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Fernand Kartheiser

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Fernand Kartheiser
Illustration.
Fernand Kartheiser en .
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 7 jours)
Élection 9 juin 2024
Circonscription Luxembourg
Législature 10e
Groupe politique CRE (2024-2025)
Non-inscrit (depuis 2025)
Député luxembourgeois

(15 ans et 2 jours)
Élection
Réélection , et
Circonscription Sud
Législature 32e, 33e, 34e et 35e
Groupe politique ADR
Président du Parti réformiste d'alternative démocratique

(8 mois et 24 jours)
Prédécesseur Robert Mehlen (lb)
Successeur Robert Mehlen (lb) (intérim)
Jean Schoos
Biographie
Surnom Fernand Le Chartreux
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Luxembourg (Luxembourg)
Nationalité luxembourgeoise
Parti politique ADR
Profession ancien militaire et diplomate

Fernand Kartheiser, né le à Luxembourg (Luxembourg), est un ancien militaire, diplomate et homme politique luxembourgeois, président du Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) en 2012. Député de 2009 à 2024, il est élu au Parlement européen en 2024. Il se fait remarquer pour ses positions pro-russes qui lui valent une exclusion du groupe CRE.

Né le à Luxembourg, Fernand Kartheiser obtient son baccalauréat au Lycée Michel-Rodange en 1978. Par la suite, il étudie les sciences sociales et militaires à l'École royale militaire de Bruxelles (1982) et l'histoire à l'université de Montpellier. En 1984, après avoir décroché un diplôme d'études approfondies en histoire, il entre à l'Académie diplomatique et l'Institut d'études latino-américaines à Vienne en 1986 avant de soutenir sa thèse de doctorat intitulée Le Luxembourg et la Guerre de Corée (25 juin 1950 - 27 juillet 1953) à Montpellier[1].

Carrière professionnelle

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De 1983 à 1989, il est officier au sein de l'Armée luxembourgeoise. Ensuite, il travaille pour la Direction des affaires publiques et culturelles à Luxembourg, pour l'ambassade à Bonn et en tant que représentant permanent adjoint auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne. Plus tard, il est nommé ambassadeur en Grèce, à Chypre et en Roumanie, avant d'obtenir un poste au ministère des Affaires étrangères en 2008.

Le , le journal hebdomadaire d'Lëtzebuerger Land révèle que Fernand Kartheiser a été agent double pour la CIA et le GRU russe au cours de la guerre froide dans les années 1980[2],[3], ce qu'il nie, affirmant avoir « fait comme si [il se] laissai[t] recruter et [avoir] ensuite travaillé contre eux »[4].

Parcours politique

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À la suite des élections législatives de juin 2009, il fait son entrée au sein de la Chambre des députés pour la circonscription Sud où il représente le Parti réformiste d'alternative démocratique. Lors du congrès du [5], il prend la direction de son parti mais en raison de divergences internes, il doit renoncer à cette fonction en décembre de la même année après le départ de Jean Colombera et Jacques-Yves Henckes[6],[7],[8]. En , il prend la direction du groupe parlementaire de l'ADR pour remplacer Gaston Gibéryen dont la démission est prévue au mois d'octobre[9].

De 2011 à 2012, il fait partie du conseil communal de la ville de Luxembourg[10],[11]. Fernand Kartheiser est l'un des membres fondateurs de l'Association des hommes du Luxembourg (lb) (AHL), dont il est le secrétaire de 2006 à 2008 puis le président jusqu'à l'accord de coopération entre l'AHL et l'ADR en 2009.

Il est élu député européen sur la liste du Parti réformiste d'alternative démocratique lors des élections européennes de 2024. Au sein du Parlement européen, il a commencé par siéger au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE/ECR)[12].

Positions pro-russes et exclusion du groupe ECR

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Fernand Kartheiser est remarqué pour ses positions favorables à la Russie de Vladimir Poutine. Peu après son élection au Parlement européen, il accorde un entretien au journal russe Izvestia, sous sanctions de l'Union européenne en raison de son contrôle par l'État russe et de sa diffusion de propagande. Il est aussi favorable à la levée des sanctions contre la Russie et encourage le pays à les contourner[13].

D'abord tolérées, ses positions provoquent rapidement une opposition et des critiques de la part du reste du groupe ECR, qui a choisi d'adopter une position de soutien clair à l'Ukraine et à l'OTAN pour se distinguer du reste de l'extrême droite du Parlement européen. Une « lettre » lui est envoyée par les instances du groupe, réclamant des explications sur ses positions et un porte-parole rappelle que « La position de l’ECR est claire et consiste à rejeter fermement l'agression russe en Ukraine. Aucune autre position n'est compatible avec l'adhésion ou l'appartenance à l’ECR. ». Fernand Kartheiser invoque une « saine diversité d'opinions », selon les mots de Virgule[13]. Il est expulsé de son groupe le [14].

En novembre 2025, il se rend au forum BRICS-Europe qui se tient à Sotchi et y prend la parole, pour reprendre plusieurs points de la propagande du Kremlin au sujet de la guerre russo-ukrainienne[4].

En décembre 2025, il envoie un mail à des collègues du Parlement européen, les invitant à participer à une visioconférence avec des députés de la Douma d'État russe, qui vise à établir « des canaux de communication plus solides [...] entre les représentants élus de l'UE et leurs homologues russes ». L'initiative fait fortement polémique parmi les députés européens[4].

Publications

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Il écrit sous le pseudonyme de Fernand Le Chartreux.

Notes et références

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  1. « Le Luxembourg et la guerre de Corée (25 juin 1950 - 27 juillet 1953) », sur theses.fr, (consulté le ).
  2. « Lëtzebuerger Land: Fernand Katheiser était "agent-double" », RTL 5minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Quelle était la mission de l'agent Kartheiser? », L'Essentiel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. a b et c Nicolas Quénel, « Belgique/Luxembourg/Russie • Propagande russe : l'embarrassant mail d'un eurodéputé luxembourgeois à ses collègues », sur Intelligence Online, (consulté le )
  5. (de) « Historesches », sur adr.lu (consulté le ).
  6. Charline Lebrun, « Fernand Kartheiser: "Ce n'est pas la fin de l'ADR" », Luxemburger Wort,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Kartheiser quitte la présidence de l'ADR », L'Essentiel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (de) Lucien Montebrusco, « Fernand Kartheiser geht, Mehlen kommt », Tageblatt,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Fernand Kartheiser présidera désormais le groupe parlementaire ADR », RTL 5minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Fernand Kartheiser: "Nous voulons mener une politique d'opposition active" », Luxemburger Wort,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. « Fernand Kartheiser démissionne du conseil communal de Luxembourg », Luxemburger Wort,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. (en) « From the Chamber of Deputies to Strasbourg: Newly elected MEP Fernand Kartheiser joins European Parliament », sur today.rtl.lu (consulté le )
  13. a et b Diego Velazquez et Florian Javel, « Fernand Kartheiser réprimandé par son propre groupe politique pour sa proximité avec Poutine », sur Virgule, (consulté le )
  14. https://www.virgule.lu/luxembourg/fernand-kartheiser-officiellement-expulse-du-groupe-des-conservateurs-et-reformateurs-europeens/70169945.html

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