Aller au contenu

Epiry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Epiry
Epiry
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Intercommunalité Communauté de communes Tannay-Brinon-Corbigny
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Thomas
2020-2026
Code postal 58800
Code commune 58110
Démographie
Gentilé Spiriacois, Spiriacoise
Population
municipale
225 hab. (2023 en évolution de −5,46 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 01″ nord, 3° 43′ 24″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 397 m
Superficie 12,13 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Corbigny
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Epiry
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Epiry
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Voir sur la carte topographique de la Nièvre
Epiry
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Epiry

Epiry (nom officiel), ou Épiry, est une commune française située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Localisation

[modifier | modifier le code]

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 213 hectares ; son altitude varie de 217 à 397 mètres[1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 998 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lormes à 14 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 071,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Epiry est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,9 %), forêts (31,7 %), mines, décharges et chantiers (2,7 %), terres arables (2,5 %), zones urbanisées (2,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sipiciacum (721) ; Spiriaco (1129)[16] ; Espiriacum (1287) ; Espiry (1406) ; Apiry (1527) ; Piry (1689)[17] ; en 1793, la commune a porté le nom d'« Epiry » ; en 1801, on lit « Épiry » dans le bulletin des lois, puis de nouveau « Epiry », nom qu'elle conserve en 2015[18],[19].

Seule la seconde forme peut rendre compte de la forme moderne ; peut-être tout simplement un dérivé en -acum du latin d'origine grecque speiraia « sorbier », encore assez fréquent dans les patois[16] ou à partir du nom de personne latin *Spirius (non attesté) sur spirare « souffler »[20].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? André Comte PS  
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Marie-Thérèse Thomas DVG Comptable

Démographie

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2023, la commune comptait 225 habitants[Note 2], en évolution de −5,46 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640651488355567657762698750
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
716690710668657664681666594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
531523491384380378344351360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
313306268228195194198217233
2021 2023 - - - - - - -
233225-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[23]. |recens-prem=2006 |nombre=.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis a été construite au XIIe siècle. Elle contient un chœur carré, un christ en bois polychrome du XVIIe siècle et un saint Denis céphalophore en pierre de 1611. Le maréchal de Vauban s’y est marié le [24].

La chapelle Saint-Elymond est un ancien lieu de pèlerinage. Cette petite chapelle est construite à proximité d'une source qui aurait dit-on des vertus de soigner toutes sortes de maladies ayant rapport avec la gorge, les poumons et autres voies respiratoires. Composée de deux sanctuaires, dos à dos, avec dans l'un une ancienne fresque. Cet édifice entièrement restauré par les dons des habitants et des passionnés par le patrimoine. Elle possède une cloche de 1600.

Le château d'Epiry fut le domicile de l'ingénieur[25] Sébastien Le Prestre de Vauban (plus connu sous le nom de maréchal de Vauban depuis 1703) et de sa femme et cousine Jeanne d'Osnay[26], jusqu'au printemps 1681, où ils habiteront le château féodal de Bazoches. Ce domicile est celui des parents de la mariée ; Vauban n'y passera que peu de temps, étant toujours par monts et par vaux au service du roi.

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Epiry et Lormes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Lormes_sapc », sur la commune de Lormes - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Lormes_sapc », sur la commune de Lormes - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a et b Gérard Taverdet, « Les Noms de lieux de la Nièvre », sur sfo-onomastique.fr (consulté le ).
  17. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Paris, Impr. impériale, , p. 68.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. « Code officiel géographique de la République française », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  20. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 266b.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  24. Pierre Brérard, « L’église d’Épiry retenue parmi les 101 projets nationaux de la Mission Patrimoine 2020 », Le Journal du Centre, 2 septembre 2020.
  25. Breveté ingénieur du roi à l'âge de 21 ans, le .
  26. Depuis leur mariage au château d'Epiry, le .