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Feng Zhang

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Feng Zhang
En .
Biographie
Naissance
Nationalités
chinoise (-)
américaine (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université Stanford (baccalauréat ès arts) ( - )
Université Harvard (docteur en philosophie) ( - )
École de médecine de l'université Stanford
Theodore Roosevelt High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Directeur de thèse
Distinctions

Feng Zhang, né le , est un neuroscientifique et généticien américain[1]. Il est professeur au McGovern Institute for Brain Research et à l'institut de technologie du Massachusetts. Il est membre du Broad Institute.

Il est connu pour ses recherches sur le développement d'outils d'édition génomique CRISPR-Cas9.

Zhang est né en Chine en 1981. Ses deux parents travaillaient dans le développement informatique. À 11 ans, il déménage avec sa mère aux États-Unis dans l'état d'Iowa[2].

Il est connu pour ses recherches sur l'optogénétique et sur les CRISPR. Il enseigne et dirige ses recherches au Massachusetts Institute of Technology[3].

Distinctions

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Il a reçu le prix Gairdner en 2016[4].

Il est également lauréat en 2021 du prix Richard Lounsbery de l'Académie des Sciences française et l'Académie nationale des Sciences américaine « pour ses résultats pionniers dans le domaine de l’édition génomique incluant la découverte de nouveaux systèmes CRISPR et leur développement en tant qu’outils moléculaires. »[5].

Il reçoit en 2025 la National Medal of Technology and Innovation[6].

Bataille juridique

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Chercheur au Broad Institute d’Harvard, il s'oppose à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna concernant la paternité de la découverte des ciseaux génétiques CRISPR.

Il découvre cette technologie en 2012 et dépose un brevet en 2014 selon une procédure accélérée et l’obtient avant l’université de Berkeley où sont affiliées les deux chercheuses.

L’établissement d’Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna dépose une plainte au tribunal des brevets américains, et accuse le Broad Institute d’interférence, c’est-à-dire d’avoir breveté une technologie déjà en partie brevetée.

Le Broad Institute ne nie pas s’être inspiré des travaux d’Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna mais la définition présentée au bureau des brevets comporte une différence importante avec le texte soumis par l’UC Berkeley : le brevet demandé par les chercheuses portait sur les cellules procaryotes tandis que le brevet demandé par Zhang portait sur les cellules eucaryotes[7].

En 2016, l'office des brevets américain (USPTO) rend une décision favorable à l'équipe de Feng Zhang du Broad Institute[8]. En Europe, l'office européen des brevets tranche en faveur des chercheuses[9].

Notes et références

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  1. (en-US) « Feng Zhang », sur MIT McGovern Institute (consulté le )
  2. (en-US) Sharon Begley, « Meet one of the world's most groundbreaking scientists. He's 34. », sur STAT, (consulté le )
  3. (en) Sa page sur le site du Massachusetts Institute of Technology
  4. (en) Lauréats du prix Gairdner 2016
  5. Académie des Sciences, « Prix Richard Lounsbery, Liste récapitulative des lauréats » [PDF], sur academie-sciences.fr (consulté le )
  6. (en) Académies nationales des sciences, d'ingénierie et de médecine, « Academy Members Honored With National Medals », sur www.nationalacademies.org, (consulté le )
  7. « La bataille légale qui aurait pu coûter leur Nobel à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna », sur Le HuffPost, (consulté le )
  8. Elena Sender, « CRISPR-cas9 : première décision dans la guerre des brevets », sur Sciences et Avenir, (consulté le )
  9. « Les dessous de la propriété intellectuelle relative au crispr-cas9 », sur Osler, Hoskin & Harcourt S.E.N.C.R.L./s.r.l. (consulté le )

Liens externes

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