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Francesco Filippini

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Francesco Filippini
Autoportrait, 1875, musées civiques de Brescia.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Francesco Serafino FilippiniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Formation
Scuola civica di disegno Pinacoteca Tosio (d) (à partir de )
Académie des beaux-arts de Brera (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Lieux de travail
Milan (à partir de ), Portofino (à partir de ), Venise (à partir de ), lac de Côme (à partir de ), Brescia, ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvements
Influencé par
Père
Lorenzo Filippini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Silvia Signoria (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ludovico Filippini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Premio Brozzoni (d)
Premio Fumagalli (d)
Académie des beaux-arts de Brera
Prix Mylius Bernocchi de l'Académie Brera (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Francesco Filippini (né le à Brescia et décédé le à Milan) est un peintre italien. Il est considéré comme une figure de l'impressionnisme italien. Son œuvre est marquée par une prédilection pour les paysages et les sujets de plein air.

Fils d'un menuisier, Lorenzo Filippini, et d'une couturière, Silvia Signoria, Francesco Filippini provient d'un milieu modeste. Tout jeune, il commence à peindre seul, mais cette vocation est souvent entravée par la pauvreté dans laquelle vit sa famille, ce qui l'a obligé à travailler encore enfant, en étant commis dans une pâtisserie appartenant à la famille Chiappa[1]. Là, dès l'âge de treize ans, Filippini réalise, durant les pauses, des portraits de membres de cette famille, tracés au charbon de bois sur du papier d'emballage, qui témoignent d'un véritable talent précoce[2]. Plus tard, grâce à son écriture, il est embauché comme clerc de notaire.

Il fréquente le milieu artistique de Brescia, s'inscrit au début des années 1870 à une école de peinture, d'art et artisanat rattachée à la Pinacothèque Tosio Martinengo[1],[3], où il se forme au contact du maître Giuseppe Ariassi et de Luigi Campini.

À partir de 1875, il s'établit à Milan, suit des cours à l'Académie des beaux-arts de Brera, étudie avec Giuseppe Bertini[4] et remporte plusieurs prix[5].

Apprenti peintre à Paris

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En 1879, Francesco Filippini se rend en France pour visiter le Salon de peinture et de sculpture de Paris, rend visite notamment à l'atelier de Charles Gleyre et se lie d'amitié avec Claude Monet. Il est alors plus intéressé par le paysagisme romantique tardif que par les débuts de l'impressionnisme, bien que certaines de ses œuvres de cette époque dénotent une communauté d'inspiration avec les atmosphères brumeuses et hivernales que Monet exprime dans ses tableaux consacrés à la gare de Paris-Saint-Lazare (La Gare Saint-Lazare, 1877, Cambridge, Fogg Art Museum) ; tel est par exemple le cas de Laguna veneta peint en 1877[6].

Marché de l'art

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Lors d'une vente aux enchères Sotheby's Milano en 2007, Ai piedi del ghiacciaio (Au pied du glacier, 1875) de Francesco Filippini, une huile sur toile, a été vendue pour 102 250 euros plus les frais d'enchères[7].

Francesco Filippini, avec Mario Schifano, est le peintre italien le plus contrefait. On suppose que plus de 30 % des œuvres de Filippini sont des contrefaçons, réalisées par des « copistes » qualifiés à partir de 1930. Toutes les œuvres authentiques de Francesco Filippini sont signées, il n'y a que rarement des indications de dates. Cependant, il n'est pas difficile pour un expert d'identifier un faux Filippini. Il peint de la même manière même dans de petites dimensions, avec son long trait tout en travaillant sur des supports réduits[8].

Expositions

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  • Museo Palazzo Tosio Martinengo, 100 capolavori del XIX e XX secolo dalle collezioni private bresciane, Brescia, 2018
Claude Monet, La Gare Saint-Lazare : Extérieur de la gare, arrivée d'un train. (1877) ; 64 × 81 cm, Paris.
Francesco Filippini, Laguna Veneta (1892).
Prime nevi, 1889, (Museo Gallerie di Piazza Scala, Milan).

On remarque[style à revoir] en particulier sont les œuvres de Francesco Filippini pour la nature et les thèmes bucoliques, en particulier ceux concernant la vie agricole, avec un intérêt porté sur la représentation de bergères.

  • Prime Nevi
  • Il gregge di pecore, Milan, Collection privée (1889)
  • Il riposo della pastorella, cm. 39 x 62, Milan, Collection privée (1889)
  • Il riposo - Contadine in riposo - Siesta, cm. 88 x 140, Brescia, Collection privée (1887-1889)
  • Ritorno al pascolo - Pecore tosate - Tramonto, cm. 80 x 130, Piacenza, Museo d'arte moderna Ricci Oddi (1885)
  • Vespero (Gregge, Sosta), Brescia, cm. 104 x 177, Musei Civici di Arte e Storia di Brescia (1891)
  • Vespero in Val Trompia, Brescia, Musei Civici di Arte e Storia di Brescia (1882)
  • Una giornata d'estate, 1879
  • Il Maglio, Milan, premio Canonica, Pinacothèque de Brera (1889)
  • Paesaggio, cm. 115 x 80, Milan, Collection privée (1889)
  • Contadine in riposo, cm. 44 x 74, Brescia, Collection privée (1887)
  • La strigliatura della canapa, Milan, Pinacoteca di Brera (1890), premio Mylius
  • Campagna mesta
  • L'aratura e Vette appenniniche (1894)
  • Mattino di novembre a Ligurno, Milan, Académie des beaux-arts de Brera, (1885)
  • La grande Marina, Milan, Galleria d'Arte Moderna de Milan (1890)
  • Impressioni sulla laguna, Brescia, Collection privée (1878)
  • Autunno sulle Alpi - Autunno, cm. 85 x 140, Milano, Collection privée (1889)
  • Giulia Ferretti Ferri, Brescia, Musei Civici di Arte e Storia di Brescia (1883)
  • La lettrice (Madame Bovary), Collection privée (1881)
  • Studio di nudo
  • Impressione sulla laguna
  • Ai Piedi del Ghiacciaio, olio su tela, cm. 95.5 x 55.5
  • Fulvia che svela a Cicerone la congiura di Catilina
  • Nevicata
  • Autunno in Valtravaglia
  • Vae tyrannis (La morte di Caligola), 1879
  • Il Beato Angelico che dipinge ginocchioni le sue Madonne, 1880

Filippini signe ses œuvres en bas à droite, en italique, généralement en rouge et en relief.

Distinctions

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Francesco Filippini remporte plusieurs prix, parmi lesquels :

  • Premio Brozzoni, 1876, avec un sujet historique, 1878, 1880, et 1881 ;
  • Premio Fumagalli, 1887 ;
  • Membre honoraire de l'Académie de Brera de Milan, 1888 ;
  • La Fondazione Premio Canonica, 1889 ;
  • La Fondazione Premio Mylius, 1890.

Notes et références

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  1. a et b (it) « Filippini, Francesco », Enciclopedia Treccani, .
  2. Nicodemi, 1933, p. 4
  3. Vespasiano Bignami (ed.) (1900). Lombardia Beni Culturali, Vae Tyrannis. Brescia (BS), Musei Civici di Arte e Storia. Pinacoteca Tosio Martinengo
  4. (it) Vespasiano Bignami (ed.) (1900). Lombardia Beni Culturali, Italian Government, Autunno: foresta e figura femminile. Brescia , Musei Civici d'Arte e Storia. S. Giulia - Museo della Città
  5. (it) Vespasiano Bignami (ed.) (1900). La pittura lombarda nel secolo XIX Milano: Tipografia Capriolo e Massimino for the Società per le Belle Arti
  6. (it) [1] Francesco Filippini e Monet, dalla Francia il pittore bresciano importò nuova pittura, Stilarte, 26 settembre 2015
  7. Sotheby s (19 décembre 2007) Peinture et sculptures du XIXe siècle, numéro de vente MI0283. Sotheby's. Récupéré le 7 juin 2022.
  8. (it) Francesco Filippini, il dossier. Uno splendido pittore morto a 42 anni di tisi Stilarte, 4 novembre 2015

Articles connexes

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Bibliographie

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  • (it) Roberto Ferrari, Francesco Filippini Un protagonista del naturalismo lombardo, Ed. Skira, 2002, (ISBN 8881186713 et 978-8881186716).
  • (it) Elena Lissoni, Francesco Filippini, lire en ligne, Fondation Cariplo, 2010, CC-BY-SA.
  • (de) Ulrich Thieme, Felix Becker, Thieme-Becker Kϋnstler Lexikon, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Francesco Filippini, XI, p. 561.
  • (it) Robert Ferrari, Francesco Filippini e la pittura bresciana dell'ottocento, Ed. ABB, 1999, (ISBN 9788879285032).
  • (it) Luciano Anelli, Disegni lombardi ed olandesi di Francesco Filippini attorno al 1872-1874 e al 1879, Galleria d’arte Lo Spazio. Gussago, Brescia, 1998.
  • (it) Ottocento Italiano, p. 125, Novara, 1996.
  • (it) Begni Redona, Pier Virgilio, Paesaggi di Francesco Filippini. Calendario della Banca San Paolo, Brescia, 1993.
  • (it) Luciano Anelli, Francesco Filippini disegnatore, Geroldi, 1989.
  • (it) Francesco Filippini, Luciano Anelli, Disegni lombardi ed olandesi di Francesco Filippini, Galleria Lo Spazio, 1998.
  • (it) Renata Stradiotti, Bruno Passamani, Paesaggi e figure nelle opere di Francesco Filippini, Comune di Brescia; Associazione Artisti Bresciani, Grescia, 1979.
  • (it) Marino Marioli, Pittori dell’Ottocento bresciano. Francesco Filippini, Luigi Lombardi, Arnaldo Soldini, Francesco Rovetta, Cesare Bertolotti, Brescia, Palazzo della Loggia, Brescia, Ente provinciale per il turismo; Associazione Pro Brescia, 1956.
  • (it) Giorgio Nicodemi, Saggio su Francesco Filippini, Milano, 1933.
  • (it) Guglielmo Zatti, Ingiustizia della celebrità. Francesco Filippini , dans “Brescia, Rassegna mensile illustrata”, IV, january, p. 15-16, 1931.
  • (it) Giorgio Nicodemi, Saggio su Francesco Filippini, Milan, 1933.

Liens externes

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