant le Sud-Est tunisien[36] ;
- en 1982, le gouvernorat de Sfax est touché, causant des dégâts importants ;
- en 1986, le gouvernorat de Nabeul est touché ;
- entre les 16 et , sur le Grand-Tunis, et une partie du nord du pays ;
- durant l'automne 2007, en divers points du pays ;
- en 2009, dans le gouvernorat de Gafsa.
Réchauffement climatique et recul du trait de côte
[modifier | modifier le code]En Méditerranée, plus d'un tiers des zones humides sont menacées par la montée des eaux résultant de l'augmentation de la température planétaire[37]. La Tunisie est particulièrement menacée, avec 60 % de ses zones humides qui pourraient disparaitre[4].
Sécheresses, canicules et incendies
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Le pays connait une canicule à l'été 2023. Des incendies violents sont enregistrés au milieu d'une végétation surchauffée et privée d'eau depuis des semaines. Le , dans le centre de Tunis, la température grimpe jusqu'à un pic de 49°C à l'ombre. Ces températures anormalement élevées pour un mois de juillet provoquent des coupures de courant[38].
Politique environnementale
[modifier | modifier le code]En 2022, si la Tunisie s'est engagée à réduire ses émissions de gaz carbonique de 45 % en 2030 par rapport à celles de 2010 et à augmenter la part des sources renouvelables dans la production de l'énergie à 30 % pour la même période, « l'objectif est loin d'être atteint », selon le collectif Earth'na sur les droits environnementaux[31].
Début 2023, la Tunisie se dote d'une Stratégie nationale de transition écologique (SNTE). Les cinq axes de la SNTE sont les suivants :
- Instaurer une gouvernance institutionnelle systémique, intersectorielle et territoriale et mettre à disposition des systèmes de financement adaptés et accessibles.
- Renforcer les capacités d'adaptation et de résilience des secteurs, des milieux et des populations vis-à-vis des changements climatiques et de leurs effets et réduire l'intensité carbone pour atteindre la neutralité en 2050, tout en minimisant les risques de catastrophe.
- Assurer une gestion rationnelle des ressources naturelles, préserver et restaurer les écosystèmes (terrestres et marins).
- Asseoir les bases de l'économie verte, bleue et circulaire dans le cadre de modes de consommation et de production durables et éradiquer à terme les points chauds de pollution, décontaminer et réhabiliter les sites pollués.
- Développer la culture environnementale, les sciences, la connaissance et la qualification des ressources humaines dans les domaines de la protection de l'environnement, du développement durable et de la lutte contre les effets des changements climatiques et diffuser ces valeurs auprès des divers acteurs[39].
Évaluation environnementale globale
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Sixième rapport national sur la Biodiversité en Tunisie » [PDF], sur Convention sur la diversité biologique, (consulté le ).
- « Code forestier de la Tunisie » [PDF], sur faolex.fao.org, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, (consulté le ).
- « Gestion durable des zones humides en Tunisie » [PDF], sur Ministère de l'Environnement, (consulté le ).
- Sabrine Ahmed, « Zones humides : elles risquent de disparaître ! », La Presse de Tunisie, (ISSN 0330-9991, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Ali Mhiri (dir.), Les montagnes de Tunisie, Tunis, Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, , 263 p. (lire en ligne).
- ↑ « Rapport national sur la montagne en Tunisie » [PDF], sur Convention sur la diversité biologique, (consulté le ).
- Ministère de l'Environnement, « La biodiversité marine en Tunisie » [PDF], sur agris.fao.org, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, (consulté le ).
- ↑ « Été 2025 : les 28 plages tunisiennes impropres à la baignade », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
- ↑ Christian Floret, Édouard Le Floc'h, Roger Pontanier et François Romane, « Désertification dans la région d'Oglat Merteba, Tunisie » [PDF], sur core.ac.uk, (consulté le ).
- ↑ (en) Mouldi Gamoun, Azaiez Ouled Belgacem et Mounir Louhaichi, « Diversity of desert rangelands of Tunisia », Plant Diversity, vol. 40, no 5, , p. 217–225 (ISSN 2468-2659, PMID 30740567, PMCID 6224667, DOI 10.1016/j.pld.2018.06.004, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Mohsen Chammem, Tim Wcher, Mohsen Jarray, Yves Hingrat, Rachid Dhaoui, Youssef Touiti et Touhami Khorchani, « Animal Diversity in the Southern Desert-Environment of Tunisia and Latest Knowledge of Most Important Species », Zenodo, (DOI 10.5281/zenodo.4016069, lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ Agence France-Presse, « Canicule : la Tunisie et l'Algérie suffoquent, entre incendies et températures proches des 50 °C à l'ombre », Le Monde, (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La stratégie nationale de transition écologique », sur Ministère de l'Environnement, (consulté le ).