Eric Cohn-Bendit
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Erich Cohn |
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Erich (ou Eric) Cohn-Bendit, né le 26 novembre 1902 à Berlin (Allemagne) et mort le 14 août 1959 à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), est un avocat de gauche ayant travaillé pour le Secours rouge international. Juif et antinazi, il est le père de Daniel Cohn-Bendit et de Gabriel Cohn-Bendit.
Biographie
[modifier | modifier le code]Erich Cohn-Bendit est né à Berlin, en Allemagne, le 26 novembre 1902. Il est le fils d'Alexander Cohn (1871-1946) et de Rosa Clara Bendit (1882-1967). Il est le frère de Gerda Freudenthal. Il est l'époux d’Herta David[1], d'origine juive polonaise[2].
Il est proche des spartakistes. À Berlin, Eric Cohn-Bendit est l'un des avocats du Secours rouge, une organisation internationale de « solidarité révolutionnaire ». Il est ami de la philosophe Hannah Arendt[3].
Erich Cohn-Bendit quitte l'Allemagne durant l'hiver 1933[3].
En France
[modifier | modifier le code]Erich Cohn-Bendit rencontre à Paris Herta Judith David, sa future épouse. Elle est étudiante en droit, issue d'une famille plus modeste de Poznań ; bien qu’ayant milité dans une organisation sioniste et « attachée à la tradition juive », elle n’est pas pratiquante[3]. Le couple donne naissance à Gabriel Cohn-Bendit le 14 avril 1936 à Montrouge.
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]La Seconde Guerre mondiale et l'arrivée imminente des troupes allemandes à Paris poussent la famille Cohn-Bendit à fuir la capitale française[3] et s'arrêter à Montauban (Tarn-et-Garonne).
Erich Cohn-Bendit est interné le 25 février 1942 au Camp de Septfonds, puis affecté le 11 juillet 1942 au 533e Groupe de Travailleurs Étrangers (GTE) de Réalville[4]. Il est alors détaché comme ouvrier agricole chez Louis Spaujard, dans le quartier du Fau à Montauban. Cette affectation semble avoir protégé la famille de la déportation lors des grandes rafles de juifs en août et septembre 1942. Peu après, les Cohn-Bendit entrent dans la clandestinité, se réfugient à Moissac (Tarn-et-Garonne) et prennent le nom de Delpioux[5],[6].
Après la Guerre
[modifier | modifier le code]À la Libération, ils retournent à Montauban le 29 août 1944. Leur second fils, Daniel Cohn-Bendit, voit le jour le 4 avril 1945, à Montauban[3] .
Entre 1945 et 1948, les Cohn-Bendit sont responsables de la « Colonie Juliette » (pour Juliette Stern), un établissement pour enfants d'anciens déportés juifs situé à Cailly-sur-Eure (Eure). Puis ils reviennent à Paris, Herta devenant économe de l'École Maïmonide (Boulogne-Billancourt), où elle habite avec Daniel.
Retour en Allemagne
[modifier | modifier le code]Erich Cohn-Bendit, ne pouvant exercer sa profession en France (il faudrait qu'il refasse un cursus universitaire), décide en 1952 de rentrer en Allemagne et devient avocat à Francfort. Il est en étroit contact avec les membres de l'école de Francfort, Max Horkheimer, Theodor W. Adorno, ainsi que Bertolt Brecht et Hélène Weigel. Parmi ses clients on trouve Bruno Bettelheim[7].
Souffrant d'un cancer et touché par l'alcoolisme, il meurt en 1959 à l'âge de 56 ans[1]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Eric Cohn Bendit. Geni.com.
- ↑ (en) David B. Green.This Day in Jewish History//1945: Danny the Red or Green Is Born, Will Upset France. Haaretz, April 04, 2016.
- « Les Cohn-Bendit, en rouge, en vert, et contre tout! », sur Le Monde, .
- ↑ Archives départementales de Tarn-et-Garonne, dossier d'interné au camp de Septfonds n°522, 1 W 16.
- ↑ Quand les Cohn=Bendit s'appelaient Delpioux. Le parisien. 16 juin 2009.
- ↑ J-Ph. Cros. Daniel Cohn-Bendit, fils de Montauban. La dépêche. 13 mai 1998.
- ↑ Cohn-Bendit, Daniel (1945-....). BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE GEORGE SAND. lhaylesroses.fr.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Emil Kerenji, Jan Lambertz et Avinoam Patt, Jewish Responses to Persecution: 1936-1940, AltaMira Press, (ISBN 0759120412 et 9780759120419, lire en ligne), p. 350