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Famille de Chaumont-Quitry

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Chaumont-Quitry
Image illustrative de l’article Famille de Chaumont-Quitry
Armes de la famille

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4 d’azur semé de fleurs de lys d’or sans nombre, au lambel d’argent ; aux 2 et 3, fascé d’argent et de gueules de huit pièces.
Cri de guerre Furibondi Calvi Montenses
Branches Quitry, Rigny-Le-Ferron, d’Arthieul, Saint-Chéron
Période XIVe – XXIe siècle
Origine Vexin, Ile-de-France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Charges Chambellans du roi de France et de l’Empereur
Grands maîtres des Eaux et Forêts de France
Grand maître de la garde-robe du roi
Ambassadeur de France
Académicien français
Députés, maires
Fonctions militaires Lieutenant-général des armées du roi
Maréchaux de camps et armées
Fonctions ecclésiastiques
Évêques
Récompenses civiles Ordre du Saint-Esprit & de Saint-Michel
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Preuves de noblesse
Autres Honneurs de la Cour le , le et le

La famille de Chaumont-Quitry est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Chaumont-en-Vexin, d'extraction féodale. Le généalogiste Gustave Chaix d'Est-Ange la qualifie de l'« une des plus anciennes et des plus illustres de l'Île-de-France ».

L'origine du nom de famille serait issu de leur seigneurie d'origine Castrum Calvi Montis, le château de Chaumont-en-Vexin. Ce château est le point de défense du Vexin français, face à Gisors.

Gustave Chaix d'Est-Ange qualifie cette famille de « une des plus anciennes et une des plus illustres de l'Île-de-France »[1]. Il écrit qu'elle possédait la seigneurie de Chaumont dès le XIe siècle et que la tradition la fait descendre des anciens comtes du Vexin[1]. Il ajoute que la filiation rigoureusement établie ne paraît débuter qu'avec Renaud de Chaumont, seigneur de Quitry, commandant le château d'Ambleville en 1359[1].

Plusieurs procédures furent entreprises par la famille de Chaumont-Quitry pour être reconnue issue par les mâles du lignage des Capétiens. Il y eut une reconnaissance par Charles VII, en 1419 et 1422[2] du fait que les prédécesseurs de Guillaume de Chaumont possédaient de toute ancienneté le comté de Chaumont. En 1669 le roi Louis XIV autorise cette famille à inclure à son blason les armes de France brisées d’un lambel d’argent[3].

La famille de Chaumont-Quitry est d'extraction féodale en 1358. Elle est maintenue noble en 1670 par Le Fèvre de Caumartin en Champagne. Les preuves sont apportées pour les Écoles Royales Militaires le , les Honneurs de la Cour reçus les , et . Vote en 1789 à Orbec et Bernay. Le , un arrêté ministériel autorise la famille à relever le titre maternel de comte de l’Empire, qui avait été conféré le à Marie-Rose-Stéphanie Tascher de La Pagerie[4].

Titres avec lettres patentes : marquis de Chaumont-Quitry (1669)[5] comte (1852)[6].

Titres liés à une terre ou d'usages : marquis, comte et vicomte de Chaumont, baron de Chassenay, baron de Lecques, baron de Bourdon, baron de Saint-Michel, baron de Bienfaite, marquis de Chaumont-Quitry, L.P. du 6 novembre 1669, baron d'Orbec, marquis d'Orbec, comte de l’Empire[5].

Personnalités

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1376 Hommage.

La miniature ci-contre date de 1376[7]. Elle montre l'hommage de Louis II, duc de Bourbon au roi Charles V pour le comté de Clermont en Beauvoisis. Tous les principales personnalités représentées sont couvertes d’un manteau à leurs armes. Au premier plan en bas à gauche, le second personnage est Richard de Chaumont, seigneur de Quitry (Fascé d’argent & de gueules de huit pièces, brisé d’un lambel d’azur) entre à sa droite Pierre de Norry, seigneur de Norry, Vandenesse, Pouligny, Anisy et Monts-en- Genevray, conseiller de Louis II, duc de Bourbon (de gueules à la fasce d’or, alias d’argent) et à sa gauche Édouard de Beaujeu (d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, brisé d'un lambel de cinq pendants du même) seigneur de Perreux, de Semur(-en-Brionnais) et de Beaujeu, époux de la nièce du pape Grégoire XI, Éléonore de Beaufort. Au troisième plan, à gauche au centre de profil (barbe et cheveux longs) Renaud (de Chaumont) seigneur de Trie, cousin donc de Richard de Chaumont -ci-dessus cité- (d'or à la bande componnée d'argent et d'azur, bordée de gueules et accompagnée en chef d'une merlette de sable) les armes des Trie ont connu au moins neuf variantes, parfois très différentes).

Le comté de Chaumont est donné au XIIe siècle à Hugues « le Borgne » de Chaumont, suivant une charte de Saint Martin de Pontoise[8]. En 1297, Renaud I de Chaumont, chevalier, possédait en 1294, Guitry, Forest et des fiefs à Chaumont. Ces terres furent en 1297, réincorporées à la châtellenie de Chaumont, et de Gisors, dont elles avaient été détachées en 1294 « pour grossir celle de Neaufle, concédée à Pierre de Chambly ».

Guy de Chaumont-Quitry (1629-1672), seigneur de Bienfaite et de Tordouet, est conseiller du roi en ses conseils, grand maître de la garde-robe du roi. Il meurt au combat du passage du Rhin en 1672, près de Tholuys. Reçu les lettres patentes de marquis de Chaumont-Quitry en 1669[9].

La descendance comprend quatre branches : seigneurs de Chaumont et de Quitry, bseigneurs de Rigny-le-Ferron, seigneurs d'Arthieul, seigneurs de Saint-Chéron (Essonne). De la branche des seigneurs de Chaumont et de Quitry, la branche aînée s'éteint avec Guy de Chaumont, marquis de Quitry, grand-maître de la garde-robe de Louis XIV en 1672, la branche cadette est subsistante en 2025.

Liens de filiation entre les personnalités

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  • Jacques Guy Georges Henry de Chaumont-Quitry (1731-1779), chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, mousquetaire du roi, enseigne des gardes du corps du roi. Il épouse Marie Victoire de Margeot de Saint-Ouen.
    • Henri de Chaumont-Quitry (1765-1848), colonel de cavalerie. Il épouse Madeleine Charlotte Thaïs de Riquet de Caraman.
      • Guy de Chaumont-Quitry (1787-1852), officier de cavalerie, épouse Marie Rose Françoise Stéphanie de Tascher de La Pagerie. Veuf, il épouse Adélaïde de Bourbon (1780-1874) dite « Mademoiselle de Bourbon », fille de Louis VI Henri de Bourbon-Condé.
    • Guy Charles Victor de Chaumont-Quitry (1768-1841), imprimeur à Evreux sous le nom de Guy Chaumont, nommé en 1808 maire de Bienfaite puis nommé sous-préfet du Calvados, aux Cent-Jours et révoqué en 1815.
    • Guy Georges Charles François de Chaumont-Quitry (1771-1844), chevalier de l'ordre du Lys, chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il épouse Louise Charlotte de Villedon de Gournay.
      • Marie Charles François de Chaumont-Quitry (1823-1899) épouse Claire Vieyra-Molina, fille d'Henry Vieyra Molina, agent de change et militaire.
        • Henriette Charlotte de Chaumont-Quitry (1848-1939) épouse Charles Eugène Clicquot de Mentque, colonel.

La filiation avec les personnalités suivantes n'est pas établie :

Armes et titres

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1. D’azur semé de fleurs de lys d’or (France ancien) brisé d’un lambel d’argent à trois pendants semés d’hermines[12].

2. À la croix losangée de... Ces armes apparaissent dans tous les sceaux qui sont parvenues jusqu'à nous pour la branche aînée de la famille de Chaumont.

3. Un hommage de 1376, montre Richard de Chaumont, seigneur de Quitry couvert d’un manteau à ses armes (fascé d’argent et de gueules) brisé d’un lambel. Armes[13] : Fascé d’argent et de gueules de huit pièces. Armes adoptées depuis le XVIIe siècle, suivant l’autorisation du roi : depuis Guy, premier marquis de Chaumont-Quitry, grand maître de la garde-robe du roi, écartelé des armes primitives (France ancien, brisé d’un lambel d’argent) et du fascé d’argent et de gueules. Cela ne peux signifier qu’une forme de reconnaissance de la part de Louis XIV ou d’un très exceptionnel privilège du souverain[14].

Propriétés

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La famille possède le château de Maubranche, château situé dans la commune de Moulins-sur-Yèvre dans le département du Cher.

Illustrations

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Notes et références

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  1. a b et c Chaix d'Est-Ange 1911, p. 162-165.
  2. Bibliothèque nationale de France, "Pièces Originales 176"
  3. Bibliothèques nationales de France, "Dossiers Bleus 178 fol.128."
  4. Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 319, [lire en ligne].
  5. a et b Idem, Bibliothèque nationale de France, cabinet des titres, département des Manuscrits, "Dossiers Bleus 178."
  6. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, page 61, 2002.
  7. Bibliothèque nationale de France : Est Réserve, Oa fol.12 - 8. Bouchot - 340, Fonds Gaignières, dessin de Boudan, pris sur le livre manuscrit des hommages du comté de Clermont-en-Beauvoisis qui est à la Chambre des Comptes de Paris, fol. 37.
  8. Bibliothèque nationale de France, Latin 13899, fol. 246
  9. Bibliothèque nationale de France "Dossiers Bleus 178."
  10. Carnet du jour du Figaro.
  11. Répertoire des Ingénieurs et scientifiques de France.
  12. Bibliothèque nationale de France "Pièces originales 176" et Archives nationales, sceau de 1182 d'Hugues de Chaumont : "S 2163."
  13. Archives nationales, département de sigillographie et notamment Archives Départementales 60 : "Acte / Picardie 238."
  14. Bibliothèques nationales de France, "Pièces originales 177".

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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