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Ferrain

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Pays de Ferrain
Région Hauts-de-France
Département Nord
Villes principales Comines, Roubaix, Tourcoing et Lannoy.
Coordonnées 50° 42′ nord, 3° 09′ est
Géologie sable et argile
Régions naturelles
voisines
Mélantois, Pévèle,
Barœul et Plaine de la Lys.

Image illustrative de l’article Ferrain
Localisation

Le Ferrain est l’un des cinq pays, dénommés quartiers, formant l’ancienne châtellenie de Lille qui était située dans le nord de la France (au nord-est de l’actuelle Métropole Européenne de Lille).

La ville de Comines en était le chef-lieu sous l’Ancien Régime, mais l’important développement économique et démographique de Tourcoing et de Roubaix durant le XIXe siècle permirent à ces dernières de devenir les deux principales cités de ce pays.

Description géographique

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Le Ferrain s'étend tel un croissant longeant la frontière belge, partant au nord-ouest de la rivière Lys à Halluin, Bousbecque et Comines, et s'arrêtant à Lannoy au sud-est.

Cette petite région géographique est dans la grande plaine du nord-ouest européen caractérisée par un léger relief dû à quelques petites buttes-témoins. Celles situées sur les communes de Halluin, Linselles et Wervicq-Sud atteignent presque les 60 mètres[1] et délimitent les abords de la plaine alluviale de la Lys située plus à l’ouest.

Culture locale

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Au 19e siècle, le flamand est présent dans certaines communes du sud de la Lys à Warneton, Wervicq, Halluin et Roncq[2], selon Hermann Suchier, la population est mêlée à Halluin et Roncq[3].

Dans le circum-lillois[4], il y avait des conférences en flamand des les communes d'Armentières, Croix, Roubaix et Tourcoing. L'usage populaire du flamand était présent dans les messes à Roncq après 1891[5].

Bien qu'il ne soit plus la langue populaire du Ferrain, il en reste cependant une langue spécifique des catégories ouvrières encore au 20e siècle, ainsi selon Firmin Lentacker, il forme un dialecte local populaire, ignoré des gens ayant connus une scolarisation française[6]. Selon Michel Hastings, dans le bilinguisme de la vallée de la Lys, les communes de Bousbecque, Wervicq-Sud, Halluin et Roncq se démarquent par la dominance du flamand[7].

Le flamand dans la vallée de la Lys.
Quartier de Ferrain
Blason
Informations générales
Capitale Comines
Religion Catholicisme

Une partie du territoire situé sur la rive droite de la Deûle, en aval de son confluent avec la Marque, avait échappé au pagus de Courtrai et était comprise au XIVe siècle dans le doyenné de Lille : Deûlémont, Quesnoy, Bondues, Mouvaux et Croix. Cette région a été appelée le Férain [sic[8]] depuis au moins le XIVe siècle[9].

Le pays de Ferrain se composait des communes suivantes : Warneton, Comines (ancien chef-lieu du Ferrain), Deûlémont, Wervicq-sud, Bousbecque, Halluin, Quesnoy-sur-Deûle, Linselles, Roncq, Neuville-en-Ferrain, Wambrechies, Bondues, Tourcoing, Marquette-lez-Lille, Marcq-en-Barœul, Wasquehal, Mouvaux, Croix, Roubaix, Wattrelos, Hem, Lannoy, Lys-lez-Lannoy, Leers, Forest-sur-Marque, Sailly-lez-Lannoy, Toufflers, Willems et Baisieux.

Quartiers de la châtellenie de Lille.

Notes et références

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  1. « PLU de Lille Métropole »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?) [PDF], (consulté le ).
  2. Victor Derode, Histoire de Lille et de la Flandre wallonne: 4. Chapitres complémentaires, suivis de souvenirs lillois (lire en ligne), p48
  3. Hermann Suchier, Le français et le provençal (lire en ligne)
  4. nord de Lille (Armentières, Comines, Roubaix, Tourcoing, Mouscron)
  5. Rester Catholique en France: L’encadrement religieux destiné aux migrants belgo-flamands du Lillois, de Paris et des campagnes françaises 1850-1960 (lire en ligne)
  6. Firmin Lentacker, En marge d'une métropole : Hier et aujourd'hui dans « la vallée de la Lys », (communes d'Halluin, Roncq et Bousbecque) (lire en ligne)
  7. Michel Hastings, Halluin la rouge 1919-1939: Aspects d'un communisme identitaire (lire en ligne)
  8. Aujourd’hui habituellement orthographié « Ferrain ».
  9. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981), 2e éd., 420 p. (lire en ligne [PDF]), p. 282–283
    Citant lui-même le Père Jean Buzelin, Gallo-Flandria sacra et profanapartie I, p. 64 (OCLC 492529638).

Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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