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Esteil

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Esteil
Esteil
Vue d'Esteil depuis le château d'eau de Brassac-les-Mines.
Blason de Esteil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
François Thalaud
2020-2026
Code postal 63570
Code commune 63156
Démographie
Population
municipale
54 hab. (2023 en évolution de −14,29 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 12″ nord, 3° 22′ 02″ est
Altitude Min. 515 m
Max. 813 m
Superficie 4,55 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Brassac-les-Mines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Esteil
Géolocalisation sur la carte : France
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Esteil
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
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Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Esteil
Liens
Site web www.esteil.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Esteil est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

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Localisation

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Lieux-dits et écarts

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  • Esteil
  • La Rivat, l'enclos, les Narces, Combe d'Oche, le Coudert, le Chauffour, les Pedonnes, les Piédes, les Grands Près, Longues Guillarde, Croix d'Auzat, Bois de Brenat, la Matève, Cote de l'Archet, les Genetières, le Château, les Caves, Communal d'Aubiat, la Roche Cavade, la Borie, les Fauchants, les Faussats, Pachet du Bois, Grands Champs, les Pavins, la Grifouilliére, les Sucs, Bois de Jas, la Besseyre, les Pinatelles, l'Étang, Chemin Condat-les-Monboissier, les Combats, Bois de la Grange, les Augers, les Bughes, les Piédes, la Cordonniére, le Coudert, Bois de Brenat, les Rasades, Suc des Charbonnes, Combe de Vagaud, la Barguére, la Range, Champs Gras, Combe Mouton, Combe de l'Aigue, le Plantier, le Bet, la Conche, les Matevaux.
  • Valanges, Massis, Terras, Bergeroux, Foulhoux, Rôle, Treynèrat, Valageix.

Communes limitrophes

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Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 768 mm, avec 8,6 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Issoire à 14 km à vol d'oiseau[7], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 610,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Esteil est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (80,9 %), prairies (19,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire et patrimoine

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  • Église romane remaniée de Saint-Jean

Le prieuré appartenait à l'Ordre de Fontevraud, fondé en 1151[15] après la donation que firent les milites de Châteauneuf-du-Drac.

Pendant la Révolution française, le prieuré est scindé en lots, vendus séparément en 1796. Un mur sépare alors en deux le vaisseau de l'église, formant d'un côté une grange, de l'autre l'église.

Le , l'église brûle dans un incendie volontaire déclenché par les troupes allemandes[16],[17]. Un odonyme local rappelle cet événement : place du 14-Juin-1944.

  • Château d'eau du XIIe siècle

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Inconnu février 2001 Arthur Arnodo    
mars 2001 décembre 2012 Guy Trilleaud    
janvier 2013 Serge Hercegfi[18]    
Délégation spéciale[19]    
en cours François Thalaud[20]    

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2023, la commune comptait 54 habitants[Note 2], en évolution de −14,29 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
290269289292284235231200171
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
147134117948876787066
1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020 2023 -
6158727369645754-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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D’or à un pal de gueules chargé de trois étoiles d’argent. Source . Vitrail « Pro memoria » posé en 1994 dans l’église du bourg par l’association des amis d’Esteil Les moniales témoignent encore.

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Esteil et Issoire », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Issoire », sur la commune d'Issoire - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Issoire », sur la commune d'Issoire - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours par Pierre Cubizolles
  16. « Centre de règlement des dommages de guerre : Esteil », sur archivesdepartementales.puydedome.fr (consulté le ).
  17. (de)« The Nurnberg Trial », sur archive.org (consulté le ).
  18. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ).
  19. Juliette Micheneau, « Esteil : commune cherche maire désespérément », sur francebleu.fr, (consulté le ).
  20. « Qui est François Thalaud, le nouveau maire d'Esteil arrivé lors du confinement ? », sur La Montagne, (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.