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Françoise Gaudet-Smet

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Françoise Gaudet-Smet
Description de l'image Françoise Gaudet-Smet, 1902-1986 (cropped).jpg.
Naissance
Sainte-Eulalie
Décès (à 83 ans)
Activité principale
Journaliste et écrivaine
Conjoint
Paul Smet (1934-1950)
Samuel-Hercule Brisson (1965-1986)
Descendants
François Smet
Auteur

Œuvres principales

Revue Paysana (1938-1949, 1978-1981)

Françoise Gaudet-Smet est une journaliste, écrivaine et animatrice québécoise née le 19 octobre 1902 à Sainte-Eulalie-de-Nicolet et morte dans la même ville le 4 septembre 1986.

Active dès les années 1920, elle se fait connaître comme responsable des pages féminines dans plusieurs journaux destinés aux régions rurales. En 1938, elle fonde la revue Paysana, une publication hebdomadaire destinée aux femmes et aux habitants de la campagne. Cette revue joue un rôle majeur dans l'éducation populaire, la diffusion de l'artisanat, des traditions culinaires, ainsi que l'émancipation des femmes québécoises. Elle est également une revue importante dans l'histoire de la littérature québécoise, permettant de faire connaître plusieurs auteurs associés au genre du terroir. Diffusée à plus de 50 000 copies au sommet de sa popularité, Paysana est l'une des publications les plus importantes au Québec durant les années 1930 et 1940.

Après la disparition de la revue Paysana en 1948, Françoise Gaudet-Smet devient la directrice de Claire-Vallée, un centre de formation et d'animation mettant à l'honneur le savoir-faire des campagnes. En plus d'offrir des cours sur des techniques artisanales éprouvées, il est aussi un centre culturel fréquenté par de nombreux écrivains et intellectuels ayant à cœur la culture ancestrale et le monde rural, dont Marius Barbeau, Jehane Benoit et Gaston Miron. Elle dirige également Gaudetbourg, un centre de créations artisanales de Claire-Vallée situé à Aston-Jonction. Elle se fait connaître à la radio pour son émission Le Réveil rural, diffusée à Radio-Canada de 1939 à 1967. À la télévision, elle coanime entre autres l'émission populaire Voix de femmes avec Paul Dupuis, de 1967 à 1970.

Elle a reçu aussi plusieurs décorations, notamment l'Ordre de la Pléiade en 1980 et l'Ordre national du Québec en 1985. Par ses nombreuses contributions en journalisme, en culture, en éducation et en diffusion des méthodes et des savoirs artisanaux canadiens-français, Françoise Gaudet-Smet est une voix majeure des femmes québécoises au XXe siècle.

Jeunesse et famille

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Née Françoise Gaudet, elle est la quatrième de dix enfants nés d'Alexandre Gaudet (1870-1961) et de Flore Bourgeois (1871-1961). Son père, fils d'une famille d'agriculteurs et de défricheurs originaires de Saint-Grégoire et d'ascendance acadienne, était un entrepreneur. Il a notamment été propriétaire d'un magasin général à Sainte-Eulalie, avant de fonder l'entreprise de distribution et d'alimentation Alexandre Gaudet Limitée à Aston-Jonction en 1914[1]. Homme avec beaucoup d'entregent, également actif en politique, il a été maire d'Aston-Jonction ainsi que député de Nicolet[2].

Sa mère Flore, en plus de s'occuper de la maison, était une femme connue et influente au sein de sa paroisse. Modiste, elle est décrite comme « [u]ne mère présente à tout ce qui se passe dans la paroisse, une mère qui est aux premières loges, derrière le comptoir du magasin général […]. Une mère que tout le monde consulte, y compris le curé. Une mère qui sait ce qu’il faut faire pour un bébé qui a des selles vertes, qui sait changer les parures à l’église, qui sait commander des caisses et des caisses de marchandises, qui accumule des trésors de plumes et de rubans pour rafraîchir les chapeaux de ses clientes peu fortunées[3] ». Très sûre d'elle, selon une des filles Gaudet, cette mère « aurait pu affronter même la reine Victoria[3] ».

Influence familiale

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Françoise Gaudet-Smet est très marquée par son milieu familial, où l'on accorde une importance particulière au travail, à la tradition, à la communauté, ainsi qu'à l'autonomie et au sens de l'initiative.

Elle effectue son primaire à Sainte-Eulalie. Élève douée, elle poursuit des études supérieures au couvent des Sœurs de l'Assomption à Wotton, dans les Cantons-de-l'Est. Elle est hébergée par sa tante maternelle, la mère Saint-Basile, supérieure du couvent. La petite Françoise y apprend la sténo, la dactylo, le piano ainsi que l'anglais. Elle apprend également des cantiques et chante régulièrement à l'église. Elle revient du couvent en 1916. Elle fréquente ensuite l'École normale de Nicolet où elle obtient son brevet d'enseignement en 1919. Toutefois, puisqu'elle n'a pas encore atteint l'âge réglementaire de 17 ans pour commencer à enseigner, elle choisit de gagner sa vie autrement. C'est ainsi qu'elle devient la secrétaire de son père, prenant le rôle autrefois rempli par sa mère[4]. À ses côtés, elle apprend l'efficacité et développe son sens de l'organisation. De sa mère, « elle apprend l'engagement dans la collectivité et hérite de son énergie[5] ».

Son tempérament de femme de tête se manifeste tôt au sein de sa famille. Sa sœur Madeleine Gaudet raconte :

« En vacances, elle était toujours rendue au magasin, à tout écouter, tout regarder. C'est qu'elle a commencé jeune à être une femme de relations! […] Le dimanche, quand le commerce était fermé, on avait la permission de jouer au magasin. Françoise nous régentait : "C'est pas comme ça que maman fait! Quand on est petit on se contente de retenir, disait-elle, on comprendra quand on sera grand" […] À 20 ans, elle a monté une pièce à l'école de Sainte-Eulalie, La meilleure part. Elle avait le premier rôle, celui d'une veuve. Elle avait fait des écrans de carton, préparé la colle et tapissé de fleurs cette sorte de paravent. Elle avait des idées bien à elle, elle nous émerveillait. Et combien plus quand on l'a entendue à l'orgue! Tout l'intéressait […] Elle réunissait les jeunes de la paroisse, distribuait des livres, et demandait à chacun ce qu'il avait retenu de sa lecture »[6].

Journalisme

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En 1922, Françoise Gaudet-Smet fait ses débuts en journalisme. Elle publie ses premiers articles dans La Tribune de Sherbrooke, sous le pseudonyme de « Francesca », puis sous celui de « Louise Richard », nom de son arrière-grand-mère. Elle envoie ensuite des chroniques à La Parole, un hebdomadaire de Drummondville. Un jour, elle va à la rencontre du directeur du journal, Placide Rioux. Audacieuse, elle lui demande qui est le responsable de sa très mauvaise section féminine : « C'est moi, répond-il, la voulez-vous? » Elle accepte avec enthousiasme[7].

Inspirée par Jeanne Grisé – journaliste et écrivaine native de Saint-Césaire, bien connue sous le nom d'Alice Ber dans le Bulletin des agriculteurs – qui venait de publier son premier recueil de poésie intitulé Gouttes d'eau, Françoise fait paraître en 1930 un recueil de billets, que les gens ont d'abord découvert dans La Parole[8] [9]. Ce premier ouvrage, intitulé Derrière la scène, est bien accueilli par la critique, notamment par Valdombre (Claude-Henri Grignon). Connu pour sa plume très piquante et son hostilité envers les femmes écrivaines et leurs livres pour « vulgaires bas-bleus », le pamphlétaire « accorde beaucoup de talent [à Françoise Gaudet-Smet] et parle de son âme de sous-bois, sans cependant se priver de relever des maladresses et des naïvetés[10] ».

Son recueil lui permet de se faire connaître et surtout d'attirer l'attention du poète Alfred DesRochers. Françoise Gaudet-Smet commence à être invitée aux soirées littéraires organisées à la maison du poète, à Sherbrooke, ainsi qu'à Montréal chez le critique et éditeur Albert Pelletier. Elle tisse ainsi des liens avec d'autres écrivains et écrivaines de son temps, notamment le journaliste Claude-Henri Grignon, l'auteur de radio-romans Robert Choquette, la voix des chômeurs Jean Narrache (Émile Coderre), les poétesses Jovette Bernier, Éva Senécal, Rina Lasnier, Alice Lemieux, les écrivaines Medjé Vézina, Simone Routier, l'ethnologue Marius Barbeau et l'agronome Georges Bouchard[11],[12].

Mariage et nouvelles collaborations

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Désormais établie à Montréal, elle continue à collaborer dans différentes publications, dont les Annales de la tour des martyrs (une revue religieuse) et le Journal d'agriculture (une publication du ministère de l'Agriculture du Québec). Un jour, elle reçoit une lettre d'un ébéniste ayant lu l'un de ses articles sur l'artisanat. L'ébéniste en question se nomme Paul Smet. Il invite Françoise Gaudet à le rencontrer chez lui, sur la rue des Érables. Français d'origine, Paul Smet est veuf et père de deux fils qu'il a laissé chez ses parents en Normandie pour émigrer au Québec. Lui a 41 ans et elle a 31 ans. C'est le coup de foudre. Ils commencent à se fréquenter en 1933. Durant la même période, Françoise rédige pour son père le discours du Trône qu'il doit prononcer, à la suite de sa récente élection comme député à l'Assemblée législative. Françoise Gaudet et Paul Smet se marient enfin le 2 janvier 1934. Elle prend alors le nom de Françoise Gaudet-Smet[13].

Parmi les invités à son mariage, se trouve nulle autre que le journaliste Olivar Asselin. Celui-ci, qui dirige à l'époque Le Canada, affilié au Parti libéral, souhaite lancer un nouveau journal, L'Ordre. Pour l'accompagner dans cette nouvelle entreprise, Asselin est à la recherche d'une secrétaire pouvant retranscrire ses textes à la machine. C'est ainsi qu'il embauche Françoise Gaudet-Smet comme secrétaire. Elle y signe quelques billets, dont l'un soulignant la mort de Marie Curie. Dans les bureaux du journal – logés dans l'édifice de La Patrie, sur la rue Sainte-Catherine près de Saint-Denis –, elle croise de nombreuses personnalités, dont Armand Létourneau, directeur du Journal d'agriculture. Profitant des bons conseils d'Olivar Asselin, Françoise Gaudet-Smet apprend beaucoup. Non seulement elle peaufine sa méthode de travail, mais elle prend aussi une nouvelle assurance. Toutefois, en février 1935, elle doit quitter son poste à cause de sa grossesse. Quelques mois plus tard, le journal L'Ordre cesse de paraître[14].

Françoise Gaudet-Smet continue de collaborer au Journal d'agriculture, où elle est chargée des pages féminines[15]. Son statut de journaliste l'amène parfois à jouer des rôles inattendus. Un jour, une lectrice du Lac-Saint-Jean lui demande s'il existe un livre de tricot en français, avec des mesures en pieds et en pouces (les mesures impériales étant généralement utilisées par les Québécois à cette époque, plutôt que les mètres et les centimètres des cahiers venant de France). En se rendant chez Dupuis Frères, elle se procure les rares exemplaires disponibles et avise ses lectrices. Elle reçoit alors une quantité colossale de lettres – 49 000 commandes – lui demandant un exemplaire de ce cahier de tricot. À la suite de cet épisode, elle commencera régulièrement à s'approvisionner chez les principaux importateurs de tissus, trouvant du même coup ses premiers commanditaires pour une nouvelle revue qu'elle entend fonder[16].

Paysana : une incontournable revue

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En 1936, un nouveau gouvernement est élu à Québec; celui de l'Union nationale dirigé par Maurice Duplessis. À la suite de ce changement de gouvernement, le Journal de l'agriculture cesse de paraître. En réaction à cette nouvelle, une admiratrice de Françoise Gaudet-Smet lui demande par écrit : « Allez-vous continuer à vous occuper de nous autres [gens de la campagne]? » Cette demande donne aussitôt l'envie à la journaliste de lancer sa propre revue[17].

C'est ainsi que naît Paysana, une revue « habillée d'une robe de toile et de laine du pays », s'adressant avant tout aux femmes de la campagne. Dorénavant, ce n'est plus une simple section d'un journal, mais une publication entière qui s'adresse aux femmes et aux gens de la campagne. Dès le premier numéro, en mars 1938, la revue paraît avec une page couverture rappelant un tissu de laine brodée, brune et verte, sur un fond de lin rustique. Dans ses pages, Paysana met à l'honneur les vertus paysannes et le travail de la fermière. Elle offre un éventail de conseils sur différentes formes d'artisanat, du tricot en passant par la cuisine, ainsi que des activités pour stimuler et éduquer les enfants. Elle comprend un courrier du cœur et se fait le relai des activités des Cercles de Fermières, mais aussi de mouvements de jeunesse comme la Jeunesse étudiante catholique (JEC), les 4-H et l'Ordre de Bon-Temps[18].

Selon sa directrice, seule l'agriculture sauvera le monde en péril. En effet, en cette période de Grande Dépression, où les gouvernements et l'Église catholique prônent le retour à la terre comme solution au chômage et à la misère des villes, cette revue arrive à point nommé. La naissance de Paysana est saluée par la presse, en particulier Le Devoir, ainsi que par l'abbé Albert Tessier, l'apôtre des écoles ménagères[19].

Féminisme et politique

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Inspirée par l'exemple de sa mère, de sa grand-mère et par d'autres figures influentes de son entourage, Françoise Gaudet-Smet se sent investie d'une mission. Elle tenait à « redonner confiance à la maîtresse de maison », jugeant qu'il y avait « bien assez de voix pour lui faire comprendre qu'elle était une martyre », alors que la femme de la campagne était bien consciente qu'elle ne pouvait compter que sur ses propres ressources[20].

Cette volonté de redonner de la confiance, de la fierté et de la dignité aux femmes de la campagne est au centre de son engagement. Tout en se disant « pas plus féministe qu'il le faut », son action s'inscrit néanmoins dans une forme de libération des femmes, passant par l'autonomie individuelle. Comme elle l'explique en entrevue en 1977 : « Moi d'abord ça fait cinquante ans que je me libère! […] C'est une chose [se dire féministe] qui ne m'est jamais venue à l'idée. J'ai eu une mère qui était forte, qui était indépendante, qui travaillait parallèlement avec mon père, et puis je n'ai jamais cru qu'elle ne pouvait faire des choses aussi bien que mon père. Ça, c'est une chose qui ne m'est jamais venue à l'idée[21] ».

Tout en se tenant à l'écart de la politique partisane, Françoise Gaudet-Smet n'hésite pas à prendre position sur des questions qui concernent directement les femmes. Cette position allait également de pair avec une certaine conception du nationalisme, ancrée dans l'esprit d'initiative individuelle et dans la confiance envers des méthodes établies depuis des générations[22].

Vivre le terroir; écrire le terroir

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En plus de son contenu informatif et pédagogique, la revue ouvre ses pages à des auteurs ayant aussi à cœur la vie à la campagne. C'est ainsi qu'une jeune écrivaine du nom de Germaine Guèvremont commence la saga de la famille Beauchemin du Chenal du Moine, et ce, dès le premier numéro. Ces courtes nouvelles, réunies plus tard sous le titre En pleine terre, serviront de base à un futur classique de la littérature du terroir : Le Survenant[23].

Elle-même une grande lectrice, Françoise Gaudet-Smet aime inclure dans la revue des passages de Lionel Groulx, Jean Giono, Henri Pourrat et d'autres écrivains qu'elle admire, et qui ont comme elle un grand attachement au monde rural[24]. Au fil des ans, d'autres personnalités connues du public québécois y publient, notamment Blanche Lamontagne-Beauregard, Michelle Le Normand, Cécile Chabot, Marie-Claire Daveluy, Marius Barbeau et Jehane Benoit[25]. Selon l'historienne Sophie Doucet, après L'Almanach du peuple, la revue Paysana constitue l'une des publications la plus répandue dans les foyers québécois de cette époque[21]. En effet, le tirage de la revue atteint 50 000 exemplaires par mois à l'automne 1946[26].

Fin de la revue Paysana

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Malgré un grand nombre de lecteurs, à la fin des années 1940, la situation financière de la revue se dégrade. Les déficits accumulés depuis longtemps finissent par l'emporter. En septembre 1948, Paysana paraît pour la dernière fois. Pour Françoise Gaudet-Smet, c'est la fin d'une époque, mais non d'une ambition. Poursuivant brièvement dans les pages du journal Le Canada, elle devient ensuite collaboratrice au Foyer rural de 1951 à 1955, puis au Devoir de 1956 à 1960[27].

Sur toutes les plateformes, Françoise Gaudet-Smet cherche à entretenir un lien avec les femmes. Comme elle l'explique dans un entretien : « J'ai toujours établi dans mon journalisme un contact avec les femmes. Par des courriers, par des moyens de communication, je sentais qu'il y avait beaucoup de femmes qui avaient les mêmes inquiétudes que moi[28] ».

En octobre 1936, avant la fondation de sa revue Paysana, Françoise Gaudet-Smet avait fait sa première incursion à la radio, sur les ondes de CKAC. Cette émission, intitulée Notre pain quotidien, offrait la chance à la journaliste de donner son avis sur divers sujets de l'heure. Un jour, elle prononce une causerie « d'éducation familiale, d'influence devant dominer l'action, et surtout l'action publique et la politique ». Deux jours après cette émission, elle apprend son congédiement. Cette expérience la refroidit considérablement sur les questions politiques. Cependant, cela ne la décourage pas de faire de la radio. C'est ainsi qu'elle se verra offrir sa propre émission, Le Réveil rural, à la radio de Radio-Canada. Cette émission, qui devient un incontournable pour les femmes mais aussi pour les habitants des campagnes, lui permet de se tailler une place importante dans la culture populaire de cette époque. Elle animera cette émission jusqu'en 1968[29].

Télévision

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Ayant conservé au fil des ans des liens précieux avec ses amis de Sherbrooke, c'est dans cette ville qu'elle commence à participer à ses premières émissions de télévision. À compter de 1966, elle anime Café express au Canal 7 de Sherbrooke. C'est là qu'elle fait la connaissance de Serge Bélair, annonceur à Télé-Métropole. Ce dernier la présente aux responsables de la programmation. On lui propose alors d'animer ses propres émissions. De 1967 à 1970, elle coanime avec Paul Dupuis l'émission hebdomadaire Voie de femmes. Après une pause de deux ans, en 1972, elle retourne à Sherbrooke pour animer l'émission Sans détour jusqu'en 1983[30],[31].

Enseignement

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Au Québec, au Canada et à l'étranger

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Tout en continuant à diriger sa revue, en 1946, Françoise Gaudet-Smet se voit confier par l'Université d'Ottawa une série de dix cours sur l'artisanat. Toujours à titre d'experte en artisanat et en savoir-faire traditionnel, elle ira partager ses connaissances lors d'une rencontre internationale en Suède, en 1948[32].

Claire-Vallée

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Après avoir habité durant quelques années à Montréal, le couple Gaudet-Smet décide de revenir s'établir à la campagne. Ils achètent un domaine au village de Saint-Sylvère, sur les bords de la rivière Bécancour. Ils baptisent ce domaine Claire-Vallée. Plus qu'une simple maison, l'endroit devient un véritable centre social et de formation en artisanat. C'est dans ce centre qu'elle organise « l'Université aux champs ». Ces événements sont parrainés par le jésuite Émile Bouvier. Ils ont pour but d'inviter des étudiants en relations industrielles et en service social pour les rapprocher de la campagne et leur permettre de mieux comprendre les réalités de ce genre de milieu[33].

Pour financer ces événements, François Gaudet-Smet compte sur le soutien du Commissariat de l'Aide à la jeunesse, grâce à ses contacts avec le gouvernement Duplessis. Des conférences sont également organisées. On vient ainsi écouter l'économiste François-Albert Angers parler du mouvement des coopératives, le professeur Jean-Marie Gauvreau sur les métiers d'art, le chercheur Marius Barbeau sur ses travaux en ethnologie, ainsi que Jehane Benoit expliquant les bases de la diététique. On offre aussi un ensemble de formations aux garçons et aux filles de tous les âges, afin de leur permettre de développer leurs talents dans les domaines d'artisanat (textile, ébénisterie, cuisine, etc.), mais aussi sur l'alimentation (les types d'animaux et de plantes comestibles, les vitamines, l'organisation du potager) et la mode vestimentaire (comment lire un patron, des notions de coupe et de style, etc.). Le but de diffuser ces savoirs dans toutes les régions du Québec[34].

Claire-Vallée est enfin une résidence pour artistes. De nombreux créateurs, artisans et intellectuels fréquentent ce lieu, dont Gaston Miron, Louis Portugais, Denise Boucher, Olivier Marchand et la jeune poétesse Louise Pouliot (fille de Camille Pouliot, ministre dans le gouvernement Duplessis)[35],[36].

Gaudetbourg

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Ayant perdu son mari subitement en décembre 1950, après dix ans de veuvage, Françoise Gaudet-Smet entreprend un voyage de ressourcement à l'Institut Notre-Dame de Vie, un couvent situé dans le sud de la France, à Venasque. Ce séjour de plus de trois mois chez les carmélites la marque beaucoup. Toutefois, l'état de santé de ses deux parents la forcent à revenir au Québec. Elle s'installe avec ses parents dans leur maison d'Aston-Jonction et renoue avec eux dans leur grand âge. Au début de l'année 1961, ses parents meurent à deux semaines d'intervalle[37].

Françoise Gaudet-Smet reprend en main la demeure familiale. Elle la transforme en un centre d'accueil et d'artisanat qu'elle baptise Gaudetbourg (de la fusion des deux noms de famille de ses parents, Gaudet et Bourgeois)[28]. Cet endroit aura pour vocation de diffuser les créations artisanales réalisées à Claire-Vallée, afin de soutenir financièrement les activités de Françoise. Au sommet de sa popularité, l'endroit y accueille environ 6 000 personnes par an[38].

En 1965, à l'âge de 63 ans, elle épouse son second mari, le biologiste Samuel Brisson[39]. Toutefois, une nouvelle tragédie la frappe. Le 21 avril 1966, un incendie rase la maison presque centenaire de Claire-Vallée. Deux des bâtiments sont détruits, ainsi qu'une partie importante de ses archives[40].

Dernières années

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Maintenant un rythme soutenu, malgré le passage des ans, elle continue à voyager et à faire des recherches sur l'artisanat dans des pays étrangers. Tout en continuant à animer à la télévision, elle publie des livres. Elle donne aussi des cours, notamment à la faculté d'éducation permanente de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). En 1978, afin de souligner ses cinquante ans de journalisme, Françoise Gaudet-Smet tente de ressusciter sa revue Paysana en la publiant en petit format. Elle fait paraître quatre numéros annuels jusqu'en 1981[41]. Durant cette période, elle fait aussi paraître deux recueils de souvenirs, intitulés Par oreille et Par cœur[42].

En 1986, sa santé se dégrade rapidement. Atteinte d'un cancer du sein, elle s'éteint à l'hôpital de Trois-Rivières le 4 septembre 1986, à l'âge de 83 ans, un mois avant son 84e anniversaire[43].

Distinctions

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Tout au long de sa carrière, Françoise Gaudet-Smet a reçu de nombreuses décorations et distinctions :

Publications

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Françoise Gaudet-Smet a produit beaucoup d'ouvrages :

  • Derrière la scène, 1930: recueil de ses meilleures chroniques publiées dans divers journaux. Édité par La Parole de Drummondville. Fut réédité une seconde fois en 1931. Les illustrations sont de Simone Routier.
  • Discours d'enfants, 1932: rapporte des propos d'enfants.
  • Heures d'amour, 1943, chez Fides: recueil de poésies dédiées aux mères de famille.
  • Femme d'habitant, 1947: correspond au numéro 406 de la publication mensuelle de l'École sociale populaire; décrit des scènes de la vie familiale à la campagne.
  • Affaires de famille, 1950, Éditions Claire-Vallée : discussions qu'elle a eu aux Semaines sociales.
  • Racines, 1950, Éditions Fides : recueil de ses meilleures nouvelles, qui traitent des cultivateurs, et de leurs travaux quotidiens. Les dessins sont de Rodolphe Dugay.
  • M'en allant promener, 1953, Éditions Beauchemin : raconte son voyage en Suède, qu'elle a fait en 1948, avec son fils et le photographe Évariste Desparois (on retrouve ses photographies dans l'ouvrage).
  • Anne-Marie Vaillancourt, 1953, Éditions pour la Terre et le foyer : biographie de celle qui fut la présidente des Cercles de fermières.
  • Tenir maison, 1968, Éditions de l'Homme : livre de petits trucs. Les illustrations sont de Samuel Brisson.
  • Célébration de l'érable, 1970, Édition Robert Morel : les photographies sont de Desparois et Samuel Brisson.
  • Bonheur du jour, 1980, Éditions Leméac : conseils sur les soins à apporter au corps. Dessins de Samuel Brisson.

Elle a réuni de nombreux albums (de 30 à 50 pages chacun) qui traitent de l'artisanat :

  • Modèles de tapis à crocheter, 1937, édité par La Parole de Drummondville: préface de Georges Bouchard.
  • Album de couvrepieds, 1940, édité par Paysana.
  • Album de récupération, 1942, édité par Paysana.
  • Album de modèles de points de croix, 1944, édité par Paysana.
  • De fil en aiguille et Claire-fontaine, 1947, édités par Paysana.

Les livres qu'elle va ensuite publier sont tous issus des Éditions Saint-Sylvère de Claire-Vallée.

  • Courte-pointes, 1966.
  • Pointes-folles, 1967. Illustrations de Samuel Brisson.
  • Ramasse-miettes, 1972. Illustrations de Samuel Brisson.
  • Chauffe-cœur, 1975. Illustrations de Samuel Brisson.
  • Clartés, 1978. Illustrations de Samuel Brisson.
  • Jouets-maison, 1979.
  • Pointes-courtes, 1982.

Elle a publié aussi une brochure de 24 pages pour la société de la farine Brodie & Harvie, Recettes du Vieux Québec (250 000 exemplaires).

Notes et références

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Références

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  1. « Monsieur Alexandre Gaudet », Le Nicolétain, 22 novembre 1935, p. 1. Consulté le 28 janvier 2026.
  2. « Alexandre Gaudet », Assemblée nationale du Québec, mars 2009. Consulté le 28 janvier 2026.
  3. a et b Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 16.
  4. « Le "féminisme tranquille" de Françoise Gaudet-Smet, confidente des paysannes », Aujourd'hui l'histoire, Société Radio-Canada, 9 décembre 2020. Consulté le 28 janvier 2026.
  5. Jocelyne Mathieu, « "Pour votre bonheur comme pour le mien. », Les Cahiers des Dix, no 73, 2019, p. 197. Consulté le 29 janvier 2026.
  6. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 20.
  7. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 31.
  8. Laurent Mailhot, « Derrière la scène, chroniques de Françoise Gaudet » dans Maurice Lemire (dir.), Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, t. 2 : 1900-1939, Fides, 1980, p. 351.
  9. Jocelyne Mathieu, « "Pour votre bonheur comme pour le mien. », Les Cahiers des Dix, no 73, 2019, p. 198.
  10. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 32.
  11. « Nouvelles de Sainte-Adèle », L'Avenir du Nord, 31 juillet 1931, p. 4. Consulté le 28 janvier 2026.
  12. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 34-35.
  13. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 46.
  14. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 46-49.
  15. Toujours financé par le gouvernement, il a changé plusieurs fois de nom. De sa fondation (février 1877) à mai 1879, il porte ce nom. De mai 1879 au 15 octobre 1897, il s'appelle Le Journal d'agriculture illustré; puis, du 8 novembre 1897 à 1913, Journal d'agriculture et d'horticulture. Dès le 15 janvier 1914, on rajoute illustré. Le 15 janvier 1918, il revient à son titre primitif. Armand Létourneau en fut le directeur de 1918 à 1936.
  16. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 53.
  17. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 54.
  18. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 69.
  19. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 55-58.
  20. Entretien du journaliste Léon Nadeau avec l’animatrice, journaliste et auteure Françoise Gaudet-Smet qui parle de son parcours. « La spiritualité de Françoise Gaudet-Smet », Second Regard, Société Radio-Canada, 30 janvier 1977.
  21. a et b « Le "féminisme tranquille" de Françoise Gaudet-Smet, confidente des paysannes », Aujourd'hui l'histoire, Société Radio-Canada, 9 décembre 2020.
  22. Jocelyne Mathieu, « "Pour votre bonheur comme pour le mien." Françoise Gaudet-Smet : éducatrice et animatrice à sa manière », Les Cahiers des Dix, no 73, 2019, p. 225. Consulté le 30 janvier 2026.
  23. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 56.
  24. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 87.
  25. André Beaulieu, Jean Hamelin et collab., La Presse québécoise des origines à nos jours, Presses de l'Université Laval, 1985, t. 7 : 1935-1944, p. 121.
  26. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 136.
  27. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 125-127, 141.
  28. a et b Entretien du journaliste Léon Nadeau avec l’animatrice, journaliste et auteure Françoise Gaudet-Smet qui parle de son parcours. « La spiritualité de Françoise Gaudet-Smet », Second Regard, Société Radio-Canada, 30 janvier 1977. Consulté le 29 janvier 2026.
  29. Françoise Gaudet-Smet, « Gestes de femmes », Paysana, mai 1939, p. 6. Consulté le 29 janvier 2026.
  30. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 162.
  31. Françoise Gaudet-Smet (1902 – 1986), Ordre national du Québec, Gouvernement du Québec, 2019. Consulté le 30 janvier 2026.
  32. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 114-118.
  33. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 134.
  34. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 134-136.
  35. Jocelyne Mathieu, « "Pour votre bonheur comme pour le mien. », Les Cahiers des Dix, no 73, 2019, p. 199.
  36. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 151-152.
  37. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 152-153.
  38. Jocelyne Mathieu, « "Pour votre bonheur comme pour le mien. », Les Cahiers des Dix, no 73, 2019, p. 199-200.
  39. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 157.
  40. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 160-161.
  41. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 181-182.
  42. Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Éditions de Varennes, 1992, p. 185-186.
  43. Lily Tasso, « "C'était une femme en avant de son temps" », La Presse, 5 septembre 1986, cahier A, p. 1-2. Consulté le 30 janvier 2026.

Bibliographie

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Imprimés
Sur les années 1930 et 1940
  • Colette Chatillon, L’histoire de l’agriculture au Québec, Éditions l’Étincelle, 1976, 126 p.
  • Jenny-Louise Sexton, La perception de la politique française durant l’occupation par des intellectuels franco-montréalais, 1940-1944, Mémoire de maîtrise d’histoire, Université du Québec à Montréal, mars 1998, 80 p.
La presse au Québec
  • Pierre Godin, La lutte pour l’information. Histoire de la presse écrite au Québec, Le Jour Éditeur, 1981, 320 p.
  • Dominique Marquis, La presse catholique au Québec, 1910-1940, Thèse de doctorat en histoire, Université du Québec à Montréal, mars 1999, 105 p.
Ouvrages sur les femmes
  • Violette Brodeur, Suzanne G. Chartrand, Louise Corriveau et Béatrice Valay, Le mouvement des femmes au Québec – Étude des groupes montréalais et nationaux, Les Presses solidaires, 1982.
  • Collectif Clio, L'Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles, Le Jour Éditeur, 1992, 645 p., 2e édition.
  • Nadia Fahmy-Eid et Micheline Dumont, Maîtresses de maison, maîtresses d’école: femmes, famille et éducation dans l’histoire du Québec, Boréal Express, 1983.
  • Marie Lavigne, Yolande Pinard, Travailleuses et féministes: les femmes dans la société québécoise, Boréal Express, 1983.
Les femmes et la presse
  • Cercle des femmes journalistes, Vingt-cinq à la une, Montréal, La Presse, 1976, 189 p.
  • Micheline Dumont-Johnson, «La parole des femmes, les revues féminines 1938-1968», p. 5-46.
  • Line Gosselin, Les journalistes québécoises, 1880-1930, Université du Québec à Montréal, 1994.
  • ICREF (Institut canadien de recherche sur les femmes) – Monique Dumais, La mère dans la société québécoise, étude éthique d’un modèle à partir de deux journaux féminins: La Bonne Parole (1913-58) et Les têtes de pioche, juillet 1983, 78 p.
  • Jocelyne Valois, « La presse féminine et le rôle de la femme », Recherches sociographiques, vol. VIII, no 3, septembre/décembre 1967, p. 351-375.
Les femmes et le milieu rural
  • Yolande Boissinot, «La femme dans le milieu rural», Bien-être social canadien, vol. XIII, no 2, mars-avril 1961, p. 37-40.
  • Suzanne Dion, La femme dans l’agriculture au Québec, Québec, La terre de chez nous, 1982.
  • Gérald Fortin, «Le rôle de la femme dans l’évolution de l’agriculture au Québec», La fin d’un règne, Hurtubise, 1971, p. 331-337.
  • Jeanne Girouard-Décarie, «La fermière canadienne-française», Québec-Histoire, 2, 2, Hiver 1973, p. 32-36.
  • Rose-Marie Lagrave, L’insignifiance de l’identité et du travail des agricultrices: un exemple de consentement des sciences sociales au sens commun.
  • Mariette Trottier, La situation économique des productrices agricoles au Québec, Mémoire de sociologie, Université du Québec à Montréal, 1984.
Les cercles de fermières
  • Yolande Cohen, «Les cercles de fermières au Québec», Pénélope, Paris 7, 1982, p. 87-94.
  • Yolande Cohen, «L’association des cercles de fermières au Québec: sociabilité et influence sociale», Femmes et contre-pouvoirs, sous la dir. de Yolande Cohen, Montréal, Boréal Express, 1987.
  • Yolande Cohen, «Les cercles de fermières: une contribution à la survie du monde rural», Recherches sociographiques, vol. XXIX, 2-3, 1988, p. 311-327.
  • Yolande Cohen, L’histoire des cercles de fermières du Québec, 1915-1990, Le Jour Éditeur, 1990.
  • Ghislaine Desjardins, Les cercles de fermières et l’action féminine en milieu rural, entre 1915 et 1944, mémoire en histoire, Université du Québec à Montréal, 1983.
Ouvrages relatifs à Paysana et Françoise Gaudet-Smet
  • Jeanne Desrochers, Françoise Gaudet-Smet, Les Éditions de Varennes, 1992, 197 p.
  • Françoise Gaudet-Smet, Par cœur, Éditions Léméac inc., 1986.
  • Anne Meilleur, Paysana, mémoire de maîtrise d’histoire, Université de Montréal, 1983.
  • Sophie Lapouge, La presse féminine en milieu rural au Québec: la revue Paysana, Mars 1938 / Septembre-Octobre 1949, mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal / Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, 2000.

Liens externes

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