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Famille Chodron de Courcel

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Famille Chodron de Courcel
Image illustrative de l’article Famille Chodron de Courcel
Armes de la famille

Blasonnement De gueules, à trois chaudrons ronds d'or, les anses de même, posés 2 et 1
Devise A ma foy
Période XVIIe siècle - à nos jours
Origine Trois-Évêchés
Demeures Château d'Orly
Château de Mont-Courcel
Château d'Athis
Château de Port-Courcel
Château d'Écutigny
Château de Vougy
Charges Ambassadeur de France
Diplomate
Sénateur
Conseillers généraux
Maires
Fonctions militaires Officiers
Récompenses civiles Ordre de Saint-Michel
Ordre national de la Légion d'honneur
Ordre souverain de Malte

La famille Chodron de Courcel, anciennement Chodron, est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française.

Cette famille compte parmi ses membres des bourgeois de la ville de Toul, des officiers, deux ambassadeurs de France dont l'un fut un collaborateur du général de Gaulle, l'épouse de Jacques Chirac (cinquième président de la Ve République française).

Alphonse Chodron de Courcel, membre de la branche aînée, reçut un titre de baron en 1867.

La famille Chodron, originaire de Metz, s'est établie à Toul au XVIe siècle (territoires des Trois-Évêchés), où elle appartenait à la haute bourgeoisie avant la Révolution française[1].

Alphonse Chodron de Courcel a reçu en 1867 le titre de baron. Seule sa branche est titrée.

Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, appartient à une autre branche.

Cette famille est représentée au Jockey Club de Paris[2].

Antérieurement à la Révolution française

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Antérieurement à la Révolution française, la famille Chodron appartient au cercle des familles de notables de la ville de Toul.[réf. nécessaire]

  • Nicolas Chauldron, nommé en 1628 premier enquêreur de Toul. Il a laissé un manuscrit intitulé Livre des enquêreurs de Toul.
  • François Chodron (début de la filiation suivie), député de la paroisse Saint-Jean à l'assemblée des notables de Toul de 1661 à 1687, décède en 1692
  • Claude Chodron, né en 1727, greffier en chef au bailliage et siège présidial de Toul, syndic receveur électif des deniers patrimoniaux et d'octroi de Toul
  • Joseph Chodron (arrière petit-fils de François Chodron), né en 1744, contrôleur général des domaines du prince de Condé en Lorraine, sert dans l'armée des princes durant l'Émigration

Le XIXe siècle

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  • Claude-François Chodron (ou Chodron d'Orly), (né à Toul en 1755, décédé en 1836 à Paris, inhumé à Orly, aux sources de la Jonchère, puis à Athis[3]), doyen et président de la chambre des notaires de Paris, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, officier de la Légion d'honneur. Il acquiert le château d'Orly en 1808, qui sera cédé à M. Schaeffer en 1874
    • Claude Adolphe Chodron (1802–1868)
      • Alfred Chodron (-1887)
      • Louise Chodron
    • Louis-Jules Chodron de Courcel (1804 à Paris – 1870)
  • Joseph-Noël Chodron, lieutenant de cavalerie, meurt en 1812 au passage de la Bérézina
  • François Chodron, commandant de la place de Toul en 1814, qu'il défend contre les armées alliées, officier de la Légion d'honneur, meurt en 1859
  • Deux branches de cette famille, alliées aux Bapterosses, deviennent actionnaires des manufactures de Gien et de Briare, dans le Loiret, fabriquant, respectivement, des faïences de Gien et des Émaux de Briare.

    Le [4], un décret de Napoléon III permet à Louis-Jules Chodron (1804-1870), secrétaire de légation, et à ses enfants d'adjoindre à leur nom celui de Courcel, devenu plus tard de Courcel par un décret impérial du [5].

    • Louis Jules Chodron de Courcel (1804 à Paris-1870), un temps secrétaire de M. de Talleyrand, fait carrière dans la diplomatie, épouse en 1834 Henriette Boulay de la Meurthe (1809-1884), fille d'Antoine Boulay de la Meurthe qui fut président du Conseil des Cinq-Cents, ministre d'État, comte d'Empire en 1808. Installé depuis 1823 à Athis avec l'achat de la ferme d'Athis , il achète également la ferme de Mons en 1840 puis le château de Mont-Courcel[a] à Athis-Mons en 1842 sur la rive gauche de la Seine et plusieurs centaines d'hectares à Vigneux sur la rive droite. Il devient également propriétaire de Port-Courcel et de la ferme de Noisy[6]. Parmi leurs enfants, quatre fils[4] :
      • Alphonse Chodron de Courcel (1835-1919), diplomate, créé baron héréditaire par lettres patentes de l'empereur Napoléon III du . L'un de ses petits-fils sera Geoffroy Chodron de Courcel (1912-1992). Seul l'aîné à chaque génération de descendants d'Alphonse Chodron de Courcel a droit au titre de baron[7]. Il achète le domaine du château d'Athis[8] en 1881, effectue des aménagements du bâtiment (tourelles, kiosque rustique en 1893, pont sur l’Orge en 1899, bibliothèque en 1906) ; il fait détruire le bâtiment principal du moulin de Mons[9] en 1888 et devient acquéreur du Prieuré St Denis (dont a fait partie l’église paroissiale) à Athis en 1895 pour le transformer en orangerie ; président du congrès olympique de 1894 ; président de la société historique et archéologique de l'Essonne et du Hurepoix.
        • Louise Chodron de Courcel (1870-1926),
        • Louis Chodron de Courcel (baron Chaudron de Courcelles, 1874-1951), chef d'escadrons de cavalerie,
        • Elisabeth Chodron de Courcel (1876-1965),
        • Henriette Chodron de Courcel (1878-1965)
      • Valentin Chodron de Courcel (1838 à Paris-1917 à Paris, sépulture à Athis-Mons), avocat, maire d'Athis-Mons [1871-1881 (désigné) et 1884-1907 (élu)] contribuant à la restauration de l’église Saint-Denis, membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France; il a commencé une histoire de la seigneurie d’Athis[10],[11]. Parmi ses fils,
        • Valentin Chodron de Courcel (1879-1968), archiviste paléographe.
      • Georges Chodron de Courcel (1840-1904), lieutenant de vaisseau, arrière-grand-père de Bernadette Chirac
        • Bernard Chodron de Courcel (1873-1928)
        • Robert Chodron de Courcel (1875-1966),
        • Antonin Chodron de Courcel (1878-1966)
      • Robert Chodron de Courcel (1844-1859)

    Liens de filiation entre les personnalités notoires

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    • Louis Jules Chodron de Courcel (1804-1870) épouse le 2 août 1834 à Paris, Madeleine Catherine Joséphine Henriette Boulay de la Meurthe.
      • Alphonse Chodron de Courcel (1835-1919), ambassadeur de France, homme politique. Le 28 novembre 1866 à Paris 7e, il épouse Marie Elisabeth Texier.
        • Louis Chodron de Courcel (1874-1962), officier. Il épouse Alice Lambert-Champy.
          • Geoffroy Chodron de Courcel (1912-1992), collaborateur du général de Gaulle, ambassadeur de France. Le 29 juin 1954, il épouse Martine Hallade.
            • Jean Chodron de Courcel (1955), directeur financier de Schneider Electric (1990-95), directeur adjoint du cabinet du Premier ministre (Alain Juppé 1995-97), directeur général et membre du directoire de Crédit agricole Indosuez (1997-2000), directeur général délégué de Penauille Polyservices et président-directeur général de Servisair-Globeground (2003-2005)[12].
      • Georges Chodron de Courcel (1840-1904), lieutenant de vaisseau. Il épouse Marthe Lorin.
        • Bernard Chodron de Courcel (1873-1928), lieutenant-colonel de cavalerie. Il épouse Marguerite Le Reffait.
          • Maurice Chodron de Courcel (1917-1972) épouse Élisabeth Gautier.
            • Gilles-Denis Chodron de Courcel (1951), diplômé ESSEC, épouse Marie de Saxcé (1951), maire d'Écutigny (depuis 2008)[13].
        • Robert Chodron de Courcel (1875-1966), secrétaire d'ambassade. Il épouse le 14 mai 1906 à Paris 7e Henriette Jeanne Bacot.
        • Antonin Chodron de Courcel (1878-1966) épouse le 22 janvier 1901 à Vougy, Lucie Souchon du Chevalard.

    Les principales alliances de la famille Chodron sont[1] : Masson (1756), Lupin (1831), Boulay de la Meurthe (1834), Lorin (1872), Bacot, Baudon de Mony (1896), Lambert-Champy (1907), de Lasteyrie du Saillant (1908), de Chastellux (1910), de Brondeau d'Urtières, Hayaux du Tilly (1938), Chirac (1956), de La Ville de Férolles des Dorides, de Saxcé.

    Armes, titre

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    • Chodron de Courcel : De gueules, à trois chaudrons ronds d'or, les anses de même, posés 2 et 1[1]

    Anciennes armes de la famille Chodron : D'or, à quatre chaudrons de gueules ; au franc quartier d'azur chargé d'un arc encoché d'argent, accompagné de quatre billettes du même[1]

    Titre de baron depuis 1867 pour les aînés de la branche d'Alphonse Chodron de Courcel.

    Notes et références

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    1. Le château de Mont-Courcel a été détruit dans les années 1970 pour céder la construction d'immeubles des Clos Nollet, Clos Brétigny et Clos Perrault.

    Références

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    1. a b c et d Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 10, pages 360 à 362. Chodron d'Orly et de Courcel.
    2. Charondas, Un juge d'armes au Jockey-club, 2000, sans pagination, ICC.
    3. Brigitte Blanc, « Cimetière privé de la famille Chodron de Courcel : Dossier d’œuvre architecture IA91000503 », inventaire topographique, sur inventaire.iledefrance.fr, Athis-Mons, (consulté le ) : « Le 24 octobre 1851, le maire d'Athis-Mons autorise M. Chodron de Courcel à créer au lieu-dit le Guyard un cimetière destiné à la sépulture de sa famille, à condition que celui-ci soit enclos d'un mur de 2 mètres de hauteur au moins ; la famille de Courcel, installée à Athis-Mons à partir de 1823, y acquit les anciens biens seigneuriaux : les fermes d'Athis en 1823 et de Mons en 1840, puis le château d'Athis en 1881. Le cimetière comporte 20 tombes et un monument à la mémoire des ancêtres de la famille originaires de Metz, Toul et Orly ; la tombe la plus ancienne est celle de Claude François Chodron, président de la chambre des notaires de Paris, né à Toul en 1755, décédé à Paris en 1836 et d'abord inhumé sur les terres de son domaine d'Orly ; y figure aussi celle de Valentin de Courcel, maire d'Athis-Mons de 1871 à 1907. »
    4. a et b Bulletin des lois décret 4407 du 7 août 1852 changement de nom.
    5. Transcription de jugement de changement de nom aux registres de l'état civil du 8e arrondissement de Paris : naissances 1867, acte n° 559 https://archives.paris.fr
    6. Brigitte Blanc, « Maison de maître dite Château de Port-Courcel », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le ).
    7. Décret impérial du 1er octobre 1866 cité au 2, et in Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 63.
    8. « Château d'Athis, actuellement école Saint-Charles », sur inventaire.iledefrance.fr (consulté le ).
    9. « Moulin de Mons ou moulin le Roi. Vue générale. », sur inventaire.iledefrance.fr, (consulté le ).
    10. « Chodron de Courcel, Valentin (1838-1917) », sur cths.fr, (consulté le ).
    11. « Famille CHODRON DE COURCEL. - Associations de bienfaisance, sociétés et amicales : fanfare d'ATHIS : - statut de l'association l'Accord parfait fondée en 1898 ; - situation financière, invitations au bal annuel de la sainte CECILE, reçus de paiement de cotisation, 1886-1927 ; - correspondance, une coupure de journal [s.d., sans titre], 1905-1922. [44 pièces papier, 44 p.]. », sur archives.essonne.fr, (consulté le ).
    12. Who's who in France (Périodique), Who's who in France = Qui est qui en France (ISBN 978-2-85784-043-5 et 2-85784-043-8, OCLC 1010444834, lire en ligne)
    13. « Un prix pour la restauration de plusieurs commodes du château », sur Le Bien Public, (consulté le ).

    Pour approfondir

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    Bibliographie

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    Articles connexes

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    Liens externes

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