Dans un manuscrit de 1121 il est fait mention de Florifiolum, ce qui signifierait petit (diminutif roman -eolum) Floreffe[1]. Floriffoux fait exactement pendant au village de Floreffe qui se trouve de l'autre côté de la Sambre.
Situé dans la vallée de la Sambre, le village présente une importante différence d'altitude entre le bas (83 m à l'écluse) et le haut de la vallée (194 m dans les bois situé au nord-est du village) soit une dénivellation de 111 mètres sur une distance d'environ 1 km à vol d'oiseau.
Cette importante dénivellation est à l'origine de grandes différences de températures entre le haut et le bas du village notamment lors de certaines nuits d'hiver.
Le « vieux chêne de Floriffoux », classé comme « arbre remarquable » (un des plus gros chênes de Wallonie) est mort en 2008. Planté au XVIIe siècle, ou même auparavant, sa circonférence dépassait les 5 mètres. Il avait longtemps été utilisé comme arbre à clous. Son espace vital ayant été drastiquement restreint à un minuscule rond-point (dans les années 1980), il a été de plus stressé par des travaux successifs qui ont agressé son système racinaire, diminué son accès à l'eau et aux nutriments, avec des blessures racinaires notamment qui ont probablement favorisé son infestation par un champignon, l’armillaire (identifiée en 2007). Finalement abattu le , un nouveau chêne fut replanté au même endroit le [2].
L’église Sainte-Gertrude, bâtie en 1909, se situe dans la partie haute et ancienne du village. Conçue par l’architecte Pierre Langerock, elle remplace un bâtiment plus ancien datant de 1845.[3].
Le château de Dorlodot, construit au XVIIe siècle, appartenait à la famille Coppin de Grinchamps avant d’être acheté en 1870 par la famille de Dorlodot, qui le transforma considérablement. Édifié en pierre et en brique, il présente deux ailes en équerre flanquées de trois tours carrées. À l’est du château se trouve une maison du XIXe siècle, bâtie sur les vestiges d’un noyau plus ancien, provenant d’une ancienne chapelle castrale du XVIe siècle[4].
Vestiges de l'ancien charbonnage Sainte Barbe, à FloriffouxLe Barrage-écluse de Floriffoux est la troisième et dernière écluse sur la Sambre, avant le confluent avec la Meuse. Il est précédé du pont routier reliant Floreffe à la Route Nationale 4 (RN4), et suivi du pont ferroviaire de la ligne ferroviaire 130 (Charleroi à Namur). À la hauteur du barrage-écluse, des deux côtés de la Sambre s’est développé un zoning industriel avec petit port fluvial.
La fontaine Sainte-Gertrude, située rue Maugère, en contrebas de la ferme de la Tour et proche de l'ancien bras de la Sambre[4].
Les silos à grain, construits entre 1968 et 1973 en béton brut par l’architecte J. Cosse et le bureau d’études Van Kerckove[5].
Le petit charbonnage Sainte-Barbe (Charbonnage de Floreffe-Soye), accordé en 1822 et acquise par la famille Coppin sous l'appellation Charbonnage Sainte-Barbe du Bois planté qui se trouvait dans la partie occidentale du village (au lieu dit « Bois-Planté »), ferma ses portes en 1924[6]. Il faisait partie du bassin houiller de Basse-Sambre. Il en reste des vestiges.
Dans le film de André Téchiné « Les Égarés » sorti en 2003, une voix-off annonce qu'un certain Jacques Legrain, disparu durant la seconde guerre mondiale, était né à « Horiffoux ». D'après les anciens, un certain Jacques Legrain né à… Floriffoux a effectivement disparu durant la guerre.
L'erreur orthographique du village serait dû à l'assimilation du « F » majuscule avec le « l » d'écriture cursive formant une ressemblance très proche avec le « H » majuscule de l'écriture cursive.
Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN2-8021-0008-4)