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Epsilon Apodis

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ε Apodis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de Epsilon Apodis, tracée à partir des données du satellite Hipparcos[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 14h 22m 23,165s[2]
Déclinaison −80° 06 32,21[2]
Constellation Oiseau de paradis
Magnitude apparente 4,99 à 5,08[3]

Localisation dans la constellation : Oiseau de paradis

(Voir situation dans la constellation : Oiseau de paradis)
Caractéristiques
Type spectral B3 V[4]
Indice U-B −0,610[5]
Indice B-V −0,121[5]
Variabilité γ Cas[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +4,5 ± 4,2 km/s[6]
Mouvement propre μα = −9,51 mas/a[2]
μδ = −14,34 mas/a[2]
Parallaxe 5,06 ± 0,22 mas[2]
Distance 640 ± 30 al
(198 ± 9 pc)
Magnitude absolue −1,41[7]
Caractéristiques physiques
Masse 6,15 ± 0,71 M[8]
Rayon 4,30 ± 0,09 R[9]
Gravité de surface (log g) 3,50 ± 0,04[9]
Luminosité 1 614 L[8]
Température 17 100 ± 171 K[9]
Métallicité [Fe/H] = −0,02[10]
Rotation 150 ± 3 km/s[9]
Âge 38,3 ± 4,4 Ma[11]

Désignations

ε Aps, HD 124771, HIP 70248, HR 5336, CD-79 559, CPD-79 755, SAO 257142[12]

Epsilon Apodis (en abrégé ε Aps) est une étoile variable de la constellation australe de l'Oiseau de paradis. Sa magnitude apparente varie autour de 5,06[5], ce qui la rend visible à l'œil nu. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est distante d'approximativement ∼ 640 a.l. (∼ 196 pc) de la Terre[2]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +4,5 km/s[6].

Epsilon Apodis est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B3 V[4]. C'est donc une étoile massive qui génère son énergie par la fusion de l'hydrogène dans son noyau. Elle est plus de six fois plus massive que le Soleil[8] et elle est estimée être âgée de 38 millions d'années[11]. Son rayon est 4,3 fois plus grand que le rayon solaire[9], elle est plus de 1 600 fois plus lumineuse que le Soleil[8] et sa température de surface est de 17 100 K[9].

Epsilon Apodis tourne rapidement sur elle-même, à une vitesse de rotation projetée de 150 km/s[9], ce qui donne une limité inférieure de sa vitesse de rotation azimutale à l'équateur. L'étoile est classée comme une variable de type Gamma Cassiopeiae dont la magnitude apparente varie entre 4,99 et 5,08[3]. Sa variabilité a été mise en évidence par le satellite Hipparcos[13].

Notes et références

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  1. (en) « Hipparcos Tools Interactive Data Access », sur Hipparcos, ESA (consulté le )
  2. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. a b et c (en) « VSX : Detail for eps Aps », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  4. a et b (en) Nancy Houk et A. P. Cowley, Michigan catalogue of two-dimensional spectral types for the HD stars : Declinations -90° to -53°, vol. 1, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, (Bibcode 1975mcts.book.....H)
  5. a b et c (en) Adelina Gutierrez-Moreno et Hugo Moreno, « A photometric investigation of the Scorpio-Centaurus association », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 15,‎ , p. 459 (DOI 10.1086/190168 Accès libre, Bibcode 1968ApJS...15..459G)
  6. a et b (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  8. a b c et d (en) M. M. Hohle, R. Neuhäuser et B. F. Schutz, « Masses and luminosities of O- and B-type stars and red supergiants », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 4,‎ , p. 349 (DOI 10.1002/asna.200911355, Bibcode 2010AN....331..349H, arXiv 1003.2335)
  9. a b c d e f et g (en) C. Arcos et al., « Stellar parameters and Hα line profile variability of Be stars in the BeSOS survey », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 474, no 4,‎ , p. 5287-5299 (DOI 10.1093/mnras/stx3075, Bibcode 2018MNRAS.474.5287A, arXiv 1711.08675)
  10. (en) C. Saffe et al., « Spectroscopic metallicities of Vega-like stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 490, no 1,‎ , p. 297–305 (DOI 10.1051/0004-6361:200810260, Bibcode 2008A&A...490..297S, arXiv 0805.3936)
  11. a et b (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  12. (en) * eps Aps -- Be Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  13. (en) E. V. Kazarovets et al., « The 74th Special Name-list of Variable Stars », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 4659,‎ , p. 1 (Bibcode 1999IBVS.4659....1K)

Liens externes

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